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lundi, 06 septembre 2010

Ca a débuté comme ça

Zorro.jpgPour les amateurs de premières phrases, ce site est une vraie mine :

Quelques exemples :

  • Je vais vous dire mon problème : je ne baise pas assez !
  • Passé huit heures du soir, les héros de roman ne courent pas les rues dans le quartier des Invalides. Antoine Blondin, L'Europe buissonnière
  • L'amour est un acte sans importance, puisqu'on peut le faire indéfiniment. Alfred Jarry, Le Surmâle
  • La bêtise n'est pas mon fort. Paul Valéry, Monsieur Teste

lundi, 30 août 2010

Le sans-pourquoi

" Primo Levi a soif. Une congère s'est formée au bord d'une fenêtre. Il sort du baraquement, veut casser le morceau de glace pour étancher sa soif. Un kapo allemand l'interrompt. " Pourquoi ? " demande Primo Levi. Hier ist kein warum, répond le nazi ( " Ici, il n'y a pas de pourquoi. ").La réponse nazi vaut pour l'ensemble du camp. Le sans-pourquoi est le mot d'ordre d'un monde où aucune autre expérience n'est possible que la dévastation.Mais le sans-pourquoi est aussi, plus secrètement, le nom de ce qui brille dans les ténèbres. Un mystique du XVII° siècle, Angelus Silesius, écrit : " La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu'elle fleurit. " Aucune causalité ne détermine la floraison de la rose ; elle existe pour rien, et cette libre gratuité coïncide avec la poésie elle-même. Le sans-pourquoi désigne ici le contraire de l'arbitraire nazi ; il est le nom de ce qui résiste à l'emprise. "
Prélude à la délivrance / Yannick Haenel François Meyronnis / L'Infini / Gallimard

samedi, 28 août 2010

Variations

renoir baigneuse.jpg" C'est quand on les saisit par derrière que les seins donnent la sensation d'être le plus grands. Quand on les surprend ainsi et qu'on les presse, on devine leur aspiration, on les sent tirer, tirer en avant, s'échapper, se tendre, saillir. C'est de cette façon seulement, en les prenant par derrière, qu'on les confond et qu'on les devine : car, sans même le vouloir, quand ils sont surpris de face, ils se rétractent un peu, se retirent dans leur coquille, se blottissent... Oh, cette chasse défendue qui consiste à les saisir tout à coup par derrière ! Comme ils s'y livrent, pareils à une femme à qui on met par surprise les deux mains sur les yeux ! Ils croient que c'est l'Idéal qui les saisit ainsi, et ils se dilatent de plaisir. "

Variétés et observations / Seins / Ramon Gomez de la Serna / traduct. Jean Cassou, Valery Larbaud et Mathilde Pomès / Ryôan-ji / André Dimanche Éditeur

Renoir, Baigneuse

dimanche, 15 août 2010

Tiepolo

gesuati_tiepolo2_560.jpgPeu d’artistes, après Michel-Ange, ont été aussi souverains que Tiepolo dans l’art du plafond. C’est son élément, son ciel, son eau, sa vision renversée des corps, des chairs, des tissus, des matières. Chaque touche de pinceau est une note. Vous levez la tête, vous vous tordez le cou, vous le regardez grâce à un miroir dans l’allée centrale, vous recommencez, votre poids est toujours trop lourd, trop terrestre. Tiepolo, c’est du Saint-Esprit dans les cintres, du vent spirituel dans les voiles, les trombes, les effondrements calculés, les spirales, vol plané ou piqué, démonstration que la vie humaine en oiseau est possible. Ça descend vers vous, ça vous oblige à monter. Descente, ascension : c’est le fond de ce que cette religion veut dire.

Tiepolo est un ange, il devrait être depuis longtemps béatifié. Le mot « bienheureux » lui va comme une palette. Des anges, il en faut plein, avec des jambes, des pieds et des bras, pour maintenir la nacelle en navigation, écouter les nuages, varier les teintes, laisser des échancrures montrer des apparitions. Bon prétexte pour glorifier la peau, les soies, les bijoux, les velours, volupté, faste, mouvement et froissement du calme. La Vierge, comme modèle, est renouvelable à volonté, on vient encore d’en voir trois passant sur les quais. Encore une fois, vous êtes au bord de l’eau, vous accostez, vous montez les marches, vous passez la porte de bois massif, vous entrez, vous levez les yeux, le ciel réel vous tombe d’un coup sur la tête.

