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samedi, 17 décembre 2005

Le Connemara

medium_connemara.jpgL'image récurrente du Connemara est une immense prairie glissant vers la mer. Et tout ce vert est quadrillé d'un réseau de murets, ponctué de moutons... mais pour moi, c'est une route bleutée qui s'enfonce dans le brouillard. Et sur cette route déserte, le silence et la solitude sont nécessairement estampillés d'une silhouette lointaine plus sombre que la tourbe, celle d'un homme à pied qui va dans la direction de nulle part. L'homme du Connemara est brun noir et vert criard, avec du gris au-dessus de la tête, par endroits tachetés de bleu transparent. Le bout du monde est aussi le bout de nous-même. C'est le pays des légendes, donc celui des origines.

Gil Jouanard; Connemara, pays de l'imaginaire, éditions du Laquet

15:27 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8)

dimanche, 27 novembre 2005

Je vous écris du bout du monde

"Je vous écris du bout du monde. Il faut que vous le sachiez. Souvent les arbres tremblent. On recueille les feuilles. Elles ont un nombre fou de nervures. Mais à quoi bon? Plus rien entre elles et l'arbre, et nous nous dispersons gênés. On ne voit rien, que ce qu'il importe si peu de voir. Rien, et cependant on tremble : Pourquoi ? "

Henri Michaux, Lointain intérieur

05:43 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 29 juillet 2005

Errer humanum est

Un droit que bien peu d’intellectuels se soucient de revendiquer, c’est le droit à l’errance, au vagabondage.
Et pourtant, le vagabondage, c’est l’affranchissement, et la vie le long des routes, c’est la liberté !
Rompre un jour bravement toutes les entraves dont la vie moderne et la faiblesse de notre cœur, sous prétexte de liberté, ont changé notre geste, s’armer du bâton et de la besace symboliques, et s’en aller !
Pour qui connaît la valeur et aussi la délectable saveur de la solitaire liberté (car on n’est libre que tant qu’on est seul), l’acte de s’en aller est le plus courageux et le plus beau.
Egoïste bonheur, peut-être. Mais c’est le bonheur, pour qui sait le goûter.
Etre seul, être pauvre de besoins, être ignoré, étranger et chez soi partout, et marcher, solitaire et grand à la conquête du monde.

Isabelle Eberhardt

12:21 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1)