mardi, 07 juillet 2015
Paradis perdu
" - Pour toi, ce jardin, qu'est-ce que c'est ?
- Une sorte de paradis perdu à Naples, le lieu où l'on pense au paradis perdu.
- Et où se trouve l'arbre de la science du bien et du mal ?
- N'importe quel arbre peut être appelé ainsi : cela dépend de ce que chaque femme promet sous son feuillage. "
La femme d'ambre / Ramón Gómez de la Serna
12:43 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : naples
lundi, 06 juillet 2015
Tout le temps ?
"On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps."
Psdt Lincoln
03:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 05 juillet 2015
Génie de la langue
« Le génie de chaque langue se meut comme un animal pour trouver de tous côtés ce qui lui convient. »
Joseph de Maistre
00:33 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joseph de maistre
samedi, 27 juin 2015
Je vous vois
« Je baisse les feux du lustre, je me jette sur le lit, et tourné du côté de l’ombre je vous vois, mes filles ! mes reines ! »
Rimbaud, Les Illuminations
Edouard Manet, Bouquet de violettes
12:27 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rimbaud, edouard manet
vendredi, 26 juin 2015
Une montagne à l'envers
"C’est toujours plus profond qu’on ne croit, le corps, plein de recoins oubliés, de réserves, de couloirs, de creux, caves, anfractuosités, niches, trappes, rivières, c’est une montagne à l’envers"
Philippe Sollers, Le Cœur absolu
19:06 Publié dans Curiosités, Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 22 juin 2015
Le plaisir du texte
12:53 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland barthes
samedi, 20 juin 2015
La clef
« Je suis un inventeur bien autrement méritant que tous ceux qui m’ont précédé; un musicien même, qui ai trouvé quelque chose comme la clef de l’amour. »
Rimbaud
Photo : Sabine Laporte-Alcovère
21:10 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rimbaud, venise
"L'habitation bénie du ciel et des ombrages" Rimbaud
Tiepolo
20:56 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rimbaud, tiepolo
dimanche, 14 juin 2015
A l'oreille
« Je fréquente les auteurs anciens parce qu’ils ont plus d’oreille que nous, parce qu’ils sont plus musculaires dans le parler, plus respirés et surprenants. Dans Bossuet, dans Pascal, dans La Fontaine, il y a une vigueur sonore, une respiration, un naturel, une joie immédiate. Je les fréquente plus que jamais aujourd’hui où la somptueuse forêt des langues risque de disparaître d’Europe, remplacée par une végétation rabougrie et passe-partout, un petit parterre uniforme. » : Valère Novarina
Photo : Fan Ho (1954)
11:01 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valère novarina
samedi, 13 juin 2015
Le silence, l’exil, la ruse
« Je ne veux pas servir ce à quoi je ne crois plus, que cela s’appelle mon foyer, ma patrie, mon église. Je veux essayer de m’exprimer sous une forme quelconque d’existence ou d’art librement et aussi complètement que possible en employant pour ma défense, les seules armes que je m’autorise à employer, le silence, l’exil, la ruse. »
James Joyce
12:25 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james joyce
samedi, 06 juin 2015
Je peux suivre tous les élans de mon cœur
« À quinze ans, je m’appliquais à l’étude. À trente ans, mon opinion était faite. À quarante ans, j’ai surmonté mes incertitudes. À cinquante ans, j’ai découvert la volonté du ciel. À soixante ans, nul propos ne pouvait plus me troubler. Maintenant, à soixante-dix ans, je peux suivre tous les élans de mon cœur sans jamais sortir du droit chemin. » : Les Entretiens de Confucius (Lunyu), traduit par Pierre Ryckmans.
17:19 Publié dans Chine, illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : confucius
lundi, 01 juin 2015
L'homme du Tao
"L'homme du Tao est vacuité, équanimité, limpidité, souplesse, simplicité. La vacuité est sa demeure, l'équanimité sa nature, la limpidité son miroir, la souplesse son agir, le retour sa constante. Chez lui, la souplesse est dure, la faiblesse forte, la simplicité pilier.»
Écrits de Maître Wen
Xu Wei, le joueur de cerf-volant (détail)
20:47 Publié dans Chine, illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Écrits de maître wen, xu-wei
Illumination
« Les calculs de côté, l’inévitable descente du ciel, et la visite des souvenirs et la séance des rythmes occupent la demeure, la tête et le monde de l’esprit. »
Rimbaud
01:57 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rimbaud
La joie du ciel
« Celui qui connaît la joie du ciel, sa vie est l’action du ciel, sa mort n’est qu’une métamorphose, son repos s’identifie à l’obscurité, son mouvement à la lumière, il ne connaît ni la colère du ciel, ni la critique des hommes, ni l’entrave des choses, ni le reproche des morts. »
Zhuangzi
Paysage. Portion de rouleau de Tchao Mong-fou de la dynastie des Yuan copiée d'une peinture de Wang Wei. Bristish Museum.
