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jeudi, 02 février 2017

Flash-back : Jimi Hendrix et les Who

Jimi Hendrix, les Who

19:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jimi hendrix, les who

dimanche, 29 janvier 2017

1984 ?

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17:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 1984

samedi, 28 janvier 2017

1984

Goya.jpgSommes-nous entrés définitivement dans l'ère des caricatures, du cauchemar ? L'élection de Trump met en lumière ce qu'on pressentait depuis des années : la bêtise, la grossièreté, l'abjection arrivées au sommet du pays le plus puissant de la planète, devant des opinions publiques médusées et impuissantes quand elles ne sont pas consentantes.... Je relis 1984...
Goya

18:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : goya

vendredi, 27 janvier 2017

Le matin, le soleil raccourcit les distances

Hansol Choi.jpg" Le matin, le soleil raccourcit les distances, les yeux portent loin et tout près, l’oeil est comme dans l’oeil de sa perle close. On tient le le globe. Et de même que, dans la nuit, le cercle se referme et se met à plat, chaque matin-perle roule dans sa nacre, dans sa cornée, comme un dé. Là-bas, je vais le toucher là-bas, l’horizon, avec la main, avec une main mentale, mais en même temps la fleur, devant moi, cette rose, s’enlève avec un fracas silencieux. Il y a un soir, il y a un matin. Une racine d’obscurité, une autre de clarté. Ilya . Les étoiles filantes sont comme des lys d’or. On est dans l’anticyclone sec, ami des poumons, des contours. La lutte pour l’espace et le temps ne s’arrête pas une seconde.
Je suis au sud. Je regarde au nord. A droite, rose léger. Le soir, à gauche, couchant rouge. Nuit d’ardoise. On voudrait écrire directement là-dessus, à la craie.
La lune, tôt, fond bleu, trace blanche : un peu de lait, empreinte du pouce nocturne, à demi effacé, au bas du passeport jour.
Dans la brume bleutée permanente, matin et soir finissent par coïncider. C’est le temps vertical, la grande paix. Du geste du matin au geste du soir, c’est comme s’il s’était écoulé d’abord une heure, ensuite une demi-heure, puis un quart d’heure, puis dix minutes, puis deux minutes, puis une minute, puis trente secondes, puis dix secondes — et bientôt c’est le poudroiement intime du temps, j’enchaîne à pic, sans mémoire, le moment vient où je n’aurai plus la possibilité de noter.
Expédition de l’instant, loin, à côté, en Chine, croisière jaune, empire du milieu, tout a disparu, mer sableuse.
Mais le bleu et le blanc, plus ou moins profonds, taches mouvantes, ciel et eau, sont bien comme dans les vases innombrables, moine et disciple sous les pommiers en fleur, " ce monde est un vase sacré, impossible de le façonner ".
Et aussi : " Connais le blanc, adhère au noir. "
Je ne dirai jamais assez de bien du chinois, Reine, chacun de ses caractères, même le plus banal, m’aide à vivre. Tch’ong : l’eau jaillissante et le vide, vase qui ne se remplit jamais, ou si vous voulez davantage, profondeur insondable où tous les phénomènes se réalisent. Pourtant, tch’ong suffit. Quant au Saint et au Sage, il s’assoit face au Sud, et voilà tout.
Voilà tout .
Vers trois heures et demie du matin, donc, avec pour seuls témoins les feux dispersés de la côte, je me lève, je vais dans le jardin, pierrot lunaire, je développe en moi mes photos de la journée. La nuit est bouclée. Elle est enceinte du vide. Le noir se referme avec la dernière cigarette écrasée dans le gravier. Le pin parasol est l’arbre conseil. Le vent se lève, les étoiles brillent un peu plus.
" L’espace peut être rempli au point que l’air semble ne plus y passer, tout en contenant des vides tels que les chevaux peuvent y gambader à l’aise. "
Ou encore : " Il faut que le vrai vide soit plus pleinement habité que le plein. "
Assemblage air-vent-mer-fleurs-oiseaux. Les phrases à l’écoute. "
Philippe Sollers, Le lys d’or, 1989, Gallimard, p. 133-134.
Hansol Choi

22:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hansol choi

Pourquoi publier, par l’abominable temps qui court ?

C0zbbKOVEAAG9Od.jpg"Pourquoi publier, par l’abominable temps qui court ? Est-ce pour gagner de l’argent ? Quelle dérision ! Comme si l’argent était la récompense du travail, et pouvait l’être ! Cela sera quand on aura détruit la spéculation : d’ici là, non. Et puis comment mesurer le travail, comment estimer l’effort ? Reste donc la valeur commerciale de l’œuvre. Il faudrait pour cela supprimer tout intermédiaire entre le producteur et l’acheteur, et quand même cette question en soi est insoluble. Car j’écris (je parle d’un auteur qui se respecte) non pour le lecteur d’aujourd’hui, mais pour tous les lecteurs qui pourront se présenter, tant que la langue vivra. Ma marchandise ne peut donc être consommée maintenant, car elle n’est pas faite exclusivement pour mes contemporains. Mon service reste donc indéfini et, par conséquent, impayable."

