jeudi, 21 septembre 2006

Toréadors

21, 22 et 23 septembre à 19 heures

« TORÉADORS »
de Jean-Marie Piemme

avec Gregory Nardella et Béla Czuppon

D'un côté, Momo, l'émigré du Sud intégré dans la gérance d¹un petit salon­lavoir ; de l'autre Ferdinand, fils de la blanche Russie, cadre désintégré et sans domicile fixe

Un texte d'une ironie grinçante et jubilatoire sur la compétition dans notre monde libéral.

Entrée : 5 euros

La Baignoire, 7 rue Brueys 34000 Montpellier
tel 06 14 47 06 99

jeudi, 14 septembre 2006

La Baignoire, ça repart !

medium_19.jpg21, 22 et 23 septembre à 19 heures

« TORÉADORS »
de Jean-Marie Piemme

avec Gregory Nardella et Béla Czuppon

D¹un côté, Momo, l¹émigré du Sud intégré dans la gérance d¹un petit salon­lavoir ; de l¹autre Ferdinand, fils de la blanche Russie, cadre désintégré et sans domicile fixeŠ

Un texte d¹une ironie grinçante et jubilatoire sur la compétition dans notre monde libéral.

Entrée : 5 euros


29, 30 septembre  et 1er octobre de 15HOO à 20H00

Karen Thomas,
artiste peintre, exposition dans le cadre de « Montpellier Quartiers Libres ». Textes de Magali Wiener.

Entrée Libre

Le programme de la première partie de la saison sera disponible sur place dès la première manifestation.


Nous vous attendons nombreux pour partager avec vous des moments de découverte et d'échange durant cette nouvelle saison !

Parlez-en!

Merci

À bientôt

Béla Czuppon


La Baignoire, 7 rue Brueys 34000 Montpellier
tel 06 14 47 06 99

Photo : Nina Houzel

samedi, 02 septembre 2006

D'étonnants points de rencontre avec la jeunesse actuelle

"En 1833, Musset écrit Les Caprices de Marianne. Il a vingt-trois ans. La génération de 1830 a d'étonnants points de rencontre avec la jeunesse actuelle : "assise sur un monde en ruine", elle assiste à l'enterrement des idéaux révolutionnaires, au triomphe du matérialisme, à la corruption de la classe politique, aux reniements de ceux qui portaient haut le drapeau d'une vie nouvelle et qui s'embourgeoisent alors dans les lambris du pouvoir ; horrifiée elle se voit frappée par des épidémies mortelles, et pleine de dégoûts du monde et d'elle-même, elle est tentée par le suicide. Violemment, le romantisme va exprimer ces ravages de l'âme : est-il encore possible d'aimer dans ce monde usé ? Que faire de nos forces ? Dans le plus grand mépris des conventions de l'écriture théâtrale, le jeune Musset, libre, écrit le jeu de l'amour et de la mort. Ce sont les Caprices de Marianne."

Jean-Louis Benoit, metteur en scène

Bientôt au théâtre des 13 Vents

08:30 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : théâtre, Musset

samedi, 29 avril 2006

Pâques de August Strindberg

 -  C'est vrai, les journées rallongent et les ombres diminuent
-   Nous allons vers la lumière. Elis, crois-moi


Dans une mise en scène de Béla Czuppon et une nouvelle traduction de Terje Sinding
Avec Cyril Amiot, Gérard Bayle, Hélène de Bissy, Marc Pastor, Alice Régnault, Anne-Eve Seignalet
Au théâtre Jacques Coeur de Lattes, avenue Léonard de Vinci, Port Ariane
Du 11 au 13 mai, jeudi à 19 H, vendredi et samedi à 20 H 30
Réservations : 04 99 52 95 00
Tarifs : 14, 9 et 6 €

15:31 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (2)

samedi, 11 mars 2006

Un théâtre ferme

Cette semaine, face à l'impossibilité d'assumer financièrement la fin de sa saison, le Théâtre Jacques Coeur de Lattes a pris la décision d'annuler les représentations de tous les spectacles programmés du mois de mars au mois de juin.
Ainsi, du jour au lendemain, le travail de plusieurs équipes artistiques peut être annulé et des dizaines d’artistes et de techniciens peuvent voir leurs salaires disparaître brutalement.

 

Aujourd’hui manifestement la bataille contre le protocole de 2003 ne suffit pas. Nous avons aussi à nous battre contre la suppression agressive du travail au sein même des lieux qui nous accueillent.

