mercredi, 30 décembre 2009
Quand on est con comme la lune
On fait des clips à l'UMP...
20:50 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ump
mardi, 29 décembre 2009
Une idée pour vos réveillons : la célèbre dinde au whisky !
Acheter une dinde d' environ 5Kg et une bouteille de whisky, du sel,du poivre, de l' huile d' olive, des bardes de lard. Barder la dinde, la saler, la poivrer et ajouter un filet d' huile d'olive. Préchauffer le four Th 7 pendant 10Mn. Se verser un verre de whisky, le boire. Mettre la dinde au four dans un plat de cuisson. Se verser deux verres de whisky et les boire. Après une debi-beurre, fourrer l' ouvrir et surbeiller le buisson de la pinde. Brendre la vouteille de biscuit et s' enfiler une bonne rasade. Après une demi-heure, dituber jusqu'au bour. Oubrir la borte, reburner, revourner, enfin bref, mettre la guinde dans l' autre sens. S' asseoir sur uen butain de chaise et se reverdir 5 ou 6 verres de wizby. Buire. Non luire ou cuire la bringue bandant 4 heures. Et hop! 5 berres de blus. R'tirer le four de la dinde. Se rebercer une bonne voulée de whisky. Rabasser la dinde ( l' est tombée par terre ). l' ettuyer et la voutre sur un blat... sur une assiette. Se béter la figure à cause de gras sur le barrelage de la buisine. Ne pas essayer de se relever. Déciver qu' on est bien par derre et binir la mouteille de misky... Blus tard, ramber jusqu' au lit, dorbir ze qui reste de la nuit. Le lendemain matin, prendre un alka seltzeir,manger la dinde froide avec de la mayonnaise et nettoyer le bordel que vous avez mi dans la cuisine. Durée: une bonne jounée.
13:11 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dinde au whisky
La main qui écrit
A la longue, la main qui écrit vient d'un autre corps qui enveloppe et comprend le corps, ses déplacements, sa flexibilité, ses respirations, ses courbures, ses oublis, ses ondes, sa buée d'ondes. La durée, comme un orage, est mise à distance.
Philippe Sollers, Le secret
13:00 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : main, philippe sollers
Dans les matières de goût
"Dans les matières de goût, il faut sentir sans aucune gradation, le sentiment dépendant moins des choses que de la vitesse avec laquelle l'esprit les pénètre."
Vauvenargues, lettre à Voltaire, 4 avril 1743
Pablo Picasso
00:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vauvenargues, pablo picasso
lundi, 28 décembre 2009
Le Corbeau et le Renard, autre version
Comme un corbeau, plus noir que n'est la poix,
Était au haut d'un arbre quelquefois
Juché, tenant à son bec un fromage,
Un faux renard vint quasi par hommage
A lui donner le bonjour ; cela fait,
Il est venu à l'extoller à fait
En lui disant : " Ô triomphant corbeau,
Sur tous oiseaux me sembles de corps beau
Et pour autant les ceux qui noir te disent
Très méchamment de ta couleur médisent
Vu que tu es par très apparent signe
De trop plus blanc que ne fut oncques cygne,
Et que le paon en beauté tu excèdes,
S'ainsi est donc que la voix tu possèdes
Correspondant à ta beauté de corps,
C'est assavoir, fondée en doux accords
Pour bien chanter, entends pour vrai et croi
Que des oiseaux es digne d'être roi ;
A cette cause j'aurais bon appétit
D'ouïr ta voix déployer un petit a,
Quand pour certain quelque chose qu'on nie
Ton chant me semble être plein d'harmonie. "
Par tels propos adulatifs et feints
Qu'a ce renard cauteleux et atteints,
Le sot corbeau fut tant de gloire épris
Qu'incontinent à chanter il s'est pris,
Dont par sa gloire il encourut dommage
Quand hors du bec lui en chut le fromage,
Que ce renard tout exprès attendait
Car autre chose avoir ne prétendait
Vu qu'aussitôt qu'il en fut jouissant
Il s'enfuit, voire en se gaudissant
De ce corbeau, ainsi pris par son art
Bien lui montrant qu'il était vrai conard.
