samedi, 01 novembre 2014

A propos de "Voltaire contre-attaque" de André Glucksmann

« Le Vieux Continent fait soudain son âge, il se plaint, il s’alarme de la déferlante des nouveaux venus, il s’inquiète de lui-même et se méfie comme de la peste d’une planétarisation des rapports humains qu’il a lui-même initiée », écrit Glucksmann, rappelant que « la mondialisation, c’est le feu de notre civilisation qui, après avoir consommé et consumé l’ensemble des autres continents, nous panique dans un retour de flamme pour le moins ironique ». 

lundi, 17 mars 2014

Un peu de lecture ?

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samedi, 01 mars 2014

Ouvrons un livre...

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vendredi, 14 décembre 2012

Waiting for Tina

tina-aumont.jpgC'est le titre du livre que Jean Azarel prépare sur cette actrice, écoutez un extrait ici : http://jeanazarel.bandcamp.com/track/waiting-for-tina-i-f...

vendredi, 01 juin 2012

Comédie du livre déprimante

Comédie du livre déprimante, pour couronner le tout, je discutais avec une amie, et deux lycéennes nous interpellent, elles cherchaient Albert Camus, c'est véridique, j'ai cru qu'elles plaisantaient, mais non, elles le cherchaient vraiment !!!

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vendredi, 16 septembre 2011

Le Secret

9782070728954.jpgPrésentation ici (via l'INA) d'un des meilleurs livres de Philippe Sollers

http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/CPC93003664/philippe-sollers-le-secret.fr.html

samedi, 09 avril 2011

Hubert le chameau, de Jean-Jacques Marimbert

Hubert couv.jpgJean-Jacques Marimbert sort un nouveau livre jeunesse, au Seuil, voir ici 

mardi, 22 juin 2010

Une médiathèque sous la boue

Cette médiathèque est encore sous la boue, vous pouvez envoyer le(s)  livre(s) au responsable des bibliothécaires jeunesse du Var (il accepte aussi les livres vieillesse qu'il rangera sur les étagères ad hoc.)
Thierry Bonnety
251 rue des Campanettes
Le parc des Campanettes A 17
83 600 Fréjus

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dimanche, 20 juin 2010

Un objet révolutionnaire

C'est en espagnol, mais on comprend très bien, à voir ici

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lundi, 10 mai 2010

Prix unique du livre

escher_street_on_a_table.jpgS'il n'avait pas été mis en plance en 1981 (loi Lang) le secteur du livre serait aujourd'hui sinistré ; les librairies indépendantes auraient disparu ainsi que les petits éditeurs. Le prix du livre avait été libéralisé fin 1978 par le ministre Monory (père spirituel de Raffarin !) ; il était temps que la loi Lang arrive, le secteur en deux ans était déjà sinistré, imaginons ce qui pourrait arriver aujourd'hui...

Marc Escher, Rue sur une table

13:34 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prix unique du livre

mardi, 17 mars 2009

Lisez des livres et vous verrez, ils vous le rendront bien !

Ma nouvelle devise, écrite ici là-haut, trouvée dans le toujours passionnant "Cabinet des curiosités, des étrangetés et des singularités de Eric Poindron"

02:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : eric poindron, livre

samedi, 07 février 2009

Profession : Voyageur du temps !

Philippe_Sollers_grand_beau_temps.jpgPhilippe Sollers, Grand beau temps, Aphorismes et pensées choisies, Le Cherche Midi, 2008, extraits :

  • Le temps ne travaille pas, c'est pourquoi il t'est favorable
  • Apprenez à manquer
  • C'est très beau des gens qui s'efforcent vers ce qu'ils sentent comme essentiel. Cela ne veut pas dire qu'ils l'atteindront, mais c'est très beau qu'ils fassent cet effort
  • Lacan a dit un jour "les sentiments sont toujours réciproques"

Lionel André, encre sur papier et photographie

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dimanche, 14 décembre 2008

Internet et le livre

A lire ici sur PileFace un entretien avec Robert Darnton sur la numérisation du livre et ses conséquences possibles

jeudi, 17 juillet 2008

Le Voyageur au-dessus de la mer de nuages

couverture.jpgLe Voyageur au-dessus de la mer de nuages de Françoise Renaud, a obtenu le Prix 2008 du Manuscrit Régional VALLEELIVRES Cévennes.

