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vendredi, 28 août 2015

Où la Grande Muraille de Chine se jette dans la mer

où la Muraille de Chine prend fin.jpg

21:39 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : muraille de chine

lundi, 24 août 2015

sans le vrai deux, il n’y a pas de vrai trois

2880898504.jpg" Je crois que la Chine peut amener quelque chose à l’Occident avec son intuition ternaire. L’Occident a privilégié la logique duelle, ce qui constitue sa grandeur. Cette séparation du sujet et de l’objet fut sa démarche originale. Cela étant, maintenant qu’on a conquis la matière et le monde entier, il est peut-être temps de valoriser la dimension ternaire. La Chine n’a peut-être pas assez privilégié le deux, qui représente le droit, le respect de l’autre, la démocratie et la liberté. Or sans le vrai deux, il n’y a pas de vrai trois."

François Cheng

13:53 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 08 août 2015

Wang Wei

Du vallon broussailleux, des rochers blancs émergent ;

Épars dans le ciel froid, quelques feuillages rouges...

Sur le sentier de la montagne, il n'a pas plu ;

Mais l'azur de l'espace inonde mes habits.

Wang WeiTang_Yin_003-1024x659.jpg

21:13 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wang wei

La joie des poissons

572315228.jpgTchouang-tseu et Houei-tseu se promenaient sur un pont de la rivière Hao. Tchouang-tseu dit : " Voyez comme les vairons se promènent tout à leur aise ! C'est là la joie des poissons.
— Vous n'êtes pas un poisson, dit Houei-tseu. Comment savez-vous ce qui est la joie des poissons ?
— Vous n'êtes pas moi, répondit Tchouang-tseu. Comment savez-vous que je ne sais pas ce qui est la joie des poissons ?
— Je ne suis pas vous, dit Houei-tseu, et assurément je ne sais pas ce que vous savez ou non. Mais comme assurément vous n'êtes pas un poisson, il est bien évident que vous ne savez pas ce qui est la joie des poissons.
— Revenons, dit Tchouang-tseu, à notre première question. Vous m'avez demandé : comment savez-vous ce qui est la joie des poissons ? Vous avez donc admis que je le savais, puisque vous m'avez demandé comment. Comment le sais-je ? Par voie d'observation directe sur le pont de la rivière Hao ".

Tchouang-tseu (Traduit du chinois par Liou Kia-hway)

05:02 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 19 juillet 2015

Traces

1129657706.jpg« Le monde et moi-même nous nous rencontrons en esprit, et les traces se transforment. »

Shi Tao (Shih T'ao) 1640-1718?

Peinture de Jacki Maréchal

13:15 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal

samedi, 06 juin 2015

Je peux suivre tous les élans de mon cœur

mqdefault.jpg« À quinze ans, je m’appliquais à l’étude. À trente ans, mon opinion était faite. À quarante ans, j’ai surmonté mes incertitudes. À cinquante ans, j’ai découvert la volonté du ciel. À soixante ans, nul propos ne pouvait plus me troubler. Maintenant, à soixante-dix ans, je peux suivre tous les élans de mon cœur sans jamais sortir du droit chemin. » : Les Entretiens de Confucius (Lunyu), traduit par Pierre Ryckmans.

17:19 Publié dans Chine, illuminations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : confucius

lundi, 01 juin 2015

L'homme du Tao

Xu_Wei_1.jpg"L'homme du Tao est vacuité, équanimité, limpidité, souplesse, simplicité. La vacuité est sa demeure, l'équanimité sa nature, la limpidité son miroir, la souplesse son agir, le retour sa constante. Chez lui, la souplesse est dure, la faiblesse forte, la simplicité pilier.»

Écrits de Maître Wen

Xu Wei, le joueur de cerf-volant (détail)

La joie du ciel

zhuangzi« Celui qui connaît la joie du ciel, sa vie est l’action du ciel, sa mort n’est qu’une métamorphose, son repos s’identifie à l’obscurité, son mouvement à la lumière, il ne connaît ni la colère du ciel, ni la critique des hommes, ni l’entrave des choses, ni le reproche des morts. »

Zhuangzi

Paysage. Portion de rouleau de Tchao Mong-fou de la dynastie des Yuan copiée d'une peinture de Wang Wei. Bristish Museum.

