mardi, 11 février 2014

Anna Marly

Marly.jpgAnna MARLY, née Bétoulinsky, en Russie. Artiste renommée dès les années 30, elle compose des centaines de chansons, dont le "chant des partisans", adapté ensuite en français par Joseph Kessel et Maurice Druon. Elle a eu une vie incroyable, riche, mouvementée, engagée...

Rien que leur âme libre

kessel.jpg10 février 1898, naissance de Joseph KESSEL, journaliste et grand romancier français qui sut nourrir son œuvre de sa vie aventureuse et héroïque. Profondément engagé dans la Résistance au nazisme, Kessel composera, avec Maurice Druon, les paroles du chant des partisans, hymne de la résistance. Ses romans, en particulier l’Equipage, Belle de jour, l’armée des ombres, Terre de feu, le Lion, connaîtront – et connaissent encore – un immense succès et de nombreuses adaptations au cinéma. La plupart de ses livres sont disponibles aux éditions Folio.

« Ces gens auraient pu se tenir tranquilles. Rien ne les forçait à l’action. La sagesse, le bon sens leur conseillait de manger et de dormir à l’ombre des baïonnettes allemandes et de voir fructifier leurs affaires, sourire leurs femmes, grandir leurs enfants. Les liens matériels et les biens de la tendresse étroite leur étaient ainsi assurés. Ils avaient même pour apaiser et bercer leur conscience, la bénédiction du vieillard de Vichy. Vraiment, rien ne les forçait au combat, rien que leur âme libre. »
L’armée des ombres. 1943

vendredi, 16 avril 2010

L'histoire n'est pas parfaitement cohérente

Photo007.JPG"Il est très utile aux mystificateurs de rassembler tous les fils, pour donner l'idée d'une cohérence totale. Mais nous savons que l'histoire n'est pas parfaitement cohérente."

Alexandre Adler, Sociétés secrètes

Peinture de Delbar Shahbaz

mardi, 26 janvier 2010

L'étonnante histoire de Marie de Montpellier

dyn008_original_382_420_jpeg_2571887_402e95929c508cab68b433a5f5ac9eec.jpgTout commence à Constantinople. En 1174, la princesse Eudoxie, nièce de l’empereur romain d’orient, part pour Barcelone où elle doit épouser Alphonse, comte de Barcelone et roi d’Aragon. Le voyage est long, et le bateau fait escale à Lattes, port de Montpellier. Là Eudoxie apprend qu’entre temps, Alphonse s’est déjà marié. Elle séjourne à Montpellier à l’invitation de Guillem VIII seigneur de la ville. Quelques semaines plus tard Guillem VIII épouse la princesse byzantine. De cette union, naît Marie. Marie a six ans quand son père annonce à sa mère qu’il aime une autre femme et veut divorcer. Eudoxie se réfugie dans un couvent, et Guillem VIII vit maritalement avec Agnès de Castille. A onze ans, Marie est mariée à Raymond Geoffroi, vicomte de Marseille, qui meurt peu de temps après. Cinq ans plus tard, elle est mariée à Bernard, comte de Comminges, seigneur le plus volage du pays toulousain. Répudiée cinq ans plus tard, elle revient à Montpellier, puis retrouve son héritage. A la mort de Guillem VIII, elle évince son demi-frère, Guillem IX et épouse le roi Pierre II d’Aragon. Mais Pierre se désintéresse vite de Marie, qui doit user d’un stratagème pour ramener l’époux infidèle dans son lit, se faisant passer pour sa maîtresse. De leur union naîtra un fils, le futur Jacques le Conquérant, roi d’Aragon, comte de Barcelone, qui agrandira considérablement la Catalogne (Majorque, Valence). Pierre II se sépare ensuite de Marie, laquelle décide d'aller à Rome pour obtenir du pape, Innocent III, l'assurance que son union ne sera pas dissoute. Elle obtient gain de cause mais malade, Marie meurt à Rome en 1213, peut-être empoisonnée. Elle est inhumée dans la chapelle Sainte-Petronille, aujourd'hui détruite, à Saint Pierre de Rome.

Sources : Histoires d'ici, de Jean Villanove et Wikipedia

Ici, le blason de Montpellier, ce n'est qu'une coïncidence sans doute, mais Montpellier est sous le patronage de la vierge Marie, on voit notamment les lettres AM (Ave Maria)

mercredi, 27 mai 2009

La Commune de Paris

courbet2.jpgParis est un vrai paradis : point de police, point de sottises, point d'exaction d'aucune façon, point de disputes. Paris va tout seul comme sur des roulettes, il faudrait pouvoir rester toujours comme cela, en un mot c'est un vrai ravissement.

