dimanche, 21 octobre 2007
Saul Leiter
22:21 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, Saul Leiter
samedi, 20 octobre 2007
Une photo d'Eddie Bonesire
19:40 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : photo, Eddie Bonesire
Willem de Kooning
WILLEM DE KOONING
Untitled, 1987
Oil on canvas
77 x 88 inches (195.6 x 223.5 cm
WILLEM DE KOONING :
Il semble que beaucoup d’artistes
Deviennent plus simples quand ils vieillissent
Ils ressentent leur propre miracle dans le nature
Le sentiment d’être de l’autre côté de la nature.
[...]
Je me réjouis de voir simplement
Que le ciel est bleu, que la terre est terre
C’est cela le plus difficile : voir un rocher quelque part
Et puis faire qu’il soit là, rocher, couleur de la terre
J’y arrive progressivement.
[...]
Il arrive un moment dans la vie
Où vous décidez de faire une promenade
Et vous vous promenez dans votre Paysage.
[...]
En 1989, Willem de Kooning est atteint par la maladie d'Alzheimer et meurt à 92 ans en 1997.
06:05 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : peinture, De Kooning
vendredi, 19 octobre 2007
Une photo de Desiree Dolron
21:13 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : photo, Desiree Dolron
Les écrivains sont étranges
François Mauriac
Il écrit son « Bloc-Notes » assis sur un petit lit, Mauriac, papier sur ses genoux, à l’écoute. Il est incroyablement insulté à longueur de temps, et il y répond par des fulgurations et des sarcasmes (ressemblance avec Voltaire, après tout). Il est très drôle. Méchant ? Mais non, exact. Sa voix cassée surgit, très jeune, la flèche part, il se fait rire lui-même, il met sa main gauche devant sa bouche. Homosexuel embusqué ? On l’a dit, en me demandant souvent, une lueur dans l’œil, si à mon égard, etc. Faribole. Mauriac était très intelligent et généreux, voilà tout. Fondamentalement bon. Beaucoup d’oreille (Mozart), une sainte horreur de la violence et de sa justification, quelle qu’elle soit. Les sujets abordés, après les manipulations, les mensonges et les hypocrisies de l’actualité ? Proust, encore lui, et puis Pascal, Chateaubriand, Rimbaud. Les écrivains sont étranges : avec Ponge, je suis brusquement contemporain de Démocrite, d’Epicure, de Lautréamont, de Mallarmé. Avec Mauriac, de saint Augustin, des « Pensées », d’« Une saison en enfer ».
Philippe Sollers, extrait de "Un Vrai roman, Mémoires" à paraître chez Plon le 25 octobre
13:50 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Philippe Sollers, Un Vrai roman
Le silence
« Il en est des baisers comme des confidences : ils s'attirent, ils s'accélèrent, ils s'échauffent les uns par les autres. En effet, le premier ne fut pas plus tôt donné qu'un second le suivit ; puis, un autre : ils se pressaient, à peine enfin laissaient-ils aux soupirs la liberté de s'échapper. Le silence survint ; on l'entendit (car on entend quelquefois le silence) : il effraya. Nous nous levâmes sans mot dire, et recommençâmes à marcher ».
Vivant Denon, Point de lendemain
Portrait par Lefevre
11:04 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Vivant Denon, Le Cavalier du Louvre
jeudi, 18 octobre 2007
My foolish heart
21:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : musique, piano, Bill Evans
Vu par Wiaz
19:09 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Cécilia, Joe Dassin, wiaz
Et c’est là précisément le roman
" — Vous faites beaucoup de citations.
— Ce ne sont pas des citations, mais des preuves.
— Des preuves de quoi ?
— Qu’il n’y a qu’une seule expérience fondamentale à travers le temps. Formes différentes, noms différents, mais une même chose. Et c’est là précisément le roman. "
Philippe Sollers
00:25 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : roman, Philippe Sollers, citations
mercredi, 17 octobre 2007
Aller simple pour deux voix et percussions
17:24 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Aller simple, La Chapelle, Montpellier, Compagnie Amadée, Erri de Luca
mardi, 16 octobre 2007
Le jeu du patchwork
16:53 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : peinture, patchwork
L'annonce du divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy sera concomitante avec la soirée du beaujolais nouveau 2007
Une soirée spéciale sera consacrée à cet événement sur ORTF1, la chaîne nationale d'information gouvernementale objective.
13:21 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Désinformation, Cécilia Sarkozy
Une collection de mots merveilleux
09:45 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mots merveilleux, tingo
C’est toujours plus profond qu’on ne croit, le corps
C’est toujours plus profond qu’on ne croit, le corps, plein de recoins oubliés, de réserves, de couloirs, de creux, caves, anfractuosités, niches, trappes, rivières, c’est une montagne à l’envers, un temple négatif dont seule une partie s’éclaire par en haut, là-bas, parmi les images, au milieu des autres marionnettes à images...
