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lundi, 29 novembre 2010

Une cathédrale de songes

nympheas-1906(christies-londres-2002).jpg"Le ciel s’éveille comme une marmotte au sortir de l’hiver.
Je pars et n’abandonne rien.
Infinis tons de gris.
Le vent plisse le ciel.
La nuit va glisser, subreptice, l’atmosphère spongieuse irriguer la terre.
Le ciel et la mer sont de la même eau.
Des murs de mer viennent se briser contre la coque, dans un fracas neigeux.  Paysage japonais d’ombre et de lumière.
Les images de Claude Monet sont là, devant mes yeux, nappes de blanc, ondées, nymphéas, lumière frêle et placide du bassin parisien.
Je ne suis plus rien ni personne et aujourd’hui tout m’appartient.
Il reste ma langue, repos et plénitude.
J’en ferai une cathédrale de songes.
Perche appressando se al suo disire
Nostro intelleto si profonda tanto
Che dietro la memoria non puo ire.
La vie n’est qu’une incarnation passagère, un instant de lumière.
L’écriture frôle les ailes du désir."
Raymond Alcovère, extrait de "L'aube a un goût de cerise", n&b éditions, 2010

jeudi, 11 novembre 2010

Oui le Goncourt s'achète !

1315342806.jpgA voir et écouter ici (interview de l'an 2000)

mercredi, 10 novembre 2010

Une blessure

artblog-23-old-man-rembrandt-large-smk.jpg« Je sais de quoi un livre est capable. Je pense à une blessure. Je pense à une blessure qui aurait quelque chose d’amical, d’où le sang continuerait de couler avec douceur pour vous rappeler que vous êtes en vie et même bien en vie et capable d’éprouver une émotion qui vous honore et vous grandit. Je pense à une blessure car, étrangement, se mêle une notion de douceur à l’amour que l’on porte à certain livre. Il s’est enfoncé dans vos chairs, non pas avec précaution et finesse, mais avec une violence impitoyable. »

Philippe Djian, Ardoises

Rembrandt, vieil homme

mardi, 12 octobre 2010

Le retour éternel

ZAO_WOU-KI__Composition_bleue_Lithographie_sur_Rives_3555.JPG" Ce que tu veux, veuille-le de telle manière que tu puisses en vouloir le retour éternel "

Nietzsche

Zao Wou Ki, Composition bleue, lithographie

Tout est mystère dans l’Amour

zao-wou-kisans-titre-1967.jpg" Tout est mystère dans l’Amour, / Ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance. "

La Fontaine

Zao Wou Ki, sans titre, 1967

jeudi, 30 septembre 2010

440 numéros d'Apostrophes visibles

Jorge_Luis_Borges_Hotel.jpgBabelio s’est associé à l’INA pour réunir 440 numéros d’Apostrophes, l’émission culte de Bernard Pivot

Visibles ici, choisissez...

Photo : Mohit Komar

dimanche, 26 septembre 2010

Lapsus lingue

Un must, à déguster ici

20:26 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : rachida dati, lapsus

jeudi, 16 septembre 2010

Sachez-le !

tuerfume.jpg

19:33 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 10 septembre 2010

Désir ! Désir !

"Depuis dix mille ans, j'ai crié dans l'infini : Vérité ! Vérité ! Depuis dix mille ans l'infini me répond : Désir ! Désir !"

George Sand

12:39 Publié dans citation | Lien permanent | Commentaires (1)

lundi, 06 septembre 2010

Ca a débuté comme ça

Zorro.jpgPour les amateurs de premières phrases, ce site est une vraie mine :

Quelques exemples :

  • Je vais vous dire mon problème : je ne baise pas assez !
  • Passé huit heures du soir, les héros de roman ne courent pas les rues dans le quartier des Invalides. Antoine Blondin, L'Europe buissonnière
  • L'amour est un acte sans importance, puisqu'on peut le faire indéfiniment. Alfred Jarry, Le Surmâle
  • La bêtise n'est pas mon fort. Paul Valéry, Monsieur Teste

lundi, 30 août 2010

Le sans-pourquoi

" Primo Levi a soif. Une congère s'est formée au bord d'une fenêtre. Il sort du baraquement, veut casser le morceau de glace pour étancher sa soif. Un kapo allemand l'interrompt. " Pourquoi ? " demande Primo Levi. Hier ist kein warum, répond le nazi ( " Ici, il n'y a pas de pourquoi. ").La réponse nazi vaut pour l'ensemble du camp. Le sans-pourquoi est le mot d'ordre d'un monde où aucune autre expérience n'est possible que la dévastation.Mais le sans-pourquoi est aussi, plus secrètement, le nom de ce qui brille dans les ténèbres. Un mystique du XVII° siècle, Angelus Silesius, écrit : " La rose est sans pourquoi, elle fleurit parce qu'elle fleurit. " Aucune causalité ne détermine la floraison de la rose ; elle existe pour rien, et cette libre gratuité coïncide avec la poésie elle-même. Le sans-pourquoi désigne ici le contraire de l'arbitraire nazi ; il est le nom de ce qui résiste à l'emprise. "
Prélude à la délivrance / Yannick Haenel François Meyronnis / L'Infini / Gallimard

samedi, 28 août 2010

Variations

renoir baigneuse.jpg" C'est quand on les saisit par derrière que les seins donnent la sensation d'être le plus grands. Quand on les surprend ainsi et qu'on les presse, on devine leur aspiration, on les sent tirer, tirer en avant, s'échapper, se tendre, saillir. C'est de cette façon seulement, en les prenant par derrière, qu'on les confond et qu'on les devine : car, sans même le vouloir, quand ils sont surpris de face, ils se rétractent un peu, se retirent dans leur coquille, se blottissent... Oh, cette chasse défendue qui consiste à les saisir tout à coup par derrière ! Comme ils s'y livrent, pareils à une femme à qui on met par surprise les deux mains sur les yeux ! Ils croient que c'est l'Idéal qui les saisit ainsi, et ils se dilatent de plaisir. "

