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mercredi, 22 novembre 2017

Ça fait du bien !

henri cartier-bressonHenri Cartier-Bresson Peloponnèse, Grèce 1961

vendredi, 17 novembre 2017

Auguste Rodin, 1880

auguste rodin

jeudi, 16 novembre 2017

René Maltête, formidable incendie !

Formidable incendie, René Maltête.jpg

08:40 Publié dans humour, Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rené maltête

lundi, 13 novembre 2017

Aujourd'hui ?

Christophe KiciakPour nous résumer, on en serait un peu là aujourd'hui non ?
(Image de Christophe Kiciak)

jeudi, 09 novembre 2017

Simulations

C8WkaQbXcAEqk3Y.jpg"Le monde est en grande partie un théâtre bâti sur des histoires de simulations féminines. Les hommes sont des naïfs qui croient dominer le jeu, ils en sont les dupes."

Philippe Sollers

mardi, 07 novembre 2017

Doisneau Rue Hippolyte Maindron Giacometti Paris 1958

Doisneau Rue Hippolyte Maindron Giacometti Paris 1958.jpg

lundi, 06 novembre 2017

Miles smiles

Miles DavisGiuseppe Pino, Miles Davis, 1983

20:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miles davis

jeudi, 02 novembre 2017

La Mergellina

Yann Grancher.jpgÇa y est, la Mergellina, bourdonnante de bateaux, le bleu de la mer est limpide, presque évanescent, couche parfaite de bleu, tranche napolitaine, féerique. Je suis plongée dans les couleurs, assise, paisible, l’âme secouée, les yeux fixés sur le lointain du port.

Sous un micocoulier, les feuilles vert-pâle se trémoussent dans un bruit d’orgues puis lampées plus basses, fondantes, andante avec cette rafale ardente, pianissimo vent coulis, trémulement des frondaisons, poussées plus lascives des basses encore par les côtés, se laisser bercer, musique qui revient et ne s’arrête jamais, roulis de cloches, coulée mauve dans le crépitement du soleil, ondoiement sonore en diagonale se faufilant entre les maisons, lignes croisées qui se brisent, parterre de roses roses devant moi, feu sous le soleil, balancement léger, vivifiant.

Raymond Alcovère, extrait de Fugue baroque, roman, prix 98 de la ville de Balma

Photo de Yann Grancher

mardi, 31 octobre 2017

Qui sait, la fin des temps est peut-être venue

l'aube a un goût de ceriseQui sait, la fin des temps est peut-être venue, ici, à la limite de l’océan, sur cet arrondi de la terre, archipel de hasard, de roc, de vent et de sable, noyé.

Déchaînement des éléments.

La terre va s’engloutir, revenir à sa vérité première.

Matière, fusion, évanouissements.

L’homme disparaîtra, lui le passager clandestin, l’invité de la dernière heure.

Il s’en ira sur la pointe des pieds après avoir coloré d’un peu de poésie l’or du temps.

Raymond Alcovère, extrait de L'aube a un goût de cerise, N&B éditions, 2010

Photo de Andy Chisholm, Tasmania, 2015

lundi, 30 octobre 2017

Le nouveau régime s’était ainsi constitué une base très solide, qui allait lui permettre de durer si longtemps

