mercredi, 30 juillet 2014

La grande route du sentiment

"Nous enfilions la grande route du sentiment, et la reprenions de si haut, qu'il était impossible d'entrevoir le terme du voyage."

Vivant Denon, Point de lendemain, 1812

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vendredi, 18 juillet 2014

Te souviens-tu ?

Andrea Mantegna (1431-1506), plafond du palais ducal de Mantoue.jpg"Te souviens-tu, chère amie, quand nous étions dans cette triste chambre où on montait par ce vilain escalier, où il faisait si froid, où nous étions contents de nous, c'est qu'il existe un soi qui, lorsqu'on sait le respecter, est indépendant, inattaquable, et qu'il a encore un aplomb dans les orages, dans les tremblements de terre. Eh bien, en vérité, ce n'est chez moi que de l'instinct, dont ton aimable intérêt me fait raisonner avec toi, toi toute seule..."

Vivant Denon à Bettine, 1814

Andrea Mantegna (1431-1506), plafond du palais ducal de Mantoue 

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lundi, 26 mai 2014

Amour

amour.jpgLa durée moyenne d'un câlin entre deux personnes est de 3 secondes. Mais les chercheurs ont découvert quelque chose de fantastique. Quand un câlin dure 20 secondes, il y a un effet thérapeutique sur le corps et l'esprit. En effet un câlin sincère produit une hormone appelée "l'ocytocine", aussi connue comme l'hormone de l'amour. Cette substance présente de nombreux avantages pour notre santé physique et mentale, et nous permet, entre autres, de se détendre, de se sentir en sécurité et de calmer nos craintes et l'anxiété. Ce merveilleux apaisement est offert gratuitement chaque fois que nous avons une personne dans nos bras, qu’on berce un enfant, ou que nous chérissons un chien ou un chat, ou que nous dansons avec notre partenaire, ou que nous nous rapprochons de quelqu'un ou que tout simplement tenons le bras d’un ami.

01:48 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : spiritualité, amour

samedi, 10 mai 2014

In love we geek

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mardi, 25 février 2014

Avec toi

"Je voudrais me promener avec toi, par un jour de printemps, sous un ciel un peu gris, avec quelques feuilles mortes restant encore de l'année précédente et tourbillonnant dans le vent, par les rues d'un faubourg de la ville, et que ce soit un dimanche. Dans ces banlieues jaillissent souvent des pensées mélancoliques et grandioses ; et à certaines heures flotte une sorte de poésie qui fait vibrer ensemble les cœurs de ceux qui se désirent.
En outre, naissent d'indicibles espérances, encouragées par les horizons infinis qu'on découvre au-delà des maisons, par les trains qui s'enfuient, et les nuages qui accourent du grand nord. Nous nous enlacerions simplement les mains et irions d'un pas léger, tenant des discours insensés, stupides et chaleureux. Jusqu'à ce que s'allument les réverbères et que les immeubles délabrés suintent les histoires sinistres de la ville, les aventures, les romances si longtemps attendues.
Alors nous demeurerions silencieux, nous tenant toujours par la main, car les âmes n'ont pas besoin de mots pour se comprendre. "

Dino Buzzati

vendredi, 14 février 2014

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dimanche, 14 avril 2013

Etoile

"Mêlez-vous de vos affaires, et les imposteurs s'évanouiront d'eux-mêmes"

