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lundi, 13 mars 2017

Vent

1689809630.jpg"Ne dites pas du mal du vent, il n'est jamais très loin."
Ramon Gomez de la Serna

19:48 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 11 mars 2017

Pleine lune

Paul Valéry, shoji ueda"L'univers est un défaut dans la pureté du Non-être."
Paul Valéry
Photo de Shoji Ueda

La corde sensible, René Magritte, 1969

rené magritte

03:17 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rené magritte

Tout pour le calme intérieur

3488663492.jpg"Il y a ainsi des surgissements de poésie dans de brefs instants de musique, dans des gestes, des détails de peinture, des fragments d'architecture, des séquences furtives de cinéma. Ils agissent au vol, dans la rencontre. L'art existe par épiphanies. Et chacun évolue avec sa provision d'éclairs, de mémoires de jouissances. (...) L'épiphanie, on peut la trouver dans la vie. Il peut y avoir des gestes passionnants dans la rue, des situations brusquement ouvertes, des inflexions de lumière qui traversent le corps d'une passante. Pour reprendre les mots qu'Ezra Pound appliquait au paradis, l'art existe en "fragments inattendus". Il relève du coup de foudre."

Yannick Haenel, François Meyronnnis, Prélude à la délivrance, Gallimard 2009, collection L'Infini

03:07 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 09 mars 2017

Nuit à Venise

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Lucien Lorelle “Dévorez des livres” Paris 1949

Lucien Lorelle “Dévorez des livres” Paris 1949.jpg

19:47 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lucien lorelle

dimanche, 05 mars 2017

Reprise en main globale de la situation

2420128452.jpgNote de synthèse
NB ORG TS 101125
Reprise en main globale de la situation

