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mercredi, 13 janvier 2016

Masque

Belchite« J’écris toujours avec un masque sur le visage ; oui, un masque à l’ancienne mode de Venise, long, au front déprimé, pareil à un grand mufle de satin blanc. »
Valéry Larbaud

The ghost town of Belchite in the Spanish province of Aragon photo by © Carlos Santero

lundi, 11 janvier 2016

Brassaï, le yin et le yang

brassaï

19:57 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brassaï

Brassaï, le pont neuf dans le brouillard

brassaï

19:52 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brassaï

dimanche, 10 janvier 2016

Si tu savais combien de regards j'ai trouvés en regardant les reflets du ciel !

Agnès Michaux, leonard de vinci"Vois-tu Raffaello, un bon peintre doit représenter l'homme et les pensées de son âme par les mouvements de ses membres. Pour la tête, il faut modeler du dedans au-dehors. Qui a les yeux a la bouche ; qui a les yeux et la bouche a la tête ; qui a la tête a la figure. La chose primordiale est que tu sortes de l'atelier, que tu te promènes dans la nature. Si tu savais combien de regards j'ai trouvés en regardant les reflets du ciel ! Si tu savais les poses que les fleurs m'ont apprises pour les mains ! Enfin, sache que ton crayon commande aux esprits mieux que la baguette. Si tu te souviens de cela, tu feras sortir des anges du papier. Le peintre est le seul vrai..."
Agnès Michaux, extrait de "Codex Botticelli", roman, Belfond 2015

Leonard de Vinci

La pollution causée par les capsules Nespresso est une véritable catastrophe écologique

c8719379-1ed6-43ef-a69e-4d758277637a.jpgSignez la pétition adressée à Nestlé

 

03:42 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 08 janvier 2016

Que la Nature soit votre unique déesse

Rodin"Que la Nature soit votre unique déesse. Ayez en elle une foi absolue. Soyez certains qu’elle n’est jamais laide et bornez votre ambition à lui être fidèles.
Tout est beau pour l’artiste, car en tout être et en toute chose, son regard pénétrant découvre le caractère, c’est-à-dire la vérité intérieure qui transparaît sous la forme. Et cette vérité, c’est la beauté même. Étudiez religieusement : vous ne pourrez manquer de trouver la beauté, parce que vous rencontrerez la vérité. Travaillez avec acharnement. »
Testament de Rodin

21:10 Publié dans Grands textes, Sculpture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rodin

jeudi, 07 janvier 2016

Honnête proposition...

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21:21 Publié dans Humeur, humour | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 04 janvier 2016

Louis, Paul et Duke

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20:11 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 03 janvier 2016

Allez, la musique

Qin YongJun.jpgAllez, la musique.

Oui, bonnes gens, c’est moi qui vous ordonne de brûler, sur une pelle, rougie au feu, avec un peu de sucre jaune, le canard du doute, aux lèvres de vermouth, qui, répandant, dans une lutte mélancolique entre le bien et le mal, des larmes qui ne viennent pas du cœur, sans machine pneumatique, fait, partout, le vide universel. C’est ce que vous avez de mieux à faire.
Lautréamont, Poésies

10:41 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lautréamont

vendredi, 01 janvier 2016

Le tumulte s'est arrêté

Roman Ostapchuk.jpgTerre de collines.

 

Ocre et rouge.

 

Achevalé sur ma monture, je parcours les steppes.

 

Les ombres jouent avec les replis de la terre, le gris de la roche avec le bleu des montagnes.

 

Alpha et oméga du monde, rien ne semble avoir été posé ici par hasard.

 

Ni les vallées, ni les lacs, ni les temples.

 

Vallées fumeuses de brume, étagées de rizières.

 

Pays cosmique.

 

Vérité inscrite dans les pierres.

 

Élan de la pensée.

 

Le tumulte s’est arrêté.

 

Raymond Alcovère, extrait de L'aube a un goût de cerise, N&B éditions, 2010

Photo de Roman Ostapchuk

Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul…

Vanessa Riccobaldi-.jpgMais… chanter
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, — ou faire un vers
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste, d’ailleurs, se dire : « Mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles
Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! »
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul…
Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand
Photo de Vanessa Riccobaldi

