samedi, 17 février 2007
Pierre François, peintre sétois
J'apprends sur le blog de Bona, la disparition du peintre Pierre François. Ici, des dessins qu'il m'avait envoyés pour le numéro sur le vin de la revue L'instant du monde. De tous les peintres avec qui j'avais travaillé pour la revue, un des plus chaleureux et sympathiques...
03:40 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : peinture, art, Pierre François, L'instant du monde
Peut-être avais-je atteint
Raymond Alcovère, extrait de "Solaire", texte en cours d'écriture
Photo : Nina Houzel (Rajasthan, désert du Thar)
00:15 Publié dans En cours d'écriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Solaire, Nina Houzel, photo, littérature
vendredi, 16 février 2007
Le plus beau des refus d'éditeurs
D'un éditeur japonais du début du XX ème, ici résumé (signalé par Viviane Etrivert, de Autour des Auteurs) :
"Votre texte est absolument magnifique, seulement, il est d'une telle qualité que nous ne pourrions plus publier d'autres textes, bien entendu insignifiants au regard du votre. Ceci signifierait la fin de notre maison d'édition et notre faillite. Pour ces raisons, nous nous voyons dans la regrettable obligation de refuser votre si beau texte, pour le bien de nos familles"
08:50 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : édition, humour, refus d'éditeur
Simon Hantaï, peintre
05:00 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : art, peinture, Simon Hantaï
jeudi, 15 février 2007
Pour les amoureux de la cigarette...
Ici, une série de délicieuses images...
09:50 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cigarette, tabac, publicité
Un matin...
Un matin, dans cet état de béatitude et de légèreté un peu irréelle quand je viens de terminer un dessin dont je ne suis pas trop mécontent, avec cette envie de ne penser à rien, d’écouter les gens parler, leur voix rauque - et tous ces siècles d’histoire qu’elles charrient - de regarder le soleil se lever sur la Sierra, le vent soulever la poussière des rues vides, de laisser l’amertume de la bière me brûler la gorge, d’écouter un disque de John Coltrane, bref d’être heureux comme un oiseau au vent du matin - le moment le plus accompli, celui où la fatigue se mêle à l’allégresse, au sentiment d’avoir donné le meilleur de moi-même - , il me restait à faire l’ouverture du café avant de me coucher, quand là, de son pas léger, sa démarche souple, avec ses gestes qui coulaient dans l’air, sa grâce et sa beauté qui ondulaient jusque dans ses cheveux, elle est entrée.
Raymond Alcovère, extrait de "Solaire", texte en cours d'écriture
Photo : Nina Houzel (Rajasthan, désert du Thar)
01:00 Publié dans En cours d'écriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Solaire, Nina Houzel, photo, littérature
Ici !
«La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi !»
[ Albert Einstein ]
00:10 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : illuminations, Albert Einstein
mercredi, 14 février 2007
Ce qui apparaît est bon, ce qui est bon apparaît
Le spectacle se présente comme une énorme positivité indiscutable et inaccessible. Il ne dit rien de plus que « ce qui apparaît est bon, ce qui est bon apparaît ». L'attitude qu'il exige par principe est cette acceptation passive qu'il a déjà en fait obtenue par sa manière d'apparaître sans réplique, par son monopole de l'apparence.
Guy Debord, (1931-1994) La société du spectacle
Quartier de la Plaine, février 2007 ; Photos : Gildas Pasquet
12:55 Publié dans Société du spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Guy Debord, Société du Spectacle, Gildas Pasquet
Marseille, cette nuit...
Quartier de la Plaine, février 2007 ; Photos : Gildas Pasquet
06:10 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : art, photo, Marseille, Gildas Pasquet
mardi, 13 février 2007
Allons, il faut y aller plus fort !
A lire ici, Philippe Sollers à propos des Passions de Francis Bacon
10:54 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, Bacon, Sollers
lundi, 12 février 2007
Carnets indiens, avec Nina Houzel (27)
16:55 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : art, photo, Nina Houzel, Le Clézio, Rajasthan
Carnets indiens, avec Nina Houzel (26)
Le monde abonde en alphabets hors d'usage, dont le code est perdu.
