mercredi, 19 février 2014
Zénith
"Une passion amoureuse atteint son zénith lorsque les amants ont l’impression que tout le monde est contre eux"
Bertrand Russel
Exergue du chapitre 11 de "Rien compris au rock and roll"
Raymond Alcovère, 2011, Clairdeplume34 éditions
Ava
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mardi, 18 février 2014
Dans son être même
"Il fallait qu’un bâton de chaise fût bien fait. C’était entendu. C’était un primat. Il ne fallait pas qu’il fût bien fait pour le salaire ou moyennant le salaire. Il ne fallait pas qu’il fût bien fait pour le patron ni pour les connaisseurs ni pour les clients du patron. Il fallait qu’il fût bien fait lui-même, en lui-même, pour lui-même, dans son être même."
Charles Péguy
Sur ce thème, on pourra aussi voir cela :
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dimanche, 16 février 2014
Les jours sont ronds
«Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. Ils n’ont pas la forme longue, cette forme des choses qui vont vers des buts : la flèche, la route, la course de l’homme. Ils ont la forme ronde, cette forme des choses éternelles et statiques : le soleil, le monde, Dieu. La civilisation a voulu nous persuader que nous allons vers quelque chose, un but lointain. Nous avons oublié que notre seul but, c’est vivre et que vivre nous le faisons chaque jour et tous les jours et qu’à toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons. Tous les gens civilisés se représentent le jour comme commençant à l’aube ou un peu après, ou longtemps après, enfin à une heure fixée par le début de leur travail ; qu’il s’allonge à travers leur travail, pendant ce qu’ils appellent « toute la journée » ; puis qu’il finit quand ils ferment les paupières. Ce sont ceux-là qui disent : les jours sont longs. Non, les jours sont ronds.»
Jean Giono
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vendredi, 14 février 2014
La fabuleuse machine d'Anticythère
Le matin du 4 avril 1900, à l’approche de Pâques, la tempête gronde dans les eaux de la Grèce. Des pêcheurs d’éponges venus de Symi, tout près de la Turquie, s’abritent dans la petite île d’Anticythère. Elle est sur le passage de la plupart des bateaux, entre la Crète et le Péloponnèse. Vers midi, une accalmie arrive, le ciel se dégage. Elias Lykopantis enfile alors son scaphandre et plonge aux abords de la côte. Il remonte à la surface le sourire aux lèvres : il a vu, par 62 mètres de fond, des hommes nus et des chevaux ! Pour le prouver, il remonte avec la main d’une statue en bronze. On saura plus tard qu’elle appartient à la statue dite du « Philosophe ». Certaines des plus belles œuvres de l’Antiquité sont aux pieds de ces marins ; sculptures et verres précieux ! Mais pas seulement... Un objet étrange - il ne mesure pas plus de 20 centimètres et n’a pas tout de suite retenu l’attention parmi tous ces trésors - s’avérera être une découverte inestimable. Elle va bouleverser notre connaissance de l’Antiquité.
Extrait de "Histoires vraies en mer Méditerranée". La fabuleuse machine d'Anticythère, début du texte, Raymond Alcovère, Papillon rouge éditeur.
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jeudi, 13 février 2014
Toute honte bue...

02:18 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vin
mardi, 11 février 2014
Anna Marly
Anna MARLY, née Bétoulinsky, en Russie. Artiste renommée dès les années 30, elle compose des centaines de chansons, dont le "chant des partisans", adapté ensuite en français par Joseph Kessel et Maurice Druon. Elle a eu une vie incroyable, riche, mouvementée, engagée...
01:28 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anna marly, chant des partisans
Rien que leur âme libre
10 février 1898, naissance de Joseph KESSEL, journaliste et grand romancier français qui sut nourrir son œuvre de sa vie aventureuse et héroïque. Profondément engagé dans la Résistance au nazisme, Kessel composera, avec Maurice Druon, les paroles du chant des partisans, hymne de la résistance. Ses romans, en particulier l’Equipage, Belle de jour, l’armée des ombres, Terre de feu, le Lion, connaîtront – et connaissent encore – un immense succès et de nombreuses adaptations au cinéma. La plupart de ses livres sont disponibles aux éditions Folio.
« Ces gens auraient pu se tenir tranquilles. Rien ne les forçait à l’action. La sagesse, le bon sens leur conseillait de manger et de dormir à l’ombre des baïonnettes allemandes et de voir fructifier leurs affaires, sourire leurs femmes, grandir leurs enfants. Les liens matériels et les biens de la tendresse étroite leur étaient ainsi assurés. Ils avaient même pour apaiser et bercer leur conscience, la bénédiction du vieillard de Vichy. Vraiment, rien ne les forçait au combat, rien que leur âme libre. »
L’armée des ombres. 1943
01:25 Publié dans Grands textes, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joseph kessel
jeudi, 06 février 2014
Dans le bleu : Hérault du Jour du 6 février 2014
18:30 Publié dans Histoires vraies en Mer Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : histoires vraies en mer méditerranée, hérault du jour
dimanche, 02 février 2014
Certaines nuances d'ordre émotionnel
Quant aux dieux, comment les reconnaître ? Les écrivains ont toujours été, en cela, heureusement sans préjugés. ils ont toujours agi comme s'ils sous-entendaient une observation lumineuse d'Ezra Pound : "Aucune métaphore plus appropriée n'ayant été trouvée pour traduire certaines nuances d'ordre émotionnel, j'affirme que les dieux existent." L'écrivain est celui qui voit ces "nuances d'ordre émotionnel".