Gustave Courbet

L'Atelier (détail)

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dimanche, 23 septembre 2007

Quand la France s'ennuie

Le 15 mars 1968, Le Monde publie un article de Pierre Viansson-Ponté sur l'état de la société française, appelé a un grand retentissement...

7e220a59ff457119d3fbf2a55cfd051f.jpgCe qui caractérise actuellement notre vie publique, c'est l'ennui. Les Français s'ennuient. Ils ne participent ni de près ni de loin aux grandes convulsions qui secouent le monde. La guerre du Vietnam les émeut, certes, mais elle ne les touche pas vraiment. Invités à réunir "un milliard pour le Vietnam", 20 F par tête, 33 F par adulte, ils sont, après plus d'un an de collectes, bien loin du compte.
D'ailleurs, à l'exception de quelques engagés d'un côté ou de l'autre, tous, du premier d'entre eux au dernier, voient cette guerre avec les mêmes yeux, ou à peu près. Le conflit du Moyen-Orient a provoqué une petite fièvre au début de l'étédernier : la chevauchée héroïque remuait des réactions viscérales, des sentiments et des opinions en six jours, l'accès était terminé. Les guérillas d'Amérique latine et l'effervescence cubaine ont été , un temps, à la mode elles ne sont plus guère qu'un sujet de travaux pratiques pour sociologues de gauche et l'objet de motions pour intellectuels. Cinq cent mille morts peut-être en Indonésie, cinquante mille tués au Biafra, un coup d'Etat en Grèce, les expulsions du Kenya, l' "apartheid"sud-africaine, les tensions en Inde : ce n'est guère que la monnaie quotidienne de l'information. La crise des partis communistes et la révolution culturelle chinoise semblent équilibrer le malaise noir aux Etats-Unis et les difficultés anglaises.
De toute façon, ce sont leurs affaires, pas les nôtres. Rien de tout cela ne nous atteint directement : d'ailleurs la télévision nous répète au moins trois fois chaque soir que la France est en paix pour la première fois depuis bientôt trente ans et qu'elle n'est ni impliquée ni concernée nulle où que ce soit dans le monde.
c76cba4bfbaab10b69d228094aa0433e.jpgLa jeunesse s'ennuie. Les étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en Belgique, en Algérie, au Japon, en Amérique, en Egypte, en Allemagne, en Pologne même. Ils ont l'impression qu'ils ont des conquêtes à entreprendre, une protestation à faire entendre, au moins un sentiment de l'absurde à opposer à l'absurdité. Les étudiants français se préoccupent de savoir si les filles de Nanterre et d'Antony pourront accéder librement aux chambres des garçons, conception malgré tout limitée des droits de l'homme. Quant aux jeunes ouvriers, ils cherchent du travail et n'en trouvent pas. Les empoignades, les homélies et les apostrophes des hommes politiques de tout bord paraissent à tous ces jeunes, au mieux plutôt comiques, au pis tout à fait inutiles, presque toujours incompréhensibles.
Heureusement, la télévision est là pour détourner l'attention vers les vrais problèmes : l'état du compte en banque de Killy, l'encombrement des autoroutes, le tiercé, qui continue d'avoir le dimanche soir priorité sur toutes les antennes de France.
Le général de Gaulle s'ennuie. Il s'était bien juré de ne plus inaugurer les chrysanthèmes et il continue d'aller, officiel et bonhomme, du Salon de l'agriculture à la Foire de Lyon. Que faire d'autre ? Il s'efforce parfois, sans grand succès, de dramatiser la vie quotidienne en s'exagérant à haute voix les dangers extérieurs et les périls intérieurs. A voix basse, il soupire de découragement devant la "vachardise"de ses compatriotes qui, pourtant, s'en sont remis à lui une fois pour toutes de leurs affaires. Ce qui fait d'ailleurs que la télévision ne manque pas une occasion de rappeler que le gouvernement est stable pour la première fois depuis un siècle.
Seuls quelques centaines de milliers de Français ne s'ennuient pas : chômeurs, jeunes sans emploi, petits paysans écrasés par le progrès, victimes de la nécessaire concentration et de la concurrence de plus en plus rude, vieillards plus ou moins abandonnés de tous. Ceux-là sont si absorbés par leurs soucis qu'ils n'ont pas le temps de s'ennuyer, ni d'ailleurs le cœur à manifester et à s'agiter. Et ils ennuient tout le monde. La télévision, qui est faite pour distraire, ne parle pas assez d'eux. Aussi le calme règne-t-il.
5e5c5abffe021d4ca28398ad3ce23832.jpgLa réplique, bien sûr, est facile : c'est peut-être cela qu'on appelle, pour un peuple, le bonheur. Devrait-on regretter les guerres, les crises, les grèves ? Seuls ceux qui ne rêvent que plaies et bosses, bouleversements et désordres, se plaignent de la paix, de la stabilité, du calme social.
L'argument est fort. Aux pires moment des drames d'Indochine et d'Algérie, à l'époque des gouvernements à secousses qui défilaient comme les images du kaléidoscope, au temps où la classe ouvrière devait arracher la moindre concession par la menace et la force, il n'y avait pas lieu d'être particulièrement fier de la France. Mais n'y a-t-il vraiment pas d'autre choix qu'entre l'immobilité et la tempête ? Et puis, de toute façon, les bons sentiments ne dissipent pas l'ennui, ils contribueraient plutôt à l'accroître.
Cet état de mélancolie devrait normalement servir l'opposition. Les Français ont souvent montré qu'ils aiment le changement pour le changement, quoi qu'il puisse leur en coûter. Un pouvoir de gauche serait-il plus gai que l'actuel régime ? La tentation sera sans doute de plus en plus grande, au fil des années, d'essayer, simplement pour voir, comme au poker. L'agitation passée, on risque de retrouver la même atmosphère pesante, stérilisante aussi. On ne construit rien sans enthousiasme. Le vrai but de la politique n'est pas d'administrer le moins mal possible le bien commun, de réaliser quelques progrès ou au moins de ne pas les empêcher, d'exprimer en lois et décrets l'évolution inévitable. Au niveau le plus élevé, il est de conduire un peuple, de lui ouvrir des horizons, de susciter des élans, même s'il doit y avoir un peu de bousculade, des réactions imprudentes.
ea4a28cef7e0aef13d085abce6477a01.jpgDans une petite France presque réduite à l'hexagone, qui n'est pas vraiment malheureuse ni vraiment prospère, en paix avec tout le monde, sans grande prise sur les événements mondiaux, l'ardeur et l'imagination sont aussi nécessaires que le bien-être et l'expansion.
Ce n'est certes pas facile. L'impératif vaut d'ailleurs pour l'opposition autant que pour le pouvoir. S'il n'est pas satisfait, l'anesthésie risque de provoquer la consomption. Et à la limite, cela s'est vu, un pays peut aussi périr d'ennui.

