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samedi, 10 janvier 2015

Un morceau de bois flotté

feuilleton, Chroniques retrouvées du midiDeuxième épisode du feuilleton des Chroniques retrouvées du midi à lire ici

jeudi, 08 janvier 2015

Immortel

Charlie Hebdo

mercredi, 07 janvier 2015

Résistance !

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme. Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes. Montez de la mine, descendez des collines, camarades ! Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades. Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite ! Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite... C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves. Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève... Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe. Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place. Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute... Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh... Le chant des partisans Paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon Musique de Anna Marly 1943

lundi, 05 janvier 2015

La justice est au-dessus de l’amour

fran-ois-sabatier-l-itin-raire-d-un-honn-te-homme-du-xixe-si-cle-2-s.jpgA lire ici sur Les Chroniques retrouvées du midi, le premier épisode d'un feuilleton : La justice est au-dessus de l’amour, dont le héros est François Sabatier

mardi, 30 décembre 2014

Hasard ?

maureen o'hara.jpg« C’est une règle de la vie que nous pouvons, et devons, apprendre avec tous ceux qui nous entourent. Certains des aspects les plus sérieux de la vie, nous pouvons les apprendre de charlatans et de bandits ; il est des philosophies que nous enseignent les imbéciles, il est des leçons de loyauté et de constance qui nous viennent par hasard, de rencontres de hasard. » 

Fernando Pessoa

Maureen O'Hara

jeudi, 25 décembre 2014

Conte de Noël

NouvelleVeille de Noël, il est presque dix-sept heures. Sa maîtresse l’appelle au bureau. Elle veut lui parler, tout de suite. La fin d’année a été pénible, il n’a qu’une envie, rentrer chez lui, retrouver sa femme, ses enfants, des situations simples. La famille, c’est justement quand on connaît d’avance les réponses non ?

 Tout oublier, même Evelyne. N’empêche, mieux vaut rester prudent. Elle ne l’a jamais menacé, mais il n’a pas confiance en elle. Lui, le mari irréprochable. Puis, Evelyne est arrivée. Pas au point de quitter sa femme, quand même. Il préfère laisser l’illusion à Evelyne qu’un jour ils passeront de vraies vacances ensemble, pas seulement un week-end à Barcelone ou une soirée de temps en temps.

Ils ont rendez-vous dans un bar du centre-ville. Elle tient à ses rencontres. Ils changent souvent d’endroit, pour plus de discrétion. Et puis, en parcourant la ville en dehors de chez elle, ils ressemblent à un vrai couple, avec une vie normale.

Le plaisir des débuts s’est dilué, les éternels reproches d’Evelyne le lassent. Elle n’a personne d’autre dans sa vie, lui n’est jamais assez disponible. Que va-t-elle encore inventer ? L’angoisse de Noël des gens seuls ?

Il pense à sa femme, toujours là. Elle l’accepte tel qu’il est, avec ses défauts. Ils vivent l’un à côté de l’autre mais heureux, indépendants. Ce désir de fusion, chez les couples officiels c’est déjà ridicule, mais là…

Le déranger une veille de Noël ! Ils ne pourront même pas faire l’amour. Cette manie de se voir dans des lieux publics… Une fois déjà, elle lui a fait une scène. Elle voulait le toucher, lui, gêné, avait enlevé sa main. Elle s’était fâchée.

Il entre au Bar du Musée. La voilà, au fond, le teint pâle, cigarette allumée entre les doigts. Il sait qu’il va passer un mauvais quart d’heure, un de plus. Ils s’embrassent sur la joue. Elle déteste ça. Quand il la sent ainsi, il se crispe encore plus. Elle triture son paquet de cigarettes. Ses mains sont toujours aussi belles, le désir monte en lui, puis il oublie - pas le moment - ils sont venus pour parler. Catastrophe : Evelyne est enceinte.

-  Et que comptes-tu faire, lui demande-t-il ?