Roger Caillois
Photo : Nina Houzel (Rajasthan, désert du Thar)
03:00 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : art, photo, Nina Houzel, Roger Caillois, Rajasthan
dimanche, 11 février 2007
De toutes les couleurs
« Le génie de Carmen de Bizet consiste avant tout à avoir su exprimer mieux que jamais (mis à part peut-être Mozart, dans Cosi fan tutte), le divorce entre ce que dit un livret et ce qu’en « pense » la musique dont on croit qu’elle l’accompagne mais qui en réalité le nargue. Joie musicale contre les tristesses de la vie ; et c’est, en fin de compte, la musique qui gagne. Et avec elle l’amour de la vie, qui revient de loin, et après en avoir vu, si je puis dire, de toutes les couleurs. » : Clément Rosset.
Photo : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com
00:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Carmen, Bizet, musique, Clément Rosset
samedi, 10 février 2007
Joie et humilité
00:15 Publié dans Philo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Philosophie, Clément Rosset, joie, humilité
vendredi, 09 février 2007
Incertitudes ?
12:50 Publié dans Philo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philosophie, incertitude, Kant
Un inédit de Jean-Jacques Marimbert (3)
Tel un automate déglingué, je me suis mis à ranger mes petites affaires dans la petite armoire près de la petite salle d’eau, épinglant ici et là des regards anxieux, sur les murs coquille d’œuf, la feuille de soins accrochée au pied de mon lit, mon nom au feutre noir, le carrelage impeccable de la douche, la bonde en plein milieu, le pistolet coincé derrière la cuvette des WC, le lavabo rond, le distributeur de serviettes en papier barré d’un “réservé au personnel”.
De temps en temps, un appel, une plainte, un cri en provenance d’une chambre voisine, suivis du clic-clac nerveux des Scholl de l’infirmière, me tordaient les boyaux. J’ai fini par me laisser tomber sur le bord du lit, exténué de n’avoir qu’à patienter, projeté dans une sorte de vide où mon ego ne gesticulait même plus. Je me suis surpris à sourire en pensant que, au sens littéral, j’étais le nombril du monde, d’un monde mou et sans contour.
Soudain, Manuel Portalès s’est tourné dans ce que je croyais être son sommeil. La lumière tamisée par le volet entrouvert découpait un profil d’oiseau rejeté en arrière sur l’oreiller. Un visage tout en os.
Une fois ingurgitée la prémédication, je me suis mis au lit avec le sentiment de m’allonger pour toujours. La veilleuse de porte a transformé ma nuit en un long tunnel onirique bleuté. Au réveil, la bouche en manque de café, de pain beurré, de miel, je me suis mollement précipité sous la douche histoire de me donner une contenance. C’est tout juste si j’osais déglutir. En réalité, je n’avais rien ni à avaler ni à cracher. J’étais au plus près de mon squelette, accroché au branchage osseux comme chemise au fil, séchant dans le vent du désert. Je ne sais pourquoi l’image des bergers du sahel m’est apparue alors que j’attrapais ma serviette, leur maigre silhouette flottant à contre-jour dans un pagne vaguement noué, dominant le troupeau épars sur une terre ocre et galeuse, leur fière silhouette bravant le soleil et la chaleur, la soif, la lumière. Pour ma part, je n’étais pas fier, pas fier du tout.
Le brancardier m’ayant aidé à me hisser sur son outil de travail, je me souviens d’avoir traversé le service à l’horizontale, passé des sas interdits au commun des mortels et d’être parvenu au bloc si bien nommé. Là j’aurais aimé être escargot, hérisson, huître ou palourde, qui ont l’intelligence de rentrer en eux-mêmes à l’approche du danger, mais je n’ai su faire que l’autruche. Un masque portant lunettes d’écaille et calotté de vert m’a murmuré que tout allait bien se passer, les yeux rivés sur la veine de mon bras qu’il tâtait avec un soupçon d’érotisme. Je n’ai pas eu le temps de lui répondre que l’idée du “tout”, à elle seule, me donnait le vertige. Dans le hall immense et vide de mon crâne résonnait déjà la voix du chirurgien racontant le dernier épisode de Six feet under avec un cheveu sur la langue.
