mardi, 15 octobre 2024
Caspar David Friedrich, peintre de l'infini
A voir ici ce docu Arte :
https://www.arte.tv/fr/videos/112225-000-A/caspar-david-friedrich-peindre-l-infini/
08:51 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : caspar david friedrich
dimanche, 13 octobre 2024
L'art de la conversation, René Magritte

18:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte
vendredi, 11 octobre 2024
Humour de Franz Kafka
Poséidon était assis à son bureau et comptait. L’administration de tous les océans représentait une somme de travail infinie. Il aurait pu avoir autant d’assistants qu’il aurait voulus, et il en avait beaucoup, mais comme il prenait sa charge très au sérieux, il recomptait tout lui-même, et ainsi les assistants ne lui étaient pas d’un grand secours. On ne peut pas dire que son travail le réjouissait, et il ne l’accomplissait à vrai dire que parce qu’il lui était imposé. Il avait déjà postulé souvent à des emplois plus joyeux (c’est ainsi qu’il s’exprimait), mais à chaque fois qu’on lui faisait différentes offres, il s’avérait que rien ne lui convenait mieux que son poste actuel. Il était aussi très difficile de trouver quelque chose d’autre pour lui. Il n’était bien sûr pas possible de l’affecter à une mer déterminée, car, sans parler du fait qu’ici aussi le travail comptable n’était pas moindre, mais seulement plus vétilleux, le grand Poséidon ne pouvait avoir qu’un poste de responsabilité. Et si on lui proposait un poste hors de l’eau, il se sentait mal rien qu’à se l’imaginer, son souffle divin s’accélérait, son buste d’airain vacillait. D’ailleurs on ne prenait pas ses plaintes vraiment au sérieux ; quand un puissant ne cesse de se lamenter, il faut essayer de faire semblant de lui céder, même dans les situations sans issue ; personne ne songeait vraiment à le suspendre de sa charge, car il avait été destiné depuis le début des temps à être le dieu des océans et devait le rester. Ce qui l’énervait le plus – et provoquait son insatisfaction à son poste –, c’était d’entendre parler des images qu’on se faisait de lui, comme celle par exemple où il conduisait sans cesse son char à travers les flots tenant son trident. Pendant ce temps-là, il restait assis au fond de l’océan et n’arrêtait pas de compter, cette activité monotone étant uniquement interrompue de temps à autre par un voyage à Jupiter, voyage dont il revenait d’ailleurs furieux la plupart du temps. Ainsi il avait à peine vu les océans, juste de manière fugitive lorsqu’il montait en se dépêchant à l’Olympe, et il ne les avait jamais réellement traversés. Il avait coutume de dire qu’il attendait pour cela la fin du monde, alors il y aurait bien un moment de calme où il pourrait encore, juste avant que tout s’achève et après avoir contrôlé son dernier compte, faire rapidement un petit tour.20:06 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kafka
lundi, 07 octobre 2024
Justesse de Sartre sur Kafka
"Son univers est à la fois fantastique et rigoureusement vrai."
11:37 Publié dans Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kafka, jean-paul sartre
dimanche, 06 octobre 2024
Je suis un imbécile
Dernièrement, J’ai rencontré un monsieur
qui se vantait d'être un imbécile.
Il disait :
"Je suis un imbécile ! "
Je lui ai dit :
"Monsieur ... c'est vite dit ! "
Tout le monde peux dire :
"Je suis un imbécile !"
Il faut le prouver !
Il m'a dit :
"Je peux ! "
Il m'a apporté les preuves de son imbécillité,
Avec tellement d’intelligence et de subtilité,
Que je me demande s’il ne m'a pas pris pour un imbécile !
Raymond Devos
18:41 Publié dans humour, Insolite | Lien permanent | Commentaires (0)
Le temps...

