Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 01 mai 2009

Ronan Barrot en 3 petits films

 ronan-barrot_300.jpg

http://www.dailymotion.com/video/x22c6y_ronan-barrot_crea...

02:49 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ronan barrot

mercredi, 29 avril 2009

L'attention

cezanne_le_grand_pin_l.jpgIl y a un message profondément politique de Cézanne, même si apparemment il n'a pas fait de politique. Il est dans cette affirmation du temps, de l'attention, du motif, de l'unicité, de la lumière, de la solitude...

Cézanne, Le grand pin

00:15 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cézanne

jeudi, 23 avril 2009

Emil Nolde

Nolde%20Hohe%20Wogen.jpgCette oeuvre a été exposée au Grand Palais, voir ici. Pas la même expo au musée Fabre, actuellement à Montpellier, mais superbe quand même...

Jusqu'au 24 mai

jeudi, 09 avril 2009

L'ai-je bien descendu ?

GustaveCourbetWomanWithAPar.jpgAlexandre Dumas fils à propos de Courbet : "De quel accouplement fabuleux d'une limace et d'un paon (...) peut avoir été générée cette chose qu'on appelle Monsieur Courbet, de quelle mixture de vin, de bière de mucus corrosif et d'œdème flatulent a pu pousser cette courge sonore et poilue, ce ventre esthétique, incarnation du Moi imbécile et impuissant ?"

Gustave Courbet, La femme au perroquet, 1866

lundi, 06 avril 2009

Dans un tableau de Cézanne

cezanne-autoportrait-1880-81.jpgEssaye de vivre toute une journée en esprit, à chaque instant, dans un tableau de Cézanne. Tu verras bien.

Philippe Sollers, Carnet de nuit

Cézanne, autoportrait

dimanche, 05 avril 2009

Il faut d’abord verrouiller pour sortir

fragonard_verrou_1024.jpg« Oh écoutez, au point, où nous sommes, nous n’avons plus qu’une seule ambition, qu’on nous laisse tranquilles, que nous puissions vérifier l’expérience... Nous avons fermé la porte à double tour. Pour qu’on nous abandonne dehors. Paradoxe ? C’est ainsi. Il faut d’abord verrouiller pour sortir. Voilà, tous les autres sont rentrés, vous les avez mis dedans, la scène vous appartient pour un aparté rapide, on va vous montrer la merveille. Vous n’en parlerez à personne, promis ? »

P. Sollers, Les Surprises de Fragonard (début du texte)

Fragonard, Le Verrou

vendredi, 27 mars 2009

Cet arbre-là

paysageCourbet.jpg«  Les mauvais peintres voient l'arbre, le visage, le chien, mais pas cet arbre, ce visage, ce chien. Ils ne voient rien. Les lois passent parfois plus rapidement que les phénomènes. Cet arbre n'est pas "un arbre". C'est celui-là. En ce moment."

Cézanne

Courbet : Paysage

10:56 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : courbet, cézanne, arbre

mardi, 03 février 2009

L'autoportrait à la palette

Manet_autoportait_a_la_pale.jpgManet; 1879

00:15 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manet

samedi, 31 janvier 2009

300 000 km/s

monet-pont-argenteuil.jpgmonet_selfpor_.jpgC'est la vitesse de la lumière, c'est bien ce qu'avait compris Claude Monet, "l'oeil sublime"

Le Pont d'Argenteuil et autoportrait

mercredi, 28 janvier 2009

Fragments d'histoires

p5MVi7.jpgSalon Créativa, Parc des Expositions de Montpellier, du 29 janvier au 1 février, de 10 H à 19 H