PIERRE VIANSSON-PONTE
Le Monde du 15 mars 1968

 

 

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mercredi, 21 mars 2007

Elle était l'audace même

Cela se passe sous l'Occupation. Après mille péripéties, une jeune Française parvient à pénétrer dans l'Hôtel Carlton, dont le bâtiment a été réquisitionné par les Allemands. Elle s'appelle Mlle Guillaine de Barbentane. Son père, décédé, fut un grand cavalier, ancien du Cadre noir de Saumur. Exquise, fragile, éplorée, elle explique à son interlocuteur, un colonel chef des services économiques de la région lyonnaise, son désir d'épouser au plus vite un prisonnier, François Vallet, dont elle attend un enfant, sous peine d'être frappée de déshonneur.

La suite à lire ici

mercredi, 31 janvier 2007

Carnets indiens, avec Nina Houzel (23)

medium_P.jpgCar sans le grain de poivre, ce qui s'achève aujourd'hui en Orient et en Occident n'aurait peut-être jamais commencé. Ce fut le poivre qui amena les grands navires de Vasco de Gama sur l'océan, depuis la tour de Belem à Lisbonne jusqu'à la côte de Malabar ; tout d'abord à Calicut et, plus tard, à cause de son port en forme de lagon, à Cochin. Les Anglais et les Français cinglèrent dans le sillage de ce Portugais arrivé le premier, de façon que dans cette période dite de la Découverte-de-l'Inde - mais comment pouvions-nous être découverts puisque nous n'étions pas couverts auparavant ? - nous étions "moins un sous-continent qu'un sous-condiment", comme disait ma distinguée mère. "Depuis le début, ce que le monde voulait de cette sacrée mère Inde était clair comme le jour, ajoutait-elle. Ils venaient chercher des choses épicées, comme n'importe quel homme qui va voir une putain."

Salman Rushdie, Le dernier soupir du Maure.

Photo : Nina Houzel

jeudi, 11 janvier 2007

Rallumez les Lumières !

medium_m503604_87ee2468_p.2.jpg« chaque texte a toujours été prévu pour jouer avec d’autres, dans un ensemble ouvert ultérieur [...] » a écrit Philippe Sollers dans son avertissement à Eloge de l'infini.

