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dimanche, 17 septembre 2006

n'importe quelle explication vaut mieux que pas d'explication du tout

medium_CIMG0073.JPGRamener quelque chose d'inconnu à quelque chose de connu, cela soulage, rassure, satisfait, et procure en outre un sentiment de puissance. Avec l'inconnu, c'est le danger, l'inquiétude, le souci qui apparaissent - le premier mouvement instinctif vise à éliminer ces pénibles dispositions. Premier principe : n'importe quelle explication vaut mieux que pas d'explication du tout. Comme au fond il ne s'agit que d'un désir de se débarrasser d'explications angoissantes, on ne se montre pas très exigeant sur les moyens de les chasser : la première idée par laquelle l'inconnu se révèle connu fait tant de bien qu'on la " tient pour vraie ". La preuve du plaisir (ou de l'efficacité) comme critère de la vérité... Ainsi, l'instinct de causalité est provoqué et excité par le sentiment de crainte. Aussi souvent que possible le " pourquoi ? " ne doit pas tant donner la cause pour elle-même qu'une certaine sorte de cause : une cause rassurante, qui délivre et soulage.

Nieztsche, Le crépuscule des idoles

Peinture de Frédérique Azaïs

Lexique d'anthropoclastie

Plage : mine de pétrole à ciel ouvert

Patrie : surface géographique que le con défend jusqu'à la mort bien qu'il n'en soit pas propriétaire

Obéir : reconnaître la supériorité d'un autre. En obéissant continuellement, nous prouvons sans contexte notre infériorité

Libéraliser : travailler au retour de l'esclavage

Havane : Gode de riche. Chez les sado-masochistes, on l'utilise allumé

Ecu : ancêtre de l'€. Dommage, on a râté des expressions du genre : L'écu baisse en bourse.

Démocratie : Partage du pouvoir entre plusieurs dictateurs.

Malchance : bouc-émissaire de notre incompétence.

Ukase : Toute décision prise par un homme politique. "Il me manque une ukase" (Nicolas II)

Cher : Qualité d'un être que l'on apprécie beaucoup, sans oublier qu'il faut battre le cher quand il est faux.

Misogyne : 1. Sage s'il s'agit d'un homme. 2. D'une intelligence très supérieure à l'homme s'il s'agit d'une femme.

Autrefois : Quand il faisait soi-disant bon vivre.

Eric Dejaeger, éditions Gros textes. Rions de soleil, Cave de Fontfourane, 05380 Châteauroux les Alpes

 

 

Frédérique Azaïs, peintre

medium_Email0343.jpgFrédérique Azaïs

medium_Email0341.jpgmedium_Email0362.jpg

vendredi, 15 septembre 2006

Jours d’une légèreté extraordinaire

medium_ferry.2.jpgJours d’une légèreté extraordinaire, tout à coup, par effraction, un coin de ciel entrevu, un tableau de Ruysdael, voluptueux, vaporeux, tourmenté, translucide, vrai. Une coupe de fruits et ses volumes comme les a vus Cézanne, un ami rencontré, la vraie beauté est simple, sans fioritures, évidente, la voix de Louis Armstrong  It’s a wonderful world , la révolution va se dérouler ainsi, furtivement et dans la beauté, le vieux monde s’affaissera comme un château de cartes.

En inventant l'écrivain

"La génialité même est indissolublement liée à la bêtise ; et l'interdiction, sous peine de passer pour bête, de trop parler de soi, l'humanité a su la tourner de façon originale : en inventant l'écrivain. Lui, a le droit, au nom du sens de l'humain, de raconter qu'il a bien mangé, que le soleil brille dans le ciel, il le droit de s'extérioriser, de divulguer des secrets, de faire des confidences, de livrer brutalement des bilans personnels - du moins nombre d'entre eux y tiennent-ils ! - ; tout cela comme si l'humanité s'autorisait là exceptionnellement tout ce qu'elle s'interdit ailleurs. de la sorte, elle parle inlassablement d'elle-même et se trouve avoir raconté déjà des millions de fois, grâce aux écrivains, les mêmes histoires et les mêmes aventures, sans en retirer pour elle le moindre progrès ou gain de sens. Ne serait-elle pas là, dans l'usage qu'elle fait de sa littérature et la docilité de celle-ci à cet usage, suspecte à son tour, après tout de bêtise ?"

