lundi, 18 mai 2026
Un vrai roman !
On connaissait Jacki Maréchal surtout pour sa peinture et sa capacité d’évoluer, de se réinventer, en abordant des langages, des genres différents : expressionnisme, abstraction et plus récemment la figuration avec un hymne magnifique à la nature.
Côté écriture, il avait jusque là privilégié la forme brève, et voilà qu’il nous livre aujourd’hui un roman, un vrai, bien construit, avec une histoire, des personnages riches et subtilement dessinés, de l’émotion, de la poésie mais aussi l’Histoire avec une grande hache. Le roman se passe autour de la première guerre mondiale et, plus original, il se concentre sur l’histoire de l’anarchisme et nous le montre sous un jour éloigné des sentiers battus. Ainsi s’exprime Baptiste, devant le Procureur : « Aucune société ne pourrait exister sans règles, il s’agirait pour moi simplement de concevoir des règles qui soient consenties, sans nécessité de domination. De plus, mes mots ne portent jamais sur l’égalité matérielle, mais l’égalité de dignité. Je souhaiterais seulement que soit favorisée et respectée la créativité de chaque individu, les inégalités ne se présenteront plus alors comme des frustrations, elles ne seront que des différences, ces différences, bien utilisées, favoriseront le progrès industriel et économique, autant que social. »
Et puis, ceux qui connaissent Jacki savent que son autre grande passion c’est la musique. Pas étonnant donc qu’on la retrouve ici comme fil d’Ariane de l’intrigue. Mais une musique pas comme les autres (on ne pouvait pas s’attendre à autre chose avec Jacki !) qui a voir avec quelque mystérieux arcane…
Alors, plongez dans ce roman, vous irez de surprise en émerveillements…
Pour une mise en bouche, en voici l’incipit :
Debout, lèvres entrouvertes, cheveux épais, longs, rabattus en une mèche de côté, jambes légèrement écartées au centre d’un champ d’herbes hautes, tête renversée là où se mélangent les cimes des grands frênes, je laisse mes doigts courir au‑dessus des claviers de l’accordéon, sans en enfoncer les touches. Un oiseau raye le ciel. Dans son sillage monte la terre, le crépuscule. C’est la nuit. Une silhouette d’homme, des doigts minces sur le clavier d’un instrument, séparés du reste du corps, se confond aux fûts des arbres. Cette présence me laisse seul au monde, en apnée, tant son immobilité parait enracinée dans le noir. Cette nuit, je l’entends parler d’un souffle, comme si ma filiation avec cet être n’avait jamais été aussi palpable.
Jacki Maréchal. Cinq notes secrètes, roman. 2026. 230 p., 15 €.
Contact : jackimarechal@yahoo.fr
16:57 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal
dimanche, 10 mai 2026
Cinq notes secrètes
Monsieur le président, je ne suis pas un terroriste. Je ne cache pas ma passion, mon espoir d’une société différente, mais ma démarche est pacifique, purement politique, absolument pas terroriste ». Le président acquiesce puis le procureur, front haut et cheveux gris plaqués, interroge maintenant Baptiste :Extrait de "Cinq notes secrètes", roman de Jacki Maréchal, 230 p. 15 €, vient de sortir.
