Jean-Jacques Marimbert et Bernard Collet présenteront à la galerie Duplex plusieurs de leurs films.
certains "livres-films" de Bernard Collet sont déjà visibles sur le site du cinéma de la littérature : http://www.lecinemadelalitterature.com/
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
03:40 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littétature, le clézio, prix nobel, discours
Il faut maintenant se figurer tout cet espace tantôt nu et couvert d'une bruyère jaune, tantôt coupé par des bouquets d'oliviers, par des carrés d'orge, par des sillons de vignes ; il faut se représenter des fûts de colonnes et des bouts de ruines anciennes et modernes, sortant du milieu de ces cultures ; des murs blanchis et des clôtures de jardins traversant les champs ; il faut répandre dans la campagne des Albanaises qui tirent de l'eau ou qui lavent à des puits les robes des Turcs ; des paysans qui vont et viennent, conduisant des ânes, ou portant sur leur dos des provisions à la ville ; il faut supposer toutes ces montagnes dont les noms sont si beaux, toutes ces ruines si célèbres, toutes ces îles, toutes ces mers non moins fameuses, éclairées d'une lumière éclatante. J'ai vu, du haut de l'Acropolis, le soleil se lever entre les deux cimes du mont Hymette : les corneilles qui nichent autour de la citadelle, mais qui ne franchissent jamais son sommet, planaient au-dessous de nous ; leurs ailes noires et lustrées étaient glacées de rose par les premiers reflets du jour ; des colonnes de fumée bleue et légère montaient dans l'ombre le long des flancs de l'Hymette, et annonçaient les parcs ou les chalets des abeilles ; Athènes, l'Acropolis et les débris du Parthénon se coloraient de la plus belle teinte de la fleur du pêcher ; les sculptures de Phidias, frappées horizontalement d'un rayon d'or, s'animaient et semblaient se mouvoir sur le marbre par la mobilité des ombres du relief. Au loin, la mer et le Pirée étaient tout blancs de lumière ; et la citadelle de Corinthe, renvoyant l'éclat du jour nouveau, brillait sur l'horizon du couchant, comme un rocher de pourpre et de feu.
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811
00:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : littérature, grands textes, chateaubriand, itinéraire de paris à jerusalem
Il paraît qu'elle a les dents longues, d'ailleurs on l'appelle "Royal canine" !
17:50 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, humour, ségolène royal
Très intéressant ce film de Jean-Paul Jaud sur la ville de Barjac dans le Gard, où le maire met en place une cantine bio ; au fur et à mesure, les mentalités évoluent, les palais des enfants et des parents découvrent de nouvelles saveurs, un rapport différent à la nourriture, à la terre et aux autres se développe ; à l'appui de la démonstration, interventions des scientifiques, infos sur les pesticides et reportages concrets et humains, à voir avant qu'il ne soit trop tard...
15:46 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, pesticides, nous enfants nous accuseront, agriculture, produits bio, cantine
Monsieur,
Vous avez adressé, le 6 octobre, un manuscrit à Denis Tllinac qui a quitté la Table Ronde en janvier. J'ai donc transmis "Le bonheur est un drôle de serpent" à notre Comité de lecture avant de le lire moi-même.
L'alternance du récit et des hexagrammes en font un texte inclassable. De ce fait, il ne peut malheureusement trouver sa place dans nos collections.
Veuillez croire, Monsieur, à ma considération,
F. de Maulde
10:19 Publié dans Edition | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : édition
Je restais dans le noir un long moment, le noir est une passion bleue. Et puis, changeant de table et de lampe, je reprenais l’autre version pour moi, pour moi seul. La main, alors, courait sur le papier à la rencontre d’elle-même, déjà arrivée en partant, flèche immobile, négation d’espace, de temps.
Philippe Sollers, Le Secret
Pierre Soulages
08:47 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, art, sollers, soulages
Vues à l'échelle des millénaires, les passions humaines se confondent. Le temps n'ajoute ni ne retire rien aux amours et aux haines éprouvés par les hommes, à leurs engagements, à leurs luttes et à leurs espoirs : jadis et aujourd'hui, ce sont toujours les mêmes. Supprimer au hasard dix ou vingt siècles d'histoire n'affecterait pas de façon sensible notre connaissance de la nature humaine. La seule perte irremplaçable serait celle des œuvres d'art que ces siècles auraient vu naître. Car les hommes ne diffèrent, et même n'existent, que par leurs œuvres. Elles seules apportent l'évidence qu'au cours des temps, parmi les hommes, quelque chose s'est réellement passé.
