lundi, 19 juillet 2021
Venise, voilà son secret
« Venise, voilà son secret, est un amplificateur. Si vous êtes heureux, vous le serez dix fois plus, malheureux, cent fois davantage. Tout dépend de votre disposition intérieure et de votre rapport à l’amour.
L’amour ? Oui, et dans tous les sens : anges et libertinage, architecture, peinture, musique, roman, poésie, mais aussi air, pierre, eau, étoiles. Nature et culture enfin à égalité. »
Philippe Sollers, dictionnaire amoureux de Venise
Photo : Stefano Avolio
11:32 Publié dans Grands textes, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stefano avolio, philippe sollers
jeudi, 08 juillet 2021
Leçons d'un siècle de vie
Edgar Morin a cent ans aujourd'hui. "Leçons d'un siècle de vie" est un livre passionnant. Limpide, il va crescendo et Edgar Morin finit par y développer son idée de la complexité, leçon de profondeur et d'humilité. "Pour bien vieillir, il faut garder en soi les curiosités de l'enfance, les aspirations de l'adolescence, les responsabilités de l'adulte, et dans le vieillissement essayer d'extraire l'expérience des âges précédents." Il se termine par "L'esprit humain est devant la porte close du Mystère."
20:13 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edgar morin
mercredi, 30 juin 2021
Jouer cœur est simple
Il n’existe que deux manières de gagner la partie : jouer cœur, ou tricher. Tricher est difficile ; un tricheur pris est battu. Jouer cœur est simple. Il faut en avoir, voilà tout. Vous vous croyez sans cœur. Vous regardez mal vos cartes.21:33 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean cocteau, voula papaioannou
vendredi, 25 juin 2021
Dévoiler
« Il y a une roue de l'espèce humaine, et elle est voilée. Que vous appeliez ça le péché originel, diable au travail, mauvais arrangement des atomes, discordance entre les sexes, chute dans les phénomènes, exil de l'âge d'or, oubli de l'Être, volonté dévastatrice de l'univers, complot des cellules et, finalement, peur de la mort, on aboutit toujours à la même conclusion dans cette vallée de larmes. Dévoiler veut alors dire simplement remettre la roue en roue libre, à tombeau fermé, redresser le bâton que vous percevez tordu dans l'eau, rectifier la vue dans le temps, apprendre à voir en courbe : « Apprendre à voir en courbe, afin d'anticiper du regard la vue de la Terre promise, où mène une voie sinueuse, un chemin à travers la prairie du malheur », comme me le souffle mon ami Empédocle »
Philippe Sollers, Une vie divine
19:25 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philippe sollers, empédocle
mardi, 08 juin 2021
Au loup ! Au loup !
La littérature est née le jour où un jeune garçon a crié Au loup ! Au loup ! alors qu'il n'y avait aucun loup derrière lui.
Vladimir Nabokov
Image de Ruvim Noga
15:24 Publié dans Grands textes, Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nabokov, ruvim noga
mercredi, 02 juin 2021
Curiosité
Une sorte de pessimisme fondamental qui est en moi me protège contre toute inquiétude, et je suis doué d'une indifférence étonnante à l'égard de ce qui se passe ou qui va se passer, malgré ma curiosité, qui est au moins aussi forte que mon indifférence.
A. P. de Mandiargues
02:52 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : a. p. de mandiargues
Tel quel ... (Paul Valéry, 1941)

02:47 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul valéry
lundi, 24 mai 2021
La culture
"La culture ce n'est pas avoir le cerveau farci de dates, de noms ou de chiffres, c'est la qualité du jugement, l'exigence logique, l'appétit de la preuve, la notion de la complexité des choses et de l'arduité des problèmes. C'est l'habitude du doute …"
Jean Rostand
11:08 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean rostand
mercredi, 05 mai 2021
Qui s'adonne à la lecture
Qui s'adonne à la lecture comme on écoute un ami verra les livres s'ouvrir à lui et devenir siens. Leur substance ne s'évanouira pas, ne se perdra pas ; elle l'accompagnera, elle lui appartiendra, le réjouira et le consolera comme seuls les amis savent le faire.10:19 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hermann hesse
vendredi, 30 avril 2021
De l'amour (Stendhal, 1822)