- Voilà, j’en étais sûre ! Qu’est-ce que je compte faire ? Et toi, que comptes-tu faire ?

-  Evelyne…

Il tente de lui prendre une main qu’elle retire aussitôt. Elle commence à sangloter.

- Je le savais, ne me prends pas pour une idiote, que pas une seconde tu ne te sentirais concerné, tu ne penses qu’à toi, comme toujours. Tu t’es servi de moi, et maintenant ce qui m’arrive t’est bien égal. Parfois je me demande si j’existe vraiment pour toi, si je ne fais pas partie du décor, sortie tout droit de ton imagination, de ta fameuse imagination ?

Est-ce bien à lui qu’elle s’adresse ? Il n’a jamais eu particulièrement d’imagination. Et il pense surtout à sa femme et ses enfants. Mais vu sous son angle, elle a raison, évidemment. Il se sent vidé, que dire, des phrases banales, temporiser, trouver une solution ? Il ne peut y en avoir qu’une…

Il est abattu. Un soir de Noël en plus. La situation est absurde et pourtant logique. Les mots lui manquent. Evelyne s’y attendait. Et si elle lui avait tendu un piège ? Non, elle est surtout malheureuse.

Au bout du rouleau, elle range son briquet et ses cigarettes, laisse de l’argent sur la table et s’en va, silencieuse.

Il esquisse un geste puis la regarde sortir. Dehors, les gens s’activent, emmitouflés. Il flotte cette insouciance joyeuse, la frénésie des derniers préparatifs avant la fête. Il voudrait la suivre, lui parler, mais impossible. Et si elle n’avait jamais existé ? Il a envie d’y croire, ce cauchemar enfin terminé. Elle irait tout raconter à sa femme ? Et pourquoi s’acharne-t-elle justement sur lui, il y a tant de célibataires, si c’est en couple qu’elle veut vivre, avoir des enfants, un pavillon en banlieue !

Au diable les soucis ! Il commande un cocktail. À la radio résonne les premiers accords de Jumping jack flash, qui l’ont toujours fait jubiler. Il sent un air de reproche chez la serveuse venue ramasser la monnaie. Avec ses cheveux retenus par un chignon et ses vêtements à l’ancienne, elle ressemble vaguement à Virginia Woolf. Elle non plus ne doit pas aimer Noël.

Il se lève. Se mêle à la cohue, achète un champagne millésimé. À quelles extrémités on se prête pour le frisson de l’aventure ! Evelyne doit terriblement lui en vouloir. Elle est jolie, trouvera un autre tourtereau, aussi naïf, aussi sot que lui ! Il se dit qu’il exagère, lui fera un beau cadeau, il n’est pas un salaud quand même !

Il enfourche sa moto, un peu flottant. L’air froid lui fait du bien. Le voilà chez lui.

Catastrophe, la voiture d’Evelyne est garée devant la porte. Il sent qu’il ne maîtrise plus rien, que faire, s’enfuir ? Ses enfants l’ont vu, lui font des signes. Tant pis, se dit-il, je suis crucifié, la partie est jouée !

Sa femme l’accueille en souriant :

 

- J’ai invité une collègue de travail que tu ne connais pas. Noël la déprime un peu, ça la changera et nous aussi… Ça ne te dérange pas ?

Raymond Alcovère, nouvelle

Photo de Gildas Pasquet

08:07 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nouvelle

samedi, 20 décembre 2014

Devise de James Joyce

"L'exil, le silence, la ruse."

