dimanche, 19 juillet 2026
Spiritualité, pop, rock et autres résonances, de Jean Azarel
Jean Azarel explore ici de manière très personnelle et poétique 48 chansons ou morceaux pour la plupart issus de la période mythique (1965-1975) et connectés aux diverses formes de spiritualités qui ont innervé ce moment si explosif et créatif de la musique. On y retrouvera Les Doors, King Crimson, Léonard Cohen, Jimi Hendrix, Nico mais aussi Popol Vuh, Daniel Darc, Billie Holiday, Léo Ferré et Sœur Marie Keyrouz, entre autres...
Extrait : « La musique du Floyd se boit comme un jus coloré de fruits insolites, coulant dans la gorge tel un vol d’oiseaux aux ailes qui n’en finissent pas de pousser et peignent les entrailles de leurs battements erratiques. Nous sommes nés de Syd Barrett, génie de sonorités sorties d’une lampe frottée aux feuilles de marijuana, et accompagnées d’une saveur d’Orient. Nous sommes nés de plus, More, aux portes de l’aube, At the gates of dawn, en traversant à la vitesse de la lumière une succession de cerceaux cosmiques. Nous sommes nés avec l’argot de Cambridge pour désigner l’acte sexuel, Ummagumma. Nous sommes nés d’une vache placide sur la pochette d’un vinyle où notre mère a un cœur d’atome, Atom Heart Mother, tandis que le bovidé mâche inlassablement des modulations sismiques. Nous sommes nés d’un concert à Pompéi, où la terre s’est mise à tourner différemment sous l’attraction des planètes mentales exhumées de nos consciences déverrouillées. »
348 pages, 19 euros, Éditions la Rumeur libre, vient de sortir.
11:24 Publié dans Critique, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean azarel
dimanche, 14 septembre 2025
Maigret voyage
Simenon, mais si ! Quel talent quand même ! Une affaire délicate, celle-ci. Elle se passe chez les riches, les ultra-riches comme on dirait aujourd'hui. Et du coup Maigret n'est pas à son aise, ce n'est pas son milieu. Les règles ne sont pas les mêmes, il lui faut prendre des gants, arrondir les angles. Il lui faudra deux jours d'imprégnation, à l'intuition comme d'habitude : il voyage, Monte-Carlo, Lausanne, des palaces évidemment, avant de revenir au point de départ de l'affaire : l'hôtel Georges V. On a droit à sa visite hallucinante en pleine nuit, y compris de l'envers du décor, ce que les clients ne voient pas, de tout le personnel au service de... Maigret "enregistrait tous les détails, machinalement." C'est toujours comme ça qu'il trouve...
11:33 Publié dans Critique, Histoire littéraire, Les oubliés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georges simenon, maigret
mardi, 19 novembre 2024
Life, de Keith Richards
Étonnante autobiographie du fameux guitariste des Rolling Stones. Livre foisonnant, plutôt maîtrisé, avec ce qu’il faut de distance, mais aussi de sincérité. Cet homme a tout traversé, le vertige du succès, la folie qui a entouré le groupe, cette époque de bouleversements et la drogue, très présente. Son vrai moteur a toujours été la musique, son arme un solide bon sens et son garde-fou un système immunitaire très développé. La musique, donc ; en ce début des années 60, une ambition : devenir le meilleur groupe anglais de rhythm’n’blues américain, oui mais voilà, en 1963, un vent de folie se lève, la « beatlemania » crée un appel d’air considérable. Les Stones eux, avec leur approche plus rugueuse et qui veut rester proche de ses racines, seront un groupe de rock and roll et bientôt le plus grand. Les idées sont fulgurantes. Keith décrit avec gourmandise la naissance des riffs immortels de Satisfaction, Jumpin' Jack Flash et autres Honky Tonk Women. Il en est le créateur, avec les mots qui les accompagnent, Mick Jagger composant le reste des paroles, celles des couplets en général. Le travail en studio est souvent laborieux, avec les apports des autres musiciens et les innombrables prises nécessaires pour certains morceaux alors que pour d’autres la première est déjà la bonne.10:17 Publié dans Critique, Vient de sortir | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : keith richards
samedi, 23 septembre 2023
"Conseils aux jeunes littérateurs"
" Plusieurs de ceux que j’aime et que j’estime s’emportent contre les popularités actuelles, - Eugène Sue, Paul Féval, - des logogriphes en action ; mais le talent de ces gens, pour frivole qu’il soit, n’en existe pas moins, et la colère de mes amis n’existe pas, ou plutôt elle existe en moins, - car elle est du temps perdu, la chose du monde la moins précieuse. La question n’est pas de savoir si la littérature du cœur ou de la forme est supérieure à celle en vogue. Cela est trop vrai, pour moi du moins. Mais cela ne sera qu’à moitié juste, tant que vous n’aurez pas dans le genre que vous voulez installer autant de talent qu’Eugène Sue dans le sien. Allumez autant d’intérêt avec des moyens nouveaux ; possédez une force égale et supérieure dans un sens contraire ; doublez, triplez, quadruplez la dose jusqu’à une égale concentration, et vous n’aurez plus le droit de médire du bourgeois, car le bourgeois sera avec vous. "16:59 Publié dans Atelier d'écriture, Critique, Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : baudelaire
dimanche, 28 janvier 2018
L'économie du voyage, de Jacki Maréchal
L'écriture de Jacki Maréchal se porte bien. Si ses talents de peintre ne sont plus à démontrer, il creuse un sillon intéressant à présent par l'écriture. Après "Ceci est un nuage", où d'emblée il apportait à l'art du haïku une fraîcheur et un contenu inattendus, on le retrouve ici parfaitement à l'aise dans l'art de la nouvelle. Dans ce texte très contemporain finalement par son approche onirique et en même temps très politique, il joue à nous perdre, nous amuser, nous faire rêver autour d'un personnage à la Hölderlin, apparemment décalé mais finalement central et étonnamment vivant.
L'économie du voyage, carnet d'artiste, Format : 10 x 15, 16 pages
09:01 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jacki maréchal
vendredi, 29 avril 2016
Une lecture de "L'aube a un goût de cerise"
17:11 Publié dans Critique, L'Aube a un goût de cerise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : michel diaz



















A lire ici sur le blog de Michel Diaz