Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 23 septembre 2014

Il suffit d'être douze...

Logan-Zillmer-Photography-2.jpgJ'ai répondu au petit jeu qui circule sur Facebook demandant de choisir dix livres qui vous ont marqué. Douze me va mieux, les voici :

 

  • La Bible + Ecrits gnostiques
  • Le Yi King
  • Œuvres complètes, Arthur Rimbaud
  • Anthologie de la poésie française, Georges Pompidou
  • Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire
  • La Société du spectacle, Guy Debord
  • Sur la route, Jack Kerouac
  • Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway
  • Les Voyageurs du temps, Philippe Sollers
  • A la recherche du temps perdu, Marcel Proust
  • Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand
  • Odyssée, Homère

Photo de Logan Zillmer

samedi, 20 septembre 2014

L'esprit

« Ce qu’il y a de plus vil au monde, n’est-ce point l’Esprit . C’est le corps qui recule devant l’immondice et le crime. Pareil à la mouche, l’esprit touche à tout. La nausée, les dégoûts, ni les regrets, ni les remords sont de lui ; ils ne sont que des objets de curiosités. Le danger l’intéresse, et si la chair n’était si puissante, il la conduirait dans le feu, avec une sorte de sottise et une avidité absurde et urgente de reconnaissance. »

Paul Valéry

 

 

02:07 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : paul valéry

Le contraire

1417587_418621498263667_18829943_o.jpg« Astucieusement formulé, le contraire de chaque idée généralement admise peut rapporter une fortune. » F. Scott Fitzgerald

mardi, 16 septembre 2014

Rêves

« Vos rêves vous renseignent amplement sur l’avancée ou le recul de vos désirs. » : Philippe Sollers

Harmonie

"La raison, le sentiment se conseillent, se suppléent. Quiconque ne connaît qu’un des deux, en renonçant à l’autre, se prive de la totalité des secours qui nous ont été accordés pour nous conduire."

Lautréamont, Poésies II

mercredi, 10 septembre 2014

Papillon

papillon_hermes560.jpgJadis, Tchouang Tcheou rêva qu’il était un papillon voltigeant et satisfait de son sort et ignorant qu’il était Tcheou lui-même. Brusquement il s’éveilla et s’aperçut qu’il était Tcheou. Il ne sut plus si c’était Tcheou rêvant qu’il était un papillon, ou un papillon rêvant qu’il était Tcheou

vendredi, 05 septembre 2014

La Théorie du K.O., de Lilian Bathelot

1056975369.jpg"Il n'en reste pourtant pas des masses, des endroits où les pauvres persistent à s'entraider." Ce polar de Lilian Bathelot clôt le cycle sétois entamé parAvec les loups et poursuivi par  Spécial DédicaceLa Théorie du K.O. c'est le nom de code d'une opération décidée par le ministère de l'intérieur. Le nom a été trouvé par un des chefs des services spéciaux qui a fait ses classes à La Havane, il y a bien des années de là, et pour d'autres causes, tout passe... De fait quelques péquenots sétois comme les appellent les superflics parisiens vont leur donner du fil à retordre. Tout ceci se passe sur fond de manipulation bien sûr. Les services de sécurité du Président du Conseil local, noyautés par un parti fasciste, ont commis quelques bavures, du coup c'est un véritable chaos qui enflamme L'île singulière. Priorité sera donnée à la protection du président, et toute l'opération sera maquillée en règlement de comptes de mafias rivales. Lilian Bathelot articule son polar de main de maître, les scènes d'action, la description du dessous des cartes de la politique locale, tout s'imbrique judicieusement comme la manipulation qu'il décrit.  On en a le souffle coupé tout du long et on réfléchit en même temps à l'enchaînement des faits et des causes, au rapport entre les médias et le pouvoir, entre l'histoire secrète et l'histoire officielle. C'est bien un regard politique que nous livre ici Lilian Bathelot.

éditions Jigal

Site de Lilian Bathelot

jeudi, 04 septembre 2014

Plutôt !

35120602.jpgPeut-être avais-je atteint cet état mystérieux, insondable, ce trouble léger qu’on appelle bonheur. Cet état, cette limite plutôt, qui était ma quête, que j’étais venu chercher ici au bout du monde, que tant d’autres avant moi avaient poursuivi et si peu atteint, cette fêlure dans le réel qui fait oublier la rumeur des jours pour nous plonger transis dans une extase fragile et passagère que l’on cherche à recréer sans cesse sans y parvenir souvent.