DNEaLDfXkAESdQO.jpgL’espionnage fonctionne de cette façon, ça me rappelle une des plus grandes opérations de l’histoire, qui a permis à la Russie soviétique naissante d’asseoir son pouvoir, tu en as entendu parler ?
- Non, raconte !
- C’est un certain Dzerjinski, espion de Lénine, qui l’a montée, dans les années 20. Un groupe de dissidents, avec des membres du gouvernement, annonçaient la fin prochaine du régime. Ils se firent peu à peu connaître, au point de devenir une référence et un passage obligé pour tous les opposants, y compris à l’extérieur du pays. C’était en fait un coup monté de toutes pièces ; par ce moyen, ils faisaient passer tout un tas de fausses infos aux services secrets des pays occidentaux qu’ils infiltrèrent. Et à l’intérieur, ils réunirent autour d’eux tout ce qui se faisait en termes d’adversaires du communisme. Au bout de longues années, le subterfuge a été découvert, mais trop tard, la plupart des « contre-révolutionnaires » identifiés et mis hors d’état de nuire, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Le leurre avait parfaitement fonctionné. Le nouveau régime s’était ainsi constitué une base très solide, qui allait lui permettre de durer si longtemps.
Raymond Alcovère, extrait de "Rien compris au rock and roll"
Polar, Clairdeplume34 éditions, 2011

Je crois que le tuyau était plutôt bon…

559885_507596159278293_1686169065_n.jpg- Il y a quoi dans le sac, lui demanda-t-elle ?
- Je veux bien te le dire mais je devrai te tuer après !
- Très drôle !
- Des joujoux !
- Arrête !
- Je blague pas ! Des armes, des piqûres anesthésiantes, téléphones, faux papiers, cartes de crédit, argent liquide, clés électroniques, c’est une manie des agents secrets, un tuyau qu’on m’avait donné. On se constitue des réserves, au cas où, pour les mauvais jours, eh bien voilà c’est arrivé, je crois que le tuyau était plutôt bon…
Raymond Alcovère, Rien compris au rock and roll, Clair de plume 34 éditions, 2011 (extrait)
Photo de Sam Pujol Greif

vendredi, 27 octobre 2017

Soirée de lancement du numéro 2 de la revue La Piscine, ce soir, à Sauramps Odyssée à Montpellier

la piscineCe soir à partir de 18h, à l’occasion de la parution de son numéro 2, la revue La Piscine vous convie à une rencontre-lectures à l'auditorium de la librairie Sauramps Odyssée à Montpellier.

Vous pourrez écouter quelques-uns des derniers textes lus par leurs auteurs :

• « Comment j’aime les autres » par Nat Yot
• « Equation » par Claire Musiol
• « Les allumettes » par Daniel Frayssinet
• « Il faut être sauvage » par Marianne Desroziers
• « Ô mer » par Raymond Alcovère
• « Espace soudain fissuré » par Françoise Renaud

et d'autres textes lus par les maîtres-nageurs.

A l'issue des lectures, nous nous retrouverons autour d'un verre pour échanger et partager.

Au plaisir de vous voir !

Philippe Castelneau, Louise Imagine, Christophe Sanchez, Alain Mouton
revuelapiscine.com

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nouveau numéro disponible ici > http://www.sauramps.com/revue-la-piscine-numero-2-inciden...

dimanche, 22 octobre 2017

Un chat faisant la chattemite

La Fontaine"C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas."
La Fontaine

12:13 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la fontaine

vendredi, 20 octobre 2017

La vérité

yannick haenel, Alexander Petrosyan"La vérité ne fuit point les rois qui l'aiment et qui la cherchent."
Yannick Haenel
Photo de , Alexander Petrosyan

jeudi, 19 octobre 2017

Musique

DMFjlIQX0AAprJ-.jpgJe suis parti et voilà que le monde s’ouvre à mes yeux.
Le vent fait claquer les voiles, le jusant doucement nous éloigne.
Les cris des marins se répondent.
Les os du bateau craquent, son grand corps de sel et de vent s’ébroue.
Le navire s’enfonce.
Une femme chante un refrain des îles.
J’emporte les bribes de ce rêve.
Musique.
Raymond Alcovère, extrait de "L'aube a un goût de cerise" N&B éditions, 2010

dimanche, 15 octobre 2017

New York 1939, qui n'a pas son chapeau ?

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Bon dimanche !

