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dimanche, 26 juillet 2015

Pierre Bonnard, Normandie, 1920

Pierre Bonnard

03:34 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pierre bonnard

jeudi, 23 juillet 2015

Paul Klee, "Parterre de fleurs" 1913

Paul Klee, Parterre de fleurs 1913.jpg

23:03 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul klee

mercredi, 01 juillet 2015

Titien, l'assomption des Frari, détail

"on voit la névrose dans l’œil du voisin et pas la nécrose dans le sien"
Philippe Sollers Paradis
Assunta-Tiziano-dettaglio-del-Padreterno.jpg

20:15 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : titien

dimanche, 28 juin 2015

La Madone Sixtine

raphaël, Daniel Arasse[...] Pour revenir au tableau préféré, il y en aurait deux : La Madone Sixtine de Raphaël qui maintenant est à Dresde, et La Joconde, de Léonard de Vinci. Je ne parlerai aujourd’hui que de La Madone Sixtine.
C’est un tableau d’autel peint par Raphaël en 1516, je crois, qui représente la Vierge tenant l’Enfant sur des nuages, avec à sa gauche sainte Barbe et à sa droite saint Sixte. En haut du tableau, vous avez deux rideaux verts entrouverts, et en bas deux petits angelots qui regardent d’un air un peu mélancolique ce qui se passe au-dessus d’eux. Ce tableau a été l’un des plus admirés de l’histoire de la peinture à partir du moment où il est allé à Dresde. Avant il était dans une église à Plaisance, on savait qu’il était beau mais on n’en parlait pas trop. On allait le voir, mais ce n’était pas un grand tableau. Dès lors qu’il est à Dresde, il devient l’un des tableaux mythes de l’histoire de la peinture, et moi-même je le percevais comme un tableau mythe lorsque j’ai étudié Raphaël. Et puis je suis allé à Dresde, j’ai vu La Madone Sixtine et j’ai été extrêmement déçu car on était en train de restaurer le musée : il y avait une plaque de verre devant le tableau, et ce que je voyais depuis ma place assise c’était les néons qui se reflétaient sur la plaque de verre, je devais bouger pour deviner la peinture. J’étais extrêmement déçu, mais comme j’étais venu jusqu’à Dresde pour voir cette Madone, je ne voulais pas repartir déçu. Donc, je suis resté à peu près une heure, à me déplacer, et à un moment le tableau s’est « levé ». Et là, tout d’un coup, j’ai vu La Madone Sixtine, et je dois dire que j’ai vu l’un des tableaux intellectuellement les plus profonds de l’histoire de la peinture européenne et, si on aime et connaît Raphaël, l’un de ses tableaux les plus émouvants. Pourquoi l’un des plus profonds ? Eh bien, je crois — et c’est ce que Walter Benjamin n’a pas voulu voir ou qu’il a vu mais dont il n’a pas voulu parler — que La Madone Sixtine présente très exactement le moment de la révélation du dieu vivant, c’est-à-dire que c’est un tableau qui montre le dieu brisant le voile, le dieu s’exposant. Et ce qui pour moi le rend extrêmement bouleversant c’est en particulier la présence des deux petits anges situés en bas du tableau. Au fond, que font-ils là ? On n’en sait rien. On a imaginé les histoires les plus extravagantes sur ces deux petits anges : par exemple, qu’ils étaient les portraits des enfants que Raphaël aurait eus avec la Fornarina. En fait, je suis persuadé, pour des raisons iconographiques sérieuses, historiques et théologiques, qu’ils sont la figuration chrétienne des chérubins gardant le voile du temple dans la religion juive. Ce à quoi ils assistent eux mêmes, c’est au fait qu’ils ne sont plus les gardiens du secret et du dieu invisible : le dieu s’est rendu visible. Cette espèce d’extraordinaire tragédie — car le dieu se rendant visible signifie qu’il va mourir — est confiée à des visages d’enfants. Je trouve cela d’une puissance extraordinaire. Et depuis, je n’ai plus besoin de voir La Madone Sixtine ; elle s’est « levée », et je garde en moi cette émotion.

