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vendredi, 05 janvier 2007

L’édition étant, pour mon cas, une forme particulière de création

"Et c’est bien parce que j’écris moi-même (avec des mots ou la lumière), que je suis venu à l’édition: je désirais œuvrer pour d’autres et je ne comprends toujours pas pourquoi tous les artistes vivants sur cette planète n’ont pas une démarche similaire. Il y a donc, au bout du compte, peu de heurt, entre les joies et les peines de l’édition et – c’est bien le mot juste – la tyrannie de l’écriture. Je vois là, plutôt, une continuité, et j’évoquerais volontiers une existence unifiée, l’édition étant, pour mon cas, une forme particulière de création: œuvrer pour que d’autres écritures émergent, qui pour une multitude de raisons, ne verront jamais le jour entre mes mains..."

A lire ici, sur le blog de Dominique Autié, une interview de Jean-Luc Aribaud, poète, photographe et éditeur. De quelques considérations sur l'édition, la poésie et internet...

vendredi, 29 décembre 2006

Les jours de fête

medium_Weiss.2.jpgLes jours de fête, par exemple, sont pour moi un supplice. Tout me sollicite et il me semble que je suis privé de tout puisque je ne puis faire qu'une chose. Il ne me vient pas à l'idée que tous ceux que j'envie, que tous ceux que je regarde sont exactement dans ma situation et qu'ils ne font, eux aussi, qu'une chose à la fois. Tous réunis, ils me font croire qu'ils font tout. Ils font tout, c'est vrai, mais ils ont besoin d'être des milliers pour le faire.
Emmanuel Bove, Journal écrit en hiver

Photo : Sabine Weiss

mercredi, 27 décembre 2006

Un message d'amitié pour J.L.K.

medium_VUESDUCIEL_S3_34_.JPGL'homme des cimes ! A lire ici !

Photo : Gildas Pasquet

samedi, 23 décembre 2006

L'expression des impressionnistes

medium_nadar_balloon.jpgEn avril 1874 (pendant ce temps, à Londres Rimbaud peaufine Les Illuminations) les Artistes anonymes associés trouvent pour exposer leurs oeuvres un local au 35 boulevard des Capucines, qui abrite les ateliers d'un artiste original, Felix Tournachon dit Nadar. Proche de Manet, Baudelaire et Offenbach, célèbre pour ses coups d'éclats (et notamment pour ses voyages en ballon), encore inconnu, tantôt riche tantôt pauvre, les causes déséspérées le touchent. Le 15 avril, l'exposition ouvre ses portes. Le 25, Louis Leroy, critique du Charivari, voulant se gausser du tableau de Monet Impression soleil levant titre sa chronique : L'expression des impressionnistes.

Photo : Nadar en ballon

Florence, décembre 2006

medium_FLORENCE_1DEC06_165_.jpgmedium_FLORENCE_1DEC06_130_.jpgPhotos de Gildas Pasquet

dimanche, 17 décembre 2006

Gratuit

medium_DesireeDolron-CercaVillegas-2003.gif«  Le monde n’ayant aucun sens, autant le considérer comme gratuit. »

Philippe Sollers, Une vie divine

Photo : Desiree Dolron

jeudi, 14 décembre 2006

Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie

medium_UN_SANG_TROP_COMMERCIAL_COULE_DANS_NOS_VEINES_2_.JPGLes images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l'unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l'image autonomisé, où le mensonger s'est menti à lui même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant.

Guy Debord, La société du spectacle

Photo : Gildas Pasquet

dimanche, 10 décembre 2006

Petit matin

medium_petit_matin.jpgPhoto : Michèle Fuxa

samedi, 09 décembre 2006

Le Sud

medium_VUESDUCIEL_S3_48_.JPG"Le Sud n'est pas un mythe... C'est peut-être en cela aussi qu'il les supporte tous..."

Marcelin Pleynet

In "Situation", L'infini n° 96 automne 2006

Photo : Vu du ciel, Gildas Pasquet.

lundi, 04 décembre 2006

Il Duomo

medium_MILAN_VUES_DE_RAILS_5_.jpgVu par Gildas Pasquet

jeudi, 30 novembre 2006

Écriture penchée des nuages

medium_AMERES_ICONES_12_.jpgImage : Gildas Pasquet

mardi, 28 novembre 2006

Un inédit de Pierre Autin-Grenier

medium_IMG_4260.2.jpgLE CANDIDAT                                   

Tous les soirs à huit heures on redoute le docteur, le diable ou sa sœur. Ces temps-ci c’est plutôt le candidat qui s’invite. Sans gêne il s’installe comme chez lui, squatte tout un coin du salon. Le faire-valoir pâlichon qui partout l’accompagne l’interroge alors sur ses positions en matière de police judiciaire, sur son attitude à l’égard des problèmes de délinquance juvénile et d’alcoolisme (« Intransigeance absolue! » s’empresse-t-il), sur les yoyos du cours du concombre au palais Brongniart en fin d’après-midi (il compatit, ne reste court à aucune question), il promet qu’avec des poissons dans ses souliers lui aussi pourra bientôt marcher sur les eaux; tant d’autres billevesées et calembredaines qu’à subir ainsi le bonhomme bien vite ma femme en prend mal aux dents, renversé par toutes ces sottises je laisse tomber ma clope qui s’en va brûler un bout de nappe à côté du cendrier.     