Guillaume HAUDENT (14??-14??)
(Recueil : Apologues d'Esope)
00:17 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le corbeau et le renard
dimanche, 27 décembre 2009
Une image pour les hommes de l’avenir
« Cent solitudes profondes conçoivent ensemble l’image de Venise - c’est son charme. Une image pour les hommes de l’avenir. »
Nietzsche
Claude Monet
22:14 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nietzsche, claude monet, venise
La prose est née d’hier
Jamais de ces vieilles phrases à muscles saillants, cambrés, et dont le talon sonne. J’en conçois pourtant un, à moi, un style : un style qui serait rythmé comme le vers, précis comme le langage des sciences, et avec des ondulations, des ronflements de violoncelle, des aigrettes de feu ; un style qui vous entrerait dans l’idée comme un coup de stylet, et où votre pensée voguerait enfin sur des surfaces lisses, comme lorsqu’on file dans un canot avec bon vent arrière. La prose est née d’hier ; voilà ce qu’il faut se dire. Le vers est la forme par excellence des littératures anciennes. Toutes les combinaisons possibles ont été faites ; mais celles de la prose, tant s’en faut.
00:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gustave flaubert, durer
samedi, 26 décembre 2009
Fiction
00:15 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fiction, henri james, jacki maréchal
vendredi, 25 décembre 2009
Sprezzatura
"Mais j’ai déjà souvent réfléchi sur l’origine de cette grâce, et, si on laisse de côté ceux qui la tiennent de la faveur du ciel, je trouve qu’il y a une règle très universelle, qui me semble valoir plus que tout autre sur ce point pour toutes les choses humaines que l’on fait ou que l’on dit, c’est qu’il faut fuir, autant qu’il est possible, comme un écueil très acéré et dangereux, l’affectation, et pour employer peut-être un mot nouveau, faire preuve en toute chose d’une certaine sprezzatura, qui cache l’art et qui montre que ce que l’on a fait et dit est venu sans peine et presque sans y penser."
CASTIGLIONE, Le Livre du courtisan, 1528
00:16 Publié dans Revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sprezzatura, gina
jeudi, 24 décembre 2009
L’Italie tout entière médite
"
Il faudrait pouvoir tout oublier, les églises, les controverses, les films, les images, les passions, les crimes, l’histoire millénaire, et. à la limite le christianisme lui-même, pour se mettre une bonne fois devant le cas individuel brut : « Dieu », le Dieu biblique s’entend, s’est-il un jour incarné dans un être humain de sexe masculin, devenant ainsi, par des voies plus que mystérieuses. le Père d’un Fils qui est le Même que lui ?"
Rembrandt. Jesus chasse les marchands du Temple. 1626. Musee des Beaux Arts Moscou.
00:15 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jesus, rembrandt, philippe sollers
mardi, 22 décembre 2009
Satori
Ce jour-là, dans la cathédrale de Narbonne, dans cette ville de vent, mystérieuse, solaire, onirique, il s’est produit un tremblement, une révolution. Orgue et violon ont retenti. C’est la cathédrale la plus étrange qui soit, seul le chœur a été construit. Inachevée, à cause de cela profondément humaine, elle est flamboyante, toute en élévation. Et puis la musique de Bach. Les notes comme des arcs en ciel se sont posées, envolées et devenues chair. L’éveil, le satori. Le 17 août 2005, au moment où je m’y attendais le moins, l’unité s’est réalisée.