L’abandon par le président Nixon en 1971 de l’étalon or a favorisé, comme préconisé par nos services, le dérapage des monnaies, le développement de l’économie virtuelle et la mainmise définitive des marchés financiers sur l’économie réelle. Commencée en 1974 avec la crise du pétrole, la dégradation de l’économie n’a pas cessé depuis, avec son corollaire la montée du chômage, la précarité, l’insécurité ; après « Les 30 glorieuses » qui avaient vu une relative prospérité, surtout dans les pays riches.
Le mouvement s’est accéléré dans les années 80 puis 90 ; la pauvreté a gagné du terrain partout, entraînant le repli sur soi, la peur du lendemain, la débrouille, la recherche de solutions individuelles.
Arrivé des Etats-Unis, le crédit s’est développé, rendant les populations dépendantes et assujetties ; la paralysie d’un pays par la grève comme on l’a vu en France en mai 68 est devenue impossible (dispositif complété par la destruction progressive des lois sociales).
L’argent, surtout depuis que la prospérité s’est envolée, est devenu une préoccupation majeure pour les gens. La publicité fait naître des désirs jamais rassasiés d’objets, d’images, de façons de vivre, au point que l’argent est l’étalon unique de réussite d’une vie : l’avoir a pris le dessus sur l’être.
Les barrières étatiques et douanières ont peu à peu sauté, les concentrations tissant une toile économique qui gouverne le monde. Les marchés financiers ont pris le pas sur les gouvernements ; d’où une défiance du politique dont chacun peut constater qu’il n’a plus de pouvoir sur l’économie réelle.
Les politiques ne peuvent faire autrement qu’accompagner le mouvement ; influant de moins en moins le cours des choses, ils se voient discrédités par les opinions publiques. Les partis de gauche surtout perdent de plus en plus de crédibilité ; l’opinion leur préfère des gouvernements de droite, moins ambigus.
En faisant sauter le verrou du communisme qui s’est terminé en échec en URSS - laquelle avait été longtemps maintenue sous perfusion par les pays occidentaux, et se présentait en même temps comme le repoussoir idéal - le libéralisme apparaît comme le seul système possible, le moins mauvais en tout cas.
La rupture sino-soviétique entre les deux grands régimes issus du communisme a été un événement capital - s’ils s’étaient alliés, le danger aurait été immense : la Chine s’est retrouvée momentanément dans l’ombre.
La chute du Mur de Berlin lui a ouvert un espace nouveau. La Chine n’a pas choisi l’affrontement ; au contraire elle utilise les armes du capitalisme, et domine même maintenant économiquement les pays occidentaux, sur leur propre terrain, devenu tout à fait logiquement le seul possible.
L’affrontement avec les Etats-Unis en fait les deux grandes puissances mais le processus d’alliance entre les deux, s’il est dissimulé n’en est pas moins réel et tangible, d’autant que d’autres pays émergents (Brésil, Inde, Afrique du sud, autres pays asiatiques) équilibrent mieux les centres de pouvoir apparents.
Les systèmes coercitifs, pour maintenir malgré tout la cohésion et l’adhésion autour d’eux, ont besoin d’un ennemi. La chute du Mur a créé un vide qu’il fallait combler. Ce fut le terrorisme.
Avantage, il maintient les populations dans la peur et permet d’installer des états policiers renforcés, un contrôle chaque jour plus accru, lié au développement des nouvelles technologies et à la cybernétique. Ainsi est monté en épingle un ennemi archaïque à qui nous donnons les moyens de rivaliser, de menacer avec succès l’occident. Autre avantage, il fait figure d’étendard et de contre feu pour les pays pauvres ; un conservatisme tout à fait favorable à nos intérêts peut ainsi perdurer.
La disparition du pétrole comme source d’énergie prépondérante affaiblira dans les décennies à venir leur source financière principale et partant, leur influence réelle et leur capacité de nuisance. Un chantier a été ouvert par nos services sur cette question.
Le développement exponentiel de la technique maintient les populations dans la dépendance à la consommation et les éloigne des sensations vraies.
Le règne de l’image et du virtuel crée un monde séparé où apparemment les limites ont disparu, devenant une sorte de refuge et de mythe. Création d’un sentiment illusoire de liberté qui éloigne du réel, lequel devient de plus en plus opaque, compétitif et violent.
La valeur refuge du virtuel est décuplée par la consommation de drogues issue de laboratoires techniquement très pointus, consommation en hausse constante qui présente le double avantage de diminuer l’esprit critique et la volonté des populations, en particulier de la jeunesse, de la rendre dépendante, et d’autre part de faire prospérer les mafias, lesquelles financent en tant que de besoin les opérations frauduleuses assurant la cohérence du système et le financement des pouvoirs en place.
L’aspect psychologique est essentiel. Dans les pays dits développés, l’esprit des populations doit sans cesse être accaparé, distrait par une foule d’informations inutiles et futiles.
L’objectif est de désamorcer peu à peu tout travail de mémoire, d’approfondissement, de véritable réflexion. Le temps est de plus en plus morcelé, compartimenté, de façon à lui enlever de l’épaisseur, de la constance. Il ne faut surtout pas que les gens parviennent avec des mots jusqu’à leurs sensations ni leur pensée ; tout doit être médiatisé à travers des écrans, des animations, sans trêve ni repos.
La sexualité sollicitée sans cesse sera mécanisée et surtout omniprésente comme spectacle, consommée, multipliée. Après avoir été censurée, elle est devenue obligatoire, ce qui la constitue en norme nouvelle. Son absence devient traumatisante de même que sa pratique standardisée et mécaniste. Il s’en suit un émiettement des relations humaines. Les taux de divorces sont croissants : la dernière structure de type communautaire, la famille, est en train d’éclater, isolant toujours plus les individus, conformément à nos plans.
Extrait de "Rien compris au rock and roll", polar d'espionnage, Raymond Alcovère, 2011, Clair de plume 34 éditions.

samedi, 04 mars 2017

Mon cerveau et moi

©EvaStrus.jpg"De temps en temps, mon cerveau me reproche d'avoir tardé à lui obéir; d'avoir sous-estimé ses possibilités, ses replis, sa mémoire; de m'être laissé aller à l'obscurcir, à le freiner, à ne pas l'écouter. Il est patient, mon cerveau. Il a l'habitude des lourds corps humains qu'il dirige. Il accepte de faire semblant d'être moins important que le cœur ou le sexe (quelle idée). Sa délicatesse consiste à cacher que tout revient à lui. Il évite de m'humilier en soulignant qu'il en sait beaucoup plus long que moi sur moi-même. Il m'accorde le bénéfice d'un mot d'esprit, et prend sur lui la responsabilité de mes erreurs et de mes oublis. Quel personnage. Quel partenaire. "Sais-tu que tu ne m'emploies que très superficiellement?" me dit-il parfois avec le léger soupir de quelqu'un qui aurait quelques millions d'années d'expérience. Je m'endors, et il veille. Je me tais et il continue à parler. Mon cerveau a un livre préféré : l'Encyclopédie. De temps en temps, pour le détendre, je lui fais lire un roman, un poème. Il apprécie. Quand nous sortons, je lui fais mes excuses pour toutes les imbécilités que nous allons rencontrer. "Je sais, je sais, me répond-il, garde-moi en réserve." J'ai un peu honte, mais c'est la vie. J'écrirai peut-être un jour un livre sur lui."