Philippe Sollers, L'étoile des amants

mardi, 02 avril 2013

Amour

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Je ressentis devant elle ce désir de vivre qui renaît en nous chaque fois que nous prenons de nouveau conscience de la beauté et du bonheur. Nous oublions toujours qu'ils sont individuels et, leur substituant dans notre esprit un type de convention que nous formons en faisant une sorte de moyenne entre les différents visages qui nous ont plu, entre les plaisirs que nous avons connus, nous n'avons que des images abstraites qui sont languissantes et fades parce qu'il leur manque précisément ce caractère d'une chose nouvelle, différente de ce que nous avons connu, ce caractère qui est propre à la beauté et au bonheur. Et nous portons sur la vie un jugement pessimiste et que nous supposons juste, car nous avons cru y faire entrer en ligne de compte le bonheur et la beauté quand nous les avons omis et remplacés par des synthèses où d'eux il n'y a pas un seul atome. C'est ainsi que baîlle d'avance un lettré à qui on parle d'avance d'un nouveau "beau livre", parce qu'il imagine une sorte de composé de tous les beaux livres qu'il a lus, tandis qu'un beau livre est particulier, imprévisible, et n'est pas fait de la somme de tous les chefs-d'oeuvre précédents, mais de quelque chose que s'être parfaitement assimilé cette somme ne suffit nullement à faire trouver, car c'est justement en dehors d'elle.

Marcel Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleur

Photo de Joseph Koudelka

 

samedi, 16 mars 2013

Mon coeur chéri

"Mon coeur chéri, il y a effectivement bien des femmes dans le monde, et quelques-unes d'entre elles sont belles. Mais où trouverais-je un visage où chaque trait, chaque pli même, réveille les souvenirs les plus grandioses et les plus doux de ma vie ?" 

Karl Marx,

A lire ici

04:24 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : karl marx

lundi, 28 janvier 2013

Amants, heureux amants...

Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ?

Que ce soit aux rives prochaines.

Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau,

Toujours divers, toujours nouveau ;

Tenez-vous lieu de tout, tenez pour rien le reste.

Jean de la Fontaine

lundi, 07 janvier 2013

Fragilité

JNU20602UndiscoverSelfLO.jpg"L'amour ne donne aucune assurance, rend tout fragile, menacé, miraculeux, inespéré, et c'est comme écrire : une page de plus et une journée change de sens. Vous ne ferez croire à personne que vous avez passé des heures à choisir ou à déplacer tel ou tel mot, telle série de syllabes. On vous tiendrait pour fou, et avec raison. Fou comme il fallait l'être, sans doute, pour entretenir jour et nuit le feu d'une cuisson de métaux et passer à travers la matière afin de trouver la pierre philosophale, la poudre de projection, l'or du temps."

Philippe Sollers, Passion fixe

Photo de Jerry Uelsmann

mercredi, 03 octobre 2007

Ce n'est chez moi que de l'instinct

0b7c4aedcf919431b25225f52493e724.jpg"Te souviens-tu, chère amie, quand nous étions dans cette triste chambre où on montait par ce vilain escalier, où il faisait si froid, où nous étions contents de nous, c'est qu'il existe un soi qui, lorsqu'on sait le respecter, est indépendant, inattaquable, et qu'il a encore un aplomb dans les orages, dans les tremblements de terre. Eh bien, en vérité, ce n'est chez moi que de l'instinct, dont ton aimable intérêt me fait raisonner avec toi, toi toute seule..."

Vivant Denon à Bettine, 1814

Georges Romney, Lady Hamilton, 1782

lundi, 02 avril 2007

Tout de suite

"Nous devons beaucoup à nos amis morts. Nous leur devons tant d'années volées. Alors, ce qu'ils nous demandent à voix basse, il faut le faire tout de suite."

Roger Nimier

lundi, 03 juillet 2006

Pour quelqu'un

"Personne n’a envie de parler de l’amour, si ce n’est pour quelqu’un."
Roland Barthes

19:28 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, illumination

lundi, 13 février 2006

Il s’agit, avant tout, d’un bonheur de langage

 L’érotisme, bonheur dans la connaissance, ne respecte rien, sauf la justesse d’exécution. Il est ennemi de toutes les pesanteurs et de toutes les idoles "

