dimanche, 07 octobre 2012
Hugo Urlacher
04:04 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hugo urlacher
mercredi, 03 octobre 2012
Aux Automnales
Samedi 6 et dimanche 7 octobre, je serai avec mes livres aux Automnales, à Sète, Passage du Dauphin ou boulevard Gambetta.
Programme complet ici
16:51 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sète, automnales
mardi, 02 octobre 2012
Tohu-bohu
« Soubdain la mer commença à s'enfler et tumultuer du bas abysme... » J'aime les tempêtes chez Rabelais, tous les moments de fort tohu-bohu. J'aime m'y retremper. Il me rappelle que ma langue (que j'ai à désapprendre, réapprendre et oublier tous les jours, que je n'ai jamais possédée), ce français qu'on dit parfois inaccentué, raisonneur et guindé, est une langue très invective, très germinative, très native, très secrète et très arborescente, faite pour pousser. Le français, c'est la plus belle langue du monde, parce que c'est à la fois du grec de cirque, du patois d'église, du latin arabesque, de l'anglais larvé, de l'argot de cour, du saxon éboulé, du batave d'oc, du doux-allemand, et de l'italien raccourci. Celle qui résonne le mieux au monde, la plus sonore de toutes avec ses dix-sept voyelles, trois semi-voyelles, dix-neuf consonnes et quatre-vingt-dix-huit suffixes, très souple, très rythmique, très impure et très croisée. On entend ses racines qui viennent de partout, à peine visibles, très usées, très avalées, très fines, seulement présentes en silhouettes. Un grand théâtre d'ombres, de transformismes, de variétés rythmées...
Valère Novarina, extrait de "théâtre des paroles"
Portrait de Victor Choquet
Cézanne 1876-77
00:54 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : valère novarina, cezanne
vendredi, 28 septembre 2012
Baltasar !
" Le JE NE SAIS QUOI, qui est l'âme de toutes les bonnes qualités, qui orne les actions, qui embellit les paroles, qui répand un charme inévitable sur tout ce qui vient de lui est au-dessus de nos pensées et de nos expressions ; personne ne l'a encore compris, et apparemment personne ne le comprendra jamais. Il est le lustre même du brillant, qui ne frappe point sans lui ; il est l'agrément de la beauté, qui sans lui ne plaît point ; c'est à lui de donner, pour me servir de ces termes, la tournure et la façon à toutes les qualités qui nous parent ; il est, en un mot, la perfection de la perfection même ( c'est moi qui souligne ), et l'assaisonnement de tout le bon et de tout le beau. "
Le Héros / Baltasar Gracián
00:59 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : baltasar gracian
jeudi, 27 septembre 2012
Le Magazine Autour des auteurs n° 29 est en ligne
Le Magazine Autour des auteurs n° 29 est en ligne avec des inédits de Jean Azarel, Jean-Jacques Marimbert, Pascal Nyiri notamment (ici une de ses photos), chroniques, arts plastiques, etc.
http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html
02:42 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : autour des auteurs
mercredi, 19 septembre 2012
A lire dans Rien compris au rock and roll
Voilà les résultats d'une intéressante étude menée en secret par des chercheurs sur les OGM, aujourd'hui révélée, qui rappelle fortement ce qui est raconté dans "Rien compris au rock and roll" !
http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.O...
10:10 Publié dans Rien compris au rock and roll | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 16 septembre 2012
A travers le corps (nouvelle inédite)
Depuis longtemps je savais qu’un événement inconcevable allait arriver. Puis, un été chassant l’autre, une langueur s’est installée. À présent, me voici étrangement calme. Mais il faut commencer au début…
J’ai vécu longtemps à l’écart du monde. Heureuse atmosphère de l’école, bavardages incessants, rires, rêves, désirs partagés. J’ai souffert de quitter mes parents. Ensuite, j’ai aimé cet enseignement magique, tous les récits merveilleux, les histoires qu’on nous raconte, bien réelles et la musique. La musique est comme la rêverie, la pensée, un supplément d’âme, un univers où se déploie, libre, convulsive, passionnée, la beauté du monde. Où elle passe à travers le corps.
Ici, le temps n’est jamais froid, les étés brûlants mais les murs épais apportent une bienfaisante fraîcheur, ondulations du vélarium sous le vent tiède. Et la terre regorge de fruits délicieux.
Ma mère jouait de la harpe avant que je m’endorme, ses mains étaient des mouettes, un battement d’ailes. J’apercevais la mer et la côte en échancrures, les oliviers pâles sur la terre rouge, les grenadiers, les lilas et les sycomores en taches plus sombres sur l’horizon. J’aimais ce dialogue des couleurs, le vol désordonné des papillons et les senteurs fuchsia de l’été.
J’ai vécu dans cette école à l’abri de la misère du monde. Étrange et sculpturale paix. J’ai lu, des années durant, les vieux textes, écouté les légendes, les vertigineuses épopées, les témoignages de mes ancêtres, leurs voyages merveilleux.
