jeudi, 02 octobre 2014

Richard Bruston ou l'ordre gracieux de l'instant

 

 

Th-o_Le_Soul-ch.jpgVoici un article et une interview du photographe Richard Bruston, faits pour la revue Salmigondis.(n° 19)

L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Ces mots de Camus s’appliquent parfaitement à Richard Bruston. En trente ans de travail photographique, presque aucune exposition personnelle. Au contraire, il a multiplié les rencontres, avec d’autres artistes, écrivains, chorégraphes, dramaturges, philosophes, mais aussi hors du champ habituellement laissé aux artistes : Il s’est confronté à l’hôpital psychiatrique, aux maisons d’arrêt, aux publics en difficulté, à l’histoire. Et la notion du handicap est transversale à tout son travail.

Pour sa dernière grande exposition : “ Ils signent ”,  il a fait rencontrer des écrivains et des personnes sourdes pour un échange unique. Aux personnes sourdes il était demandé de signer ce qu’elles ont d’important à nous dire que nous ne connaissons pas, de leur vie, de leur lutte, de leur dignité d’hommes et de femmes ;  aux écrivains de traduire avec des mots ce qu’ils ressentaient et de livrer leur témoignage. L’image fait le croisement: le photographe saisit les mains du sourd en train de signer et les mains de l’écrivain en train d’écrire. Au final, 26 panneaux (autant que de lettres de l’alphabet) pour raconter ces rencontres, et une exposition forte, émouvante, un travail en profondeur.

En 1995 c’est “ Double miroir ” , autre pari difficile mais réussi : Richard Bruston demandait à des écrivains de s’interroger sur leur propre image. Côte à côte donc la photographie de l’écrivain et les mots qu’elle lui inspire. Mise en perspective étonnante. “ Le portrait résume tout de l’histoire d’une personne. On voit tout d’un visage, y compris ses zones d’ombre : le visage et son contraire (le retenu, le caché), ombre et lumière où cette dualité s’affronte. Pas un être n’échappe à ses contradictions, c’est une constante de l’humain. ”

La photographie est pour Richard Bruston cet instant magique où tout se concentre, un jaillissement, ce qu’il appelle “ l’ordre gracieux de l’instant ”. Et cet ordre gracieux, c’est toujours une lecture de l’autre.

 

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Ø    C’est très rare chez les photographes, tu n’a presque jamais fait d’exposition personnelle, mais beaucoup travaillé avec d’autres créateurs , pourquoi ?

Mes photographies ne sont pas égotiques. J’ai le “ moi ” en horreur, mon postulat procède de l’autre en tant qu’être radicalement différent. Ma quête est la recherche du vrai dans ce que je vis dans l’instant, c’est-à-dire ce qui m’est donné de voir, de sentir au moment du face à face (ce qui est montré et caché) et cela m’applique et m’implique dans mes couilles et mon cœur. A chaque fois, il s ‘agit d’épousailles réussies ou loupées. Je place très haut le collectif “ qui est au cœur de l’art lui-même ” selon le mot de Jaurès, c’est pourquoi j’aime se faire croiser toutes sortes de différences réunies par le biais de la photographie.

Ø    Une des constantes de ton travail est ton voisinage avec les écrivains, quel rapport entretiens-tu avec l’écriture ?

Les écrivains se risquent par jeu avec talent dans la photographie. J’aime à faire avec eux un chemin où peuvent coexister l’écriture et l’écriture photographique. Je me sens toujours gratifié d’un quelque chose en plus. Leur compagnie m’enchante, j’aime être envahi, démoli par un texte. Je suis souvent en apesanteur avec l’écriture poétique. Sinon, mes seuls rapports avec l’écriture sont, banalement, intimes. Comme tout le monde, j’écris. Cela me différencie de l’écrivain.

Ø    A regarder ton parcours, on s’aperçoit que tu as souvent travaillé sur la question du handicap ou avec les laissés pour compte de la société, milieux défavorisés, psychiatrie, maisons d’arrêts, sourds et muets, pourquoi ?

Les êtres en perdition sont vrais, ils ne jouent pas. Ils sont vrais comme leur visage, ils ne cherchent pas à paraître, face au gouffre de ce qu’ils vivent. Ils sont l’abîme même du verbe être. La société s’en moque éperdument. Qui d’entre nous s’intéresse à leur immense solitude (prison, psychiatrie) ? Idem pour le ghetto historique dans lequel vivent les personnes sourdes.

Ø    Tu as souvent fait des portraits, qu’est-ce que ce travail a de spécifique pour toi, est-ce que tu l’affectionnes particulièrement, quel type de relation humaine est-ce que cela instaure entre toi et la personne ?