Daniel ArasseHistoires de peintures, folio essais 469, 2004, p. 27-29.

dimanche, 07 juin 2015

Vue de Collioure

Matisse, CollioureMatisse, 1905

03:35 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : matisse, collioure

mardi, 05 mai 2015

Les femmes de Manet

manet.railroad.jpg"Chez Manet, les femmes sont partout : Victorine Meurent, Berthe Morisot, Méry Laurent, etc. (...) C'est très difficile de peindre une femme qui tient le coup ! C'est extraordinairement difficile !"

Philippe Sollers, La Révolution Manet

lundi, 04 mai 2015

Le bleu du Titien

wpc52e4434_05_06.jpgDétail de La Vierge à l'enfant avec Sainte-Catherine et le jeune Saint-Jean Baptiste, National Gallery

01:55 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : titien

vendredi, 01 mai 2015

Dico de bord (extrait 31)

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Giorgone

 

Il a peint ce tableau étonnant : La Tempête, à l’Académie à Venise, aux interprétions toujours ouvertes, pour lequel on a décelé de nombreux repentirs, repentirs dont il est à l’origine : « Deux innovations ouvrent la voie à une deuxième révolution dans la peinture à l’huile à Venise : l’emploi d’un support de toile et la mise en place préalable des ombres et des lumières grâce à un dessous. C’est Giorgone (1477-1510) qui accomplit cette révolution. Il peint directement sur la toile et inverse l’ordre des gradations de teintes. Au lieu de modeler les volumes en appliquant des glacis transparents sur un fond clair, il ajoute sur des tons relativement foncés des touches de blanc opaque qui forment saillie, et donnent du relief à la surface modulée. Cette méthode autorise des modifications radicales en cours d’exécution, car il suffit de gratter la peinture ou de la dissimuler sous une autre couche. L’acte de peindre devient une opération plus évolutive et expérimentale. Ainsi sont jetées les bases de l’esthétique moderne. » : David Rosand, L’art plus fort que la nature. Titien fut son élève.

Raymond Alcovère, extrait de Dico de bord, à paraître

mardi, 03 mars 2015

Dico de bord (extrait 12)

dico de bord, Claude Monet#‎Dicodebord‬ extrait 12
Monet (Claude)
« J’aurais aimé avoir les yeux de Claude Monet » : dit un des personnages de Fugue baroque. Pour avoir peint ces tableaux-là, il devait voir des choses extraordinaires, une symphonie perpétuelle dansait probablement devant ses yeux, que nous n’imaginons même pas. On sent chez lui une sorte de jouissance immédiate de l’être, une plénitude intérieure, qui en fait un des plus grands peintres de tous les temps. Le Pont d’Argenteuil, du Musée du Louvre, déborde, explose de lumière intérieure ; le tableau entier est un apaisement. Entre les bleus et les verts, l’eau le ciel les arbres, tout se confond dans une symphonie bleutée et miroitante. Les régates à Argenteuil semble sorti de l’enfance, l’orangé, le vert et le bleu ciel ont leur reflet magique – japonais – dans l’eau. Dans Les barques, régate à Argenteuil, on est noyé dans un désordre d’eau, de ciel, en touches vives, alors que le vent emporte les voiles, en même temps que le tumulte des vagues. Cézanne a dit de lui : « Monet ce n’est qu’un œil, mais bon dieu, quel œil ! Le plus fort de tous. Je l’ajoute au Louvre ! Monet s’en tient à une seule vision des choses ; il se maintient aisément là où il parvient. Oui, un homme comme Monet est heureux, il accomplit sa belle destinée ».
(Raymond Alcovère : ce livre de bord, construit sous la forme d’un abécédaire, fait le tour de tout ce qui me tient à cœur, m’a construit : noms communs, mais aussi lieux, femmes et hommes célèbres, écrivains, peintres, musiciens. Les « définitions », nourries de nombreuses citations, ont des dimensions très variables : entre une ligne et trois pages)