Frédérique Azaïs-Ferri

04 67 87 54 56

06 87 27 62 91

Vernissage vendredi 30 janvier, de 17 H à 19 H précises

samedi, 24 janvier 2009

La Comtesse de Chinchon

Condesa_de_chinchon.jpgElle est là, dans un fauteuil dont elle ne sortira plus, dans sa robe de taffetas blanche, juste posée dans la soie, petit bout de soulier en bas, comme si elle tirait la langue. Duex bagues, des bras, un coude, une drôle de petite plante verte sur la tête. Ce n'est pas la duchesse d'Albe, dont la nudité peut encore faire rêver des adolescents avisés, mais une curieuse poule aristocratique, à la bêtise inébranlable et sympathique, vive, aigüe, méchante, innocente (petits yeux noirs lumineux tournés vers la gauche). Elle se laisse prendre par son peintre dont elle ignore absolument le génie, il entre dans son bonnet de dentelle, sa nacre, sa chasteté fade, bouclée. Cette comtesse va vieillir très vite, elle ressasse déjà les platitudes de son temps, elle va rejoindre les vieilles sorcières venimeuses et macabres, mais, pour l'instant, elle est sauvée par les conventions, le protocole. Que serait-elle aujourd'hui ? Une petite-bourgeoise, peut-être ministre. Là, elle vaut beaucoup, et elle ne vaut rien. Elle resplendit de son rien.

Goya, La Comtesse de Chinchon

Sollers, Les Voyageurs du temps

mercredi, 21 janvier 2009

La laitière

goya-la-laitiere-de-bordeaux580.jpgLa laitière de Bordeaux est un tableau fascinant. On sait qu’à l’époque, de jeunes paysannes venaient des environs apporter du lait en ville. Celle-ci est donc venue, sans doute chaque matin, chez Goya. Elle apparaît recueillie, incurvée, absorbée, nacrée, sur fond de ciel irisée. Elle est très brune et très solide, c’est une annonciation avec ciboire de lait moussant qu’elle apporte, vache sacrée, à son vieux bébé de peintre déjà sourd. Elle est vierge, bien entendu, mais divisée par cette grande avancée de jambes et de cuisses cachées. Attention, très attentive, sérieuse, presque sauvage dans sa tournée. C’est un ange, le ciel l’envoie, comme un caprice de lumière, au milieu des désordres de la guerre, des cauchemars, des tortures, des vampires, des vieilles sorcières édentées. C’est l’éternel retour de la duchesse d’Albe, à l’aube, qu’on a connue autrefois très nue ou très habillée. Elle ne fait que passer chez ce demi-fou, exilé espagnol qu’elle aime, de même que les femmes brunes, d’instinct, n’ont pas manqué de repérer ce jeune Allemand que l’on dit poète. Du vin, du lait.

Extrait de "Les Voyageurs du temps"

Goya, La laitière de Bordeaux

mardi, 20 janvier 2009

Confession

31923-Arlequin-assis-periodo-clasico-pablo-picasso.jpgDans l'art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l'étrange, l'extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j'ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m'admiraient.

A force de m'amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse. Et aujourd'hui, comme vous le savez, je suis célèbre, je suis riche.

Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n'ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot.

Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C'est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu'elle ne semble. Mais elle a le mérite d'être sincère.'

 

(Pablo Picasso, lettre à Giovanni Papini, publiée en 1952)

Picasso, Arlequin assis

00:15 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, picasso, arlequin

mercredi, 31 décembre 2008

Que la lumière brille dans les ténèbres !

A8191.jpgCe tableau de Jacki Maréchal pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009 !

samedi, 27 décembre 2008

Les Noces de Cana bis

Cana0.jpgCalembour extrait de Paradis, de Philippe Sollers, et Véronèse, Les Noces de Cana, détail

vendredi, 26 décembre 2008

Les derniers travaux de Jacki Maréchal

A voir ici

Avant Turner il n'y avait pas de brume sur la Tamise

turner_g.jpgEt un amical bonjour à JLK chez qui j'ai trouvé cette phrase de Oscar Wilde !