mercredi, 30 décembre 2015

Vieux tigre bondissant dans la neige

hokusai-tigre-nella-neve.jpg« Hokusai peint des poissons et des pêcheurs, des fleurs et des oiseaux, des courtisanes et des artisans, des pieuvres et des diables — beaucoup de diables, parfois vêtus en prêtres. Puis vient sa dernière œuvre, ce “ vieux tigre bondissant dans la neige ”. Il a quatre-vingt-neuf ans lorsqu'il l'attrape par le bout de son pinceau. Le tigre a une souplesse angélique comme si ses os, sa chair et son âme n'étaient plus que soie, flocon, brise. Il saute entre deux branches basses d'un arbre enneigé dont les extrémités épineuses, perçant le blanc, semblent être des griffes. Tout est devenu tigre, tout est devenu neige. La légèreté du fauve — il se glisse entre les flocons de neige sans en heurter un seul — est celle du chasseur converti par la vue du gibier, soudainement délivré de son instinct de mort. Hokusai pense à la fin de sa vie que la vie n'est que commencements “ À quatre-vingt-dix ans je pénètrerai le mystère des choses ; à cent ans, je serai décidément parvenu à un degré de merveille, et quand j'aurai cent dix ans, chez moi, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. ”  À l'heure où j'écris, continuant à peindre après que la mort a lavé ses pinceaux, Hokusai a deux cent cinquante ans. le vieux tigre est de plus en plus souple, son bond a la forme de l'arc-en-ciel. » 
Christian Bobin 

Fou !

Bernard Plossu, Pascal"Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie que de n'être pas fou."
Blaise Pascal
Photo de Bernard Plossu

Lumière

Saul LeiterSaul Leiter

01:17 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saul leiter

mardi, 29 décembre 2015

Quartier latin, 1926

André KertészPar André Kertész

09:52 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andré kertész

lundi, 28 décembre 2015

Reprise en main globale de la situation

CP7S37-WcAACEzy.jpgNote de synthèse
NB ORG TS 101125
Reprise en main globale de la situation

L’abandon par le président Nixon en 1971 de l’étalon or a favorisé, comme préconisé par nos services, le dérapage des monnaies, le développement de l’économie virtuelle et la mainmise définitive des marchés financiers sur l’économie réelle. Commencée en 1974 avec la crise du pétrole, la dégradation de l’économie n’a pas cessé depuis, avec son corollaire la montée du chômage, la précarité, l’insécurité ; après « Les 30 glorieuses » qui avaient vu une relative prospérité, surtout dans les pays riches.
Le mouvement s’est accéléré dans les années 80 puis 90 ; la pauvreté a gagné du terrain partout, entraînant le repli sur soi, la peur du lendemain, la débrouille, la recherche de solutions individuelles.
Arrivé des Etats-Unis, le crédit s’est développé, rendant les populations dépendantes et assujetties ; la paralysie d’un pays par la grève comme on l’a vu en France en mai 68 est devenue impossible (dispositif complété par la destruction progressive des lois sociales).
L’argent, surtout depuis que la prospérité s’est envolée, est devenu une préoccupation majeure pour les gens. La publicité fait naître des désirs jamais rassasiés d’objets, d’images, de façons de vivre, au point que l’argent est l’étalon unique de réussite d’une vie : l’avoir a pris le dessus sur l’être.
Les barrières étatiques et douanières ont peu à peu sauté, les concentrations tissant une toile économique qui gouverne le monde. Les marchés financiers ont pris le pas sur les gouvernements ; d’où une défiance du politique dont chacun peut constater qu’il n’a plus de pouvoir sur l’économie réelle.
Les politiques ne peuvent faire autrement qu’accompagner le mouvement ; influant de moins en moins le cours des choses, ils se voient discrédités par les opinions publiques. Les partis de gauche surtout perdent de plus en plus de crédibilité ; l’opinion leur préfère des gouvernements de droite, moins ambigus.
En faisant sauter le verrou du communisme qui s’est terminé en échec en URSS - laquelle avait été longtemps maintenue sous perfusion par les pays occidentaux, et se présentait en même temps comme le repoussoir idéal - le libéralisme apparaît comme le seul système possible, le moins mauvais en tout cas.
La rupture sino-soviétique entre les deux grands régimes issus du communisme a été un événement capital - s’ils s’étaient alliés, le danger aurait été immense : la Chine s’est retrouvée momentanément dans l’ombre.
La chute du Mur de Berlin lui a ouvert un espace nouveau. La Chine n’a pas choisi l’affrontement ; au contraire elle utilise les armes du capitalisme, et domine même maintenant économiquement les pays occidentaux, sur leur propre terrain, devenu tout à fait logiquement le seul possible.
L’affrontement avec les Etats-Unis en fait les deux grandes puissances mais le processus d’alliance entre les deux, s’il est dissimulé n’en est pas moins réel et tangible, d’autant que d’autres pays émergents (Brésil, Inde, Afrique du sud, autres pays asiatiques) équilibrent mieux les centres de pouvoir apparents.
Les systèmes coercitifs, pour maintenir malgré tout la cohésion et l’adhésion autour d’eux, ont besoin d’un ennemi. La chute du Mur a créé un vide qu’il fallait combler. Ce fut le terrorisme.
Avantage, il maintient les populations dans la peur et permet d’installer des états policiers renforcés, un contrôle chaque jour plus accru, lié au développement des nouvelles technologies et à la cybernétique. Ainsi est monté en épingle un ennemi archaïque à qui nous donnons les moyens de rivaliser, de menacer avec succès l’occident. Autre avantage, il fait figure d’étendard et de contre feu pour les pays pauvres ; un conservatisme tout à fait favorable à nos intérêts peut ainsi perdurer.
La disparition du pétrole comme source d’énergie prépondérante affaiblira dans les décennies à venir leur source financière principale et partant, leur influence réelle et leur capacité de nuisance. Un chantier a été ouvert par nos services sur cette question.
Le développement exponentiel de la technique maintient les populations dans la dépendance à la consommation et les éloigne des sensations vraies.
Le règne de l’image et du virtuel crée un monde séparé où apparemment les limites ont disparu, devenant une sorte de refuge et de mythe. Création d’un sentiment illusoire de liberté qui éloigne du réel, lequel devient de plus en plus opaque, compétitif et violent.
La valeur refuge du virtuel est décuplée par la consommation de drogues issue de laboratoires techniquement très pointus, consommation en hausse constante qui présente le double avantage de diminuer l’esprit critique et la volonté des populations, en particulier de la jeunesse, de la rendre dépendante, et d’autre part de faire prospérer les mafias, lesquelles financent en tant que de besoin les opérations frauduleuses assurant la cohérence du système et le financement des pouvoirs en place.
L’aspect psychologique est essentiel. Dans les pays dits développés, l’esprit des populations doit sans cesse être accaparé, distrait par une foule d’informations inutiles et futiles.
L’objectif est de désamorcer peu à peu tout travail de mémoire, d’approfondissement, de véritable réflexion. Le temps est de plus en plus morcelé, compartimenté, de façon à lui enlever de l’épaisseur, de la constance. Il ne faut surtout pas que les gens parviennent avec des mots jusqu’à leurs sensations ni leur pensée ; tout doit être médiatisé à travers des écrans, des animations, sans trêve ni repos.
La sexualité sollicitée sans cesse sera mécanisée et surtout omniprésente comme spectacle, consommée, multipliée. Après avoir été censurée, elle est devenue obligatoire, ce qui la constitue en norme nouvelle. Son absence devient traumatisante de même que sa pratique standardisée et mécaniste. Il s’en suit un émiettement des relations humaines. Les taux de divorces sont croissants : la dernière structure de type communautaire, la famille, est en train d’éclater, isolant toujours plus les individus, conformément à nos plans.
Extrait de "Rien compris au rock and roll", polar d'espionnage, Raymond Alcovère, 2011, Clair de plume 34 éditions.