Philippe Sollers, Dictionnaire amoureux de Venise

samedi, 14 août 2010

Présence de Maître Eckhart

paolo-veronese-saint-michael.jpg« Mon corps est plus dans mon âme que mon âme n’est dans mon corps ».

Maître Eckhart

Paolo Veronese

A lire ici, présence de Maître Eckhart

vendredi, 06 août 2010

C'est bon Banone !

130px-Flag_of_Groland.svg.pngUne fausse pub, absolument délicieuse... Ici

Signé Groland

04:38 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banone, groland

jeudi, 05 août 2010

Un blog à découvrir : Branloire pérenne, de Frédérick Houdaer, écrivain

portrait.3.jpgA découvrir ici

Y ai trouvé cette citation : “ La lâcheté est presque toujours due à la simple incapacité de suspendre l’activité de son imagination. ”
Hemingway

05:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : frédérick houdaer

dimanche, 01 août 2010

Françoise Renaud, écrivain, ouvre son blog : Terrain fragile

IMG_0703.jpgOld Delhi — un monde en soi.
Elle est poussiéreuse. Bourdonnante. Dotée d’un décor fastueux comme toutes les vieilles citadelles de ces provinces. Comment s’y prendre pour la décrire ? Il faudrait être peintre pour restituer cet invraisemblable écheveau de matière qui la constitue entre brique et tournesol. Oui, seul un artiste saurait fixer sur la toile ce qui effraie et fascine en cet endroit : cette étrangeté, cette grâce de l’Inde, captive entre ruines et modernité.

Françoise Renaud, extrait de Old Delhi, à lire sur son tout nouveau blog, ici...

18:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 31 juillet 2010

K-Libre, l'actu de la littérature policière

sarko-et-vanzetti.jpgA voir ici, ce site très bien fait sur la littérature policière, avec notamment, une critique du dernier Poulpe, l'excellent SARKO ET VANZETTI de Sergueï Dounovetz

lundi, 26 juillet 2010

Les Saules

md2045653349.jpg« Cependant le silence qui, à partir de cinq heures, succéda au vacarme était, d’une certaine manière, aussi oppressant. Rien ne venait plus couvrir le mugissement du Danube ; il emplissait l’air de murmures graves, plus musicaux que le bruit du vent, mais infiniment plus monotones. Le vent disposait de plusieurs notes qui montaient, puis descendaient, il jouait toujours une sorte de grand air élémentaire ; alors que le chant du fleuve se jouait au maximum sur trois notes graves, qui étaient par elles-mêmes lugubres. Dans l’état où étaient mes nerfs, ces notes me paraissaient  convenir merveilleusement bien à une sorte de musique du destin ».

Extrait de "Les Saules", la plus longue nouvelle du recueil : "Elève de quatrième dimension.". Algernon Blackwood, né en 1869 est peu connu. Il a pourtant écrit quelques nouvelles fantastiques très réussies, comme celle-ci, ou encore "Le Camp du chien", dans le recueil du même nom. On peut trouver ces textes dans la collection mythique "Présence du fantastique" chez Denoël.

jeudi, 22 juillet 2010

Et le vent qui souffle est toujours bon

200702MONTPELLIER (7).JPGDans ces temps-là, les Français s'imaginaient d'aimer leur Roi, et ils en faisaient toutes les grimaces ; aujourd'hui on est parvenu à les connaître un peu mieux. Mais dans le fond les Français sont toujours les mêmes. Cette nation est faite pour être toujours dans un état de violence ; rien n'est vrai chez elle, tout n'est qu'apparent. C'est un vaisseau qui ne demande que d'aller, et qui veut du vent, et le vent qui souffle est toujours bon. Aussi un navire est-il les armes de Paris."