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Quel pied, de nouvelles chaussures (1946)

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vendredi, 13 octobre 2017

Il ne lui restait plus qu’à écouter « Let it bleed »

Johan prit un double café puis repartit. Il en avait trop envie depuis un moment, cette fois il sortit ses CD et glissa dans le lecteur Beggars Banquet des Stones, peut-être leur meilleur album avec Let it bleed. Parfaite, la voix traînante de Jagger dans Salt of the earth et ses accents bluesy dans Prodigal song. Et puis la version studio de Street fighting man, toujours aussi fracassante. Quelle idée géniale d’utiliser la guitare sèche.
Parler avec Samuel lui avait fait du bien, il se sentit moins seul sur cette autoroute, alors qu’il ne savait même pas où il allait, ignorant s’il reverrait un jour Angélique et suspendu au génie d’un hacker qu’il connaissait à peine. En face, c’était du lourd. Puis, comme un ado tout seul dans sa chambre, il laissa les percussions de Sympathy for the devil occuper tout l’habitacle de la Benz.
Au bout d’une heure de route - il ne cessait de surveiller la circulation dans son rétro - par sécurité mais aussi parce qu’il avait besoin d’action, il décida de changer de voiture. Il prit son sac à dos chargé de tous ses sésames et jeta son dévolu sur une BMW série 3. Quarante-cinq secondes furent nécessaires pour que sa télécommande ouvre la serrure électronique et il était dans l’habitacle. Trois minutes plus tard, il démarrait en souplesse. Rien compris au rock and roll.jpgIl ne lui restait plus qu’à écouter « Let it bleed ».
Raymond Alcovère, extrait de Rien compris au rock and roll, polar, 2011, Clair de plume 34 éditions

lundi, 09 octobre 2017

Je ne t’oublierai pas

20150314-Orphuem-Santana-BMA0637santana-logosantana-logo.jpg"Du côté de mes amis, c’était plutôt la dispersion. On avait vécu si près les uns des autres pendant des années, dans les mêmes appartements, que par un mouvement naturel sans doute, chacun avait volé de ses propres ailes. Valentin - j’avais partagé tant d’aventures avec lui - se laissait lentement envahir par l’alcool. Il avait un talent fou pour la musique, l’amitié. Un humour, une ironie mordantes. Il ne pouvait s’empêcher de regarder l’autre côté des choses. Et presque uniquement celui-là. Ce « presque » l’avait rattaché à la vie, mais pas longtemps. Un jour, à force de tutoyer le néant, il l’avait rejoint. Parti vivre aux Pays-Bas après des études de psycho, à son retour il n’était plus le même. Il pouvait se passer de boire, mais s’il avait le malheur de commencer, il ne s’arrêtait qu’ivre mort. Son regard si pétillant devenait hagard, il répétait les mêmes phrases, bientôt il titubait et c’était fini. Tout le temps de mon absence, il avait demandé de mes nouvelles. Et je n’en avais donné à personne. C’était terrible de le voir ainsi, à l’occasion de ses rares passages à Montpellier.

Il jouait divinement de la guitare. Quand j’entends Sampa pa ti, son morceau fétiche, je vois ses doigts courir sur le manche. Souvent, on finissait nos soirées au London Tavern. Fabrice, au piano, flottait au-dessus des événements, sourire fin à travers ses verres épais. On buvait, on parlait avec n’importe qui au London, tout était vrai, parce qu’on ne jugeait rien. Sauf dans les moments où l’alcool l’égarait, j’avais une complicité stupéfiante avec Valentin. Aujourd’hui, j’écoute Flor d’luna et je pense à lui. Un jour, j’en avais assez, je voulais quitter Laure, et lui si discret en général, m’avait répondu sans hésiter : “Ne le fais pas, tu ne pourrais pas vivre sans elle”. Quoi qu’il en soit, mon pote Valentin, j’entends tes phrases, tes notes et je ne t’oublierai pas."

Raymond Alcovère, Le bonheur est un drôle de serpent, Lucie éditions, 2009, extrait