samedi, 09 avril 2011
Hubert le chameau, de Jean-Jacques Marimbert
10:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jean-jacques marimbert, hubert le chameau
jeudi, 07 avril 2011
Pensée unique
"Tout le monde est d'accord pour critiquer la pensée unique"
Gustave Parking
03:30 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : gustave parking
lundi, 04 avril 2011
Maigret se défend
Ah, Simenon, quand même... Longtemps que je n'avais pas lu un Maigret. Me suis régalé avec ce "Maigret se défend". La situation est inversée : Le commissaire, à trois ans de la retraite, est victime d'une machination. Il doit se défendre. L'enquête qu'il va mener a pour but de le blanchir. Le roman est intéressant, écrit en 1963, on y voit apparaître les nouvelles méthodes de la police ; Maigret, lui, se plaçant plutôt du côté des anciennes. Le portrait du jeune préfet de police est saisissant et tout à fait actuel d'ailleurs. Ainsi on voit deux mondes cohabiter, et c'est sur le terrain, comme d'habitude, que Maigret, fidèles à ses méthodes, retrouvera le chemin de la vérité. Après avoir douté, hésité avant de se battre. On savoure l'ironie, toujours présente chez Simenon, la justesse du style et des dialogues, et le portrait d'une époque en train de disparaître, définitivement...
14:00 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : georges simenon, maigret, maigret se défend
dimanche, 27 mars 2011
Laurent Terzieff et Rilke
21:04 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : laurent terzieff, rilke
samedi, 19 mars 2011
Le plus grand mystère
« Le plus grand mystère n’est pas que nous soyons
jetés au hasard entre la profusion de la
matière et celle des astres ; c’est que, dans cette prison, nous tirions
de nous-mêmes des images assez puissantes pour nier notre néant. »
André Malraux
Goya
05:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : andré malraux, goya
jeudi, 10 mars 2011
Avarice
"L’homme ne peut se trouver qu’à la condition, sans relâche, de se dérober lui-même à l’avarice qui l’étreint."
Bataille
03:46 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : georges bataille
samedi, 05 mars 2011
Penser comme tout le monde
"Quand on lit la même chose que tout le monde, on ne peut que penser comme tout le monde."
Haruki Murakami
Collage de Jacques Villeglé
00:03 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques villeglé, haruki murakami
lundi, 21 février 2011
Blanc, bleu gris, soleil voilé
Blanc, bleu gris, soleil voilé. Un peu plus tard, à Sainte-Marie, au bord de l’océan Indien. Mer miroitante, bleu plus léger des vagues, ombre du ciel sur la mer. Blanc, bleu gris, presque infini et toujours renouvelé. Tout revient toujours à son point de départ. Aujourd’hui, le vent balaye le monde et disperse la brume. Place à la nouveauté. Une vérité émerge. Je vais rendre les armes. Passer outre. Le ciel est gris de nuages. L’océan s’en mêle. L’horizon, profond et immense, est subjugué, défait, anéanti.
Raymond Alcovère, extrait du roman : "Le bonheur est un drôle de serpent", Lucie éditions, 2009
Photo : Raymond Alcovère
21:19 Publié dans Le Bonheur est un drôle de serpent | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le bonheur est un drôle de serpent
vendredi, 18 février 2011
La théorie du K.O., de Lilian Bathelot
"Il n'en reste pourtant pas des masses, des endroits où les pauvres persistent à s'entraider." Ce polar de Lilian Bathelot clôt le cycle sétois entamé par Avec les loups et poursuivi par Spécial Dédicace. La Théorie du K.O. c'est le nom de code d'une opération décidée par le ministère de l'intérieur. Le nom a été trouvé par un des chefs des services spéciaux qui a fait ses classes à La Havane, il y a bien des années de là, et pour d'autres causes, tout passe... De fait quelques péquenots sétois comme les appellent les superflics parisiens vont leur donner du fil à retordre. Tout ceci se passe sur fond de manipulation bien sûr. Les services de sécurité du Président du Conseil local, noyautés par un parti fasciste, ont commis quelques bavures, du coup c'est un véritable chaos qui enflamme L'île singulière. Priorité sera donnée à la protection du président, et toute l'opération sera maquillée en règlement de comptes de mafias rivales. Lilian Bathelot articule son polar de main de maître, les scènes d'action, la description du dessous des cartes de la politique locale, tout s'imbrique judicieusement comme la manipulation qu'il décrit. On en a le souffle coupé tout du long et on réfléchit en même temps à l'enchaînement des faits et des causes, au rapport entre les médias et le pouvoir, entre l'histoire secrète et l'histoire officielle. C'est bien un regard politique que nous livre ici Lilian Bathelot.
éditions Jigal
16:37 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lilian bathelot
mercredi, 16 février 2011
Le Désert de l'iguane
"Brutale éclate la stridence d'une sonnerie sciemment prolongée par le maton du kiosque, nouant les nerfs sous le cocon soudain crevé des chauds bien-être en oubli... Bondir du lit ?... Une gageure... Mais se laisser lentement remonter à la surface, délaissant pour douze heures les oniriques profondeurs, et prendre pied sur le rivage-punition... Poser un orteil audacieux... Un autre... Sadiquement bercé... Brutalisé par le vacarme... Bruits de verrou qui claquent et harcèlent... Beuglement des brutes à cravate, barbares soucieux de jeter bas ces bon dieu de Bandits des bras complices de Morphine (et tous ces dérivés), louche déesse de l'A.P., l 'Administration Pénitentiaire, où l'austère Pandémonium qu'il ne faudrait pas prendre pour les berges balinaises... Et se lever enfin, vacillant, ouvrir en grand les deux battants de la lucarne du clapier, et respirer, et regarder..."
Alain Dubrieu, dans « Le désert de l’iguane », raconte avec son style flamboyant mais sans rien cacher de la vérité ses dix ans passés en prison. Dans la mouvance des années 70 et du gauchisme, il avait participé à des casses, tout en refusant la violence sur la personne. Dénoncé, il était tombé. Au lieu de se tenir tranquille et d’attendre les remises de peine, il deviendra actif dans la constitution des comités de prisonnier et ne bénéficiera d’aucune remise de peine. C'est ce processus qu'il décrit dans "Le désert de l'iguane" : l’univers de la prison et ses mécanismes. Pierre Torreilles, poète et fondateur de la librairie Sauramps à Montpellier lui avait donné sa chance en l'embauchant comme libraire. J’ai rencontré Alain, les dernières années de sa vie, on a participé ensemble au roman collectif « 13, cours des chevaliers du mail ». Il ne s’est jamais remis de ces dix années. Il avait une aversion profonde pour l’injustice et n’a jamais accepté les compromis. Après avoir été un des auteurs phares du néo-polar dans les années 70, et fait un peu tous les boulots de l’écriture (nègre, auteur de romans érotiques), il était pratiquement oublié à la fin de sa vie. Il publia notamment, sous forme de pamphlet, avant de mourir : « Citadelles de l’oubli », un nouveau et actualisé réquisitoire contre la prison.
Gallimard, collection La noire
On peut voir Ici Alain Dubrieu, invité d'Apostrophes, en 1979
18:05 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : alain dubrieu
vendredi, 11 février 2011
Sept groupes pour un baptême
C'est ce soir, à Montpellier, le lancement de Montpellier Temps Chante, au Rockstore, voir ici :
http://www.midilibre.com/articles/2011/02/11/MONTPELLIER-...
10:42 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 02 février 2011
Courage
"Même le plus courageux d'entre nous a rarement le courage d'assume tout ce qu'il sait.'
Nietzsche
Photo de Nina Houzel-Bellapia
10:59 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : nietzsche, nina houzel
dimanche, 30 janvier 2011
Il est mou Barack ?