jeudi, 25 décembre 2008

Longtemps je suis resté

2221.jpgLongtemps je suis resté sans pouvoir, sans savoir peindre la Sainte-Victoire, parce que j'imaginais l'ombre concave, comme les autres qui ne regardent pas, tandis que, tenez, regardez, elle est convexe, elle fuit de son centre. Au lieu de se tasser, elle s'évapore, se fluidise. Elle participe toute bleutée à la respiration ambiante de l'air. Comme là-bas, à droite, sur le Pilon du Roi, vous voyez au contraire que la clarté se berce, humide, miroitante. C'est la mer… Voilà ce qu'il faut rendre. Voilà ce qu'il faut savoir. Voila le bain de science, si j'ose dire, où il faut tremper sa plaque sensible. Pour bien peindre un paysage, je dois découvrir d'abord les assises géologiques. Songez que l'histoire du monde date du jour où deux atomes se sont rencontrés, où deux tourbillons, deux danses chimiques se sont combinées. Ces grands arcs-en-ciel, ces prismes cosmiques, cette aube de nous-mêmes au-dessus du néant, je les vois monter, je m'en sature en lisant Lucrèce. Sous cette pluie fine je respire la virginité du monde. Un sens aigu des nuances me travaille. Je me sens coloré par toutes les nuances de l'infini. A ce moment-là, je ne fais plus qu'un avec mon tableau. Nous sommes un chaos irisé. Je viens devant mon motif, je m'y perds. Je songe, vague. Le soleil me pénètre sourdement, comme un ami lointain, qui réchauffe ma paresse, la féconde. Nous germinons. Il me semble, lorsque la nuit redescend, que je ne peindrai et que je n'ai jamais peint. Il faut la nuit pour que je puisse détacher mes yeux de la terre, de ce coin de terre où je me suis fondu. Un beau matin, le lendemain, lentement les bases géologiques m'apparaissent, des couches s'établissent, les grands plans de ma toile, j'en dessine mentalement le squelette pierreux. Je vois affleurer les roches sous l'eau, peser le ciel. Tout tombe d'aplomb. Une pâle palpitation enveloppe les aspects linéaires. Les terres rouges sortent d'un abîme. Je commence à me séparer du paysage, à le voir. Je m'en dégage avec cette première esquisse, ces lignes géologiques. La géométrie, mesure de la terre. Une tendre émotion me prend. Des racines de cette émotion monte la sève, les couleurs. Une sorte de délivrance. Le rayonnement de l'âme, le regard, le mystère extériorisé, l'échange entre la terre et le soleil, l'idéal et la réalité, les couleurs ! Une logique aérienne, colorée, remplace brusquement la sombre, la têtue géométrie. Tout s'organise, les arbres, les champs, les maisons. Je vois. Par taches. L'assise géologique, le travail préparatoire, le monde du dessin s'enfonce, s'est écroulé comme dans une catastrophe. Un cataclysme l'a emporté, régénéré. Une nouvelle période vit. La vraie ! Celle où rien ne m'échappe, où tout est dense et fluide à la fois, naturel. Il n'y a plus que des couleurs, et en elles de la clarté, l'être qui les pense, cette montée de la terre vers le soleil, cette exhalaison des profondeurs vers l'amour. Le génie serait d'immobiliser cette ascension dans une minute d'équilibre, en suggérant quand même son élan. Je veux m'emparer de cette idée, de ce jet d'émotion, de cette fumée d'être au-dessus de l'universel brasier. Ma toile pèse, un poids alourdit mes pinceaux. Tout tombe. Tout retombe sous l'horizon. De mon cerveau sur ma toile, de ma toile vers la terre. Pesamment. Où est l'air, la légèreté dense ? Le génie serait de dégager l'amitié de toutes ces choses en plein air, dans la même montée, dans le même désir. Il y a une minute du monde qui passe. La peindre dans sa réalité ! Et tout oublier pour cela. Devenir elle-même. Etre alors la plaque sensible. Donner l'image de ce que nous voyons, en oubliant tout ce qui a paru avant nous.

Joaquim Gasquet, Cézanne

mercredi, 24 décembre 2008

Le "Homère" de la peinture

Llile2004Rubens.jpgAinsi parlait Delacroix de Rubens

00:10 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peiture, rubens

dimanche, 14 décembre 2008

La peinture c'est le plaisir

DSC_0362b.jpgJacki Maréchal et la hantise de l'espace

par Jean-Paul Gavard-Perret (lire ici l'article)

 Jacki Maréchal, gravure, 2008