02:21 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james joyce

mardi, 16 décembre 2014

Le proche

 

pommes.jpg« Celui qui désire voir les choses extraordinaires doit observer les choses que les autres ne daignent même pas regarder. Celui qui désire atteindre l’inaccessible doit pratiquer ce que les autres négligent. Que celui qui s’exerce dans la contemplation regarde d’abord un char à foin. Que celui qui s’exerce à écouter soit attentif d’abord au son des cloches. Ce qui est facile à réaliser intérieurement n’est pas difficile à réaliser au dehors. »

Lie-Tseu ; Le vrai classique du vide parfait 

samedi, 13 décembre 2014

Lecture

« Celui qui lit sans crayon à la main dort. » Voltaire

vendredi, 12 décembre 2014

Lumière du corps

1960133_651537711550803_1866767100_n.jpg« Mais les idoles d’aujourd’hui les plus mortes sont les mots. Nous nous sommes forgés à partir d’eux des statues invisibles que nous vénérons mécaniquement ; nous nous agenouillons devant les mots magiques agités comme des grigris… Alors qu’il faut replacer les mots dans leur dépense, leur marche, leur chemin, leur passion, dans leur voie ardente. Le langage doit être remis au feu. Notre corps est emporté par la pensée. La respiration nous donne ordre de traverser, nous rappelle que nous sommes des animaux de passage. » 

Valère Novarina, Lumière du corps

mercredi, 10 décembre 2014

Pour peu que les viscères se placent sous la dépendance du cœur

"Pour peu que les viscères se placent sous la dépendance du cœur et lui restent soumis, la résolution triomphe, la conduite sera ferme, l'entendement florissant, les humeurs concertées, en sorte que l'on voit tout, entend tout et réussit en tout. Le souci ne trouvera nulle part à s'introduire ni les miasmes par où attaquer."

Ecrits de Maître Wen, ou Livre de la pénétration du mystère.

21:07 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 06 décembre 2014

Tenir le monde entre mes doigts de silence

peinture_song_yong_shan1201.jpgTerre de collines.

 

Ocre et rouge.

 

Achevalé sur ma monture, je parcours les steppes.

 

Les ombres jouent avec les replis de la terre, le gris de la roche avec le bleu des montagnes.

 

Alpha et oméga du monde, rien ne semble avoir été posé ici par hasard.

 

Ni les vallées, ni les lacs, ni les temples.

 

Vallées fumeuses de brume, étagées de rizières.

 

Pays cosmique.

 

Vérité inscrite dans les pierres.

 

Élan de la pensée.

 

Le tumulte s’est arrêté.

 

Le dénuement de la pierre, de la terre ici, me plaît, j’aime ce désordre lent des vallées, l’air de solitude qui flotte sur les collines.

 

Reflets velours, incarnat du couchant, montagnes au loin, calquées en lignes bleues.

 

Grand remuement de vagues, statufiées.

 

Oiseaux blancs qui couvent la terre spongieuse, virevoltant.

 

D’autres lignes, d’autres montagnes donnent de l’épaisseur au ciel safran, une profondeur de champ.

 

Les grandes étendues désertiques de la Chine du Nord sont le lit de mes rêves.

 

Une harmonie bienveillante s’est posée ici.

 

Je peux rester des  heures entières seul au milieu des plaines, à fouir du regard les détours de l’horizon.

 

Blondeur des collines.

 

Pureté froide, odeurs de sapins.

 

Grandes étendues dorées du pays des glaces.

 

Vagues de givre giflant la peau tendue de froid.

 

Lucidité coupante de l’air.

 

Voici un temple taoïste,  juché sur une colline.

 

Encorbellements de la pierre.

 

Les rizières au loin dessinent leurs courbes lentes.

 

Après-midi tiède et vert.

 

Seuls les temples, juchés sur des collines, tracent le passage de l’homme.

 

Le désir d’immobilité et de silence innervé dans cette terre est proche de l’hallucination.

 

Mon existence tout d’un coup me semble artificielle.

 

L’action que je mène bien vaine.

 

Découverte de l’espace.

 

Le temps est une pluie de guirlandes sur la mer.

 

 

Pourquoi être si près du monde et si loin des siens ?

 

Rien ne peut me retenir à la terre.

