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jeudi, 19 octobre 2017

Musique

DMFjlIQX0AAprJ-.jpgJe suis parti et voilà que le monde s’ouvre à mes yeux.
Le vent fait claquer les voiles, le jusant doucement nous éloigne.
Les cris des marins se répondent.
Les os du bateau craquent, son grand corps de sel et de vent s’ébroue.
Le navire s’enfonce.
Une femme chante un refrain des îles.
J’emporte les bribes de ce rêve.
Musique.
Raymond Alcovère, extrait de "L'aube a un goût de cerise" N&B éditions, 2010

dimanche, 15 octobre 2017

New York 1939, qui n'a pas son chapeau ?

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Bon dimanche !

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Quel pied, de nouvelles chaussures (1946)

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vendredi, 13 octobre 2017

Il ne lui restait plus qu’à écouter « Let it bleed »

Johan prit un double café puis repartit. Il en avait trop envie depuis un moment, cette fois il sortit ses CD et glissa dans le lecteur Beggars Banquet des Stones, peut-être leur meilleur album avec Let it bleed. Parfaite, la voix traînante de Jagger dans Salt of the earth et ses accents bluesy dans Prodigal song. Et puis la version studio de Street fighting man, toujours aussi fracassante. Quelle idée géniale d’utiliser la guitare sèche.
Parler avec Samuel lui avait fait du bien, il se sentit moins seul sur cette autoroute, alors qu’il ne savait même pas où il allait, ignorant s’il reverrait un jour Angélique et suspendu au génie d’un hacker qu’il connaissait à peine. En face, c’était du lourd. Puis, comme un ado tout seul dans sa chambre, il laissa les percussions de Sympathy for the devil occuper tout l’habitacle de la Benz.
Au bout d’une heure de route - il ne cessait de surveiller la circulation dans son rétro - par sécurité mais aussi parce qu’il avait besoin d’action, il décida de changer de voiture. Il prit son sac à dos chargé de tous ses sésames et jeta son dévolu sur une BMW série 3. Quarante-cinq secondes furent nécessaires pour que sa télécommande ouvre la serrure électronique et il était dans l’habitacle. Trois minutes plus tard, il démarrait en souplesse. Rien compris au rock and roll.jpgIl ne lui restait plus qu’à écouter « Let it bleed ».
Raymond Alcovère, extrait de Rien compris au rock and roll, polar, 2011, Clair de plume 34 éditions

lundi, 09 octobre 2017

Je ne t’oublierai pas

20150314-Orphuem-Santana-BMA0637santana-logosantana-logo.jpg"Du côté de mes amis, c’était plutôt la dispersion. On avait vécu si près les uns des autres pendant des années, dans les mêmes appartements, que par un mouvement naturel sans doute, chacun avait volé de ses propres ailes. Valentin - j’avais partagé tant d’aventures avec lui - se laissait lentement envahir par l’alcool. Il avait un talent fou pour la musique, l’amitié. Un humour, une ironie mordantes. Il ne pouvait s’empêcher de regarder l’autre côté des choses. Et presque uniquement celui-là. Ce « presque » l’avait rattaché à la vie, mais pas longtemps. Un jour, à force de tutoyer le néant, il l’avait rejoint. Parti vivre aux Pays-Bas après des études de psycho, à son retour il n’était plus le même. Il pouvait se passer de boire, mais s’il avait le malheur de commencer, il ne s’arrêtait qu’ivre mort. Son regard si pétillant devenait hagard, il répétait les mêmes phrases, bientôt il titubait et c’était fini. Tout le temps de mon absence, il avait demandé de mes nouvelles. Et je n’en avais donné à personne. C’était terrible de le voir ainsi, à l’occasion de ses rares passages à Montpellier.

Il jouait divinement de la guitare. Quand j’entends Sampa pa ti, son morceau fétiche, je vois ses doigts courir sur le manche. Souvent, on finissait nos soirées au London Tavern. Fabrice, au piano, flottait au-dessus des événements, sourire fin à travers ses verres épais. On buvait, on parlait avec n’importe qui au London, tout était vrai, parce qu’on ne jugeait rien. Sauf dans les moments où l’alcool l’égarait, j’avais une complicité stupéfiante avec Valentin. Aujourd’hui, j’écoute Flor d’luna et je pense à lui. Un jour, j’en avais assez, je voulais quitter Laure, et lui si discret en général, m’avait répondu sans hésiter : “Ne le fais pas, tu ne pourrais pas vivre sans elle”. Quoi qu’il en soit, mon pote Valentin, j’entends tes phrases, tes notes et je ne t’oublierai pas."

Raymond Alcovère, Le bonheur est un drôle de serpent, Lucie éditions, 2009, extrait

samedi, 07 octobre 2017

M. Escher

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Parution du numéro 2 de la revue La Piscine, avec un de mes textes

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https://revuelapiscine.com/2017/10/06/le-numero-2-inciden...

04:17 Publié dans Revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la piscine

vendredi, 06 octobre 2017

Monet ce n'est qu'un œil, mais quel œil !

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Se fondre dans le paysage

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mardi, 03 octobre 2017

Rembrandt

Rembrandt

dimanche, 01 octobre 2017

Colantonio, 1445 : "Saint Jérôme retirant l'épine de la patte du lion, dans son cabinet de travail".

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Max Ernst, autoportrait

Max Ernst

samedi, 30 septembre 2017

Heddal Stave Church, Norway

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Ryan Chun

Ryan Chun

Barcelona

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mercredi, 27 septembre 2017

Vision du futur, en 1930

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Louis Faurer's self portrait

Louis Faurer

lundi, 25 septembre 2017

George Orwell holds a puppy during the Spanish Civil War in 1937. Ernest Hemmingway can be seen in the background.

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dimanche, 24 septembre 2017

Pierre Bonnard, automne, les cueilleurs de fruits, 1912

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