Le portrait résume tout de l’histoire d’une personne. On voit tout d’un visage, y compris ses zones d’ombre : le visage et son contraire (le retenu, le caché), ombre et lumière où cette dualité s’affronte. Pas un être n’échappe à ses contradictions, c’est une constante de l’humain. Ce qui peut arriver dans l’échange est unique, quelque chose comme un ordre gracieux de l’instant. J’aime le présent. Je n’ai pas envie de creuser plus, c’est mon côté superficiel.

Ø    Tu fais de la photographie artistique depuis plus de trente ans, qu’est-ce qui t’a le plus marqué, de cette expérience ?

Mes rencontres, celles qui m’ont fait grandir à tous les âges de la vie, toutes mes non-rencontres aussi.

Ø    Sur l’île déserte, quel(s) livre(s) emporterais-tu ?

La Bible et Robert Musil.

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Photos de Richard Bruston

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mercredi, 01 octobre 2014

Ils signent

Ce soir, à 18 h 30, à la Maison pour tous George Sand (face au parc Rimbaud), je lirai quelques textes à l'occasion d'une rencontre autour de l'exposition "Ils signent", de Richard Bruston : rencontre entre des écrivains et des personne sourdes, en compagnie de Adeline Yzac, Jacques Brémond et Jean-Luc Casadavall.

jeudi, 25 septembre 2014

Yes sir !

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mardi, 23 septembre 2014

Il suffit d'être douze...

Logan-Zillmer-Photography-2.jpgJ'ai répondu au petit jeu qui circule sur Facebook demandant de choisir dix livres qui vous ont marqué. Douze me va mieux, les voici :

 

  • La Bible + Ecrits gnostiques
  • Le Yi King
  • Œuvres complètes, Arthur Rimbaud
  • Anthologie de la poésie française, Georges Pompidou
  • Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire
  • La Société du spectacle, Guy Debord
  • Sur la route, Jack Kerouac
  • Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway
  • Les Voyageurs du temps, Philippe Sollers
  • A la recherche du temps perdu, Marcel Proust
  • Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand
  • Odyssée, Homère

Photo de Logan Zillmer

lundi, 22 septembre 2014

Funambule spécial et dernier numéro : La vie est un roman

edito.jpgPour ce numéro spécial, nous avons proposé d'écrire sur des personnages de roman inscrits dans la mémoire depuis longtemps ou rencontrés récemment. Peu importe l'époque. Des personnages qui ont compté, touché, bouleversé. Des personnages que nous aurions aimé créer.
Les personnages de roman ont une vie propre. Certains ont pris place dans l'histoire de la littérature et ont supplanté les écrivains qui les ont conçus. D'autres moins célèbres nous ont interpellés, nous en particulier. Tous ont des noms, ils habitent quelque part, ils ont un tempérament bien à eux. Ils nous ressemblent ou au contraire se situent à l'opposé de nous. Ils commettent certains actes héroïques ou terrifiants, rient ou souffrent, éprouvent toutes espèces de sentiments. 
Et cela nous interpelle, nous lecteurs, dans nos vies et dans nos espoirs, nous parlent de ce que nous avons rêvé et n'avons pas pu réaliser, nous influençant par ricochet, en tout cas nous procurant des sensations incomparables.

Comiques ou romantiques, réels ou fantastiques, solitaires, invisibles, rusés, torturés, vous les aimerez tous.

Et vous chevaucherez aux côtés de Don Quichotte ou Zorro, frissonnerez avec Han d'Islande, passerez à travers les murs avec l'homme invisible. Vous vous laisserez séduire par Orlando ou Corto Maltese, énerver par Hercule Poirot. Vous tiendrez la main de Madame Bovary. Bref, vous aurez probablement envie de les retrouver pour de vrai dans les livres. Voilà bien notre projet.

http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html

samedi, 20 septembre 2014

L'esprit

« Ce qu’il y a de plus vil au monde, n’est-ce point l’Esprit . C’est le corps qui recule devant l’immondice et le crime. Pareil à la mouche, l’esprit touche à tout. La nausée, les dégoûts, ni les regrets, ni les remords sont de lui ; ils ne sont que des objets de curiosités. Le danger l’intéresse, et si la chair n’était si puissante, il la conduirait dans le feu, avec une sorte de sottise et une avidité absurde et urgente de reconnaissance. »

Paul Valéry

 

 

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Le contraire

1417587_418621498263667_18829943_o.jpg« Astucieusement formulé, le contraire de chaque idée généralement admise peut rapporter une fortune. » F. Scott Fitzgerald

mardi, 16 septembre 2014

Rêves

« Vos rêves vous renseignent amplement sur l’avancée ou le recul de vos désirs. » : Philippe Sollers

Harmonie

"La raison, le sentiment se conseillent, se suppléent. Quiconque ne connaît qu’un des deux, en renonçant à l’autre, se prive de la totalité des secours qui nous ont été accordés pour nous conduire."