De la bêtise, Robert Musil, éditions Allia

Merci à Thomas d'avoir recopié ce texte sur le blog de JLK

jeudi, 14 septembre 2006

La Baignoire, ça repart !

medium_19.jpg21, 22 et 23 septembre à 19 heures

« TORÉADORS »
de Jean-Marie Piemme

avec Gregory Nardella et Béla Czuppon

D¹un côté, Momo, l¹émigré du Sud intégré dans la gérance d¹un petit salon­lavoir ; de l¹autre Ferdinand, fils de la blanche Russie, cadre désintégré et sans domicile fixeŠ

Un texte d¹une ironie grinçante et jubilatoire sur la compétition dans notre monde libéral.

Entrée : 5 euros


29, 30 septembre  et 1er octobre de 15HOO à 20H00

Karen Thomas,
artiste peintre, exposition dans le cadre de « Montpellier Quartiers Libres ». Textes de Magali Wiener.

Entrée Libre

Le programme de la première partie de la saison sera disponible sur place dès la première manifestation.


Nous vous attendons nombreux pour partager avec vous des moments de découverte et d'échange durant cette nouvelle saison !

Parlez-en!

Merci

À bientôt

Béla Czuppon


La Baignoire, 7 rue Brueys 34000 Montpellier
tel 06 14 47 06 99

Photo : Nina Houzel

L'Occident incarne la crise elle-même

Je crois que l’Occident n’est pas en crise pour la bonne raison qu’il incarne la crise elle-même, qu’il est le facteur de la crise permanente, de crise au sens tragique, révolutionnaire ou contre-révolutionnaire, au sens négatif mais aussi au sens positif. C’est-à-dire qu’on peut faire d’une part un tableau extraordinaire de toutes les négativités de la culture occidentale, de sa gestion de la mort, un tableau qui irait, si vous voulez, de l’Inquisition au nucléaire, en passant par les camps de concentration, et puis d’autre part faire aussi, exactement de façon symétrique, un tableau de ses positivités qui irait de la peinture à la musique en passant par la littérature et par tout ce que vous voudrez comme sublimation, comme art, comme philosophie, comme connaissance. Donc, l’Occident, je crois qu’il faut le définir comme ça : c’est le principe même de la crise. Critiquer l’Occident, c’est critiquer la crise, c’est-à-dire penser qu’il pourrait y avoir un état sans contradiction de l’humanité, un âge d’or, une résolution des conflits, quelque chose qui tendrait à un messianisme...

A lire sur le blog de Victor Kirtov, cette passionnante interview de Philippe Sollers (datant de 1980) sur le thème : Occident et monde de l'Islam, on a encore rien vu

mercredi, 13 septembre 2006

Nina Houzel, suite

medium_DSCN1594.jpgPhoto : Nina Houzel ; Voir ici son site

19:05 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : photo, Nina Houzel

Nina Houzel

medium_P8250262.jpgPhoto : Nina Houzel ; Voir ici son site

15:30 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, Nina Houzel

J'écris court par altruisme : je n'aime pas emmerder les gens

Croire que l'on est quelqu'un, c'est refuser d'être soi

OTAN, suspends tes vols !

A quoi bon changer de place ? A cinquante mètres d'ici ou aux antipodes, il y a toujours un con à proximité.

Les blondes incendiaires ont-elles une incidence sur le réchauffement de la planète ?

Pour une fois que j'étais l'homme de la situation, il n'y avait pas de situation...

Quand je serai poussière, y aura-t-il encore du vent ?

Et si Dieu n'était pas un autodidacte ?

Le film X le plus cher de l'histoire du cinéma ? Le Titan nique

Taguer un mur, c'est accepter son existence

J'écris court par altruisme : je n'aime pas emmerder les gens

Extraits de : Les pensées d'un ortieculteur, Eric Dejaeger, Les ateliers du Tayrac (05 65 62 14 50)

09:56 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Eric Dejaeger, humour

mardi, 12 septembre 2006

Maîtres

« Quand on ne sait pas, on croit que ce sont ceux qui savent qui vous arrêtent. Alors qu’au contraire, si on les fréquente, au lieu de vous encombrer, ils vous prennent par la main et vous font gentiment balbutier votre petite histoire. »

