lundi, 24 août 2020
Crier dans le désert

20:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)
samedi, 22 août 2020
Pourquoi Harpo Marx a-t-il décidé d’être muet à l’écran ?
Mon premier texte publié, dans L’Autre Journal, le mensuel de Michel Butel, en octobre 1990 ; il s’agissait de répondre à la question : « Pourquoi Harpo Marx a-t-il décidé d’être muet à l’écran ? ».
Ma réponse :
« Harpo Marx a décidé de parler. Avec ses mains, avec son corps, avec ses yeux ; ses yeux surtout, comme des phares. Et son sourire tour à tour entendu, rêveur, complice, cynique… Il fait partie de ces personnages évidents ; il l’est, de toute éternité. De notre enfance d’abord, justement quand le langage n’est pas là ; alors il est de notre côté. Il nous parle, tout de suite ; après, on le reconnaît et tout d’un coup, c’est notre enfance qui s’illumine, qui revit, qui est là enfin. Cette scène quand il déballe de son manteau de père Noël tous les objets de la terre, et même un chien – ce chien qu’on n’a pas eu dans notre enfance. Et cet air faussement ahuri ; plus les autres se prennent au sérieux, plus lui se prend au jeu. Il déstabilise et il gagne toujours, à la fin. Car il est la vie. Il a choisi d’être muet parce qu’il avait tout cela à dire. Sans un mot. En musique. Salut l’harpiste. »
22:01 Publié dans Humeur, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : harpo marx, l'autre journal
vendredi, 21 août 2020
On ne dit pas Renoir, mais peintre de couleurs !

09:40 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : renoir
jeudi, 20 août 2020
Ô bizarre suite d’événements
" Ô bizarre suite d’événements ! Comment cela m’est-il arrivé ? Pourquoi ces choses et non pas d’autres ? Qui les a fixées sur ma tête ? Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j’en sortirai sans le vouloir, je l’ai jonchée d’autant de fleurs que ma gaieté me l’a permis ; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce Moi dont je m’occupe : un assemblage informe de parties inconnues ; puis un chétif être imbécile ; un petit animal folâtre ; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre ; maître ici, valet là, selon qu’il plaît à la fortune ! ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux… avec délices ! orateur selon le danger ; poète par délassement ; musicien par occasion ; amoureux par folles bouffées, j’ai tout vu, tout fait, tout usé. "10:18 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beaumarchais
mardi, 18 août 2020
Emotions...
“Les émotions les plus belles sont celles que tu ne sais pas expliquer.”11:19 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : baudelaire
mardi, 11 août 2020
Intuition
C’est parce que l’intuition est surhumaine qu’il faut la croire, c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter, c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. »11:03 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : victor hugo, intuition, darusz climczack
Mon corps
« Ce que cache mon langage, mon corps le dit. Mon corps est un enfant entêté, mon langage est un adulte très civilisé... »10:59 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes, corps
dimanche, 09 août 2020
Le Trio Milata : extraits des Carnets de voyage
11:31 Publié dans Chanson, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trio milata
samedi, 08 août 2020
Le pays apparut
"A ces mots, Athéna dispersa les nuées : le pays apparut."12:59 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : homère, baricco sakamoto
vendredi, 07 août 2020
Cela se voit
« Si vous êtes généreux ou cruel, courageux ou lâche, cela se voit dans le style, quelle que soit l’histoire que vous racontez et quel que soit le soin que vous prenez à vous masquer. »21:23 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean giono, sergio sberna
jeudi, 06 août 2020
Ce trouble léger
Peut-être avais-je atteint cet état mystérieux, insondable, ce trouble léger qu’on appelle bonheur. Cet état, cette limite plutôt, qui était ma quête, que j’étais venu chercher ici au bout du monde, que tant d’autres avant moi avaient poursuivi et si peu atteint, cette fêlure dans le réel qui fait oublier la rumeur des jours pour nous plonger transis dans une extase fragile et passagère que l’on cherche à recréer sans cesse sans y parvenir souvent.16:46 Publié dans Le Bonheur est un drôle de serpent | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le bonheur est un drôle de serpent
mardi, 04 août 2020
Voilà !

19:01 Publié dans Humeur, humour | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 03 août 2020
Tout a été dit

20:36 Publié dans Humeur, humour | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 28 juillet 2020
Une symphonie du nouveau monde
La sirène du steamer mugit. La fumée s’échappe à gros bouillons et rejoint les nuages, effacées leurs traces. Le sillon se dévide dans une infinie lenteur. L’horizon s’enflamme de jets saccadés, monstrueux, barbaresques. Le ciel est une lutte, un amas de lances, un combat fratricide. Ainsi le ciel. De grandes orgues joufflues gonflées de nuit. Une symphonie du nouveau monde.
Raymond Alcovère, extrait de "L'aube a un goût de cerise", N&B éditions, 2010
Photo : Hengki Koentjoro
08:55 Publié dans L'Aube a un goût de cerise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'aube a un goût de cerise, hengki koentjoro
dimanche, 26 juillet 2020
Bourvil

20:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bourvil
Felix Vallotton, Ciel de tempête, 1916

20:15 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : félix vallotton
samedi, 25 juillet 2020
Sans avoir jamais existé
« La vie et le monde sont le songe d'un dieu ivre qui s'échappe furtivement du banquet divin et s'en va dormir sur une étoile solitaire, ignorant qu'il crée ce qu'il songe... Et les images du songe se présentent tantôt dans une extravagance bigarrée, tantôt harmonieuses et raisonnables... L'Iliade, Platon, la bataille de Marathon, la Vénus de Médicis, le Munster de Strasbourg, la Révolution française, Hegel, les bateaux à vapeur, sont des pensées issues de ce long rêve. Mais un jour, le dieu se réveillera en frottant ses yeux bouffis, il sourira et notre monde s'enfoncera dans le néant sans avoir jamais existé... »12:20 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : henri heine
mercredi, 22 juillet 2020
Miroir
« Ne te fais pas le propriétaire des dénominations, ne sois pas un magasin à calculs ; ne te comporte pas comme un préposé aux affaires ou un maître de sagesse. Sache aller jusqu'au terme de l’illimité et vagabonder dans l’invisible. Tire parti de ce que tu as reçu du Ciel sans en chercher avantage. Contente-toi d’être vide. L’esprit de l’homme parfait est un miroir. Un miroir ne reconduit ni n’accueille personne ; il renvoie une image sans la garder. C’est ainsi qu’il domine les êtres sans les blesser. »16:42 Publié dans Grands textes, illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rainer czerwonka, zhuangzi
Voici les temps des trajets par train depuis Paris en 1882

10:17 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : train
samedi, 18 juillet 2020
Qui est vivant ?
Vincent van Gogh, Autoportrait, 1889.20:29 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : van gogh, yannick haenel



