Philippe Sollers, Le Coeur absolu
Lisbonne, mai 2007, coup d’oeil François Weil, photo Marie Genty
00:05 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Philippe Sollers, Le Coeur absolu, Marie Genty, Lisbonne
lundi, 15 octobre 2007
Frédérique Azaïs, prochaines expos à Paris
Carrousel du Louvre, 27 et 28 octobre, Art Shopping, Stand D7, salle 2
GMAC Bastille, du 30 octobre au 4 novembre, stand 1 ère expo
Galerie 3 F, du 29 octobre au 4 novembre, 38 rue des 3 Frères, Paris 18 è
Contacts : 06 87 27 62 91 / 06 63 57 07 49
http://frederiqueazais.hautetfort.com/
14:27 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Frédérique Azaïs, expos, Paris
Un nouveau blog à découvrir
Celui de Blandine Longre, traductrice et critique littéraire, cofondatrice du magazine en ligne www.sitartmag.com
09:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Blandine Longre, blog
dimanche, 14 octobre 2007
En lisant "Guerres secrètes" (4)
"Ce qui est habituel, c'est ce à quoi l'autre s'attend. Ce qui est insolite, imprévu, c'est l'irruption du devin que l'autre n'a pas su prévoir. Ne jamais être où l'on voudrait que je sois. Il faut mesurer l'adversaire, s'adapter à ses actes ou à ses intentions, parvenir à le chosifier, à lui "donner matérialité et consistance" en le fixant sur un lieu déterminé. L'adversaire a été dupé par mon stratagème. Mon action virtuelle est parvenue à faire "surgir l'adversaire dans l'univers des formes". La réification de l'ennemi est la plus grande victoire que peut obtenir la stratégie. La chose n'est pas naturelle en quelque sorte, c'est ce qui fait sa vulnérabilté. Le vide au contraire, où l'adversaire se laisse piéger, est ce qui permet l'acte insolite. L'être est miné par le non-être, qui permet la surrection du divin."Série de peintures de Hans Makart
10:55 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Philippe Sollers, Guerres secrètes, Hans Makart
vendredi, 12 octobre 2007
Jane
13, avenue Berthelot
69007 Lyon
tél: 04 26 99 45 02
http://www.cinema-comoedia.com/
***
TERRE DES LIVRES, librairie - 86, rue de Marseille 69007 Lyon * 04 78 72 84 22
Tram 1 & 2, arrêts Centre Berthelot & Rue de l’Université - terre.des.livres@free.frDu mardi au samedi : 10 h 19 h - Fermeture hebdomadaire les dimanche & lundiVisitez le site de la librairie : http://terre.des.livres.free.fr/
11:09 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinéma, Lyon, Jane Austen, Jane
Et cette illusion de bonheur finit par devenir bonheur...
Envie de sortir, de marcher, je suis monté à San Martino. Ce genre de décor somptueux, chargé m’aurait déplu il y a quelques années. Dorures, stuc, marbres polychromes, couleurs fondues, motifs enlacés, anges virevoltants, tout est fait pour dérouter l’âme, qu’elle vacille, l’enlever des griffes du réel, la jeter dans un monde de miroirs corruscants, un crépitement de pierreries, de marbres roses. Les plafonds figurent des ouvertures vers le ciel, vers d’autres images, où rien ne finit jamais. Une illusion de bonheur qui n’a jamais de fin. Toujours plus de couleurs, de rondeurs, de trompe- l’oeil. Et cette illusion de bonheur finit par devenir bonheur...
Raymond Alcovère, extrait de "Fugue baroque", n & b éditions, 1998
Napoli, San Gregorio Armeno
00:05 Publié dans Fugue baroque | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : naples, fugue baroque, raymond alcovère, san gregorio armeno
jeudi, 11 octobre 2007
Dans cette ville minérale
Dans cette ville minérale, de méandres, replis, fuites, retournements, les tableaux de Caravaggio sont une pure merveille, absolue présence. Il y a ce cou, miracle d’équilibre, douceur et étrangeté, ce cou si sublime de la Madone de Lorette à Sant’Agostino, impossible de m’en détacher. A un moment, à Rome on oublie tout. Le temps, l’histoire sont tellement inscrits dans le marbre, les rues, les corps, qu’un matin on se réveille différent. Subrepticement, on a glissé hors du temps. Avec lui, peines et remords sont envolés, c’est surprenant et voluptueux. Luminosité frêle et coupante, les contours des êtres se dessinent mieux. Le reste du monde peut s’écrouler et il s’écroule d’ailleurs, comme toujours depuis les siècles des siècles, peu importe, un abîme s’est creusé. Une certaine lassitude n’a plus lieu d’être. Inutile de rejouer la sempiternelle comédie, début du mouvement, andante, aurore, or du temps. Les chemins balisés sont des impasses. La partition se joue scherzo ou adagio, mais l’essentiel est ailleurs, les gens à Rome sont discrets, chacun se sent libre. Le regard sur l’autre, tour à tour perçant, léger, ironique ou rêveur, reste distancié. Le jeu est conscient, quintessence de l’esprit latin. L’emphase et le raccourci engendrés dans une ondulation vibrante. Le baroque