mardi, 26 mars 2024
Amour
« Sentiment raisonnable : tout s'arrange - mais rien ne dure.17:57 Publié dans amour, Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes
mardi, 13 juin 2023
Eveil
« L’éveil sollersien est un temps complexe, à la fois très long et très court : c’est un éveil naissant, un éveil dont la naissance dure. »
Roland Barthes, Sollers écrivain, p. 29
04:12 Publié dans Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes, philippe sollers
dimanche, 05 décembre 2021
Le plaisir du texte
“Nul objet n’est dans un rapport constant avec le plaisir (Lacan, à propos de Sade). Cependant, pour l'écrivain, cet objet existe ; ce n'est pas le langage, c'est la langue, la langue maternelle.”
Roland Barthes, Le plaisir du texte
12:05 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes
mardi, 10 août 2021
Amour
« Personne n’a envie de parler de l’amour, si ce n’est pour quelqu’un. »
Roland Barthes
Photo : Arturo Torres
16:55 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes, arturo torres
mardi, 11 août 2020
Mon corps
« Ce que cache mon langage, mon corps le dit. Mon corps est un enfant entêté, mon langage est un adulte très civilisé... »10:59 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes, corps
vendredi, 12 juillet 2019
Solitude de l'écrivain
« L'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des nouvelles. Sa chute est d’autant plus grave qu’il vit aujourd’hui dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée comme une faute. Nous acceptons (c’est là notre coup de maître) les particularismes, mais non les singularités ; les types, mais non les individus. Nous créons (ruse géniale) des chœurs de particuliers, dotés d’une voix revendicative, criarde et inoffensive. Mais l’isolé absolu ? Celui qui n’est ni breton, ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ? Celui qui n’appartient même pas à une minorité ? La littérature est sa voix, qui par un renversement paradisiaque, reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l’on se porte, pour l’écouter, très au loin, en avant, par-delà les écoles, les avant-gardes, les journaux et les conversations. »
Roland Barthes
10:30 Publié dans écriture, Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes
jeudi, 03 août 2017
Un appétit
« Le mot m'emporte selon cette idée que je vais faire quelque chose avec lui : c'est le frémissement d'un faire futur, quelque chose comme un appétit. Ce désir ébranle tout le tableau immobile du langage. »
Roland Barthes
Photo de Fabrice Robben
18:51 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes
dimanche, 06 décembre 2015
L'autre
"C'est l'un des traits constants de toute mythologie petite-bourgeoise, que cette impuissance à imaginer l'autre."
Roland Barthes
11:45 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes
mercredi, 28 octobre 2015
Il y a une vérité noire de l’écriture
« Certains linguistes s’en tiennent avec agressivité à la fonction communicante du langage : le langage ça sert à communiquer. Même préjugé chez les archéologues, les historiens de l’écriture : l’écriture ça sert à transmettre. Ceux-là sont bien obligés d’admettre, cependant, que, de toute évidence, l’écriture a parfois (toujours ?) servi à cacher ce qui lui était confié. Si la pictographie est un système simple, particulièrement clair, en passant à un système difficile, complexe, abstrait, diversifié en de nombreux registres de graphismes, souvent à la limite du déchiffrable (l’idéographie cunéiforme), c’est bien la lisibilité que les graphistes sumériens ont abandonné au profit d’une certaine opacité graphique. La cryptographie serait la vocation même de l’écriture. L’illisibilité, loin d’être l’état défaillant, monstrueux, du système scriptural, en serait au contraire la vérité (l’essence d’une pratique peut être en sa limite, non en son centre) (…) Nous sommes habitués, par le poids des valeurs démocratiques (et peut-être plus lointainement chrétiennes), à considérer spontanément la plus grande communication comme un bien absolu et l’écriture comme un acquis progressiste. C’est oublier une fois de plus l’envers du phénomène : il y a une vérité noire de l’écriture : l’écriture, pendant des millénaires, a séparé ceux qui y étaient initiés, peu nombreux, de ceux qui n’y étaient pas (la masse des hommes), elle a été la marque de la propriété (par la signature) et de la distinction. »
Roland Barthes, Variations sur l'écriture
Photo : Umberto d'Aniello
21:47 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes, umberto d'aniello
mercredi, 26 août 2015
J’ai une maladie : je vois le langage.
L’écriture de Barthes se reconnaît aussitôt : elle frappe visiblement l’oreille. Découpée, mate, retenue, elle semble s’éloigner de ce qu’elle dit en l’annulant par avance. « J’ai une maladie : je vois le langage. »
Philippe Sollers
http://www.pileface.com/sollers/spip.php?article812
03:48 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes, philippe sollers
lundi, 22 juin 2015
Le plaisir du texte
12:53 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes



















