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lundi, 25 juillet 2016

Frère de lait de toutes les vagues de l'eau

Herman Melville« Quoique je sois né sur la terre, j'ai été nourri par les mamelles des mers, et malgré le sein maternel des vallées et des collines, je suis le frère de lait de toutes les vagues de l'eau ».
Herman Melville

dimanche, 24 juillet 2016

Une horloge où toutes les heures sont égales

Venise, Philippe Sollers« La désorientation est constante, ponctuelle, courbée, systématique, mais n’engendre aucun désordre, au contraire. L’espace est simplement doublé et organisé en reflet, comme un échiquier. Les canaux, les piquets, les ruelles, les quais, les bateaux, les places, les ponts, les puits, le dallage même, orchestrent cette mise en scène géométrique. Le temps, lui, ne peut être, à chaque instant, que vertical, étagé, feuilleté, poudroyant, ouvert. Venise est un entrelacement de chemins qui ne mènent nulle part et qui se suffisent à eux-mêmes ; une horloge où toutes les heures sont égales » : Philippe Sollers, Eloge de l’infini
Photo de Michael Kena

mercredi, 13 juillet 2016

Image

Guy Debord"Le spectacle est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image."
Guy Debord, 1967
Photo de Miguel Silva

samedi, 02 juillet 2016

La raison n’a plus de pouvoir ici

Luke Shadbolt’s Explosive.jpgRûmî : « Une fois parvenu à ce point, arrête-toi et ne te préoccupe de rien. La raison n’a plus de pouvoir ici. Quand elle arrive à l’océan, elle s’arrête, et même le fait de s’arrêter n’existe plus pour elle. »
Photo : Luke Shaldolt

23:58 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rûmî

dimanche, 26 juin 2016

Tout

pablo picasso« Pour moi tout est important. Je ne fais pas de différence entre occupations importantes et sans importance. Ce qui en sort est souvent un hasard. Parfois je pars d’une allumette, et ça donne une sculpture monumentale. »
Picasso
Siberian eagle owl by Pavel Labonskiy

vendredi, 10 juin 2016

Larvatus prodeo

Yannick Haenel, Descartes"Il faut briser ses chaînes sans qu'ils le voient. Il n'y a que ça de vrai : l'imperceptible. Essaie de te révolter, ils te tomberont dessus tout de suite. Ils n'attendent que ça : comment est-ce que tu crois que Descartes a pu tenir dans un trou pareil ? Larvatus prodeo, c'était sa devise : je m'avance masqué."
Yannick Haenel, le sens du calme

lundi, 16 mai 2016

Diable !

Philippe Sollers« Mais me direz-vous, avec une spontanéité candide, le Diable n'existe pas. En effet. Mais sa fonction est justement de faire croire que ce qui n'existe pas existe. Le non-être est, voilà sa répétition. Le non-être pourrait être ? Il est possible que le non-être soit ? Les mortels se laissent pénétrer et convaincre. Prince de ce monde, bien sûr, puisque ce monde n'est que celui de l'opinion à propos de ce qui n'est pas. Aller en enfer, signifie : vous aurez à souffrir, comme si vous étiez, de ne pas être. Diable veut dire étymologiquement : qui divise. »
Philippe Sollers, Le secret.

dimanche, 15 mai 2016

Desperadoes

Rimbaud« Les desperadoes languissent après l’orage, l’ivresse et les blessures. »

Rimbaud

 

02:37 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rimbaud

dimanche, 01 mai 2016

une grande pensée

« Ce qui fait ordinairement une grande penséec'est lorsqu’on dit une chose qui en fait voir un grand nombre d'autres, et qui nous fait découvrir tout d’un coup ce que nous ne pouvions espérer qu’après une grande lecture."

Montesquieu, Essai sur le goût

16:09 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : montesquieu

Étonnants voyageurs

Samuel Beckett, Richard Avedon, baudelaire"Étonnants voyageurs ! Quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers."
Baudelaire
Samuel Beckett, par Richard Avedon

samedi, 30 avril 2016

Appétit

baudelaire, Venise"Pour l'enfant amoureux de cartes et d'estampes, l'univers est égal à son vaste appétit."
Baudelaire
Venezia

jeudi, 28 avril 2016

Dans les choses de la pensée

Philippe Sollers"Dans les choses de la pensée, il faut toujours prévoir un pôle positif et un pôle négatif, sans quoi on s'égare, on croit au bien et au mal, et on n'est jamais par-delà, c'est-à-dire au lieu où l'on peut "divinement" comprendre ce qui se passe chez les mortels."
Philippe Sollers

samedi, 23 avril 2016

Vous

Louis Scutenaire"N'oublions pas que nos maîtres ont des âmes d'esclaves."

Louis Scutenaire

Grave !

La Rochefoucauld"La gravité est un mystère du corps inventé pour cacher les défauts de l'esprit."
La Rochefoucauld

jeudi, 14 avril 2016

Arme à feu

Jules Renard, Nicholas Bell"Cette sensation poignante qui fait qu'on touche à une phrase comme à une arme à feu."
Jules Renard, Journal, 26 décembre 1889
Photo de Nicholas Bell

samedi, 09 avril 2016

Oracles chaldaïques

Oracles chaldaïques"Ceux qui poussent l'âme hors d'elle-même et la font respirer sont libérés."

Oracles chaldaïques, fragment 124

Bonheur

Matisse odalisque 1923.jpg"Par bonheur, on entend, dans l'ordre qu'on veut, le plaisir et la connaissance."
Philippe Sollers, Le Cœur absolu
Matisse, Odalisque, 1923

mercredi, 06 avril 2016

Plaisir

CeqMcmQWIAAjdRh.jpg"Ceux qui ont de la probité dans leurs plaisirs en ont une sincère dans leurs affaires. C'est la marque d'un naturel peu féroce, lorsque le plaisir rend humain."
Lautréamont, Poésies

18:58 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lautréamont

jeudi, 31 mars 2016

Qui aurait trouvé le secret de se réjouir du bien, sans se fâcher du mal contraire

Giacomelli“Qui aurait trouvé le secret de se réjouir du bien, sans se fâcher du mal contraire, aurait trouvé le point : c'est le mouvement perpétuel.”
Blaise Pascal
Giacomelli, régate à Venise, années 30

23:44 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pascal

samedi, 26 mars 2016

Ruse géniale

Marcel Proust, Philippe Sollers"A la fin de sa vie, ruse géniale, Proust fait dire au narrateur de la Recherche qu'il va se mettre à écrire. La mort est là, et il a des milliers de pages derrière lui. C'est fini, et pourtant il commence. Le mot "temps" prend ici une majuscule, le Temps, retrouvé, avant d'être définitivement perdu. Il compare son oeuvre à venir (alors qu'elle est faite) à une cathédrale ou, plus modestement, à une robe. Cette embardée, du gothique à la mode, est sensationnelle, et la faute de goût est énorme. Peu importe, vous avez entre les mains un chef-d'oeuvre écrit en 15 ans, de 37 à 52 ans, alors que la durée de la rédaction nocturne aurait dû demander un siècle."
Philippe Sollers, L"Ecole du mystère
Photo de Ansel Adams