jeudi, 05 janvier 2006
En attendant...
Une carte de voeux signée Claude Corbier, un de mes potes
03:22 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 04 janvier 2006
L'écrit
L'écrit est ce dont les détenteurs du pouvoir ont le plus peur.
Salman Rushdie
21:26 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (9)
LA TOUR À TÜBINGEN
Un jardin ensauvagé, une petite barque
et le calme Neckar qui coule en bas
chaque instant symbole d´éternité
les saisons, à leur rythme, venaient et repartaient
pluie, neige et tous ces tons de bleu
le soleil brillait, les feuilles tombaient, les vents froids soufflaient
trois grandes fenêtres, une terre familière
la rivière, le sentier, le ciel, le bois petit à petit son esprit se vidait
la sensation grandissait que tout était bon
au bout du compte, tout était bon
et une lumière luisait au loin sur l´horizon…
une brise légère s´attardait entre les joncs
au pied de la « tour de Hölderlin », à Tübingen
(Tübingen, soir du 7 juillet 1997)
Kenneth White
Extrait de : Limites et marges, Mercure de France, 2000
20:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)
Tübingen
Embarcadère ou chemin ?
Ici la terre est traversée de courants,
si l´on s´avance vers la rive du fleuve
l´océan ouvre grand ses sentiers fluides,
branches tremblant dans les plis de l´eau.
Derrière la fenêtre, la main suit d´une caresse les lignes dans le bois de la table,
l´œil lit les figures inscrites et tremblantes dans le verre de la vitre,
dans les mouvements de l´eau, dans le flottement des feuilles;
figures pareilles aux ondulations des voix des hommes
qui se lèvent tôt le matin et s´éteignent tard dans la nuit.
Hölderlin
Photo : La tour de Hölderlin vue du pont du Neckar
19:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)
Combats aériens dans l'avenir
D'après une estampe du XVIII è siècle
17:14 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)
La Bartoli
14:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
Dites 33 !
Le 33ème Microbe est prêt...
03:40 Publié dans Revues | Lien permanent | Commentaires (7)
mardi, 03 janvier 2006
L'hallali
23:09 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (3)
Le paysage
Le paysage, avec des poires jaunes et tout fleuri de roses sauvages, se suspend dans le lac
Hölderlin
14:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)
La mer
La mer est le lieu premier de la richesse, eux, pareils à des peintres, assemblent les beautés de la terre
Hölderlin
13:53 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)
Embouchure de la Canche
Décembre 2005, photo de Jean-Jacques Marimbert
11:20 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (20)
La littérature est sa voix...
« Nous acceptons les particularismes, mais non les singularités ; les types, mais non les individus. Nous créons des choeurs de particuliers, dotés d’une voix revendicatrice, criarde et inoffensive. Mais l’isolé absolu ? Celui qui n’est ni breton, ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ? Celui qui n’appartient même pas à une minorité ? La littérature est sa voix... »
Roland Barthes, Sollers écrivain
08:49 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (1)
lundi, 02 janvier 2006
"tordre la voix de légèreté "
Cecilia, dans sa belle robe rouge, s’avance devant les musiciens. Elle tape un peu du pied, elle les lance. Elle chante un air de Griselda [Agitata da due venti]. Tempête, donc. Désespoir ? Ce n’est pas ce qu’on va entendre. Attendez Cecilia sur le mot naufragar. Elle le module avec une joie sauvage, elle est ravie de sombrer, l’amour triomphe du devoir (dolore, amore). NAUFRAGAR ! Elle n’a jamais fait mieux, elle ne fera jamais mieux. Vitesse et virtuosité confondantes, éclairs, coups de vent, tornade, percussions, roucoulades, cela s’appelle, à l’époque de Vivaldi et de Haendel, "tordre la voix de légèreté ". Elle a voulu chanter dans ce théâtre, elle a minutieusement préparé son attentat. Ça passe, ça ne casse pas, c’est inouï de torsade. Le public est électrisé, un ange révolutionnaire vient de vibrer. [...] Tout son corps est un instrument de souffle. Elle peut être furieuse, idyllique, pseudo-naïve, sentimentale, drôle, sadique, tendre, rêveuse, enfantine. Elle a fait le tour des mille détours. Elle prend les mots à la racine (divin italien), elle les étire et les broie, elle les catapulte, les caresse et les fouette. [...] Une telle aptitude à la volupté abolit, chirurgicalement, des tonnes de musique romantique inutiles. Bartoli est une sorcière, une fée, une débauchée, une fille du peuple sensuelle et gaie, une artiste incroyable, une merveilleuse femme de la vie courante, une camarade, une aristocrate, une reine. Elle descend de tous les tableaux vénitiens, Vénus, saintes, elle est là, à la fin du XXe siècle et au début du XXIe.