03:20 Publié dans amour, Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stendhal
jeudi, 29 avril 2021
La conversation : Larochefoucauld

12:40 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : larochefoucauld
samedi, 06 mars 2021
à lever les yeux
"Le ciel était si étoilé, un ciel si lumineux, qu'à lever les yeux vers lui on devait malgré soi se demander : se peut-il que sous un pareil ciel vivent des hommes irrités et capricieux ?"20:29 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dostoïevski
mercredi, 03 février 2021
Ulysse
« L'ombre des forêts flottait dans la paix du matin entre la tour et la mer que regardait Stephen. Au creux de la baie et au large blanchissait la mer miroitante, éperonnée par des pieds fugaces et légers. Sein blanc de la mer nébuleuse. Les accents enlacés deux à deux. Une main cueillant les cordes de la harpe et mêlant leurs accords jumeaux. Vagues couplées du verbe, vif-argent qui vacille sur la sombre marée. »21:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james joyce
samedi, 02 janvier 2021
« Et nous avons des nuits plus belles que vos jours » Lettre XIV de Jean Racine à M. Vitart du 17 janvier 1662

21:23 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : racine
lundi, 21 décembre 2020
Mieux mesurer l'épaisseur de l'ombre

17:57 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : william faulkner
mercredi, 09 décembre 2020
Ecrire
"Il faut être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit."
M. Duras, Écrire
22:47 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marguerite duras
Navigation
"J’ai navigué par les océans et les bibliothèques"16:28 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : herman melville
lundi, 23 novembre 2020
Ces points magnétiques du monde
« J'ai écrit des récits. Le récit m'est indispensable pour atteindre indirectement à la poésie. C'est la poésie que je cherche, c'est-à-dire la création de fictions, tirées du plus profond de l'âme et dont la vie fictive, observée, analysée avec soin, me permette d'étudier et de connaître cette âme elle-même, par cette sorte de reflet. Or pour que ces reflets soient bien vivants, pour qu'ils s'animent, il faut mettre l'âme en présence de ces points magnétiques du monde qui, par leurs radiations, excitent le plus intensément les puissances intérieures : la terre, les bêtes, le vent, l'eau, le feu, l'air, certaines créatures privilégiées, intermédiaires étranges entre nous et l'inconnu. C'est la quête des secrets. Or que nous laissent supposer ces secrets multiples, sinon que tout se tient, que tout voit, que tout communique, que tout a un sens, et qu'on erre à ne pas croire en cette unité de la vie ; bien plus que vie et mort sont deux branches d'un même tronc, et que finalement tout aboutit à l'unité de l'être, qui, lui-même, fondu dans le non-être, est mystérieusement contenu par Dieu. Tout mythe poétique est un mythe religieux. Chercher à travers ces secrets, découvrir les communications invisibles au commun c'est aller vers ce que j'appelle le Paradis terrestre. »16:57 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : henri bosco
lundi, 16 novembre 2020
Nostalgique et précis à la fois
Il est beau le visage des gens heureux (d'aimer et d'être aimé) ; ils ont quelque chose de lointain, un regard – je ne sais pas – nostalgique et précis à la fois.09:10 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : françoise sagan
samedi, 14 novembre 2020
Journal de Kafka
"Quand je dis quelque chose, cette chose perd immédiatement et définitivement son importance, quand je la note, elle la perd aussi, mais en gagne parfois une autre." 3 juillet 1913
« Il est parfaitement concevable que la splendeur de la vie se tienne prête à côté de chaque être et toujours dans sa plénitude, mais qu’elle soit voilée, enfouie dans les profondeurs, invisible, lointaine. Elle est pourtant là, ni hostile, ni malveillante, ni sourde, qu’on l’invoque par le mot juste, par son nom juste, et elle vient. C’est là l’essence de la magie, qui ne crée pas, mais invoque. » 18 octobre 1921
09:31 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kafka


