03:38 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 14 janvier 2011
A la chasse du bonheur
"J'appelle caractère d'un homme, sa manière habituelle d'aller à la chasse du bonheur."
Stendhal
22:47 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : stendhal
Une suite de nuances vraies
"Voilà son style, dont il dit lui-même qu'il est "horriblement difficile à imiter, car il n'est qu'une suite de nuances vraies."
Philippe Sollers, à propos de Stendhal, dans "Trésor d'amour"
22:43 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : stendhal, philippe sollers
jeudi, 06 janvier 2011
PPDA pourtant incollable sur Hemingway (vu sur Mediapart)

13:34 Publié dans Edition | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : hemingway, ppda
jeudi, 23 décembre 2010
A l'aise Blaise
Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare
Croustillé d’or,
Avec les grandes amandes des cathédrales toutes blanches
Et l’or mielleux des cloches...
Un vieux moine me lisait la légende de Novgorode
J’avais soif
Et je déchiffrais des caractères cunéiformes
Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s’envolaient sur la place
Et mes mains s’envolaient aussi, avec des bruissements d’albatros
Et ceci, c’était les dernières réminiscences du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer.
Blaise Cendrars – Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France
Peinture de Lambert Savigneux
13:25 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : blaise cendrars, lambert savigneux
samedi, 18 décembre 2010
Le crime était presque parfait
18:18 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2)
dimanche, 12 décembre 2010
Mon cerveau et moi
"De temps en temps, mon cerveau me reproche d'avoir tardé à lui obéir; d'avoir sous-estimé ses possibilités, ses replis, sa mémoire; de m'être laissé aller à l'obscurcir, à le freiner, à ne pas l'écouter. Il est patient, mon cerveau. Il a l'habitude des lourds corps humains qu'il dirige. Il accepte de faire semblant d'être moins important que le coeur ou le sexe (quelle idée). Sa délicatesse consiste à cacher que tout revient à lui. Il évite de m'humilier en soulignant qu'il en sait beaucoup plus long que moi sur moi-même. Il m'accorde le bénéfice d'un mot d'esprit, et prend sur lui la responsabilité de mes erreurs et de mes oublis. Quel personnage. Quel partenaire. "Sais-tu que tu ne m'emploies que très superficiellement?" me dit-il parfois avec le léger soupir de quelqu'un qui aurait quelques millions d'années d'expérience. Je m'endors, et il veille. Je me tais et il continue à parler. Mon cerveau a un livre préféré : l'Encyclopédie. De temps en temps, pour le détendre, je lui fais lire un roman, un poème. Il apprécie. Quand nous sortons, je lui fais mes excuses pour toutes les imbécilités que nous allons rencontrer. "Je sais, je sais, me répond-il, garde-moi en réserve." J'ai un peu honte, mais c'est la vie. J'écrirai peut-être un jour un livre sur lui."
Philippe Sollers, Un vrai roman
Picasso
13:58 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philippe sollers, picasso
lundi, 06 décembre 2010
la Révolution

"En somme, vous avez toujours plus ou moins mêlé le transcendantal,
la mystique, la poésie, la pensée, l’amour, l’érotisme,
la Révolution ? Mais oui, et c’est justement ça, la Révolution."
Philippe Sollers
Picasso, d'après Vélasquez
19:12 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : philippe sollers, picasso



















Jean-Jacques Marimbert sort un nouveau livre jeunesse, au Seuil, voir ici
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Voir ici, Joyeux Noël !