Quand les voisins affolés viennent frapper chez nous, « L’avez-vous entendu ?! », on dit non en refermant doucement la porte sur leur panique pour ne pas ajouter à la pagaille qui, peu à peu, s’empare de tout l’immeuble. On sait que, des étages, certains ont déjà balancé dans le vide le candidat, son faire-valoir et tout le décorum par la lucarne des toilettes pensant de la sorte se protéger du pire, conjurer le péril, échapper peu-être aux drames promis. C’est bien assez pour qu’une dizaine de cars bourrés de condés déboule toutes sirènes hurlantes et boucle illico le quartier. Nous voilà dans de beaux draps maintenant.     

Quelques échines à la matraque pliées en deux, divers crânes de-ci de-là cabossés, des nez saigneux et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ordre et sécurité retrouvent enfin leurs droits. Notre gardien d’immeuble, homme de grande prudence et entremetteur hors pair, après avoir remis la liste circonstanciée des locataires à ces messieurs les rassure quant à nos intentions de faire tantôt un triomphe au candidat, jure ses grands dieux qu’on lui prépare ici un plébiscite qui passera à coup sûr à la postérité. Ils se retirent donc, ne laissant sur place qu’une petite patrouille de surveillance, un ou deux mouchards aussi sans doute.     

Ma femme et moi en venons à regretter les visites du diable ou de sa sœur ; leurs arguments sont moins expéditifs, avec eux la discussion souvent reste plus ouverte. À notre âge, il est vrai, nous nous accommodons mal des nouvelles contraintes qu’impose l’époque.

P.A.G Extrait de « C’est tous les jours comme ça », inédit.     

Photo : Michèle Fuxa

lundi, 27 novembre 2006

Afrique...

medium_CNV00047.JPGPhoto : Christine Vergnes

samedi, 25 novembre 2006

Le monde n'est pas si réel

medium_UN_SANG_TROP_COMMERCIAL_COULE_DANS_NOS_VEINES_10_.JPGPhoto de Gildas Pasquet 

Bergame (Italie) ; parking souterrain d'Orio Center

03:10 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Photo, Gildas Pasquet, art

vendredi, 24 novembre 2006

Le passager clandestin

medium_VUDUECIEL01_LIGHTS_3_.JPGDéchaînement des éléments. La terre va s’engloutir, revenir à sa vérité première. Matière, fusion, évanouissements.

L’homme disparaîtra, lui le passager clandestin, l’invité de la dernière heure. Il s’en ira sur la pointe des pieds après avoir coloré d’un peu de poésie l’or du temps.

Extrait de "L'or du temps" (Raymond Alcovère, 2002) Photo de Gildas Pasquet

mercredi, 22 novembre 2006

Les ruines m’en suffiraient

medium_VUES_DU_CIEL_S2_45_.JPG« J’ai bâti de si beaux châteaux que les ruines m’en suffiraient. »

Jules Renard

Photo : Gildas Pasquet

mardi, 21 novembre 2006

Sous le ciel en flammes

medium_VUES_DU_CIEL_S2_43_.JPGSous le ciel en flammes

Lointaine une voile, dans mon âme

Une voile

Seishi

Photo : Gildas Pasquet

lundi, 20 novembre 2006

Dans la suprême énergie d’un acte de renoncement

medium_VUDUECIEL01_LIGHTS_12_.JPGNi ses semblables, ni ses dieux, ni ses passions ne laisseront jamais un homme en repos. Du fait de ces alliés et de ces ennemis, il exerce une domination précaire, il possède une éphémère signification ; et c’est cette dépendance, dans toutes ses manifestations, grandes ou petites, superficielles ou profondes, et cette dépendance seule, que commente, interprète, démontre l’art du romancier, de la seule façon possible : par une création indépendante de circonstances et de personnages, réalisée en dépit de toutes les difficultés de l’expression, dans un effort d’imagination qui tire son inspiration de la réalité des formes et des sensations. Qu’un sacrifice doive être fait, qu’il faille abandonner quelque chose, c’est là la vérité gravée dans les recoins du temple bâti pour notre édification par les maîtres du roman. Il n’y a pas d’autre secret derrière le rideau. Toute aventure, tout amour, tout succès se résume dans la suprême énergie d’un acte de renoncement. C’est l’extrême limite de notre pouvoir, c’est la force la plus puissante et la plus efficace dont nous disposons.

Joseph Conrad, Notes sur la vie et les lettres.

Photo de Gildas Pasquet : Vu du ciel

samedi, 18 novembre 2006

Bergame vue par Gildas Pasquet

medium_VAGABONDS_D_AMES_23_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_5_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_24_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_26_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_12_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_18_.JPGPhotos de Gildas Pasquet

00:05 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Photo, Gildas Pasquet

jeudi, 16 novembre 2006

Un certain sens de l’apostolat horticole

medium_MILAN_OEUVRE_DS_JARDIN_6_.jpgJe bichonne mes géraniums. À la tombée du soir, je bassine le tilleul, qu’il profite au maximum de la fraîcheur toute relative de nos nuits d’été. Midi est d’une barbarie qui brûle tout par ici ; minuit, guère plus amène, offre parfois le bref répit d’une manière de courant d’air. C’est un tourment quotidien et quasi permanent dans cette encoignure de province où ne poussent que des cailloux et crève tout le reste que s’acharner à faire fleurir un bégonia ou vouloir conserver un peu de son éclat au feuillage du tilleul. Je m’y emploie cependant avec beaucoup d’abnégation et même un certain sens de l’apostolat horticole. Ne voyez dans cet aveu nulle prétention de ma part ; ce serait là, j’en ai parfaite conscience, surajouter à l’inutile de mon existence sottise et ridicule.

Pierre Autin-Grenier, extrait de 11 inédits pour le Banquet, éditions Verdier

Photo : Gildas Pasquet