vendredi, 25 avril 2025
Un nouveau peintre ou un nouvel écrivain originaux
Et voici que le monde (qui n'a pas été créé une fois, mais aussi souvent qu'un artiste original est survenu) nous apparaît entièrement différent de l'ancien, mais parfaitement clair.20:27 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marcel proust, auguste renoir
samedi, 08 février 2025
Les femmes respirables
"Un jour, alors que personne ne s'y attend, une marée de beauté envahit l'espace. Des types bizarres, qu'on nomme vite "impressionnistes", se mettent à célébrer la nature, l'existence, les pins, les peupliers, les roses, les coquelicots, les pivoines, les nymphéas, les déjeuners sur l'herbe, les femmes respirables et sans voiles, les enfants. On les couvre d'injures, ils insistent. Et puis, ils disparaissent dans l'atmosphère, après avoir prouvé que les ombres ne sont pas noires mais bleues. La nature a rapidement révélé sa beauté. Il est stupéfiant qu'on l'oublie."10:46 Publié dans Art, Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philippe sollers, auguste renoir
mercredi, 13 septembre 2023
Auguste Renoir, autoportrait, 1876

18:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auguste renoir
Renoir en couleur, 1876

18:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auguste renoir
samedi, 06 mai 2023
A travers le corps
Depuis longtemps je savais qu’un événement incommensurable allait arriver. Puis, un été chassant l’autre, une langueur s’est installée. À présent, me voici étrangement calme. Mais il faut commencer au début…
J’ai vécu longtemps à l’écart du monde. Heureuse atmosphère de l’école, bavardages incessants, rires, rêves, jeux, désirs partagés. J’ai souffert de quitter mes parents puis j’ai aimé cet enseignement magique, les histoires qu’on nous racontait, tous ces récits merveilleux, et la musique. La musique est comme la rêverie, la pensée, un supplément d’âme, un univers où se déploie, libre, convulsive, passionnée, la beauté du monde.
Ici, le temps n’est jamais froid. Les étés sont brûlants mais les murs épais apportent une bienfaisante fraîcheur, ondulations du vélarium sous le vent tiède. Et la terre regorge de fruits délicieux sous le soleil bouton d'or.
Ma mère jouait de la harpe avant que je m’endorme, ses mains étaient des mouettes, un froissement d’ailes. J’apercevais la mer et la côte en échancrures, les oliviers vert tendre sur la terre rouge, les grenadiers, lilas et sycomores en taches plus sombres sur l’horizon. J’aimais ce dialogue des couleurs, le vol écarquillé des papillons et les senteurs fuchsia de l’été.
J’ai vécu dans cette école à l’abri de la misère du monde. Étrange et sculpturale paix. J’ai lu, des années durant, les vieux textes, écouté les légendes et les épopées vertigineuses. Les témoignages de mes ancêtres, leurs voyages merveilleux...
Sur cette mer qui n’en est pas une, les nuits de lune, j’aimais glisser sur une barque et rêver aux étoiles. Flotter sur l’onde comme un nénuphar, fleur de lotus détachée du monde et pourtant reliée à lui.
Et puis, de loin en loin, un je ne sais quoi d'autre traversait mon corps, mon corps et mon âme mêlés, j'aimais bien cette sensation, là je me sentais vivre.
10:22 Publié dans Doubles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doubles, auguste renoir
lundi, 23 janvier 2023
Auguste Renoir
Auguste Renoir (en premier plan), Pierre Bonnard et Misia Natanson, photographiés par Alfred Natanson, après les funérailles du poète Stéphane Mallarmé. Septembre 1898
20:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auguste renoir
vendredi, 25 septembre 2020
Renoir, nature morte avec fraises, 1880

15:47 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auguste renoir
samedi, 03 juin 2017
Renoir (Auguste)
« Nous voulions dans nos tableaux des accords gais, de la vie sans littérature. Un matin, l'un de nous, manquant de noir, utilisa du bleu. L'impressionnisme était né » : a-t-il écrit en 1874. Avec un nom pareil, il ne pouvait être que le peintre de la couleur, des femmes en couleur ! Écoutons-le : « Quels êtres admirables que ces Grecs, leur existence était si heureuse qu’ils imaginaient que les dieux, pour trouver leur paradis et aimer, descendaient sur la terre… Oui la terre était le paradis des dieux. Voilà ce que je veux peindre. » Il y est arrivé ! Il a écrit aussi : « Quand une chose est triste, on trouve ça toujours très bien. Faites quelque chose de gai et on vous tombe sur le dos. » Il y avait le fameux rire de Renoir : « Je sais bien qu'il est difficile de faire admettre qu'une peinture puisse être de la très grande peinture en restant joyeuse. Parce que Fragonard riait, on a eu vite fait de dire que c'était un petit peintre. » « Aussi longtemps que j'ai eu des jambes, rien ne m'était plus agréable qu'une promenade à travers les salles du Louvre ; je ne connaissais pas de plaisir plus reposant. Je retrouvais là, sur tous les murs, de vieux amis, avec lesquels j'aimais rester et auxquels je découvrais toujours des qualités nouvelles... »
Raymond Alcovère, extrait de Roman de romans, 2016
18:40 Publié dans Roman de romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auguste renoir
dimanche, 12 juin 2016
Claude Monet lisant, par Auguste Renoir

21:44 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : claude monet, auguste renoir
Renoir
Renoir : «Je crois que je commence à y comprendre quelque chose», murmurait-il à sa garde-malade en lui rendant ses pinceaux peu avant sa mort.
21:40 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auguste renoir


