Sur cette mer qui n’en est pas une, les nuits de lune, j’aimais glisser sur une barque et rêver, aux étoiles. Flotter sur l’onde comme un nénuphar, une fleur de lotus détachée du monde mais pourtant reliée à lui. Je me sentais vide, mais mon corps et mon âme étaient un seul désir.
Étais-je différente ? Parce que je comprenais, acceptais ce que d’autres refusent, trouvant une harmonie là où règnent désordre, lâcheté, jalousie ? Je voyais cette noirceur s’emparer des âmes, la vérité dissimulée derrière les apparences. Alors que la terre est un jardin, que l’homme a tout pour être heureux, il se précipite tête baissée dans les turpitudes et la violence. Un voile tantôt léger ou lourd recouvre la vie. Je ne pouvais plus le supporter.
Un jour, j’ai quitté l’école. J’avais changé mais il n’était pas encore temps. Je me marierais, mais mon destin irait bien au-delà des conventions du temps, je le savais. J’étais inquiète, et au contraire, cette rencontre a confirmé ma bonne étoile. La simplicité de mon mari, son humilité m’ont touchée. Je lui ai parlé de mon désir. Il m’a écouté avec attention, essayé de comprendre, pouvais-je en attendre plus ?
Les jours passaient. Au fur et à mesure, ma conscience se fortifiait, le futur se dessinait. Pourtant, rien ne serait facile. L’idée de traverser la douleur, la souffrance, d’un passage, était maintenant en moi.
Hier, le soleil s’est couché dans un crépuscule grenat. L’horizon semblait pris de folie, un trou béant dans lequel j’ai eu envie de me noyer. Ce matin, il s’est levé pâle et fuyant. Avec cette atmosphère neigeuse du début du printemps, où tout semble ouvert, où les rêves s’envolent comme la brume dans le vent, plumes, plumes légères, virevoltant, attirées par le ciel.
Quand l’ange est arrivé, je jouais de la musique et le reste de ma vie est devenu musique. Je tenais entre mes mains le monde entier. Il avait suffit d’une parole…
© Raymond Alcovère
Photo (noir et blanc) de Manuel Alvarez Bravo
00:22 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : raymond alcovère, manuel alvarez bravo
lundi, 10 septembre 2012
Surtout pour la vache en plastique
13:23 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : renoir
vendredi, 07 septembre 2012
Lâcheté
« La lâcheté est presque toujours due à la simple incapacité de suspendre l’activité de son imagination. »
[ Ernest Hemingway ] - Men at war
19:04 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hemingway
Au choix !
«La vie est une tragédie pour celui qui sent et une comédie pour celui qui pense.»
[ Jean de La Bruyère ]
18:58 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la bruyère
Toujours utile !
"La gravité est le plaisir des sots"
Alexandre Vialatte
18:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alexandre vialatte
mardi, 04 septembre 2012
Le français, est un puits
17:50 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : valère novarina
Sans croquer
Il avait traîné sa victime sur plusieurs dizaines de mètres – on le devinait au sillon sur le sol détrempé et aux arrachements d’herbes.
La brume s’effilochait sur la montagne. Plus on montait, plus l’humidité était palpable. Halos de vert et de gris, il n’est pas de plus belle harmonie de couleur, se dit-il. La montagne frissonnait. Il la savourait. Ici c’était leur terre. Mais, au fur et à mesure, lui et les siens avaient dû se réfugier sur les sommets pour échapper à la folie meurtrière des hommes.
Il songea qu’en Asie, on dit que les singes pourraient parler mais qu’ils s’en abstiennent pour qu’on ne les oblige pas à travailler. La menace se précisait puisque les humains avaient découvert que l’ADN des gorilles était quasi identique au leur. Ils étaient les êtres vivants les plus proches de l’homme après le bonobo et le chimpanzé. En attendant, il savait bien que ce chasseur-là, qui avait voulu le tuer, était d’une stupidité inouïe. Et il ne le croquerait pas.
Il était végétarien.
Raymond Alcovère, Inédit écrit pour le Magazine Autour des auteurs, été 2012
16:31 Publié dans Inédits | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 01 septembre 2012
Un crime d'intellectuel
20:31 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : georges simenon
Jugement
"Les gens ont d'autant plus confiance dans leur propre jugement qu'ils ont moins de connaissance et d'expérience pour l'étayer."
Georges Simenon, Maigret s'amuse, p. 111
18:32 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 12 août 2012
Gratuité
Les dieux, tout ce qui est de l’ordre du divin, sont là pour signifier aux hommes la gratuité.
Philippe Sollers, Le Coeur absolu
Photo de Nina Houzel
04:18 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 09 août 2012
Flaubert le magnifique !
"Oh mon Dieu ! Si j'écrivais le style dont j'ai l'idée, quel écrivain je serais !"
Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet, 16 janvier 1852
17:05 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 07 août 2012
Le Mont Sharp, sur Mars, lundi 6 août
Reuters/Handout/NASA/Courtesy
17:13 Publié dans Photo, Science | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mars
lundi, 06 août 2012
Vive la lecture !
Howard Chandler Christy
17:08 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : howard chandler christy
jeudi, 02 août 2012
Demandez le programme !
04:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : serge halimi