 

Le gâchis peut être estimé ainsi:

 

Pour les 7 compagnies programmées de mars à juin: 17 représentations de 7 spectacles sont annulées.
Signalons parmi ces compagnies, les trois compagnies régionales : Compagnie In situ, Les Apostrophés et Les Perles de verre qui devait être en résidence de création au théâtre.
Estimation de la perte financière pour les compagnies : 50000 euros environ.
Perte pour les artistes et les techniciens des spectacles : 500 journées de travail.

 

Pour le Théâtre Jacques Cœur, l’ensemble des emplois permanents ou intermittents est appelé à disparaître dans l’immédiat ou dans les mois à venir.

 

L'arrêt brutal des activités du Théâtre Jacques Cœur en cours de saison, un an après le Chai du Terral à Saint Jean de Védas, fait craindre une conséquence plus grave encore pour la vie du spectacle vivant en région : la fermeture définitive du lieu.

 

Comment en est-on arrivé là?

 

À la création du Théâtre de Lattes, le Conseil Régional contribuait seul à son fonctionnement avec la mairie de Lattes comme soutien logistique. À l’arrivée de la nouvelle majorité, face à cette situation jugée déséquilibrée, le Conseil Régional annonçait une baisse progressive de sa participation pour les années futures. Il a décidé en février 2006 de ramener de 259000 € à 100000 € sa subvention au Théâtre Jacques Coeur. Ni la commune de Lattes, ni l'agglomération montpelliéraine, ni le Conseil Général de l'Hérault, ni l'Etat ne venant combler cette perte de financement, nous devons en conclure qu'il s'agit, de manière concertée ou non, d'une démission avouée de l'ensemble des pouvoirs publics et de la condamnation délibérée de ce théâtre.

 

Les compagnies, les artistes et techniciens de l’ensemble du Languedoc-Roussillon (théâtre, danse, musique, cirque, arts de la rue...) n'acceptent plus que les outils de travail soient détruits les uns après les autres, par la volonté ou l’inertie des pouvoirs publics.

 

Rappelons en effet, pour mémoire, la longue énumération des lieux, grands ou petits, institutionnels ou indépendants, qui, depuis quelques années, ont dû fermer leurs portes ou réduire de façon drastique leur projet artistique :

 

-          structures condamnées par décision politique ;
-          ou bien construites par des financements publics et désormais inutilisées par refus d' accorder des budgets de fonctionnement ;
-          ou encore structures indépendantes ayant jeté l'éponge face au refus des collectivités territoriales de leur apporter le soutien nécessaire ;
-          lieux survivants dans une précarité absolue.

 

Dans les P.O. :

 

Toulouges,
Peyrestortes,
Rivesaltes
Prades et la saison Cerdane

 

D’une manière générale, la diffusion dans les Pyrénées Orientales est réduite à portion congrue voire en voie d’extinction par la réduction des moyens alloués aux associations et aux lieux.

 

Aude :

 

Ferrals les Corbières,
Castelnaudary,
Douzens

 

Ici aussi la précarité semble la règle.

 

Hérault :

 

Le Chai du Terral  à Saint-Jean de Védas (fermé depuis un an et sans projet à ce jour sinon une salle d’appoint pour les festivals montpelliérains),
La Cigalière à Sérignan (arrêt du projet artistique du directeur entraînant le désengagement des tutelles, la suppression du label de scène conventionnée et là aussi des annulations de spectacles en cours de saison),
Lodève : Les Voix de la Méditerranée (festival de poésie, implanté au cœur de la région et d’une renommée internationale, menacé depuis deux ans, auquel participaient chaque année des compagnies de théâtre et de danse),
La Vista, à Montpellier (projet en déshérence comme lieu de résidence de création et de diffusion pour les compagnies indépendantes).

 

D’autres lieux atypiques montpelliérains, animés par des compagnies ont récemment disparu ou risquent de disparaître bientôt.

 

L’Hôtel de Lunas (lieu de la compagnie Labyrinthes avec résidence permanente d'écrivains ayant dû cesser ses activités début 2005 par l'arrêt du soutien du Centre des Monuments Nationaux),
La Coopérative (lieu de la compagnie Myrtilles avec résidence permanente d'artistes ayant jeté l'éponge en 2005 par défaut de subventionnement),
Changement de Propriétaire (lieu pluridisciplinaire regroupant quatre compagnies de danse et de théâtre ayant dû fermer ses portes après un an d’existence),
Les Arceaux (fermeture du lieu en tant que théâtre en juin 2006 décidée par le CROUS, propriétaire du lieu).