Jean-Jacques Marimbert
Photo : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com
00:15 Publié dans Inédits | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature, inédit, Jean-Jacques Marimbert
jeudi, 08 février 2007
Un inédit de Jean-Jacques Marimbert (2)
À mon arrivée, il n’a pas dit un mot. Cela me convenait parfaitement. Entre la froide lumière du chevet, et la brochette de prises pour l’oxygène, l’aspiration, la sonnette, les branchements électriques, je n’étais pas à prendre avec des pincettes.
De l’infirmerie et de l’office provenait une rhapsodie de bruits métalliques. J’arrivais pile au moment où les malades en avaient fini avec la corvée alimentaire et la distribution des médicaments. Je me répétais en vain que j’étais là pour une bricole — sans y croire, l’ombilic m’ayant toujours posé un problème, passons. La seule présence de cet arsenal chromé au-dessus de mon lit faisait grouiller dans la marmelade de mon esprit une flopée de tuyaux et de câbles, de sondes et de canules serpentant vers les cinq orifices de mon pauvre corps, ou plutôt non, vers moi, tout simplement, un moi reclus dans le sixième, borgne celui-là, normalement.
Je n’arrivais pas à jouer les stoïciens et me distinguer de ce qui n’aurait dû être qu’un accident matériel étranger à ma vie intérieure. Je recevais en pleine tête le parfum mourant du potage de légumes mâtiné de relents d’alcool et de désinfectants divers, subtil mélange qui m’agressait depuis l’ascenceur, dans le couloir et jusqu’à la chambre, me retournait le cœur, lequel, au demeurant, gigotait lamentablement dans mon estomac presque vide et qui allait le rester un bout de temps. De toute façon, pas une goutte d’eau après minuit, rien, m’avait asséné l’endormeur à la consultation pré-opératoire.
J’ai pénétré dans la chambre les jambes 100% coton et j’ai vu, derrière un paravent à moitié replié, un deuxième lit près de la fenêtre, où quelqu’un, enfoui dans les draps, dormait ou faisait semblant ou était raide mort depuis des lustres. J’ai fait un effort surhumain pour ne pas jurer, par respect, ou plus égoïstement pour avoir la paix. J’avais demandé une chambre à un lit.
En réalité, je l’ai su plus tard, non seulement Manuel Portalès ne dormait pas, mais il savait très bien ce que je faisais, ce que j’éprouvais, par ma respiration, mon piétinement devant le lit fraîchement refait, le déclic des fermoirs de la valise qu’à plusieurs reprises je n’ai pu déclencher. De mon côté, n’ayant aucune envie de partager quoi que ce soit, en paroles ou en mimiques de compassion, je l’ai ignoré. Enfin, presque, en creux. Comment ignorer une présence qui amputait d’emblée la mienne ?
Jean-Jacques Marimbert
00:10 Publié dans Inédits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, inédit, Jean-Jacques Marimbert
mercredi, 07 février 2007
Après la «slow food», le «slow reading»
L'Américaine Francine Prose et l'Anglais John Sutherland, universitaire et accessoirement président du Booker Prize, prônent la lecture lente dans Reading Like a Writer et How to Read a Novel: a User's Guide. Alors que les rythmes de production éditoriale nous inciteraient plutôt à dévorer les livres, ils nous invitent à savourer la lecture comme l'on peut savourer un bon vin. Ces deux livres connaîtraient un succès retentissant outre-Atlantique, à tel point que l'historien Carlo Ginzburg (Université de Californie) présente son séminaire comme un modèle de «slow reading». Un blog italien («letturalenta») vient d'emboîter le pas.
Source : Lire
13:44 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, lecture, slow reading
Les beaux yeux de Marjane
Photo : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com: + inconnu...
10:10 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : photo, Marjane Satrapi, Gildas Pasquet
mardi, 06 février 2007
Les Instruments humains
(Pris sur le blog de C.C.)
Lierres ? étoiles imparfaites ? cœurs obliques ?
Où conduisaient-ils, quels messages
ébauchaient-ils, légers ?
Pas si banals ces signes,
Et ne fût-ce qu’un trottinement de poules
— si chantait clair l’invite
d’une bave céleste dans le faible jour.
Mais il pleuvait déjà sur la neige,
dure redevenait la chère énigme.
Pour une trace confortable et sûre
je déviais, je trahissais une fois encore.
(Vittorio Sereni ; Les Instruments humains, Verdier, 1991)
09:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, poésie, Vittorio Sereni



















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