Casanova, Histoire de ma vie

Photo de Gildas Pasquet

mercredi, 07 juillet 2010

Le succès

winston_churchill.jpg"Le succès consiste à aller d'échecs en échecs sans jamais perdre son enthousiasme."
Churchill

19:12 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : churchill

mardi, 06 juillet 2010

« Je comprends tout ce qu’on a pu entendre au sujet de l’effet du Sud sur le caractère et l’énergie. »

Freud s'échappe, lire ici

13:35 Publié dans psychanalyse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sigmund freud

lundi, 05 juillet 2010

Un projet fou de Frédérique Azaïs-Ferri

Artiste peintre professionnelle je me suis lancée depuis un an déjà dans la création de petites peintures miniatures sur bois de 5x5cm. De thème abstrait en général  ces « Fragments d’Histoires » sont aussi réalisés à partir de thèmes aussi variés que les écrivains, les instruments de musique, les bateaux etc….
A ce jour j’ai peint plus de 5000 Fragments, souvent exposés.

Mon projet aujourd’hui est de pouvoir exposer sur une seule ligne 1kilomètre de Fragments d’Histoires, ce qui, avec un espace de 1 cm entre chaque œuvre, donne un total de 16 660 Fragments ou 20 000 s’il n’y a pas d’espace.
Je souhaite également pouvoir trouver une ville qui aurait un mur d’enceinte de cette longueur, les berges d’un canal, les murs d’une usine etc…. où pouvoir exposer cette œuvre. L’idée est de faire participer les habitants de cette ville pour terminer les derniers deux cents mètres ensemble, à l’occasion d’une sorte de marathon peinture de 24 heures par exemple.
La collecte vise à financer l’achat des petits morceaux de bois et ensuite l’installation de ceux-ci
(ce qui n’est pas chose aisée !!! j’en ai déjà exposé 2000 et cela avait nécessité un énorme travail).

Contact ici

 

lundi, 28 juin 2010

Mon équipe de France

Gardien de but : Céline

Défenseurs : Giono, Racine, Corneille, Stendhal

Milieux de terrain  : Montaigne, Voltaire, Chateaubriand

Attaquants : Sollers, Molière, La Fontaine

Remplaçants : Saint-Simon, Diderot

18:49 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : football

dimanche, 27 juin 2010

Un écrivain...

"Un écrivain est celui pour qui écrire est plus difficile qu’aux autres."

Hugo von Hofmannsthal

Comme quand avec des rideaux...

noctur_turner_moonlight_lg.1268604719.jpg"Physiquement, elle avait changé aussi. Ses longs yeux bleus – plus allongés – n’avaient pas gardé la même forme ; ils avaient bien la même couleur, mais semblaient être passés à l’état liquide. Si bien que, quand elle les fermait, c’était comme quand avec des rideaux on empêche de voir la mer."

Marcel Proust, La Prisonnière

Turner, “Clair de lune, étude à Millbank”, (petit tableau de 31,5×40,5cm) exposé en 1797 à la Royal Academy

19:29 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turner, proust

mercredi, 23 juin 2010

Petit florilège du Canard du jour

  • Mme Bettencourt s'inquiète : "J'espère que je n'ai pas donné d'argent à cette équipe de France !"
  • Rama Yade : "Ils auraient mieux fait de descendre dans un hôtel de passes."
  • Raymond Domenech : "C'est tragique, on était si près de la victoire."
  • Sarkozy à Woerth : "Dans un sens, ça fait un peu oublier le foot."

 

mardi, 22 juin 2010

Une médiathèque sous la boue

Cette médiathèque est encore sous la boue, vous pouvez envoyer le(s)  livre(s) au responsable des bibliothécaires jeunesse du Var (il accepte aussi les livres vieillesse qu'il rangera sur les étagères ad hoc.)
Thierry Bonnety
251 rue des Campanettes
Le parc des Campanettes A 17
83 600 Fréjus

22:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 20 juin 2010

Le football comme reflet de la société

football.jpgLe football a ceci d'intéressant (entre autres) qu'il reflète la société dans laquelle on vit ; ainsi de cette équipe de France, individualiste, grossière, et très bête...

23:48 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (8)