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samedi, 06 juin 2020

Si Cézanne a raison, j’ai raison, et je savais que Cézanne ne s’était pas trompé

1858205427.jpg« Remarquez que les classiques ont toujours refait le même tableau, et toujours de façon différente. À partir d’une certaine époque, Cézanne a toujours peint la même toile des Baigneuses. Bien que le maître d’Aix eût sans cesse refait le même tableau, ne prend-on pas connaissance d’un nouveau Cézanne avec la plus grande curiosité. À ce propos, je suis fort étonné que l’on puisse se demander si la leçon du peintre de La Maison du pendu et des Joueurs de cartes est bonne ou néfaste. Si vous saviez toute la force morale, tout l’encouragement que me donna pendant toute ma vie son merveilleux exemple ! Aux moments de doute, quand je me cherchais encore, effrayé parfois de mes découvertes, je pensais : Si Cézanne a raison, j’ai raison, et je savais que Cézanne ne s’était pas trompé. »
Henri Matisse, 1925
Nu bleu I, 1952

19:42 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cezanne, matisse

Commentaires

C’est dans la mesure où Freud a vraiment fait une découverte – à supposer que
cette découverte soit vraie – que l’on peut dire que le réel est ma réponse
symptomatique.
Réduire cette réponse à être symptomatique, c’est réduire toute invention au
sinthome.
Lacan, Le Séminaire XXIII, p. 132

Écrit par : Pierre Vermeersch | mardi, 09 juin 2020

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