01:48 Publié dans Chine, illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zhuangzi

vendredi, 08 mai 2015

Non agir

Wu_Zhen._Fisherman._ca.1350._Metropolitan_Museum_N-Y.jpg« Ne pas agir ne signifie en aucun cas ne rien faire mais plutôt ne rien saisir. (…) Ce que désigne wu-wei a donc bien plus à voir avec la non-saisie que le non-agir. Et la voie que découvre Zhuangzi, à mesure que se développe son œuvre, consister précisément à montrer comment se desserre notre désir de mainmise sur l’immaîtrisable et comment une vie renouvelée se déploie hors de cette crispation de fond. »

Alexis Lavis, Le Monde des religions N° 63

Shanshui : Un pêcheurWu Zhen ca.1350

mercredi, 18 mars 2015

Dico de bord (extrait 23)

dico de bord, Yi Jing‪#‎Dicodebord‬ extrait 23
Yi jing
C’est le plus ancien texte philosophique de la Chine (1 000 ans avant J-.C.), et le socle sur lequel toute la pensée chinoise va s’élaborer. C’est aussi un guide de vie, un livre pratique, comme il n’en est pas de pareil ; chaque fois qu’on est confronté à une difficulté, autrement dit tout le temps ou presque, il propose des solutions, des pistes. Les recommandations données ne sont jamais fermées, et quoi qu’il en soit, pleines de sagesse et raison. On pourrait multiplier les exemples ; voici l’hexagramme 23 : Po (l’éclatement) : « L’homme qui s’adapte a le temps pour lui (…) Concentrez-vous sur la valeur symbolique des choses et leur pouvoir de vous relier aux forces célestes. » Ou l’hexagramme 56 : Liu (le voyageur) : « Dans le monde des apparences, ce qui est souple et flexible est ce qui parvient le mieux au cœur des choses. » ou 32 : Hong (la durée) : « C’est le cycle des quatre saisons, les changements qu’elles opèrent qui rendent possibles l’accompagnement de toutes choses dans la durée. » Ou encore 24 : Fou (le retour) : Ce qui est solide et fort est réversible. » Ou le 44 : Keou (la rencontre) : « L’instant de la rencontre, son intensité sont en correspondance avec la manière dont nous sommes reliés aux principes premiers. » Le principe d’harmonie chinois trouve ici sa plus simple et forte justification. Pour savoir si je suis en harmonie avec le monde au moment où je pose la question, en jetant les pièces, le monde donne la réponse, ou tout au moins une possibilité de réflexion et d’action. Borges a écrit : « Confucius déclara à ses disciples que si le destin lui avait accordé cent années supplémentaires de vie, il en aurait occupé la moitié à l’étude du Yi-jing, et l’autre moitié à celle de ses commentaires ». (Stephen Karcher, Yi jing, Rivages poche).
(Raymond Alcovère : ce livre de bord, construit sous la forme d’un abécédaire, fait le tour de tout ce qui me tient à cœur, m’a construit : noms communs, mais aussi lieux, femmes et hommes célèbres, écrivains, peintres, musiciens. Les « définitions », nourries de nombreuses citations, ont des dimensions très variables : entre une ligne et trois pages)

vendredi, 23 janvier 2015

Face à la lune

face-moon.jpgUn flacon de vin au milieu de fleurs.
Je bois seul et sans compagnon.
Je lève ma coupe. Lune, à ta santé ;
Moi la lune, mon ombre : nous voilà trois.
La lune, hélas, ne boit pas.
Mon ombre ne sait qu’être là.
Amis d’un moment, la lune et mon ombre.
Le printemps nous dit d’être vite heureux.
Je chante et la lune flâne.
Je danse, et mon ombre veille.
Avant d’être ivres nous jouons ensemble.
L’ivresse venue, nous nous séparons.
Puisse longtemps durer notre amitié calme.
Rendez-vous un jour dans la Voie Lactée.

Li Po

18:43 Publié dans Chine, Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 19 janvier 2015

La joie des poissons

chu-ta-228x300.jpgTchouang-tseu et Houei-tseu se promenaient sur un pont de la rivière Hao. Tchouang-tseu dit : " Voyez comme les vairons se promènent tout à leur aise ! C'est là la joie des poissons.
— Vous n'êtes pas un poisson, dit Houei-tseu. Comment savez-vous ce qui est la joie des poissons ?
— Vous n'êtes pas moi, répondit Tchouang-tseu. Comment savez-vous que je ne sais pas ce qui est la joie des poissons ?
— Je ne suis pas vous, dit Houei-tseu, et assurément je ne sais pas ce que vous savez ou non. Mais comme assurément vous n'êtes pas un poisson, il est bien évident que vous ne savez pas ce qui est la joie des poissons.
— Revenons, dit Tchouang-tseu, à notre première question. Vous m'avez demandé : comment savez-vous ce qui est la joie des poissons ? Vous avez donc admis que je le savais, puisque vous m'avez demandé comment. Comment le sais-je ? Par voie d'observation directe sur le pont de la rivière Hao ".

Tchouang-tseu

20:52 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poisson

dimanche, 18 janvier 2015

Vers la Chine

1276f84f557b4bf76c775eee3b6b1406.jpg« Le monde et moi-même nous nous rencontrons en esprit, et les traces se transforment. »

Shi Tao (Shih T'ao) 1640-1718?