Pourquoi l’érotisme rend-il heureux ? Parce qu’il est un retour direct à l’enfance, à ses jeux, à sa gratuité, à sa profondeur de temps. L’enfant, on le sait depuis Freud, est un pervers polymorphe qu’on oblige ensuite, sous prétexte de normalité, à devenir un pervers honteux monomorphe (la famille, l’école et le travail s’y emploient). L’adulte est en général un enfant durci, puritain malgré lui, péniblement pornographe. Il s’applique dans le vice comme dans la vertu, il est ennuyeux, peu doué pour la régression enchantée qui définit l’érotisme. Ce n’est pas par hasard que « le vert paradis des amours enfantines » (Baudelaire) lui reste fermé. Il en rêve, l’adulte, il se sent jeté en enfer, il devient parfois bassement pédophile pour tenter de rejoindre son corps perdu.
Il délire assez vite sur le sujet (voir la minable affaire Lewinsky), s’empêtre dans ses dénégations, bafouille, réprime, s’obstine, et finit par transformer la question en marchandise dégradée. Rien de plus éloigné de l’érotisme, par exemple, que la littérature érotique. C’est un genre qui, comme le pastiche, ne supporte pas la médiocrité. C’est pourquoi, au risque de faire hurler, il faut maintenir le constat que l’érotisme est d’essence aristocratique. Le bonheur, dans cette dimension du langage et des sensations, est rare, clandestin, toujours inattendu, discret, subversif. Contrairement à ce que veut faire croire la propagande puritaine, c’est une affaire grave, pas du tout superficielle, comme la musique. Grave et légère, joyeuse. Georges Bataille a résumé cela dans une formule fameuse : « L’érotisme est l’approbation de la vie jusque dans la mort. »
L’érotisme menace la société de surveillance et de calcul parce qu’il convoque tous les sens en même temps. Ce n’est pas une affaire « de cul » (même si). Il s’agit, avant tout, d’un bonheur de langage. On se touche en parlant d’une certaine façon. C’est ce que les Anglais, autrefois, appelaient avoir des « conversations criminelles ». Pas d’érotisme vrai sans verbalisation appropriée : c’est un art. Le bonheur, ici, est de pouvoir jouer des fantasmes les plus crus de façon détachée. Les tempéraments érotiques, c’est connu, sont le contraire de la perversion sociale et de son désir morbide de négation de la liberté et de la vie.
L’érotisme, bonheur dans la connaissance, est une désacralisation sans rabaissement. Il ne respecte rien, sauf la justesse d’exécution. Il est ennemi de toutes les pesanteurs et de toutes les idoles. Tenez, par exemple, il ne sera pas mauvais de faire entendre aujourd’hui aux es- prits moisis cette phrase d’André Breton, datant de 1926 : « Oh, monsieur, quelle femme que cette Jeanne d’Arc ! Je crois que l’impudicité même avait établi toutes ses flammes dans le con de cette putain royale, la coquine était toute en feu et le foutre exhalait par ses pores. » Amen.
Par Philippe Sollers
Nouvel Observateur - Hors-série le bonheur - 1998

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jeudi, 17 novembre 2005

Cent fois plus de plaisir

Rien n'est plus certain que ceci : une fille dévote ressent, quand elle fait avec son amant l'oeuvre de chair, cent fois plus de plaisir qu'une autre exempte du préjugé. Cette vérité est trop dans la nature pour que je croie nécessaire de la démontrer à mon lecteur.
Casanova, Histoire de ma vie

21:19 Publié dans amour | Lien permanent | Commentaires (7)

mardi, 25 octobre 2005

Je voudrais que mes roses vous voient

Venez dans mon jardin, je voudrais que mes roses vous voient

Tel fut le mot de Richard Brinsley Butler Sheridan (auteur dramatique et homme politique anglais né à Dublin) à une jeune femme

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dimanche, 23 octobre 2005

Sosie

En amour, tout s'annule au fur et à mesure. Tout est à refaire à chaque instant. Deux amants sont hors du temps. Suspension de l'horaire. La mort ne retrouvera nulle part ces heures qui lui furent signalées. Elle déménagera tout, mais en vain cherchera le temps d'amour, qui est son sosie.

Georges Perros

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