Roberto Calasso, La littérature et les dieux
Jan Gossaert, Danaé, 1527
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mercredi, 29 janvier 2014
Venise
Venise ne sera jamais tout à fait une ville comme les autres et nous n’en partagerons jamais tout à fait le charme. Sans doute y apportons-nous toujours un peu plus que ce qui nous conduit dans une autre ville ; et cela même nous isole et nous divise. Cette passion singulière qu’exige Venise, n’est jamais assez vraie, n’est jamais assez grande, parce qu’elle est de la finalité d’un voyage ; ce voyage fût-il celui de la vie. Pour s’accorder à Venise il faudrait ne pas venir y chercher ce qui s’y trouve, et sans doute d’abord ne pas trouver ce que l’on y apporte. Venise ne nous propose pas une rencontre mais une séparation ; non pas « une arrivée », mais un départ. Le « charme » de Venise tient aussi pour nous à ce qu’installés dans nos certitudes, dans nos inquiétudes, dans nos passions, nous n’y arriverons jamais. Nous n’y arriverons jamais faute de savoir quitter l’espace et le temps qui nous quittent. C’est me semble-t-il ce dont témoignent, en clichés, cet ensemble de souvenirs poétiques : je ne suis pas amoureux de Venise, je suis amoureux d’une lumière, d’un éclat, d’un départ, je suis « amoureux de l’amour ».
Marcelin Pleynet
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lundi, 27 janvier 2014
Limbe bibliothèque
"Il y a dans la littérature, une Limbe bibliothèque où se tiennent en rangs sur les étagères des livres qui n’ont pas été écrits. On allait les écrire. Invisibles la plupart du temps ces livres sont pleurés comme des dieux perdus par des lecteurs inconsolables. Le livre que Joyce n’a pas écrit. Le livre que Stendhal avait envie d’écrire. Le dernier livre de Dostoïevski. Ils me manquent. Je vous attends. Vous alliez être. L’aurait-il jamais écrit, Kafka, son livre du saint des saints ? Et Shakespeare était gros d’un seigneur dont le soleil halète parmi les planètes. "
Hélène Cixous
02:52 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hélène cixous
vendredi, 24 janvier 2014
Comment écrire une histoire géniale : huit trucs de Kurt Vonnegut
- Faites en sorte que ce complet étranger qu'est le lecteur n'ait pas le sentiment d'avoir perdu son temps. 03:21 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kurt vonnegut
Incertain
"Rien ne m'est sûr que la chose incertaine."
François Villon
02:56 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : françois villon
mardi, 21 janvier 2014
Deux ou trois images simples
"Une oeuvre d'homme n'est rien d'autre que ce long cheminement pour retrouver par les détours de l'art les deux ou trois images simples et grandes sur lesquelles le cœur, une première fois, s'est ouvert."
A. Camus - L'envers et l'endroit (Préface)
19:21 Publié dans Grands textes, illuminations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : albert camus
vendredi, 17 janvier 2014
Ils arrivent...

16:26 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : soucoupe volante
samedi, 11 janvier 2014
Le drame de Mers el-Kébir
Au début du mois de juin 1940, la France est en pleine débâcle. Le gouvernement a été déplacé à Bordeaux : dans quelques jours l’armistice va être signé par le maréchal Pétain. Il reste un point fort à l’armée française, c’est sa flotte, l’une des plus puissantes du monde. Elle devient à ce moment-là un enjeu capital. En effet, tant que les Etats-Unis ne sont pas entrés en guerre, la Royal Navy britannique ne fera pas le poids, si jamais la flotte française passe du côté de l’Allemagne et de l’Italie.
L’amiral Darlan commande alors la Marine française, il est très respecté par les anglais. Churchill qui vient d’accéder au pouvoir, le connaît bien. La loyauté des marins français lui est également acquise. Lors d’une rencontre avec Churchill, il a assuré qu’il ne livrerait jamais ses navires à Hitler. Mais Churchill est inquiet à propos de l’armistice qui va être signé, il n’a aucune confiance dans le nouveau Gouvernement français. Il envoie un émissaire britannique pour supplier Darlan d’ignorer les ordres du gouvernement de Vichy et lui demande d’envoyer la flotte en Grande-Bretagne avant la signature de l’armistice. Darlan le rassure et s’engage de nouveau à ne jamais laisser la flotte tomber aux mains des allemands. Churchill pense à ce moment-là que le départ des navires français vers les ports britanniques est imminent. Or les jours passent et la marine française ne bouge pas...
"Le drame de Mers el-Kébir", début du texte, extrait de Histoires vraies en mer Méditerranée, Papillon rouge éditeur
17:46 Publié dans Histoires vraies en Mer Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoires vraies en mer méditerranée, mers el-kébir
vendredi, 10 janvier 2014
Dans la Gazette de Montpellier du jour
00:26 Publié dans Histoires vraies en Mer Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : histoires de mer en méditerranée
lundi, 06 janvier 2014
Je veux faire une année exceptionnelle
"Je veux faire une année exceptionnelle, et je commence par me lever tard, par trop bien déjeuner et par dormir dans un fauteuil jusqu'à trois heures." (Jules Renard — Journal, 1er janvier 1896)
17:55 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jules renard
dimanche, 05 janvier 2014
Le point
« Qui aurait trouvé le secret de se réjouir du bien sans se fâcher du mal contraire, aurait trouvé le point. C’est le mouvement perpétuel. »
PASCAL
Exergue de "Médium" de Philippe Sollers, vient de sortir
19:29 Publié dans Grands textes, illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pascal



