Lautréamont, Poésies II

vendredi, 12 septembre 2014

Le paradis, par Gustave Doré

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13:16 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : gustave doré

mercredi, 10 septembre 2014

Papillon

papillon_hermes560.jpgJadis, Tchouang Tcheou rêva qu’il était un papillon voltigeant et satisfait de son sort et ignorant qu’il était Tcheou lui-même. Brusquement il s’éveilla et s’aperçut qu’il était Tcheou. Il ne sut plus si c’était Tcheou rêvant qu’il était un papillon, ou un papillon rêvant qu’il était Tcheou

dimanche, 07 septembre 2014

Soyons le changement

pierre rabhiPour une insurrection des consciences

"Le vingtième siècle finissant a été dominé par l’alliance de la science et de la technique au service du "progrès". Certes, des prouesses considérables ont été réalisées dans divers domaines mais qu’en est-il du destin des humains et de celui de la planète qui les héberge ? Dans cette épopée matérialiste, la violence de l’homme contre l’humain a atteint des seuils désastreux et la nature a subi des déteriorations sans précédent.

Ces constats rendent plus que jamais nécessaire et urgente une alternative globale. Nous sommes de ceux qui pensent que le XXIème siècle ne pourra être sans tenir compte du caractère "sacré" de la réalité, et sans les comportements et les organisations qui témoignent de cette évidence ; car les bons vœux, les incantations, les analyses et les constats cumulés ne suffiront pas. La première utopie est à incarner en nous-même. Les outils et les réalisations matérielles ne seront jamais facteur de changement s’ils ne sont les œuvres de consciences libérées du champ primitif et limité du pouvoir, de la peur et de la violence.

La vraie révolution est celle qui nous amène à nous transformer nous-mêmes pour transformer le monde

La crise de ce temps n’est pas due aux insuffisances matérielles. La logique qui nous meut, nous gère et nous digère, est habile à faire diversion en accusant le manque de moyens. La crise est à débusquer en nous-même dans cette sorte de noyau intime qui détermine notre vision du monde, notre relation aux autres et à la nature, les choix que nous faisons et les valeurs que nous servons.

Incarner l’utopie, c’est avant tout témoigner qu’un être différent est à construire. Un être de conscience et de compassion, un être qui, avec son intelligence, son imagination et ses mains rende hommage à la vie dont il est l’expression la plus élaborée, la plus subtile et la plus responsable."

Pierre Rabhi

Voir ici le site

vendredi, 05 septembre 2014

La Théorie du K.O., de Lilian Bathelot

1056975369.jpg"Il n'en reste pourtant pas des masses, des endroits où les pauvres persistent à s'entraider." Ce polar de Lilian Bathelot clôt le cycle sétois entamé parAvec les loups et poursuivi par  Spécial DédicaceLa Théorie du K.O. c'est le nom de code d'une opération décidée par le ministère de l'intérieur. Le nom a été trouvé par un des chefs des services spéciaux qui a fait ses classes à La Havane, il y a bien des années de là, et pour d'autres causes, tout passe... De fait quelques péquenots sétois comme les appellent les superflics parisiens vont leur donner du fil à retordre. Tout ceci se passe sur fond de manipulation bien sûr. Les services de sécurité du Président du Conseil local, noyautés par un parti fasciste, ont commis quelques bavures, du coup c'est un véritable chaos qui enflamme L'île singulière. Priorité sera donnée à la protection du président, et toute l'opération sera maquillée en règlement de comptes de mafias rivales. Lilian Bathelot articule son polar de main de maître, les scènes d'action, la description du dessous des cartes de la politique locale, tout s'imbrique judicieusement comme la manipulation qu'il décrit.  On en a le souffle coupé tout du long et on réfléchit en même temps à l'enchaînement des faits et des causes, au rapport entre les médias et le pouvoir, entre l'histoire secrète et l'histoire officielle. C'est bien un regard politique que nous livre ici Lilian Bathelot.

éditions Jigal

Site de Lilian Bathelot

jeudi, 04 septembre 2014

Plutôt !