10:49 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal
samedi, 10 janvier 2026
Une lecture de Jacki Maréchal
RAYMOND ALCOVÈRE ET LAURENCE FAUCHART signent un livre d’artiste de belle qualité en grand format à l’italienne. RAYMOND ALCOVÈRE nous livre neuf nouvelles où onirisme et réalité se côtoient dans une abstraction lumineuse autant intrigante que pénétrante. Nous découvrons, entre autres, des fenêtres donnant sur l'existence d'artistes historiques où de subtiles citations complètent leur réalité, le récit amenant lui, à pénétrer leurs vies par la porte des rêves... Le résultat est subtil, envoutant, éclairé, et bien sûr empreint d’une vaste culture. Les œuvres de LAURENCE FAUCHART y dialoguent dans une vibration créative très personnelle, à la fois libre, exigeante, proche de l’esprit du texte mais toujours d’une judicieuse éloquence onirique. Une maîtrise subtile de son art libère son monde créatif, aérien et toujours d’une qualité impondérable, comme se doit de l’être la mémorable peinture. J’y ai trouvé pour certaines des ambiances la qualité d’un Hopper. Un beau cahier d’artistes à l’impression et conception graphique irréprochable, à découvrir. Contact : raymond.alcovere@gmail.comJacki Maréchal, peintre et écrivain
21:35 Publié dans Le monde n'est pas si réel | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal, le monde n'est pas si réel
lundi, 09 juin 2025
La montagne des fleurs
Jacki Maréchal expose en 6 lieux à Oyonnax du 13 juin au 31 juillet. Il m'a proposé ainsi qu'à Christian Cottet-Emard d'écrire un texte qui figure dans sa plaquette de présentation ; le voici :
09:21 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal
mercredi, 15 janvier 2025
Une lecture de Jacki Maréchal
Entre « Nouvelles orientales » de Yourcenar et « Le voyage de Niels Holgersson » de Lagerlöf, cette nouvelle de Raymond Alcovère m'a entrainé dans un voyage plein de rebondissements me tenant en haleine d’un bout à l’autre. L’histoire débute chez le peuple Guayaquil qui vit une existence heureuse sur un territoire fertile protégé par l’enclave d’un marais infranchissable. Parmi eux un jeune garçon s’avère de ces humains à la soif de découvrir insatiable. L’envie de franchir le grand marais lui occupe l’esprit sans répit. On le sait, tous les sangs d’explorateurs battent une même incontrôlable passion plus forte que toutes peurs de l’inconnu : il veut voir, il veut connaitre ce que cache l’horizon. Même s’il est averti du risque de se trouver condamné par les sages de son peuple qui craignent une prophétie, il réussit à concevoir en cachette une aile qui lui permettra de voler et d’affronter de terribles épreuves lors d’un voyage digne d’un roman de Jules Verne.15:28 Publié dans La découverte de Xénon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal, la découverte de xénon
mardi, 18 juin 2024
Le Saut dans le vide, article de Jacki Maréchal
Voici un livre d’artiste à fréquenter sans hésitation, texte de Raymond Alcovère, auteur de plusieurs romans, et peintures de Claude-Henri Bartoli : un duo magique en osmose parfaite. L’ouvrage nous entraîne au large d’un océan, autour d’une terre de feu, lente à la transformation intérieure mais exhortant à une escalade nocturne qui envahit corps et esprit pour donner ses fruits lentement, sans décliner. On parle ici d’un volcan autant que d’un creuset d’alchimiste. Le lecteur grandit de page en page en compagnie du philosophe, de l’alchimiste ou du philosophe-alchimiste, tous trois conteurs à leur manière, rivés à la fois au sol, au ciel, et aux besoins sempiternels du voyage initiatique vers l’absolu. Une histoire qui pourrait rappeler l’hallucination d’un sorcier chaman, son désir de se faire visionnaire dans une sorte de chaos lisible comme un point d’appui soulevant le monde. Ces écrits envoûtants ne sont rien de moins que la conscience de notre descente en nous-même, par l’amour dionysiaque, par notre moi de nouveau-né et par d’autres bourrasques de vent où chevaucher le soleil. Toutes choses transportant nos sens, loin du poids de l’ancien monde jusqu’à la vivante et vivifiante racine où l’on n’actionne plus la parole. La lecture bouscule nos besoins de protections, nos désirs de figer un flux et de rester à l’entrée d’un temple symbolique, alors que l’on pourrait y faire fructifier nos possibles : « Qui boit tous les jours à la Source d’Or vivra au moins mille années. ». Plus vous lisez et admirez ce beau livre d'artiste, plus vous vous pénétrez, lisez-le tous les jours !10:39 Publié dans Le saut dans le vide | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal, le saut dans le vide
dimanche, 28 janvier 2018
L'économie du voyage, de Jacki Maréchal
L'écriture de Jacki Maréchal se porte bien. Si ses talents de peintre ne sont plus à démontrer, il creuse un sillon intéressant à présent par l'écriture. Après "Ceci est un nuage", où d'emblée il apportait à l'art du haïku une fraîcheur et un contenu inattendus, on le retrouve ici parfaitement à l'aise dans l'art de la nouvelle. Dans ce texte très contemporain finalement par son approche onirique et en même temps très politique, il joue à nous perdre, nous amuser, nous faire rêver autour d'un personnage à la Hölderlin, apparemment décalé mais finalement central et étonnamment vivant.
L'économie du voyage, carnet d'artiste, Format : 10 x 15, 16 pages
09:01 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jacki maréchal
dimanche, 19 juillet 2015
Traces
« Le monde et moi-même nous nous rencontrons en esprit, et les traces se transforment. »
Shi Tao (Shih T'ao) 1640-1718?
Peinture de Jacki Maréchal
13:15 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacki maréchal


