 

Gard :

 

Nîmes : Le Quaternaire (annonce en février 2006 par le Conseil Général du Gard d’une possible fermeture ou « mise en gérance » du lieu)

 

Lozère :

 

Nous sommes inquiets pour La Genette Verte passée trop souvent à deux doigts de la trappe.

 

Rappelons que les Itinéraires du théâtre et du cirque en Languedoc-Roussillon (une soixantaine de représentations par saison dans 35 villes ou villages de la région) et celui de la danse se sont arrêtés brutalement en 2004 sur décision du Conseil Régional.

 

D’autres lieux d’initiative privée tentent de survivre, souvent après avoir été aidé  par les pouvoirs publics lors de leur aménagement. Après avoir tenté une programmation professionnelle avec l’aide d’associations relais ou les itinéraires, ils n’ont plus d’autre choix que de se tourner vers une programmation en grande partie de spectacles amateurs (la Fabrica à Ille sur Têt, leThéâtre de pierres à Fouzilhon, la cie Hermine de rien à Saint Flour de Mercoire, …).

 

Dans ce paysage, nous nous réjouissons cependant de la construction de nouveaux équipements à Mireval, La Grand Combe, Ganges, Bédarieux... Sommes-nous pour autant assurés qu’ils trouveront les moyens suffisants à leur fonctionnement ?

 

Il nous faut constater, avec beaucoup de dépit, que l'ensemble des pouvoirs publics abandonnent l’idée même d'un service public de la culture en matière de spectacle vivant ; que nos édiles de tous bords tendent de plus en plus à considérer celui-ci comme un divertissement ; et que dans notre région à forte  vocation touristique ils privilégient définitivement l'événement culturel et festif (festival, manifestation de prestige...),la construction d'équipements au détriment de l'édification réfléchie d'une politique culturelle.

 

Les théâtres ferment. Les emplois disparaissent et les compagnies de théâtre, danse, cirque et musique trouvent de moins en moins d’espaces pour travailler.

 

Dans un autre domaine, on parlerait normalement de casse industrielle. Dans le nôtre, et devant l'étendue du désastre, nous devons parler de casse culturelle. Les conséquences sont exactement les mêmes : disparition des outils de travail, pertes des emplois, accroissement du chômage et de la précarité.

 

Aucune raison ne peut justifier la fermeture expéditive d’un outil de travail.

 

Nous ne demandons pas de nouvelles assises, de nouveaux états généraux, d’énièmes études sur notre situation.

 

Nous exigeons simplement et fermement le maintien de tous les spectacles de cette saison par la réouverture immédiate du théâtre de Lattes avec les moyens financiers nécessaires à la réalisation de son projet artistique.
 
Dans le même temps, nous demandons la tenue immédiate d’une réunion de toutes les collectivités territoriales et de l’état pour réanimer le Théâtre Jacques Cœur de Lattes.

 

Nous appelons tous les professionnels du spectacle vivant de la région, les compagnies, les lieux indépendants ou institutionnels, les syndicats, les associations de spectateurs, à se mobiliser fortement pour empêcher cette entreprise de liquidation de la culture.

 

Nous nous adressons enfin au public dans son ensemble, pour qu’il nous soutienne dans notre combat qui est aussi le sien.

 

Un théâtre qui disparaît, c’est encore moins de pensée dans la cité.
Le recul de la pensée a toujours auguré du pire.

21:07 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (3)

vendredi, 10 mars 2006

L'homme à la guitare

Du 15 au 18 mars à 19 heures

L'homme à la guitare, de Jon Fosse,

traduction de Terje Sinding

Lecture-spectacle.

Avec Marc Pastor, mise en espace : Béla Czuppon
Vous le connaissez.
Vous l’avez déjà croisé dans la rue,
mais l’avez vous vu ?
Il sera là devant vous.
Avec sa guitare.
Il a une histoire dont vous ne connaîtrez que des bribes.
Il va disparaître.

La langue de Jon Fosse, auteur norvégien contemporain, ouvre dans le quotidien des espaces poétiques.
 