Philippe Sollers, Un vrai roman

Photo de Eva Strus

Ne croyez pas quelqu'un qui vous dit qu'une phrase ne pourra jamais transformer quoi que ce soit

J Holloway.jpg"Ne croyez pas quelqu'un qui vous dit qu'une phrase ne pourra jamais transformer quoi que ce soit. C'est un flic. Le temps historique continue de se scander au calendrier des impostures politiques ; il s'est définitivement résorbé, sur l'ensemble de la planète, en guerre.
Il existe une autre histoire - une histoire parallèle.
C'est l'histoire des gestes poétiques ; et de leur transmission secrète à travers le temps. Cette transmission opère d’œuvre à œuvre. Elle ne s'arrête jamais."

Y.Haenel,
évoluer parmi les avalanches
Photo de J Holloway

Voici le programme auquel je me tiendrais si j'étais un grand artiste

Mario Novais.jpg"Je ne suis ni un libéral, ni un conservateur, ni un progressiste, ni un moine, ni un indifférent... Je voudrais être un artiste libre et rien de plus, et je regrette que Dieu ne m'ait pas donné les forces nécessaires. [...] Il n'y a pas que chez les marchands et dans les maisons d'arrêt que le pharisianisme, l'esprit obtus et l'arbitraire règnent en maîtres. Je les retrouve dans la science, dans la littérature, chez les jeunes. Pour la même raison, je n'éprouve pas d'attrait spécial pour les gendarmes, pas plus que pour les bouchers, les savants, les écrivains ou les jeunes. Enseignes et étiquettes sont, à mon sens, des préjugés. Mon saint des saints, c'est le corps humain, la santé, l'esprit, le talent, l'inspiration, l'amour et la liberté la plus absolue, la liberté face à la force et au mensonge, quelle que soit la façon dont ceux-ci se manifestent. Voici le programme auquel je me tiendrais si j'étais un grand artiste."
Anton Tchekhov Lettre à Alexaï Plechtcheïev (4 octobre 1888)

Photo de Mario Novais

Goût

Hampton C.jpg"Dans les matières de goût, il faut sentir sans aucune gradation, le sentiment dépendant moins des choses que de la vitesse avec laquelle l'esprit les pénètre."

Vauvenargues, lettre à Voltaire, 4 avril 1743
Photo de Hampton C

samedi, 25 février 2017

After the rain Photo by Giulio Sangiuliano

Giulio Sangiuliano

04:36 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : giulio sangiuliano

Danger !

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04:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

Gauguin- Avenue de Clichy- 1889

Gauguin Avenue de Clichy 1889.jpg

04:18 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul gauguin

vendredi, 24 février 2017

Apprendre par cœur

Cjo38ZNWgAAb6_G.jpgApprendre par cœur, voilà une de ces expressions qu'on emploie sans y penser, et pourtant riche de sens...

dimanche, 19 février 2017

La maison d’un peintre

hölderlin, Paul Klee"Le ciel devient comme la maison d’un peintre quand il montre ses tableaux."
Hölderlin
Paul Klee, Paysage sicilien

jeudi, 16 février 2017

Au bout

Nigel Jones.jpg«Un personnage de roman, c'est n'importe qui dans la rue, mais qui va jusqu'au bout de lui-même.»
Georges Simenon
Photo de Nigel Jones

mercredi, 15 février 2017

Les chevaux haut-bruyants des dieux

Nicolas Bruno.jpg"Tout l'espace brumeux que voit un homme assis sur une hauteur, en regardant la mer couleur de vin, tout cet espace est à la portée d'un bond pour les chevaux haut-bruyants des dieux."
Homère, l'Iliade
Photo de Nicolas Bruno

lundi, 13 février 2017

Tout !

B-M. Koltès"J'ai toujours pensé que, si l'on regarde longtemps et soigneusement les gens quand ils parlent, on comprend tout."
B-M. Koltès

17:48 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : b-m. koltès

A demi-mot

Ci-ABFKUYAAm8Do.jpg"Les vérités qui nous importent le plus s'offrent toujours à demi-mot."

Baltasar Gracian