Extrait : 

Le deuxième trimestre était largement entamé quand je revis par hasard Virginia au bar de Jacquelin.

Elle paraissait changée, son visage amaigri, sa peau ternie. Dans l'instant où elle avait franchi le seuil du bar, j'avais cru qu'elle me cherchait des yeux, raison pour laquelle j'avais levé le bras pour lui faire signe. Lentement elle avait marché vers moi, alors j'avais vu combien elle était changée.

Je rentrais d'une excursion à l'île de Groix avec mes camarades de maîtrise, aussi j’entrepris de lui raconter la pointe des Chats, les litages fins et plissés des schistes étonnamment bleus. Bleus à cause du glaucophane. Oui, le glaucophane : un minéral abyssal qui donnait idée de ce qui arrivait quand l'écorce terrestre rencontrait le plancher océanique, un minéral engendré sous de très hautes pressions qui témoignait de chevauchements anciens. J'assurais que sa couleur était inimitable, proche de l'indigo des robes de désert, proche des lavandes du plein été. À la fois marin et végétal. Elle n'avait jamais entendu ce nom-là. Pour conclure elle affirma que je ne manquais pas de talent pour conter les histoires.

En vérité j'étais fou, fou d'avoir découvert les roches à glaucophane et fou de la revoir, persuadé que le premier événement avait suscité l'autre.

Souvent j’avais guetté sa silhouette au sein de la marée d'étudiants qui franchissait le seuil du restaurant, mais jamais ne l'avais aperçue. Chaque fois j’avais refoulé ma déception. Et maintenant j'avais envie de le lui avouer quand, brusquement, elle proposa de sortir dans le parc. L'air lui manquait.

La pluie était tombée une bonne partie de la matinée et les végétaux dégageaient encore des odeurs de tempête. Tout de même, on sentait que le vent du nord était en train de rentrer, que le ciel lentement s'abandonnait à ses courants indécis.

Nous nous assîmes sur un muret à proximité de la bibliothèque.

Les gouttes géantes suspendues aux branches d'arbre au-dessus de nos têtes tremblaient. Parfois chutaient dans nos cheveux.

Quel prix accorder à ces secondes où nous avions les yeux posés sur le même ciel ? Il était plombé comme après un naufrage, pourtant la clarté grandissait à mesure que le vent se précisait, nimbait nos corps et nos visages d’un halo blanc. Tout le reste de la vie aurait pu se dérouler à l'aune de cette clarté, du moins en avoir la saveur : moi assis près d'elle à frôler sa manche, le vent en train de naître, l’imperceptible frémissement du monde après la pluie.

Peut-être que c'était ça le bonheur.

mardi, 08 juillet 2008

Pour le livre

IMG_8535.jpgDes amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».

Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.

Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière. Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre.

Voir ce site ici

Peinture de Frédérique Azaïs-Ferri

mercredi, 21 mai 2008

Mai 68, Les Echos du Languedoc (sortie dans quelques jours...)

607383548.jpgMai 68, à Carcassonne, Montpellier, Oran, Paris, et bien plus loin… Un vent de révolte et de liberté agite le monde. En France, étudiants et ouvriers occupent usines et facultés. Dans la rue, ils se retrouvent pour défier un pouvoir et une société figés. Une enfant de dix ans, son grand frère en route pour l'Asie, un commerçant montpelliérain, un photographe amoureux, un militant d'extrême droite, un étudiant guinéen, une journaliste stagiaire, une jeune Oranaise, une étudiante allemande, un peintre à l'explosif, un alchimiste... Destins croisés, qui s'enlacent ou se heurtent au fil de quinze nouvelles tissées par des auteurs du Languedoc-Roussillon.


LES AUTEURS :

Quinze auteurs pour une joute littéraire sur le thème : mai 68 à partir du Languedoc, et pour laquelle chacun des auteurs a pleinement gardé sa liberté d'écriture.
 