Entrée : 5 €

La Baignoire, 7 rue Brueys, 34000 Montpellier
06 14 47 06 99

02:36 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 22 décembre 2005

Les soliloques du pauvre de Jehan Rictus

Les déambulations désabusées d’un clochard dans le Paris et le langage populaires de 1895

Dans une nouvelle mise en scène de F. GELBSEIDEN

Avec Sandy TOURNIER et Jean GELBSEIDEN

L’INDÉPENDANT le 16 juin 2005

Eurocultures en Corbières : une soirée peu ordinaire ou quand le théâtre se fait cri de détresse, expression politique. Nous n'étions ni au Chat noir, ni au cabaret des Quatz'arts ce samedi soir 11 juin, mais bien dans la cave de la Maison mésange à Durban avec la Compagnie des nuits partagées de Montpellier. Pourtant, il a fallu se pincer fort en fin de spectacle pour retrouver ses sens, tant l'interprétation que Jean Gelbseiden nous a donnée des Soliloques du pauvre a su faire chanter la misère du monde.
Tout était simple, dépouillé, évidemment adapté à cette dramaturgie. Côté ambiance, il a suffi d'un mur de pierres sèches, léché des lumières d'une lanterne vacillante, de l'ordonnance en gradins de la salle pour donner au silence pétrifié des spectateurs une vue comme dominante sur les soubresauts d'une réalité sociale : aucune autre solution exprimable que le cri de révolte.
Et pour pousser ce cri, en moduler toute la gamme des possibles, un comédien qui vit (ou revit) plus qu'il ne joue, une de ces "bêtes de scène" chez qui la maîtrise du texte paraît d'autant plus naturelle qu'elle vient des entrailles de sa personne. L'argot des faubourgs, les rimes souvent "riches" qui ne font que pimenter la détresse et rappeler la vraie poésie du monde, ne changent rien à l'affaire : par le jeu du comédien, ce qui aurait pu, de nos jours, paraître quelque peu factice, se fait arme morale d'une lutte pour la dignité, comme si Jean Gelbseiden prouvait paradoxalement sur scène que la vie n'est décidément pas un théâtre.
En cette année 2005, où la reprise de cette pièce étonnement fraîche de Jehan Rictus vient d'enchanter le Théâtre Molière à la Maison de la poésie à Paris, a donné lieu à une "récupération" par un intermittent du spectacle y trouvant matière allégorique à sa situation professionnelle et nourrit encore actuellement un "blog", Eurocultures en Corbières a eu la chance de cette rencontre magique avec Jean Gelbseiden : une leçon de vie, superbement ressentie plus qu'illustrée. A faire connaître…..

Michel Massacret

 

AU BALOARD
21 bd Louis Blanc
34000 MONTPELLIER
tél pr réservations : 04.67.79.36.68
dimanche 8 janvier 2006
18 heures précises
Entrée 10 € et 5 € pour chômeurs et assimilés

11:45 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (6)

jeudi, 03 novembre 2005

Au coeur de l'Amérique

Un jour je viendrai

Comme une averse

Je suis une nuée d'alouettes

Qui se posent sur le toit de votre maison.

Ne soyez pas avare,

Ouvrez la fenêtre,

Car dans les hauteurs de l'aube

Je vous conterai le drame de l'exil

Puis,

Je mangerai mes ailes

Pour ne plus voler.

Le poème qui apparaît sur l'affiche est du poète irakien Salah Al Hamdani

09:35 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 26 septembre 2005

La saison 2005-2006 à la Baignoire

La saison 2005-2006 s'ouvre à "La Baignoire", compagnie "Les perles de verre" à Montpellier

A découvrir ici

09:35 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 01 août 2005

Le corps au coeur des remous d'Avignon

Au coeur des remous : le corps, ou, plus exactement, la question de ses représentations. Ce corps, le public d'Avignon, fort platonicien, ne veut pas en entendre parler. Il ne veut pas le voir, surtout lorsqu'il s'éloigne un tant soit peu des rôles que lui a écrits la belle langue française, ou des partitions chorégraphiques académiques. Il ne veut pas le considérer hors de la place qu'il lui estime dévolue : celle de l'icône, celle de producteur d'énergie et de mouvement (jamais immobile), celle de garde-fou des identités sexuelles (définies dans le pas de deux), des pouvoirs (le premier étant la règle des canons de la beauté). Figer cette image du corps des artistes, c'est le nier. Voilà ce qui, dans cette polémique dont nous n'acceptons pas les termes, constitue le vrai débat. Evacué.
L'article entier à lire ici

14:20 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)