samedi, 28 février 2015

Dico de bord (extrait 9)

dico de bord, Berthe Morisot#‎Dicodebord‬ extrait 9
Morisot (Berthe)
« Berthe Morisot avait une personnalité volontaire, mais elle était aussi énigmatique. Sa peinture dégage un certain mystère. Quels que soient les milieux sociaux figurés, ses portraits ne sont jamais mondains. Au contraire, ils font toujours appel à l’intime. Ses personnages ont des regards que l’on n’arrive pas à saisir, ils sont tournés vers le dedans : telle est la quête de la peintre » : Maïthé Vallès-Bled. En effet, un mystère flotte toujours sur ses toiles, entremêlé à la finesse, à la sensualité et à un sens extrême de la couleur, comme dans L’été ou Jeune femme près d’une fenêtre de 1878 (Musée Fabre de Montpellier), où on est presque déjà dans la peinture abstraite, le personnage n’existant qu’au travers des masses colorées. Elle a organisé sa vie pour pouvoir peindre ; après avoir repoussé bien des prétendants, elle épouse Eugène Manet, le frère d’Édouard, qui la soutiendra, l’aidera pour s’affirmer. Tout la poussait pourtant, en tant que femme, à renoncer à la peinture. Sa volonté inébranlable lui permettra de réussir là où tant d’autres ont échoué. Fidèle, elle n’abandonnera pas le groupe des Impressionnistes naissant et leurs expositions parallèles. Édouard Manet a fait d’elle un portrait saisissant, sur fond noir. Dominique Bona a écrit dans sa biographie : Berthe Morisot, Le mystère de la dame en noir : « Berthe répugne à peindre des natures mortes. À l’objet elle préfère la nature changeante. À la pose inanimée le mouvement. Elle préfère la vie, tout ce qui bouge, tout ce qui fuit. Elle aime les jardins, les bateaux, les plans d’eau, la mer, les nuages et la brume, la légèreté des rubans d’une robe sous le vent, l’apesanteur, la grâce d’un geste, d’un regard, d’une chevelure. » « Mon ambition se limite au désir de transcrire quelque chose d’éphémère, et cependant cette ambition est démesurée », écrira Berthe Morisot.
(Raymond Alcovère : ce livre de bord, construit sous la forme d’un abécédaire, fait le tour de tout ce qui me tient à cœur, m’a construit : noms communs, mais aussi lieux, femmes et hommes célèbres, écrivains, peintres, musiciens. Les « définitions », nourries de nombreuses citations, ont des dimensions très variables : entre une ligne et trois pages)

vendredi, 23 janvier 2015

Face à la lune

face-moon.jpgUn flacon de vin au milieu de fleurs.
Je bois seul et sans compagnon.
Je lève ma coupe. Lune, à ta santé ;
Moi la lune, mon ombre : nous voilà trois.
La lune, hélas, ne boit pas.
Mon ombre ne sait qu’être là.
Amis d’un moment, la lune et mon ombre.
Le printemps nous dit d’être vite heureux.
Je chante et la lune flâne.
Je danse, et mon ombre veille.
Avant d’être ivres nous jouons ensemble.
L’ivresse venue, nous nous séparons.
Puisse longtemps durer notre amitié calme.
Rendez-vous un jour dans la Voie Lactée.

Li Po

18:43 Publié dans Chine, Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 06 décembre 2014

Peinture chinoise

peinture_chinoise.jpg"Ainsi pour un chinois, « la relation entre un paysage peint et le paysage extérieur n’est pas une relation d’imitation ou de représentation ; la peinture n’est pas un symbole du monde, c’est le lieu de sa présence réelle. (…) L’objet de la peinture n’est pas de décrire les apparences du réel, mais d’en manifester la vérité »
Simon Leys

samedi, 29 novembre 2014

Carl Friedrich Lessing

Carl Friedrich Lessing - paysage montagneux Ruines dans une gorge.jpg

samedi, 22 novembre 2014

On vous tombe sur le dos

4-Bather-with-Blonde-Hair-female-nude-Pierre-Auguste-Renoir.jpg« Quand une chose est triste, on trouve ça toujours très bien. Faites quelque chose de gai et on vous tombe sur le dos. »