Le Nouvel Obs a récemment consacré un dossier au Siècle des Lumières. A lire ici

Diderot par Fragonard

jeudi, 07 septembre 2006

La commune libre de Figuerolles

A voir ici

dimanche, 20 novembre 2005

Ce qu'on vend aujourd'hui le plus souvent sous le nom de femmes

Nietzsche a vu cela dans la fête française de l'époque : un splendide lever de soleil pour rien, le retour et même le dépassement du miracle grec. La fête, le bordel, l'intrigue, l'esprit, l'amour, l'humour, le déplacement incessant, la rapidité, le courage, la légèreté, le profond sérieux de la jouissance et de l'expérience. On a voulu punir ce débordement : c'est fait. Il était aristocratique et populaire, c'est-à-dire en réalité féminin. Ce qu'on vend aujourd'hui le plus souvent sous le nom de femmes aurait accablé d'ennui ou de rire les contemporains de Mozart.

Philippe Sollers, Casanova l'admirable

21:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (7)

On assiste à un orgasme du Temps

Le siècle des Lumières, c'est à la fois Bach, Mozart, Sade, Casa. Ces gens ont un temps fou, une durée à n'en plus finir. Ils se répètent, ils fuguent, ils varient, ils accumulent, ils sautent, ils sont dans ce que Heidegger, dans une magnifique formule, appelle "l'inépuisable au-delà de tout effort". Comme les fleuves, comme la nature, à l'instant. Ils jettent l'argent ou le génie par les fenêtres, le "fluide corporel" aussi. A-t-on vu le Verbe se fatiguer ? Les humains oui, eux jamais. Rien de moins regardant, ruminant, économe. On a l'impression qu'au moins quinze siècles antérieurs ont soudain voulu s'épancher. On assiste à un orgasme du Temps, qui se manifeste logiquement par le triomphe de l'individuation, le rayonnement d'une intense minorité plurielle.

Philippe Sollers, Casanova l'admirable

16:18 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 05 novembre 2005

Sur la non-existence de la Belgique

Malgré toutes mes recherches, je n'ai réussi à trouver nulle part l'origine étymologique du mot BELGIQUE, ce qui est logique dans un pays où l'histoire est uniquement perçue comme une marotte d'antiquaire. En fouillant bien, j'ai repéré pourtant que le mot naît au milieu du Ier siècle et que, dès le IIIe siècle, cette contrée se scinde en Belgique Première et Belgique Seconde. Placée au point névralgique de l'Europe, propice aux incursions, champ de bataille rêvé pour les États voisins à l'appétit desquels elle offre une proie aisée, la Belgique prend ainsi tour à tour l'appellation de mérovingienne, carolingienne ou médiévale. La Gaule Belgique succède belgiquement à la Belgique belgo-romaine dont les occupants belgifiés ou belgicisés optent pour le label de néo-belges. La Belgique étant une nation qui n'existe pas, j'ai perdu sa trace jusqu'à ce qu'elle reparaisse à la fin du XVIIIe siècle, sous forme d'adjectif dans les États belgiques unis, ainsi cités par les révolutionnaires brabançons. La belgiosité, la belginité, voire la belgité ne sont point alors de mise pour citer cette région rikiki qui se pare belgicalement des couleurs de la province du Brabant : jaune, rouge et noir. Les provinces de la Belgique, dites les provinces belges, fécondent plus tard les Provinces belgiques qui se défont des Pays-Bas en 1830. Embelgiqués, embelgifiés, belgiés, les Belghes, comme dit Marc Rombaut, ou encore Belch ! Belch ! , comme crie Jean Muno dans Histoire vénérable d'un héros brabançon (1987), laissent libre cours à leur manie des mots incontrôlés. Des Belgiens de Brel (la la la) aux Belgae de Jean-Louis Lippert, Belgicains, Belgonais, Belgeoisistes, Belgeoisants, Belgeois, Belgoï, Belgitudineux, Belgiciâtres, Belgicophiles ou Belgiophages, tenants de la belgitudinologie, fondus de belgitonnie et de belgilinguie, babils belgicolisés pour libeller la belgisation, la belgopathie d'un lopin qui eût pu aussi s'élire Belgenland ou Belgiëland, puisque débelgicisée par les Belgicistes belligérants et Belgiseurs belliqueux, ralliant l'idiolecte latin d'où naquit l'adjectif belgic, on l'appelle au choix België, Belgien, Belgian, Belgium, Belgicae, Belgica, et plus belgiquement, Belgikè, Bellegique, Belgiqueque ou Belgiqueke.

Patrick Roegiers, Le mal du Pays (Autobiographie de la Belgique), Paris, Seuil, 2003, 53-54.

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dimanche, 28 août 2005

La nuit

Notre époque est comparable au II ou III ème siècle après JC. Cinq siècles de merveilles athéniennes puis la nuit. Cinq siècles de splendeurs italo-françaises puis brouillard et brouillage hyper-techniques...

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