12:27 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 16 décembre 2014

Le proche

 

pommes.jpg« Celui qui désire voir les choses extraordinaires doit observer les choses que les autres ne daignent même pas regarder. Celui qui désire atteindre l’inaccessible doit pratiquer ce que les autres négligent. Que celui qui s’exerce dans la contemplation regarde d’abord un char à foin. Que celui qui s’exerce à écouter soit attentif d’abord au son des cloches. Ce qui est facile à réaliser intérieurement n’est pas difficile à réaliser au dehors. »

Lie-Tseu ; Le vrai classique du vide parfait 

mercredi, 10 décembre 2014

Pour peu que les viscères se placent sous la dépendance du cœur

"Pour peu que les viscères se placent sous la dépendance du cœur et lui restent soumis, la résolution triomphe, la conduite sera ferme, l'entendement florissant, les humeurs concertées, en sorte que l'on voit tout, entend tout et réussit en tout. Le souci ne trouvera nulle part à s'introduire ni les miasmes par où attaquer."

Ecrits de Maître Wen, ou Livre de la pénétration du mystère.

21:07 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 06 décembre 2014

Tenir le monde entre mes doigts de silence

peinture_song_yong_shan1201.jpgTerre de collines.

 

Ocre et rouge.

 

Achevalé sur ma monture, je parcours les steppes.

 

Les ombres jouent avec les replis de la terre, le gris de la roche avec le bleu des montagnes.

 

Alpha et oméga du monde, rien ne semble avoir été posé ici par hasard.

 

Ni les vallées, ni les lacs, ni les temples.

 

Vallées fumeuses de brume, étagées de rizières.

 

Pays cosmique.

 

Vérité inscrite dans les pierres.

 

Élan de la pensée.

 

Le tumulte s’est arrêté.

 

Le dénuement de la pierre, de la terre ici, me plaît, j’aime ce désordre lent des vallées, l’air de solitude qui flotte sur les collines.

 

Reflets velours, incarnat du couchant, montagnes au loin, calquées en lignes bleues.

 

Grand remuement de vagues, statufiées.

 

Oiseaux blancs qui couvent la terre spongieuse, virevoltant.

 

D’autres lignes, d’autres montagnes donnent de l’épaisseur au ciel safran, une profondeur de champ.

 

Les grandes étendues désertiques de la Chine du Nord sont le lit de mes rêves.

 

Une harmonie bienveillante s’est posée ici.

 

Je peux rester des  heures entières seul au milieu des plaines, à fouir du regard les détours de l’horizon.

 

Blondeur des collines.

 

Pureté froide, odeurs de sapins.

 

Grandes étendues dorées du pays des glaces.

 

Vagues de givre giflant la peau tendue de froid.

 

Lucidité coupante de l’air.

 

Voici un temple taoïste,  juché sur une colline.

 

Encorbellements de la pierre.

 

Les rizières au loin dessinent leurs courbes lentes.

 

Après-midi tiède et vert.

 

Seuls les temples, juchés sur des collines, tracent le passage de l’homme.

 

Le désir d’immobilité et de silence innervé dans cette terre est proche de l’hallucination.

 

Mon existence tout d’un coup me semble artificielle.

 

L’action que je mène bien vaine.

 

Découverte de l’espace.

 

Le temps est une pluie de guirlandes sur la mer.

 

 

Pourquoi être si près du monde et si loin des siens ?

 

Rien ne peut me retenir à la terre.

 

Devant cette solitude étoilée, mes pensées vont vers vous, si loin, et que j’aime.

 

Puissé-je traverser ces océans et tenir à nouveau le monde entre mes doigts de silence.

 

 

 

Extrait de : L'aube a un goût de cerise, Raymond Alcovère, N&B éditions, 2010

Peinture chinoise

peinture_chinoise.jpg"Ainsi pour un chinois, « la relation entre un paysage peint et le paysage extérieur n’est pas une relation d’imitation ou de représentation ; la peinture n’est pas un symbole du monde, c’est le lieu de sa présence réelle. (…) L’objet de la peinture n’est pas de décrire les apparences du réel, mais d’en manifester la vérité »
Simon Leys

lundi, 13 octobre 2014

Yi King

Yi king"Confucius déclara à ses disciples que si le destin lui avait accordé cent années supplémentaires de vie, il en aurait occupé la moitié à l'étude du Yi King, et l'autre moitié à celle de ses commentaires."

Borges

15:51 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yi king

mardi, 08 avril 2014

Nourrir sa vie, à l'écart du bonheur

41E8A6PFPWL._SY445_.jpgVoilà un livre nourricier, éveilleur. François Jullien, dans ses livres, interroge la pensée chinoise en regard de la pensée grecque ; dans ce livre-ci, il s'intéresse plus particulièrement à Zhuangzi (ou Tchouang-Tseu), au souffle vital : comment nourrir sa vie, à travers la voie chinoise...

dimanche, 12 janvier 2014

Paysage d’hiver - Wang Hui (1632-1717)

Paysage d’hiver - Wang Hui (1632-1717).jpg

14:57 Publié dans Chine, Peinture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : wang hui