Claude Lévi-Strauss, Regarder, Écouter, Lire (Plon, 1993)
13:57 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : claude levi-strauss
ô balançoire ! ô lys ! Clysopompes d'argent !
Dédaigneux des travaux, dédaigneux des famines !
L'aurore vous emplit d'un amour détergent !
Une douceur de ciel beurre vos étamines !
Rimbaud, Album zutique
Photo de Jean-Jacques Marimbert, Cathédrale d'Albi
00:15 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, rimbaud, album zutique, lys, jean-jacques marimbert
J'ai joué de bons tours à la folie...
17:03 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, folie, rimbaud, timbre
" Je crois que la Chine peut amener quelque chose à l’Occident avec son intuition ternaire. L’Occident a privilégié la logique duelle, ce qui constitue sa grandeur. Cette séparation du sujet et de l’objet fut sa démarche originale. Cela étant, maintenant qu’on a conquis la matière et le monde entier, il est peut-être temps de valoriser la dimension ternaire. La Chine n’a peut-être pas assez privilégié le deux, qui représente le droit, le respect de l’autre, la démocratie et la liberté. Or sans le vrai deux, il n’y a pas de vrai trois."
François Cheng
00:15 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chine, françois cheng, lionel andré
23:28 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, pierre etaix, pétition
Si les vieux imbéciles n'avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n'aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s'en clamant les auteurs !
Rimbaud, 15 mai 1871
00:10 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérrature, rimbaud, lettre du voyant, gildas pasquet
21:03 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musée haut musée bas, cinéma
"En réalité, vous ne devez jamais oublier que vous n'êtes vous-même qu'une partie dans l'histoire du jeu."
Philippe Sollers, Studio
15:03 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeu, politique, sollers, studio
Va, et appelle l'étoile du matin : car ce n'est qu'au lever du jour que l'on voit bien ce qui est beau et ce qui ne l'est pas.
Angelus Silesius
Gustav Klimt
09:47 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art, peinture, klimt, angelus silesius
"Maintenant, c'est la nuit que je travaince. De minuit à cinq heures du matin. (...) Le premier matin en été, et les soirs de décembre, voilà ce qui m'a ravi toujours ici."
Rimbaud, juin 1872
23:45 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, rimbaud
Le vent s’est calmé. Ici, la mer fait l’amour avec la terre, paisiblement. Dans une infinie solitude, gris, bleu et vert sauge. Les plus belles couleurs du monde. Tout est plat à perte de vue. Seule une langue de sable sillonne entre les étangs et la mer. Au bout d’un moment, on ne sait plus où est la terre, où est l’eau.
Raymond Alcovère, extrait de "Le Bonheur est un drôle de serpent", roman en recherche d'éditeur
Gustav Klimt, Serpents d'eau, I (1907)
00:30 Publié dans Le Bonheur est un drôle de serpent | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, roman, raymond alcovère, le bonheur est un drôle de serpent, gustav klimt
"La branche luisante, au réveil, semble une orchidée."
05:24 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, littérature, chine, philippe soller, jacki maréchal
Lecture-Film le vendredi 21 novembre à 20h, à Toulouse.Jean-Jacques Marimbert et Bernard Collet présenteront à la galerie Duplex plusieurs de leurs films.
certains "livres-films" de Bernard Collet sont déjà visibles sur le site du cinéma de la littérature : http://www.lecinemadelalitterature.com/
00:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, littérature, jean-jacques marimbert, bernard collet
" L'agilité des muscles a toujours été la plus grande chez moi lorsque la puissance créatrice était la plus forte. Le corps est enthousiasmé. Laissons "l'âme" hors de ça... On m' a souvent vu danser. Je pouvais alors, sans avoir la notion de la fatigue, être en route dans les montagnes pendant sept ou huit heures de suite. Je dormais bien, je riais beaucoup, j'étais dans un parfait état de vigueur et de patience."
Nietzsche (pris sur le superbe blog de Lionel André)
Jacki Maréchal : "Acrylique et collage sur toile 100 x 81 -----A866
22:00 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nietzsche, jacki maréchal