01:48 Publié dans Chine, illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zhuangzi
dimanche, 24 mai 2015
La nature est une splendeur d’ironie
En rentrant par la place des Prêcheurs, les peintres défilent dans sa tête. Greco, l’émotion brute ; corps, visages étirés, tendus par la douleur, une forme d’humanité rarement atteinte. Vélasquez, Les Menines, phénoménal tableau, le plus extraordinaire de tous peut-être, et La Vénus au miroir, sa sensualité absolue, lisse, froide, brûlante. Rembrandt, ses autoportraits, l’ironie, la nature est une splendeur d’ironie. Caravage, les corps taillés, sculptés par la lumière. Poussin, l’harmonie ; là tout est résumé, compris, entré dans la peinture. Rubens, la perpétuité colorée du sang, écrira Cézanne. Fragonard, l’exaltation, le désir. Delacroix, le feu, la passion. Picasso, à lui seul tout le XX ème siècle, ses chocs, ses ruptures. Et Titien, si fascinant ; talent inouï de coloriste, énergie et raffinement, longévité hors du commun, et son art de déjouer tous les pièges, sa vie durant ; le seul devant qui Charles Quint se soit baissé, pour ramasser ses pinceaux. Et il était l’ami de l’Arétin.
Raymond Alcovère, Le Sourire de Cézanne, extrait, roman, éditions n&b, 2007
Titien, le concert champêtre, 1509, Le Louvre
21:20 Publié dans Le Sourire de Cézanne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le sourire de cézanne, titien
vendredi, 22 mai 2015
Mogambo !

17:43 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mogambo
vendredi, 15 mai 2015
Rien compris au rock and roll
L’espionnage fonctionne de cette façon, ça me rappelle une des plus grandes opérations de l’histoire, qui a permis à la Russie soviétique naissante d’asseoir son pouvoir, tu en as entendu parler ?
- Non, raconte !
- C’est un certain Dzerjinski, espion de Lénine, qui l’a montée, dans les années 20. Un groupe de dissidents, avec des membres du gouvernement, annonçaient la fin prochaine du régime. Ils se firent peu à peu connaître, au point de devenir une référence et un passage obligé pour tous les opposants, y compris à l’extérieur du pays. C’était en fait un coup monté de toutes pièces ; par ce moyen, ils faisaient passer tout un tas de fausses infos aux services secrets des pays occidentaux qu’ils infiltrèrent. Et à l’intérieur, ils réunirent autour d’eux tout ce qui se faisait en termes d’adversaires du communisme. Au bout de longues années, le subterfuge a été découvert, mais trop tard, la plupart des « contre-révolutionnaires » identifiés et mis hors d’état de nuire, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Le leurre avait parfaitement fonctionné. Le nouveau régime s’était ainsi constitué une base très solide, qui allait lui permettre de durer si longtemps.
Raymond Alcovère, extrait de "Rien compris au rock and roll"
Polar, Clairdeplume34 éditions, nov 2011
22:04 Publié dans Rien compris au rock and roll | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 14 mai 2015
L'or du temps
Une frondaison blanche s’est répandue, annonciatrice de temps nouveaux.
Qui sait, la fin des temps est peut-être venue, ici, à la limite de l’océan, sur cet arrondi de la terre, archipel de hasard, de roc, de vent et de sable, noyé.
Déchaînement des éléments.
La terre va s’engloutir, revenir à sa vérité première.
Matière, fusion, évanouissements.
L’homme disparaîtra, lui le passager clandestin, l’invité de la dernière heure.
Il s’en ira sur la pointe des pieds après avoir coloré d’un peu de poésie l’or du temps.
Raymond Alcovère, extrait de L'aube a un goût de cerise, N&B éditions, 2010
13:12 Publié dans L'Aube a un goût de cerise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'aube a un goût de cerise
dimanche, 10 mai 2015
Le dernier homme sur terre
C'est le dernier homme sur la terre. Il entre dans un bar et dit : "Verre, un autre barman !"
17:33 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 08 mai 2015
Non agir
« Ne pas agir ne signifie en aucun cas ne rien faire mais plutôt ne rien saisir. (…) Ce que désigne wu-wei a donc bien plus à voir avec la non-saisie que le non-agir. Et la voie que découvre Zhuangzi, à mesure que se développe son œuvre, consister précisément à montrer comment se desserre notre désir de mainmise sur l’immaîtrisable et comment une vie renouvelée se déploie hors de cette crispation de fond. »
Alexis Lavis, Le Monde des religions N° 63
12:43 Publié dans Chine, illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zhuangzi, chine, non agir



