Raymond Alcovère, extrait de "Le bonheur est un drôle de serpent", 2009, éditions Lucie

Photo : Edouard Boubat, Graffiti, mai 68

Une île

CHANCELLOR 2.jpg"Pourquoi serions-nous malades, puisqu'il n'y a pas de médecins dans l'île ?" répondit très sérieusement Pencroff.

Jules Verne, L'ïle mystérieuse

mardi, 02 septembre 2014

Une lettre de Proust

A seize ans !

18 mai 1888, jeudi soir

Mon cher petit grand père,

Je viens réclamer de ta gentillesse la somme de 13 francs que je voulais demander à Monsieur Nathan, mais que maman préfère que je te demande. Voici pourquoi. J'avais si besoin de voir une femme pour cesser mes mauvaises habitudes de masturbation que papa m'a donné 10 francs pour aller au bordel. Mais 1° dans mon émotion j'ai cassé un vase de nuit, 3 francs 2° dans cette même émotion je n'ai pas pu baiser. Me voilà donc comme devant attendant à chaque heure davantage 10 francs pour me vider et en plus ces 3 francs de vase. Mais je n'ose pas redemander sitôt de l'argent à papa et j'ai espéré que tu voudrais bien venir à mon secours dans cette circonstance qui tu le sais est non seulement exceptionnelle mais encore unique : il n'arrive pas deux fois dans la vie d'être trop troublé pour pouvoir baiser...

Marcel Proust

Source : http://www.deslettres.fr/

vendredi, 29 août 2014

Se soigner

BvrtRIfCcAAxSSA.jpg

21:26 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (1)

mercredi, 27 août 2014

Messages codés

« Le renard aime les raisins, / Croissez roseaux ; bruissez feuillages, / Je porterai l’églantine, / Je n’entends plus ta voix, / Je cherche des trèfles à quatre feuilles, / L’acide rougit le tournesol, / Les dés sont sur le tapis, / Les colimaçons cabriolent, / Son costume est couleur billard, / Nous nous roulerons sur le gazon, / Les reproches glissent sur la carapace de l’indifférence, / Véronèse était un peintre, / Les grandes banques ont des succursales partout, / L’évêque a toujours bonne mine, / Le cardinal a bon appétit, / J’aime les femmes en bleu, / Rodrigue ne parle que l’espagnol, / C’est le moment de vider son verre, / Le temps efface les sculptures, / Elle fait de l’oeil avec le pied, / La brigade du déluge fera son travail, / Ne vous laissez pas tenter par Vénus, / Ayez un jugement pondéré, / Saint Pierre en a marre, / Le lithographe a des mains violettes, / Son récit coule de source, / Les débuts sont contradictoires. »

Lire et entendre ici

 

mardi, 26 août 2014

Juge ment

"Les gens ont d'autant plus confiance dans leur propre jugement qu'ils ont moins de connaissance et d'expérience pour l'étayer."
Georges Simenon

13:11 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 25 août 2014

Littérature

Yannick Haenel"La littérature est un manteau d'annonciations voilées."Yannick Haenel. Prélude à la délivrance

Titien, l'amour sacré et l'amour profane

11:19 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yannick haenel

mercredi, 20 août 2014

Amour

Manet jeune femme nue  détail.jpg" Tout est mystère dans l’Amour, Ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance. " La Fontaine

Manet, jeune femme nue, détail

17:16 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 19 août 2014

Bonheur

"J'appelle caractère d'un homme sa manière habituelle d'aller à la chasse au bonheur."

Stendhal

Ennui

" Le sage quelque fois évite le monde, de peur d'être ennuyé. " 

La Bruyère, Les Caractères

Divin

Voici ce que personne ne veut croire : "Les plus grandes pensées sont les événements les plus grands"

Philippe Sollers, Une vie divine

Grand beau temps

titien_adriens1.jpg"Regardez chaque heure comme un chiffre sacré."

Philippe Sollers, Grand beau temps.

Peinture du Titien, détail

lundi, 18 août 2014

Eclosions

«Plus que sur toute autre manifestation vitale, je me suis penchée, toute mon existence, sur les éclosions. C'est là pour moi que réside le drame essentiel, mieux que dans la mort qui n'est qu'une banale défaite... L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. Le monde m'est nouveau à mon réveil chaque matin, et je ne cesserai d'éclore que pour cesser de vivre.»

Colette

Lire ici