18:30 Publié dans humour, Insolite | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miss.tic
mardi, 01 octobre 2024
L’ÉTONNANTE ORIGINE DU MOT « CLOCHARD »
Attesté depuis le XIXe siècle seulement, le terme « clochard » désigne, selon la neuvième édition du Dictionnaire de l'Académie française, une « personne qui n’a ni domicile ni travail, et qui vit d’expédients ».10:10 Publié dans Info, Insolite | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 28 septembre 2024
Quand serai-je rendu à mon état primitif de fils du soleil ?
Quand serai-je rendu à mon état primitif de fils du soleil, me demandai-je. Je repensais au vieil homme. Juste avant qu’il disparaisse, je lui avais demandé : « Mais qui êtes-vous ? » « Le Philosophe Inconnu » m’avait-il répondu, en me glissant une lettre dans la main : « Gardez-la précieusement, vous la lirez plus tard, le jour où vous en sentirez le besoin. »11:55 Publié dans Le saut dans le vide | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le saut dans le vide
mercredi, 25 septembre 2024
Temps
Le temps est un enfant qui joue19:29 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : héraclite, lothar reichel
mardi, 24 septembre 2024
Oiseau
« Dans chaque mot se trouve un oiseau aux ailes repliées, qui attend le souffle du lecteur. »10:15 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emmanuel levinas, marcus cederberg
mercredi, 18 septembre 2024
L'amour fou
« La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas. »18:40 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andré breton, inox lord
Le jour de...
Premier texte publié : "Le jour de..." en mars 1991 dans Noir et Blanc Magazine, n° 12.
Extrait :
Jours de sang, de glace et de feu où j’ai commencé à comprendre mon destin. Il est cinq heures et demie du matin. Je lis Mémoires sauvés du vent de Richard Brautigan… La fenêtre est ouverte sur la nuit, elle remplit la pièce de son odeur, de ces bruits d’oiseaux et de réveil matinal. Des voitures, citadelles de l’ennui, circulent déjà. Six heures un quart, le livre est fini, le jour levé. Le chant des oiseaux se détache dans de la ouate, je suis fatigué, j’aime cette sensation de lourdeur, la tête pleine de rêves, de fragments de rêves, de désirs, d’envie de vivre. Parfois, l’avenir m’apparaît avec netteté, je pense à toi. Le cri d’un goéland, une torpeur fraîche.
18:24 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 16 septembre 2024
Le grand sommeil
Il était environ onze heures du matin, à la mi-octobre, le soleil ne brillait pas et une pluie forte et pénétrante s’annonçait dans la clarté des collines au pied des montagnes. Je portais mon costume bleu poudre, avec chemise, cravate et pochette bleu foncé, brogues noires, chaussettes de laine noire à motifs bleu foncé. J’étais net, propre, rasé, je n’avais pas bu et je n’avais pas honte qu’on le sache. J’étais tout ce que doit être un détective privé élégant. Je rendais visite à quatre millions de dollars.19:55 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : raymond chandler, howard hawks
samedi, 14 septembre 2024
La découverte de Xénon (vient de paraître)
Vient de paraître (juin 2024) :16:12 Publié dans La découverte de Xénon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la découverte de xénon
vendredi, 13 septembre 2024
Cézanne, autoportrait, 1887

20:40 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cézanne
samedi, 07 septembre 2024
Depuis l'aube des temps
« A l’homme de profond désir, un signe suffit, et les signes sont, depuis l’aube des temps, le langage des dieux. »
Hölderlin
Photo : Mark Litteljohn
17:38 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hölderlin, mark littlejohn
mardi, 03 septembre 2024
Derniers jours de l'exposition "Le Saut dans le vide" au Dôme à Montpellier
Avant le décrochage des œuvres lundi 9 septembre, vous pouvez encore profiter de l'exposition des peintures de Claude Henri-Bartoli pour le livre d'artiste "Le Saut dans le vide", que nous avons co-réalisé. C'est à la brasserie Le Dôme à Montpellier, 2 avenue Georges Clémenceau.
Par ailleurs, il reste quelques exemplaires du livre d'artiste disponibles : grand format (29 x 42 cm), 28 pages imprimées par un éditeur professionnel sur un papier de qualité supérieure Munken. Chaque ouvrage est accompagné d’une œuvre originale de Claude-Henri Bartoli (format 21×32, technique mixte : acrylique, encre et pastel). Prix de l’ouvrage : 50 € (+ 10 € de frais d’envois si vous n’habitez pas Montpellier)
Contact : raymond.alcovere@gmail.com
16:37 Publié dans Le saut dans le vide | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le saut dans le vide
dimanche, 01 septembre 2024
John Bulmer - Lonely Pub, Yorkshire, 1964

19:11 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : john bulmer
Pas d'avant
"Il n'y a pas d'avant dans la naissance simultanée de l'espace et du temps."
Philippe Sollers, Centre
Photo : Franck Gerard
09:25 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philippe sollers, franck gerard
vendredi, 30 août 2024
Mon cerveau et moi
« De temps en temps, mon cerveau me reproche d’avoir tardé à lui obéir ; d’avoir sous-estimé ses possibilités, ses replis, sa mémoire ; de m’être laissé aller à l’obscurcir, à le freiner, à ne pas l’écouter. Il est patient, mon cerveau. Il a l’habitude des lourds corps humains qu’il dirige. Il accepte de faire semblant d’être moins important que le cœur ou le sexe (quelle idée). Sa délicatesse consiste à cacher que tout revient à lui. Il évite de m’humilier en soulignant qu’il en sait beaucoup plus long que moi sur moi-même. Il m’accorde le bénéfice d’un mot d’esprit, et prend sur lui la responsabilité de mes erreurs et de mes oublis. Quel personnage. Quel partenaire. « Sais-tu que tu ne m’emploies que très superficiellement ? » me dit-il parfois, avec le léger soupir de quelqu’un qui aurait quelques millions d’années d’expérience. Je m’endors, et il veille. Je me tais, et il continue à parler. Mon cerveau a un livre préféré : l’Encyclopédie. De temps en temps, pour le détendre, je lui fais lire un roman, un poème. Il apprécie. Quand nous sortons, je lui fais mes excuses pour toutes les imbécillités que nous allons rencontrer. « Je sais, je sais, me répond-il, garde-moi en réserve. » J’ai un peu honte, mais c’est la vie. J’écrirai peut-être un jour un livre sur lui. »
Philippe Sollers
11:02 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philippe sollers

