samedi, 26 décembre 2015

Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil

CTH_FkgXAAEeQAQ.jpgJe vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil. François-René, ta langue est un paroxysme, cet océan aussi le tien.

La sirène du steamer mugit. La fumée s’échappe à gros bouillons et rejoint les nuages, effacées leurs traces. Le sillon se dévide dans une infinie lenteur.L’horizon s’enflamme de jets saccadés, monstrueux, barbaresques. Le ciel est une lutte, un amas de lances, un combat fratricide. Ainsi le ciel. De grandes orgues joufflues gonflées de nuit. Une symphonie du nouveau monde.

Lumière plombagine. Les éclairs  ouvrent des plaies, un écrin d’enluminures. Reflets zinzolins de l’aurore, devant.

A un moment il  ne reste que la fuite, se dissimuler. Fixer des silences, des pauses, masquer le tumulte, l’arrogance, la brutalité du monde.

Raymond Alcovère, extrait de L'aube a un goût de cerise, N&B éditions, 2010

L’eau sacrifie le temps ; elle le soustrait à l’utilité

yannick haenel« Cette pluie était au monde, elle installait sa vérité sur des lieux qui se croyaient faits pour un soleil obstiné. Avec elle, une parole se formait. L’eau sacrifie le temps ; elle le soustrait à l’utilité ; il dégouline, rendu à sa transparence. »
Yannick Haenel, Je cherche l'Italie

jeudi, 24 décembre 2015

Approche

CN6_9eeWwAAlQWw.jpg"J'ai enlevé beaucoup de choses inutiles de ma vie et Dieu s'est approché pour voir ce qui se passait."
Christian Bobin

mercredi, 23 décembre 2015

Animaux

Isabelle Huppert par Edouard Boubat.jpg"Nous devrions rendre grâce aux animaux pour leur innocence fabuleuse et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets sans jamais nous condamner."
Christian Bobin
Photo de Edouard Boubat