 

Devant cette solitude étoilée, mes pensées vont vers vous, si loin, et que j’aime.

 

Puissé-je traverser ces océans et tenir à nouveau le monde entre mes doigts de silence.

 

 

 

Extrait de : L'aube a un goût de cerise, Raymond Alcovère, N&B éditions, 2010

Peinture chinoise

peinture_chinoise.jpg"Ainsi pour un chinois, « la relation entre un paysage peint et le paysage extérieur n’est pas une relation d’imitation ou de représentation ; la peinture n’est pas un symbole du monde, c’est le lieu de sa présence réelle. (…) L’objet de la peinture n’est pas de décrire les apparences du réel, mais d’en manifester la vérité »
Simon Leys

samedi, 29 novembre 2014

Carl Friedrich Lessing

Carl Friedrich Lessing - paysage montagneux Ruines dans une gorge.jpg

jeudi, 27 novembre 2014

Ecrevisse

cover_Cezanne%20-%20Mont%20Sainte-Victoire%20and%20Chateau%20Noir.jpg« Les Sages quelquefois, ainsi que l’Ecrevisse, marchant à reculons, tournent le dos au port. C’est l’art des matelots. C’est aussi l’artifice de ceux qui, pour couvrir quelque puissant effort, envisagent un point directement contraire, et font vers ce lieu-là courir leur adversaire. »

La Fontaine

21:11 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ecrevisse

mercredi, 26 novembre 2014

Tout l'univers

854589060.jpgEncyclo de l'enfance...

dimanche, 23 novembre 2014

Classes moyennes

« Il fut un temps où les hommes croyaient faire l’amour et où la plupart des femmes faisaient constamment des enfants dont la majorité mourrait en bas âge. Tout ça marchait au petit bonheur. Les rois avaient des maîtresses, les reines des descendants légitimes et des bâtards encombrants. Ca vivait, ça mourrait, ça courrait, ça n’allait nulle part, sauf au ciel ou en enfer, c’était du théâtre. Il suffit de lire Saint-Simon, côté cour, ou de suivre, côté jardin, les aventures de Molière. Pour le ciel ou l’enfer, vous avez Bossuet ou Pascal. Ce spectacle s’est achevé il y a deux siècles.  Après quoi l’Histoire a, paraît-il, un sens, la Bourgeoisie s’en est occupée, elle a été monogame, hypocrite, héritière, elle s’est fait peur, de temps en temps, avec la société en mouvement, elle a résisté, planifié, organisé son opposition, tout en gardant ses réserves financières. Puis elle s’est largement ouverte, en apparence, aux classes moyennes, foule de domestiques contente d’être abusée avec sa participation active. La pensée, déjà à bout de souffle, s’est éteinte dans un langage stéréotypé et une surveillance globale. Les corps humains sont fabricables, les livres aussi. On en publie encore des milliers qui partent aussitôt en fumée. » Philippe Sollers

samedi, 22 novembre 2014

On vous tombe sur le dos

4-Bather-with-Blonde-Hair-female-nude-Pierre-Auguste-Renoir.jpg« Quand une chose est triste, on trouve ça toujours très bien. Faites quelque chose de gai et on vous tombe sur le dos. »

Auguste Renoir

12:49 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auguste renoir

vendredi, 21 novembre 2014

Citations

« Les citations, dans mon travail, sont comme des voleurs de grand chemin qui surgissent en armes, et dépouillent le promeneur de ses convictions. »

Walter Benjamin 

09:54 Publié dans citation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : walter benjamin

mercredi, 19 novembre 2014

Sur Divergence FM, jeudi à midi

edito.jpgJe serai invité sur Divergence FM jeudi 20 novembre à l'émission Gulliver (12-13 H) pour parler du magazine en ligne Funambule de l'association Autour des auteurs. 

Montpellier : 93.9

17:58 Publié dans Radio | Lien permanent | Commentaires (0)