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vendredi, 01 avril 2005

Un passage

"Nous le savons tous très bien, tout au fond, que l'intérieur est le lieu non du mien, non du moi, mais d'un passage, d'une brèche par où nous saisit un souffle étranger."

Valère Novarina

La fin de l'histoire

"La fin de l'histoire est sans parole"

Valére Novarina

jeudi, 31 mars 2005

La ville a mis sa robe de plaisir

C'est ainsi les jours de printemps, on sait bien que rien n'a d'importance, corps alanguis, désirs flottant sur les sourires, regards en coin, un rien de lenteur dans les démarches, la ville a mis sa robe de plaisir

mercredi, 30 mars 2005

Les bêtises...

Les bêtises des gens intelligents sont fascinantes

Roland Barthes

dimanche, 27 mars 2005

La chambre

"J'ai glissé
Sur le bord d'une vie
Auréole où flottent
Les draps d'un lit
Blancheur de lavande
S'assoupit pâlit
Mon coeur sur mes lèvres

Le bleu le mauve
Autour des voiles

Dans la fraîcheur
De cils battus

Le vertige soulève l'air

Chambre lumineuse
Où se perdent mes pas"

Valérie Canat de Chizy (La licorne d'Hannibal n°8)

samedi, 26 mars 2005

Dresse des flambées

"Pousse à la roue. A la grande roue. Combat sur tous les fronts de l'utopie. Mêle ta sueur aux terres les plus arides. Comme un seul homme, dresse des flambées."

Michel Gorsse (La licorne d'Hannibal, n°8)

Résister

"Résister, toujours résister, voilà la vie, et le monde vit parce qu’il nous résiste et que nous lui résistons."

Jean-Jacques Marimbert

Nous serions tous des artistes...

"Je me rappelle avoir lu quelque part que si nous pouvions voir la réalité telle qu’elle est, nous serions tous des artistes, et nous verrions des tableaux, des sculptures que la vie façonne dans la nature, sans voile"

Jean-Jacques Marimbert, extrait de Raphaëlle, roman.

Un grand théâtre d'ombres...

« ce français qu'on dit parfois inaccentué, sec, raisonneur et gourmé, est une langue très invective, très secrète et très arborescente, faite pour pousser. Très native, très germinative. La plus belle langue du monde, parce que c'est à la fois du grec de cirque, du patois d'église, du latin arabesque, de l'anglais larvé, de l'argot de cour, du saxon éboulé, du picard d'oc, du doux-allemand et de l'italien raccourci. Un grand théâtre d'ombres, de transformismes, de variétés rythmées... »

Valère Novarina

mercredi, 23 mars 2005

L'été, le silence, l'approche de l'aube...

"Pourquoi dans toutes nos langues occidentales dit-on « tomber amoureux » ? Monter serait plus juste. L’amour est ascensionnel comme la prière. Ascensionnel et éperdu. (…) Je la revoyais une nuit à mes côtés, sur la jetée du port de ma ville natale. L’été, le silence, l’approche de l’aube. (…) Je la trouvais superbe. Nous marchions du même pas, sans aucun bruit. Je reconnaîtrais sans peine l’endroit où j’ai senti comme une aveuglante déchirure dans le noir, où j’ai eu les poumons dévorés de bonheur. La vie d’un coup acérée, musicale, intelligible. Surtout ne rien dire. "
Nicolas Bouvier

Une île

"Une île est comme un doigt posé sur une bouche invisible et l'on sait depuis Ulysse que le temps n'y passe pas comme ailleurs"
Nicolas Bouvier

Ciel

Ciel de pagodes,
Lumière effilochée,
Vide parfait.

Tôt

Fleurs ouvertes, épanouies,
Tôt levé,
Journée parmi les nuages.

Matin

Matin gris et bleu,
Ombre portée des nuages,
Ciel de neige.

mardi, 22 mars 2005

Une ombre sur tes yeux


Ton sourire
Le délié de ton corps
Une ombre sur tes yeux

dimanche, 20 mars 2005

Un retournement

"le baroque est un retournement permanent"
P Sollers dans "Mystérieux Mozart"

L'art baroque

"Il est impossible d’oublier que la découverte de l’Extrême-Orient et le développement de l’art baroque au 17 è et 18 è siècle ont été synchroniques et que c’est de la première que le second a probablement reçu l’accentuation définitive"
Paul Claudel

samedi, 19 mars 2005

La lecture

Etre ivre de silence, de mots… Les mots sont pareils au silence, les mots quand ils sont justes et beaux renvoient au silence, tout d’un coup le calme dégage de la page, s’insinue tout autour, on rentre en soi, et miracle le monde est là, pas comme on l’avait abusivement cru dans le continuel tapage ambiant, non c’est autre chose, une certaine épaisseur de vérité, une épaisseur curieusement légère, extraordinairement dense, vivace, vivante, épanouie, durable pour peu qu’on lui prête vie, là, maintenant, une présence à soi, aux autres et au monde.

vendredi, 18 mars 2005

La lettre du voyant

"La poésie ne rythmera plus l'action; elle sera en avant. Ces poètes seront ! Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, l'homme - jusqu'ici abominable, - lui ayant donné son renvoi, elle sera poète, elle aussi ! La femme trouvera de l'inconnu ! Ses mondes d'idées différeront-ils des nôtres ? - Elle trouvera des choses étranges, insondables, repoussantes, délicieuses ; nous les prendrons, nous les comprendrons."

Rimbaud

La profonde éternité...

"La douleur dit : Passe !
Mais toute joie veut l'éternité -,
Veut la profonde, profonde éternité !"

Nietzsche