35120602.jpgPeut-être avais-je atteint cet état mystérieux, insondable, ce trouble léger qu’on appelle bonheur. Cet état, cette limite plutôt, qui était ma quête, que j’étais venu chercher ici au bout du monde, que tant d’autres avant moi avaient poursuivi et si peu atteint, cette fêlure dans le réel qui fait oublier la rumeur des jours pour nous plonger transis dans une extase fragile et passagère que l’on cherche à recréer sans cesse sans y parvenir souvent.

Raymond Alcovère, extrait de "Le bonheur est un drôle de serpent", 2009, éditions Lucie

Photo : Edouard Boubat, Graffiti, mai 68

Une île

CHANCELLOR 2.jpg"Pourquoi serions-nous malades, puisqu'il n'y a pas de médecins dans l'île ?" répondit très sérieusement Pencroff.

Jules Verne, L'ïle mystérieuse

Demandez la lune !

lune.jpgReuters/Handout/NASA/Courtesy

02:11 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lune

mardi, 02 septembre 2014

Une lettre de Proust

A seize ans !

18 mai 1888, jeudi soir

Mon cher petit grand père,

Je viens réclamer de ta gentillesse la somme de 13 francs que je voulais demander à Monsieur Nathan, mais que maman préfère que je te demande. Voici pourquoi. J'avais si besoin de voir une femme pour cesser mes mauvaises habitudes de masturbation que papa m'a donné 10 francs pour aller au bordel. Mais 1° dans mon émotion j'ai cassé un vase de nuit, 3 francs 2° dans cette même émotion je n'ai pas pu baiser. Me voilà donc comme devant attendant à chaque heure davantage 10 francs pour me vider et en plus ces 3 francs de vase. Mais je n'ose pas redemander sitôt de l'argent à papa et j'ai espéré que tu voudrais bien venir à mon secours dans cette circonstance qui tu le sais est non seulement exceptionnelle mais encore unique : il n'arrive pas deux fois dans la vie d'être trop troublé pour pouvoir baiser...

Marcel Proust

Source : http://www.deslettres.fr/

vendredi, 29 août 2014

Se soigner

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21:26 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 28 août 2014

Toujours Manet

two-roses-on-a-tablecloth-560.jpgLa plupart des commentateurs, plus ou moins inspirés, de Manet, ont tous ce cliché : à savoir que Manet serait à l’origine de la naissance de l’art moderne. Cette histoire d’art moderne perdure encore, et puis tombe de plus en plus dans la bouillie de « l’art contemporain », Il n’y a pas d’art moderne. Il y a tour simplement art ou pas. Les grottes de Lascaux sont « modernes », Titien est « moderne », Manet est « moderne ». Toutes ces oeuvres sont la continuation de l’art par d’autres moyens selon le temps. Le marché de l’art raconte maintenant qu’il y aurait un art moderne et on en arrive ainsi à la bouillie contemporaine. On ne doit pas non plus prendre Manet pour un impressionniste. C’est encore une autre façon de brouiller les cartes et d’éviter de parler de ce qu’il y a d’essentiel dans l’art de Manet : c’est-à-dire une révolution. Et, on peur avancer que ce qu’il réalise est une renaissance, une renaissance de l’art à partir d’un moment où il a été, d’une certaine manière, occulté, offusqué, détruit. C’est le monde tel qu’il va, qui va contre l’art, c’est la société qui va sans arrêt contre l’art ainsi que les différents pouvoirs. Mais cela dépend, il y a des périodes fastes, par exemple, lorsque l’église catholique accepte, dans son sein, des œuvres aussi fabuleuses que celles de Titien, Tintoret, Tiepolo, Véronèse. C’est ça la question de l’art.
P. Sollers

mercredi, 27 août 2014

Messages codés

« Le renard aime les raisins, / Croissez roseaux ; bruissez feuillages, / Je porterai l’églantine, / Je n’entends plus ta voix, / Je cherche des trèfles à quatre feuilles, / L’acide rougit le tournesol, / Les dés sont sur le tapis, / Les colimaçons cabriolent, / Son costume est couleur billard, / Nous nous roulerons sur le gazon, / Les reproches glissent sur la carapace de l’indifférence, / Véronèse était un peintre, / Les grandes banques ont des succursales partout, / L’évêque a toujours bonne mine, / Le cardinal a bon appétit, / J’aime les femmes en bleu, / Rodrigue ne parle que l’espagnol, / C’est le moment de vider son verre, / Le temps efface les sculptures, / Elle fait de l’oeil avec le pied, / La brigade du déluge fera son travail, / Ne vous laissez pas tenter par Vénus, / Ayez un jugement pondéré, / Saint Pierre en a marre, / Le lithographe a des mains violettes, / Son récit coule de source, / Les débuts sont contradictoires. »

Lire et entendre ici