Cézanne visitant le Louvre avec Joachim Gasquet, à propos des « Vénitiens et des Espagnols »

08:45 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Cézanne

lundi, 11 septembre 2006

Chaque matin est le premier du monde à nos yeux

medium_resultat.jpgNous ne possédons pas la durée, mais nous vivons l’instant, qui est le vrai mode d’être de la beauté. Cézanne revient cent fois devant la montagne Sainte Victoire, à chaque instant différente, comme chaque matin est le premier du monde à nos yeux. L’Univers existe depuis des milliards d’années, mais chacun de nous le découvre comme pour la première fois. Or la beauté que nous y percevons est à l’origine du sacré. L’intuition du sacré correspond au sentiment profond que l’Univers tend vers quelque chose, comme une fleur tend vers la plénitude de sa présence en beauté.
(Extrait d'une interview de François Cheng par Jean-Louis Kuffer, à lire dans son intégralité ici, à propos de son livre : Cinq méditations sur la beauté)

dimanche, 10 septembre 2006

L'université populaire de Montpellier ouvre ses portes

Samedi 16 septembre à 19h se tiendra salle Rabelais la séance inaugurale de l'Université Populaire Montpellier Méditerranée, qui aura pour thématique cette année "Individu et société"
Dans le cadre de cette séance, Miguel Benasayag, à l'invitation de l'association des Amis du Monde Diplomatique, donnera une conférence intitulée "la connaissance comme antidote à la domination libérale du monde".

http://upmm.populus.ch/

Veuille-le

medium_MAROC_48_.JPG 

" Ce que tu veux, veuille-le de telle manière que tu puisses en vouloir le retour éternel "                           Nietzsche

Photo : Gildas Pasquet

samedi, 09 septembre 2006

Rajasthan, suite

medium_Rajasthan_originaux_344.jpgPhoto : Nina Houzel. Vous pouvez avoir un aperçu de son travail ici

12:40 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Rajasthan, Nina Houzel

La musique de film selon Truffaut

La musique, je l'utilise de façon traditionnelle. De nos jours, elle disparait des films: c'est une bonne chose, et je trouve que les gens qui se passent de musique sont très forts. Il y a Bunuel, Bresson, Rohmer, Bergman, quatre qui, pratiquement, n'ont pas de musique dans leurs films ou très peu; moi, je n'y arrive pas parce que j'ai des histoires qui se passent sur un temps très long. Je crois que c'est possible lorsqu'on a une histoire très fermée, très courte. J'ai toujours besoin de musique pour aller d'une époque à l'autre. Dans La Nuit americaine, je l'ai utilisée uniquement sur les scènes de travail parce que j'ai senti que le vrai sujet c'était le travail et que, dans les moments où le travail n'était plus montré comme réaliste, mais comme du récit, du fréquentatif, il fallait exalter le travail à ces moments-là. C'était le sujet : l'idée que tous ces gens qu'on voit sont plus forts quand ils travaillent. Et à Delerue j'ai demandé de faire une musique un peu Vivaldienne parce qu'il fallait que ca soit une musique qui s'élève et qui soit en même temps légère, et aussi une musique d'exaltation.Mais d'autres fois c'est une autre utilisation : dans "Une belle fille comme moi", je lui avais demandé une musique exactement comme dans un film d'Hitchcock, une musique de renforcement, une musique qui donnait des urgences, qui disait: "Attention, il faut aller très vite là. Attention qu'est-ce qui va se passer là ». C'était une musique très utilitaire, et il avait eu beaucoup de mal à la faire parce que ce n'était pas sa nature, mais elle était très réussie, elle était très bonne.

vendredi, 08 septembre 2006

La nuit américaine

medium_2390.jpgEn 1973, c'est l'année de La nuit américaine, de François Truffaut, son chef-d'oeuvre, où il réussit le tour de force de montrer le tournage d'un film et  de raconter une histoire, des histoires en même temps, de réaliser aussi un vrai film...

Rajasthan

medium_Rajasthan_originaux_047.jpgPhoto : Nina Houzel

08:33 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Rajasthan, photo, Nina Houzel

Maroc

medium_MAROC_44_.JPGPhoto : Gildas Pasquet

05:03 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Maroc, photo

jeudi, 07 septembre 2006

La commune libre de Figuerolles

A voir ici