Philippe Sollers, Dictionnaire amoureux de Venise, Plon,2004
22:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2)
Pour
Et voici le grand secret : il faut écrire comme si cela n'avait aucune importance, dériver, dévier, revenir, s'enfoncer, attendre, déraper, foncer... Ecrire pour écrire et parler pour parler, comme vivre pour vivre, respirer pour respirer, jouir pour jouir, dormir pour dormir, veiller pour veiller...
Philippe Sollers, Le secret
21:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
Quel est son Temps ?
« Une deuxième Révolution a eu lieu en France, plus fondamentale que la première, dans le dernier tiers du dix-neuvième siècle. Elle a porté sur les racines mêmes de ce qu'on appelle communément penser, dire, percevoir, représenter, se souvenir, sentir. En peinture, au-delà du surgissement héroïque de l'Impressionnisme (qui continue à culpabiliser la Banque), cette révolution a un nom : Cézanne. En poésie : Rimbaud. On rapproche ici, pour la première fois, ces deux expériences ayant engendré tour à tour le rejet, l'incompréhension, la fascination, l'appropriation, la spéculation. Sous le béton des cultes, les forêts de la liberté ; sous le pavé des thèses, l'évidence. Même si on essaie de la recouvrir sous des flots d'argent ou de tourisme "culturel", une vraie révolution persiste. L'art "moderne" se dissout dans l'affairement spectaculaire ? La Montagne Sainte-Victoire ou les Illuminations sont là. Que signifie donc cette subversion en couleurs ? Dans quelles dimensions prennent place ces portraits, ces paysages, ces Baigneuses, vers quelle Présence cet espace jamais vu fait-il signe ? Qu'est-ce qu'un Cézanne ? Quel est son Temps ? »
Philippe Sollers. Le paradis de Cézanne
14:35 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (4)
Dès qu’il commence à mettre une touche la toile est déjà là
14:10 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (2)
Le Bureau National des Allogènes
Le Bureau National Des Allogènes
de Stanislas Cotton
Les 6 et 7 Janvier 2006
à 19 heures à la Baignoire, 7 rue Brueys à Montpellier (à 50 m du Dôme) ; 06 17 47 06 99
Proposée par Babacar M'Fall et Béla Czuppon
Cette lecture se fait au profit de l'association Prométhée Humanitaire (http://www.prometheehumanitaire.org/) qui soutient plusieurs actions dans le monde au profit des enfants des rues.
Nous espérons vous compter parmi nous pour ce début d'année.
Vous recevrez bientôt le programme du deuxième semestre de la saison : n'hésitez pas en parle autour de vous.
Nos meilleurs pour cette année nouvelle de la part de toute l'équipe de la compagnie Les Perles de Verre qui anime "La Baignoire"
12:38 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)
Sur la déréalisation en cours
Tout se passe comme si l'ordre symbolique était en train de changer : les conflits psychiques à l'oeuvre dans la société et la culture ne reposent plus seulement sur un refoulement des instincts qui peuvent être sublimés, ils tendent aussi à refouler les subjectivités qui, elles, n'en peuvent mais.
10:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 01 janvier 2006
Elles montent des racines du monde
La dernière Sainte-Victoire de Cézanne est une assomption, sombre, crépusculaire, dans des tons de bleu, vert, marron et noir. Il a tout concentré, teintes de blocs soyeux, masses terrifiantes agglutinées, taches blanches disséminées, l’existence est inachevée, ce que nous en décelons est partiel. Une autre est son propre reflet dans une eau glauque, une eau de nuit, un vitrail.
Il s’est vite détaché des impressionnistes, la bande impressionniste à qui il manque un maître, des idées, comme il l’écrira plus tard. Ce n’est pas l’impression d’ensemble, l’atmosphère du tableau qui l’intéresse mais le ressort intime des choses, leur structure, la relation secrète. Pourtant grâce à eux, et Pissaro, l’humble et colossal Pissaro, le premier qui l’aidera à éclaircir sa palette, il fera une découverte déterminante : La matière j’ai voulu la copier, je n’arrivais pas, mais j’ai été content de moi lorsque j’ai découvert qu’il fallait la représenter par autre chose... par de la couleur. La nature n’est pas en surface, elle est en profondeur. Les couleurs sont l’expression, à cette surface, de cette profondeur, elles montent des racines du monde.
02:50 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (14)
samedi, 31 décembre 2005
Ne désespérez de rien
« Quelque critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien ; c’est dans les occasions où tout est à craindre, qu’il ne faut rien craindre ; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers, qu’il n’en faut redouter aucun ; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource, qu’il faut compter sur toutes ; c’est lorsqu’on est surpris, qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même. »
Sun Tse (L’Art de la guerre)
22:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (1)