Nightingale : Peinture de Frédérique Azaïs-Ferri
Technique mixte sur toile 100x81
00:15 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : satori, cathédrale de narbonne, frédérique azaïs-ferri
lundi, 21 décembre 2009
À la seule condition de faire preuve d’une bravoure extraordinaire…
- La crise, la fameuse crise… Bien sûr ! Depuis des mois, dans mes lectures, les conversations que j’avais avec les uns et les autres, je m’en doutais, ça ne pouvait qu’arriver ! Et ce n’est pas fini. Cette crise est la concrétisation du processus de destruction en cours. Tu te rends compte, outre le désastre écologique - en fait c’est la même chose - 2 % de l’humanité possèdent la moitié du patrimoine. La réalité est élastique, elle peut absorber d’énormes ondes de choc, mais jusqu’à un certain point. Ensuite, quand les révolutions arrivent, elles emportent tout, même ceux qui les font ! Parfois je me dis, on a aussi peu de chances de réussir sa vie que le taureau quand il entre dans l’arène d’en sortir vivant, et pourtant cette chance existe. À la seule condition de faire preuve d’une bravoure extraordinaire…
Raymond Alcovère, extrait de "Le Bonheur est un drôle de serpent", vient de paraître, éditions Lucie
Picasso, La Corrida
00:15 Publié dans Le Bonheur est un drôle de serpent | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : le bonheur est un drôle de serpent, picasso
dimanche, 20 décembre 2009
Chaque page nouvelle est une aventure
Supposons que je sois sur le point d’écrire une fable, et que deux arguments s’offrent à moi ; ma raison reconnaît que le premier est très supérieur ; le second est résolument médiocre, mais il m’attire. Dans ce cas-là, j’opte toujours pour le second. Chaque page nouvelle est une aventure dans laquelle nous devons nous mettre en jeu.
Borges
Photo : James Joyce
00:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : borges, james joyce
vendredi, 18 décembre 2009
Nos intonations
"Nos intonations contiennent notre philosophie de la vie, ce que la personne se dit à tout moment sur les choses"
Marcel Proust
Lorenzo Lippi, Allégorie de la simulation
00:15 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : intonations, marcel proust, lorenzo lippi
jeudi, 17 décembre 2009
Roman
« Un romancier est quelqu'un qui a vu, au moins deux fois, quelque chose qu'il ne devait pas voir, et qui en triomphe. C'est tout. »
Philippe Sollers, Grand beau temps
Audrey Hepburn
00:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : philippe sollers, audrey hepburn, roman
mercredi, 16 décembre 2009
Là où la pensée danse, la musique pense
01:51 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philippe sollers, les voyageurs du temps, hiroshige, olivier-p thébault
Herbe légère
"Herbe légère et douce brise, au bord de l'eau :
Seul, dans la nuit, le mât dressé d'une chaloupe.
La plaine se déploie, escortée des étoiles ;
Le grand fleuve s'écoule, aux remous de la lune."
Tou Fou
Hiroshige
00:15 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tou fou, hiroshige
mardi, 15 décembre 2009
Désirs
Augmenter les désirs jusqu'à l'insoutenable tout en rendant leur réalisation de plus en plus inaccessible, tel était le principe unique sur lequel reposait la société occidentale.
Michel Houellebecq, La possibilité d'une île
13:28 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : houellebecq
Un grand théâtre d'ombres, de transformismes, de variétés rythmées...
« Ce français qu'on dit parfois inaccentué, sec, raisonneur et gourmé, est une langue très invective, très secrète et très arborescente, faite pour pousser. Très native, très germinative. La plus belle langue du monde, parce que c'est à la fois du grec de cirque, du patois d'église, du latin arabesque, de l'anglais larvé, de l'argot de cour, du saxon éboulé, du picard d'oc, du doux-allemand et de l'italien raccourci. Un grand théâtre d'ombres, de transformismes, de variétés rythmées... »
Valère Novarina
01:34 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : langue française, valère novarina
lundi, 14 décembre 2009
"Ce n'est pas parce que les caisses sont vides qu'elles sont inépuisables."
19:00 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, humour politique



















"Le fluide sacré de la fiction"
A lire ici une lecture par Olivier-P Thébault des Voyageurs du temps, de Ph. Sollers