dimanche, 11 janvier 2026
Aurore
Je voudrais être au plus près du monde mais il m’échappe toujours.Une ombre de banian s’étend mollement sur la mer.
Tout est entré dans le ciel.
La nuit est musicale, heureusement.
On y lit la portée du jour, nervures, entrelacs, déchirures, reconquêtes, fractures, apaisement.
Les bateaux sont des libellules d’eau.
Le navire décrit une courbe pour éviter les îles qui avancent.
Je vois les reflets d’une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil.
Raymond Alcovère, extrait de "L'aube a un goût de cerise", N&B éditions, 2010
12:14 Publié dans L'Aube a un goût de cerise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'aube a un goût de cerise



















Écrire un commentaire