Gustave Flaubert, Lettre à George Sand, mercredi 4 décembre 1872

Encore ?

Eric Dejaeger"Quand je serai poussière, y aura-t-il encore du vent ?"
Eric Dejaeger

03:22 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eric dejaeger

Comment ?

1015166093.2.jpg"Exception : Dites qu'elle confirme la règle. Ne vous risquez pas à expliquer comment."
Flaubert
Dictionnaire des idées reçues

03:10 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)

Saut

Philippe Sollers"L'art, la littérature, contrairement à ce qu'on vous a appris, n'ont jamais été des choses "humaines", et ni le marxisme ni la psychanalyse ne peuvent les ramener à une trame anthropologique - historique, physique, biologique ou pulsionnelle - commune. Ni les "masses", ni l'"inconscient" ne peuvent les contenir. C'est bien le moins que le diable se mette quelque part, à découvert, au service de Dieu. Dans la religion de la science, c'est plutôt le contraire : mais Dieu n'étant pas mort, et la mort étant devenu votre dieu, le moment est venu de se demander pourquoi l'athéisme est, finalement, si peu érotique."

Ph Sollers, Grand beau temps
Photo de Richard Avedon

dimanche, 22 janvier 2017

Nouvel évangile

roman de romansNe nous soumets pas à l'ostentation !
(extrait de Roman de romans, Raymond Alcovère)

Roman de romans

 

samedi, 21 janvier 2017

Depuis le temps que je le cherchais celui-là !

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20:13 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)

Christina Coral, suite...

Christina Coral

08:54 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christina coral

vendredi, 20 janvier 2017

Christina Coral

Christina Coral

10:21 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christina coral

jeudi, 19 janvier 2017

Bon, remettons un peu d'ordre !

Dasha PearsPhoto de Dasha Pears

19:22 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dasha pears

Guerre

Rimbaud, Gerda Taro"Enfant, certains ciels ont affiné mon optique : tous les caractères nuancèrent ma physionomie. Les Phénomènes s'émurent. - A présent l'inflexion éternelle des moments et l'infini des mathématiques me chassent par ce monde où je subis tous les succès civils, respecté de l'enfance étrange et des affections énormes. - Je songe à une guerre, de droit ou de force, de logique bien imprévue.
C'est aussi simple qu'une phrase musicale."
Rimbaud, Guerre, Illuminations
Photo de Gerda Taro

Pablo Picasso, Dora Maar

Pablo Picasso of Dora Maar..jpg

lundi, 16 janvier 2017

Trouble

Yannick Haenel, Cy Twombly« J’attends de la pensée qu’elle se trouble. Ce qui ne le met pas à l’épreuve n’existe pas. Une pensée qui ne s’expose à rien d’autre qu’à sa petite production d’idées ne vaut pas mieux qu’un container à poubelles. »
Yannick Haenel
Cy Twombly, Sunset, Gaeta, 2009

dimanche, 15 janvier 2017

La littérature est une parole sans origine

yannick haenel, César Blay« La littérature est une parole sans origine ; peut-être est-elle-même la parole même de l’absence d’origine. Chaque écrivain conjure l’absence d’origine de la littérature en la faisant exister à travers lui – comme si elle naissait. Ainsi se refonde-t-elle à travers chaque écrivain qui se laisse traverser par sa voix. »
Yannick Haenel
Photo de César Blay

samedi, 14 janvier 2017

Alberto Giacometti Paris 1946 by Emile Savitry

Alberto Giacometti Paris 1946 by Emile Savitry.jpg

vendredi, 13 janvier 2017

Fils du soleil

C14-2pvWIAAKJv1.jpg"J'avais en effet, en toute sincérité d'esprit, pris l'engagement de le rendre à son état primitif de fils du soleil, - et nous errions, nourris du vin des cavernes et du biscuit de la route, moi pressé de trouver le lieu et la formule."
Rimbaud

21:59 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rimbaud

Fugace

C16R7clXUAEJA5I.jpg« Les impressions les plus délicates sont les plus fugitives ; si elles ne sont rendues sur l'instant, elles s'évaporent ou se matérialisent, deviennent banales, absolument comme les expressions de physionomie en passant du tableau du grand maître à la gravure ou à la mosaïque. Or ces sensations rapides et évanouissantes, éclairs de poésie et d'idéal, parfums subtils, traces des anges qui passent dans notre vie, sont justement ce qu'elle a de plus précieux. »

Henri-Frédéric Amiel, Journal intime.

Extrait de Roman de romans