Quinze nouvelles dont les personnages se croisent, se rencontrent, s'aiment, s'affrontent ou se fuient.
 
Et, l'alchimie des singularités opérant, les quinze œuvres individuelles se fondent en un ouvrage parfaitement imprévu qui devrait surprendre aussi bien amateurs exigeants de littérature que les passionnés interrogeant le passé. 

Anne Bourrel : La famille d’Anna.

André Gardies : La fille au drapeau.

Antoine Barral : Janvier 71.

René Escudié : Le trou.

Jacques Vénuleth : Souvenirs et espoirs d’un facho.

Florence Ludi : Sous les ombres portées, mai.

Dominique Gauthiez-Rieucau : La soixanthuitarde.

Janine Gdalia : L’amour d’un seul printemps.

Marie-Laure Dardenne : Le sablier.

Antoine Blanchemain : La mort de Justin.

Michèle Bayar : Love, not war.

Françoise Renaud : De Carcassonne à Lahore.

Raymond Alcovere : La sortie de crise.

Lilian Bathelot : Les cœurs légers.

Anne-Marie Jeanjean : Ce printemps très singulier.

mercredi, 23 janvier 2008

BHL devance "L'art de péter"

Les meilleures ventes d'essais en 2007, lire ici

samedi, 22 décembre 2007

Nocturnes 5.0

5e3997fdb3fa2fcc0862c904ad85eebc.jpg72 pages

30 photographies

80 poèmes

de Jean-Luc Aribaud

Zorba Editions, 16 rue de l'Egalité, 31 140 Saint-Alban

Prix : 15 euros

jeudi, 20 décembre 2007

Publicité pour le livre à la télévision : danger !

Une grande partie des éditeurs sont hostiles à cette mesure. Parce qu’elle creuserait les inégalités de chances entre grands et petits éditeurs, qu’elle favoriserait la politique des groupes, les seuls qui auraient vraiment les moyens d’investir dans des spots télévisés, pas seulement pour lancer des dictionnaires ou des encyclopédies, mais pour imposer des livres jeunesse, des albums de bandes dessinées et des romans grand public. Enfin parce que même les grandes maisons indépendantes seraient de temps en temps obligées de suivre sur ce terrain, qu’elles feraient glisser leurs budgets publicitaires définitivement de la presse écrite vers l’audiovisuel et l’internet, et que les comptes des journaux plongeraient donc davantage encore, ce qui menacerait l’équilibre déjà précaire non seulement des revues littéraires mais l’existence même des suppléments littéraires des quotidiens et les sections culturelles des hebdomadaires. Or eu égard à son efficacité, à sa vitesse d’exécution et à son pouvoir, quand Nicolas Sarkozy a une idée en tête, il est rare qu’elle ne soit pas suivie d’effet. Une commission, un rapport et c’est plié. D’autant que le président n’est pas un homme du livre mais un enfant de la télé.

Lire ici l'article en entier de Pierre Assouline

samedi, 14 avril 2007

Le sourire de Cézanne

Elle se lève tôt le lendemain matin, ouvre la fenêtre. L’air, étonnamment doux, palpite au-dessus des toits. L’ombre est grise encore. Une trouée dans le ciel orgeat, derrière Saint-Sauveur, plus ocre et violente au fil des minutes. Des vols de moineaux décrochent des toits avant de plonger dans les rues vides. Sa vie commence. Elle a dix-huit ans, mais avec le calme en plus. Elle ira posément dans la direction fixée, une certaine forme de doute n’a plus sa place. Gaétan dort tranquillement. Ses affaires, posées sur une chaise, sont animées d’une vie propre. Elle déborde d’un amour absolu envers lui, un amour qui ne remet pas en cause sa liberté. Le plus improbable est arrivé, il en est ainsi depuis les origines de l’univers. La même sorte de probabilité qu’un Cézanne existe.

Le sourire de Cézanne, Raymond Alcovère,

4 ème de couv, sortie première semaine de mai,

n & b éditions.