aura été une vague déferlante, agitée par une tempête venue d’Extrême-Orient. Claude Monet, l’œil sublime, plus tard, à Giverny, en découdra sur la toile. Tu as déboulonné ma vie, Laure. J’ai payé le prix, bourlingué dans les eaux grises et acidulées du sentiment, jalousie, admiration, ressentiment, vénération, apaisement... J’en ai fait cent fois le tour, persuadé que tu ne m’aimais pas… Rome flotte sur un nuage, à chaque pas, dans chaque geste, la musique, les voix, on frôle cette vérité archaïque, la vie n’est pas si pesante. Pas de gravité. Ceux qui disent le contraire sont des imposteurs. Les empereurs, les catins, les martyrs, les nonnes, les hérétiques, les malfrats, les philosophes, les poètes, les alchimistes, les esclaves modernes croisent votre route, pénombre et lumière mêlées, parfois on les effleure dans ce dédale de ruines et d’illusions qu’est devenu le monde aujourd’hui, ombres furtives d’une arène étroite et désertée, où peu à peu l’imaginaire se délite, tout est ramené à son moindre dénominateur, à la portion congrue. Mais ici la fantasmagorie est vivante, alliée à l’art elle sculpte une vérité fondamentale. Un sourire fin, détaché, rêveur, se dessine sur les lèvres. A travers ce malstrom de désirs, de frustrations, d’éclats de rire, une harmonie paradoxale, reflet inverse d’un vertige ancien filtre : le monde est fait de vide, d’une immensité de vide, secret énorme et récurent. Inutile de chercher un sens là où il n’y en a pas. Perdus on est dans une banlieue de la galaxie, un recoin de l’univers en expansion. Pour Dieu probablement, des milliers d’années passent en une seconde... Il est le passager clandestin, l’invité de la dernière heure. De temps en temps, il file comme une comète vers d’autres cieux, laissant au passage une traînée d’étoiles, musique, livres écrits en lettres de feu et la grande peinture, Leonardo, Botticelli, Rembrandt, Greco, Poussin, Vélasquez, Véronèse, Fragonard, Goya, Delacroix, Cézanne, Picasso… Et Rome. Ville creuset, ville cristal. Ville matrice. Ombre portée. Ici les limites entre soi et les autres se dissolvent. On peut divaguer à loisir en vespa, cheminer des heures durant ou cultiver l’immobilité à la terrasse d’un café devant le plus stupéfiant des spectacles ou même cloîtré dans sa chambre avec la rumeur de la ville tout autour, peu importe, le voyage ne cesse pas. La vie se justifie par elle-même. Ainsi nous furent donnés Bernini, Borromini, Canova, Michelangelo et L’extase de Sainte-Thérése. Tendresse sculpturale. Matière désir. L’Italie est notre rêve à tous. Tu es la sensualité même Laure, cette sensualité sans égale des brunes. En toi couve un brasier de convulsions, de délices, de pureté, de trahisons, de sagesse et de désirs. Comment ne pas imaginer d’autres plaisirs avec une femme aussi voluptueuse. Une femme enfant, rêveuse, douce et fervente en même temps. Tu n’as qu’à paraître, autour le monde s’émiette, réduit en lambeaux ou subitement illuminé. Comment as-tu pu tomber amoureuse de moi, ne pas m’abandonner malgré mes caprices, ma bêtise ? Le bonheur est un drôle de serpent. Avec toi j’ai la sensation de retrouver le temps perdu, l’âge d’or, l’évidence des sentiments. Une femme possède en elle toute l’histoire de l’humanité, comme si vous étiez là avant, ou toujours. Corps sacré de la langue, il y a les mots, les mots entre le ciel et toi, les mots pour ne pas mourir. A un moment il ne reste que ce lien, fil ténu mais irrésistible. Rome est cette ville hyperbolique dans les goûts, les saveurs, l’hérésie du baroque, ce rêve fou devenu réalité, balcons joufflus, débordant de clématites, roses thé, murs ocres délavés, défraîchis, crevassés, granuleux, brillants, palette chaude de couleurs - carte du tendre - ors, arabesques, extases, élévations, annonciations, effractions, assomptions, anges musiciens, mosaïques, effigies, brocarts, trompe-l’œil, bas reliefs, enjambements, stucs, travertins, bustes, porphyres, rocailles, frontispices, acanthes, treilles, couronnes, guirlandes, entrelacs, tourbillons, gargouilles, néréides, tritons, coquillages, naïades, fontaines jaillissantes, murmures de la pierre et de l’eau égrenant la ville en chapelets de plaisirs, glissando, flots de lumière en tranches napolitaines autour des sept collines avec le Tibre aux reflets céladon comme une couleuvre lovée à ses pieds, en veilleur impassible, gardien du temple.
Raymond Alcovère, extrait de "Solaire", roman en cours d'écriture
Bernini, L'enlèvement de Proserpine
00:15 Publié dans En cours d'écriture | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Alcovère, Bernin




















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Et puis c'est l'occasion d'écouter l'excellentissime Joe Dassin