Variétés et observations / Seins / Ramon Gomez de la Serna / traduct. Jean Cassou, Valery Larbaud et Mathilde Pomès / Ryôan-ji / André Dimanche Éditeur

Renoir, Baigneuse

dimanche, 15 août 2010

Tiepolo

gesuati_tiepolo2_560.jpgPeu d’artistes, après Michel-Ange, ont été aussi souverains que Tiepolo dans l’art du plafond. C’est son élément, son ciel, son eau, sa vision renversée des corps, des chairs, des tissus, des matières. Chaque touche de pinceau est une note. Vous levez la tête, vous vous tordez le cou, vous le regardez grâce à un miroir dans l’allée centrale, vous recommencez, votre poids est toujours trop lourd, trop terrestre. Tiepolo, c’est du Saint-Esprit dans les cintres, du vent spirituel dans les voiles, les trombes, les effondrements calculés, les spirales, vol plané ou piqué, démonstration que la vie humaine en oiseau est possible. Ça descend vers vous, ça vous oblige à monter. Descente, ascension : c’est le fond de ce que cette religion veut dire.

Tiepolo est un ange, il devrait être depuis longtemps béatifié. Le mot « bienheureux » lui va comme une palette. Des anges, il en faut plein, avec des jambes, des pieds et des bras, pour maintenir la nacelle en navigation, écouter les nuages, varier les teintes, laisser des échancrures montrer des apparitions. Bon prétexte pour glorifier la peau, les soies, les bijoux, les velours, volupté, faste, mouvement et froissement du calme. La Vierge, comme modèle, est renouvelable à volonté, on vient encore d’en voir trois passant sur les quais. Encore une fois, vous êtes au bord de l’eau, vous accostez, vous montez les marches, vous passez la porte de bois massif, vous entrez, vous levez les yeux, le ciel réel vous tombe d’un coup sur la tête.

Philippe Sollers, Dictionnaire amoureux de Venise

samedi, 14 août 2010

Présence de Maître Eckhart

paolo-veronese-saint-michael.jpg« Mon corps est plus dans mon âme que mon âme n’est dans mon corps ».

Maître Eckhart

Paolo Veronese

A lire ici, présence de Maître Eckhart

vendredi, 06 août 2010

C'est bon Banone !

130px-Flag_of_Groland.svg.pngUne fausse pub, absolument délicieuse... Ici

Signé Groland

04:38 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : banone, groland

lundi, 26 juillet 2010

Les Saules

md2045653349.jpg« Cependant le silence qui, à partir de cinq heures, succéda au vacarme était, d’une certaine manière, aussi oppressant. Rien ne venait plus couvrir le mugissement du Danube ; il emplissait l’air de murmures graves, plus musicaux que le bruit du vent, mais infiniment plus monotones. Le vent disposait de plusieurs notes qui montaient, puis descendaient, il jouait toujours une sorte de grand air élémentaire ; alors que le chant du fleuve se jouait au maximum sur trois notes graves, qui étaient par elles-mêmes lugubres. Dans l’état où étaient mes nerfs, ces notes me paraissaient  convenir merveilleusement bien à une sorte de musique du destin ».

Extrait de "Les Saules", la plus longue nouvelle du recueil : "Elève de quatrième dimension.". Algernon Blackwood, né en 1869 est peu connu. Il a pourtant écrit quelques nouvelles fantastiques très réussies, comme celle-ci, ou encore "Le Camp du chien", dans le recueil du même nom. On peut trouver ces textes dans la collection mythique "Présence du fantastique" chez Denoël.

jeudi, 22 juillet 2010

Et le vent qui souffle est toujours bon

200702MONTPELLIER (7).JPGDans ces temps-là, les Français s'imaginaient d'aimer leur Roi, et ils en faisaient toutes les grimaces ; aujourd'hui on est parvenu à les connaître un peu mieux. Mais dans le fond les Français sont toujours les mêmes. Cette nation est faite pour être toujours dans un état de violence ; rien n'est vrai chez elle, tout n'est qu'apparent. C'est un vaisseau qui ne demande que d'aller, et qui veut du vent, et le vent qui souffle est toujours bon. Aussi un navire est-il les armes de Paris."

Casanova, Histoire de ma vie

Photo de Gildas Pasquet

mercredi, 07 juillet 2010

Le succès

winston_churchill.jpg"Le succès consiste à aller d'échecs en échecs sans jamais perdre son enthousiasme."
Churchill

19:12 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : churchill

mardi, 06 juillet 2010

« Je comprends tout ce qu’on a pu entendre au sujet de l’effet du Sud sur le caractère et l’énergie. »

Freud s'échappe, lire ici

dimanche, 27 juin 2010

Un écrivain...

"Un écrivain est celui pour qui écrire est plus difficile qu’aux autres."

Hugo von Hofmannsthal