Auguste Renoir

12:49 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auguste renoir

samedi, 08 novembre 2014

Manet, l'autoportrait à la palette, 1879

Manet_autoportait_a_la_pale.jpg

02:14 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edouard manet

vendredi, 12 septembre 2014

Le paradis, par Gustave Doré

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13:16 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : gustave doré

jeudi, 28 août 2014

Toujours Manet

two-roses-on-a-tablecloth-560.jpgLa plupart des commentateurs, plus ou moins inspirés, de Manet, ont tous ce cliché : à savoir que Manet serait à l’origine de la naissance de l’art moderne. Cette histoire d’art moderne perdure encore, et puis tombe de plus en plus dans la bouillie de « l’art contemporain », Il n’y a pas d’art moderne. Il y a tour simplement art ou pas. Les grottes de Lascaux sont « modernes », Titien est « moderne », Manet est « moderne ». Toutes ces oeuvres sont la continuation de l’art par d’autres moyens selon le temps. Le marché de l’art raconte maintenant qu’il y aurait un art moderne et on en arrive ainsi à la bouillie contemporaine. On ne doit pas non plus prendre Manet pour un impressionniste. C’est encore une autre façon de brouiller les cartes et d’éviter de parler de ce qu’il y a d’essentiel dans l’art de Manet : c’est-à-dire une révolution. Et, on peur avancer que ce qu’il réalise est une renaissance, une renaissance de l’art à partir d’un moment où il a été, d’une certaine manière, occulté, offusqué, détruit. C’est le monde tel qu’il va, qui va contre l’art, c’est la société qui va sans arrêt contre l’art ainsi que les différents pouvoirs. Mais cela dépend, il y a des périodes fastes, par exemple, lorsque l’église catholique accepte, dans son sein, des œuvres aussi fabuleuses que celles de Titien, Tintoret, Tiepolo, Véronèse. C’est ça la question de l’art.
P. Sollers

mercredi, 30 juillet 2014

Enjambements

jpg_La_Vierge__l_Enfant_Je_sus_et_sainte_Anne__by_Leonardo_da_Vinci__from_C2RMF_retouched.jpgTrès significative est la position, dans ce tableau, de l’enfant Jésus qui est déposé et comme retenu par sa mère, assise elle-même sur les genoux de sa mère. Les regards sont à analyser de près. Anne regarde en surplomb, la mère a les yeux plus ouverts, et le garçon, car c’en est un assurément, tourne la tête de l’autre côté comme rétroactivement, comme s’il se tournait vers un passé qui ne finira pas d’être toujours présent. En même temps, comme vous le voyez je suppose, il saisit très fermement les oreilles de cet agneau qui se trouve là pas par hasard, l’agneau christique donc, et la jambe gauche — ceci est peu souligné parce qu’on s’attarde, et il ne s’agit pas de vautour, sur les pieds d’Anne et de Marie — de façon très symphonique, la jambe gauche enjambe. Ce garçon enjambe le dos de l’agneau qu’il est. Il s’enjambe.

Philippe Sollers, Le Saint-Âne, 2004, Verdier

Léonard de Vinci, 1508-1510
Huile sur bois, 168 cm × 130 cm. Le Louvre.

10:37 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : léonard de vinci

samedi, 12 juillet 2014

La bête, nouvelle illustrée par Claude-Henri Bartoli

042088-claude-henri-bartoli-errances-chamaniques.jpgLa bête, nouvelle illustrée par Claude-Henri Bartoli

A lire ici

Ici : Claude-Henri Bartoli, Errances chamaniques

mardi, 08 juillet 2014

Canaletto, San Cristoforo, San Michele and Murano

Canaletto, San Cristoforo, San Michele and Murano.jpg

12:53 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : canaletto