Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 14 juin 2008

Si haut

"Si haut qu'on monte, on finit toujours par des cendres."

Henri Rochefort

05:00 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : haut, cendres

vendredi, 13 juin 2008

Indigents de Dublin (c'était écrit)

Un peu d'Eire, ça fait Dublin !  Eric Dejaeger est un "fondu", comme on dit, de Richard Brautigan, dont il a traduit d'ailleurs bon nombre de poèmes inédits. De retour de Dublin, il propose ici dans ce recueil (agrémenté de superbes photos) une suite de poèmes, où on retrouve sa plume, tour à tour légère, désabusée, caustique, grinçante mais toujours profondément humaine et bienveillante. Eric Dejaeger, avec son acuité habituelle, arrive à renouveler notre regard sur Dublin, pourtant maintenant décrite et racontée par les écrivains qui en ont fait une des villes les plus littéraires du monde (avec Paris, Lisbonne, Venise...). On découvre ici une ville, plus étrange, plus déroutante encore, plus décalée que ce qu'on avait imaginé. Il nous montre l'envers du décor, l'autre face du "miracle irlandais".

Carmelite Church

dans Aungier Street

est surchauffée.

Les bonnes soeurs

ne risquent pas

de se les geler.

Assez bizarrement,

les mendiants

et les clodos

restent dans la rue.

 

INDIGENTS DE DUBLIN : des textes écrits à et sur Dublin pendant une semaine de vacances, dactylographiés et mis en page par l’auteur dès son retour et ce en moins d’une journée, d’où le sous-titre : recueil instantané. Tirage strictement limité à 50 exemplaires numérotés et nominatifs.

Format A5 / Couverture 180gr avec photo en couleur ajoutée / 52 pages sur papier 100gr blanc / Textes imprimés en vert  et illustrés de 12 photos en couleur.

Si intéressé par un exemplaire, contactez l’auteur : ericdejaeger@yahoo.fr

Codes & Constellations

miro.jpg"La même démarche m'a fait chercher le bruit caché dans le silence, le mouvement dans l'immobilité, la vie dans l'inanimé, l'infini dans le fini, des formes dans le vide et moi-même dans l'anonymat."

Joan Miro

(1941, Codes & Constellations dans l'amour d'une femme, Art Institute of Chicago)

01:18 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : art, peinture, miro

jeudi, 12 juin 2008

Pourquoi ?

"Pourquoi dit-on toujours, mon dieu et notre-dame ?"

Voltaire

15:03 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dieu, voltaire

Le tigre est la terreur des forêts

Bandiagara 2.jpgLe tigre est la terreur des forêts. Un jour un renard tombe entre ses griffes. Avec aplomb il dit au tigre :

- Faites attention à ce que vous faites. J’espère que vous n’aurez pas l’audace de me manger. L’empereur du ciel m’a fait roi des animaux et chacun me redoute ici.

Le tigre s’étonne de ce discours et le renard poursuit :

- Si vous ne croyez pas ce que je vous dis, suivez-moi. Je vais vous montrer comme on me craint.

Le renard se met donc en route, suivi par le tigre. Tous les animaux qu’ils rencontrent fuient à leur approche. Le tigre croit alors les paroles du renard, sans comprendre que c’est lui-même que tous craignent.

Cette fable illustre Le stratagème " Orner de fleurs un arbre sec " dans le recueil "Les 36 stratagèmes" (Traduit du chinois et commenté par François Kircher. Rivages poches. Petite bibliothèque).
Bandiagara. Fille du Pays Dogon, Mali. (Série de quinze mouvements: danse, dessins avec les élèves du collège Paul Riquet) : Bona Mangangu. Brou de noix et henné sur papier peint 130 X 50. Sept 06.

mercredi, 11 juin 2008

Le petit garçon

C'était un compliment, délicieux !

12:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, sarkozy, ppda

Riviera di Chiaia

OBJETS 2005 (6).jpgPulvérisation, éclatement d’images, de mots. Un dragon menaçant  scintille dans les eaux basses du port. La Mergellina encore. Naples se donne ici des airs d’ île grecque  placide, recroquevillée au milieu de la grande mer. Procida...  Envie de courir, jouer, lever les yeux, les bras au ciel. Je suis incapable de rentrer ce soir, j’ai plutôt envie de traverser la ville, comme Dumas dans son corricolo, virevoltant. Loué une calèche Riviera di Chiaia, et vogue la galère ! J’ai donné au guide tout ce que j’avais, joué les touristes naïfs, je me moque du monde entier, voudrais embrasser l’air que je respire, la mer qui  frémit à côté de moi,  les gens que je croise.  Voilà le Palais Royal, insolent, lugubre, le San Carlo, brillantissime, l’ombre de Stendhal bien sûr, Via Toledo, un concert de lumières, de cris,  chatoiement de feu, enfin la montée vers San Martino.Là, mon cicérone m’abandonne. J’ai envie de rire, lui dit qu’il peut bien partir. Il trouvera d’autres touristes à ramener  ou  peut-être vit-il là, ou  n’est-il qu’un gnome, ou le diable,  peu importe ! Enfin seul, je laisse mes yeux respirer, se brûler aux  lumières de la ville, du port, des îles. J’aimerais que tout s’arrête, mon bonheur est parfait, c’est l’instant  où  tout se concentre, juste avant le Big Bang.  La  mer frissonne, donne des baisers au vent, au ciel, une langue de feu lèche l’horizon.

 

Raymond Alcovère, extrait de Fugue baroque, roman, 1998, prix 98 de la ville de Balma, éditions n & b

 

Photo de Gildas Pasquet

 

mardi, 10 juin 2008

TF1, les milliardaires et le président

Lire ici

13:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, sarkozy, tf1

La musique

IMG_8628.jpg« La musique vous parle de vous-même et vous raconte le poème de votre vie : elle s’incorpore à vous, et vous vous fondez en elle. Elle parle de votre passion, non pas de manière vague et indéfinie, mais d’une manière circonstanciée, positive, chaque mouvement du rythme marquant un mouvement connu de votre âme, chaque note se transformant en mot, et le poème entier entrant dans votre cerceau comme un dictionnaire doué de vie. »

Baudelaire
Peinture récente de Frédérique Azaïs-Ferri

00:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, baudelaire

lundi, 09 juin 2008

Vers le dix juin

Comme toujours, ici, vers le dix juin, la cause est entendue, le ciel tourne, l’horizon a sa brume permanente et chaude, on entre dans le vrai théâtre des soirs. Il y a des orages, mais ils sont retenus, comprimés, cernés par la force. On marche et on dort autrement, les yeux sont d’autres yeux, la respiration s’enfonce, les bruits trouvent leur profondeur nette. Cette petite planète, par plaques, a son intérêt.

Philippe Sollers, LA FÊTE À VENISE, début du roman

Mini-traité européen: et si l'Irlande disait non?

Lire ici

Panem et circen...

« Voilà un artiste comme je les aime : modeste dans ses besoins. Il ne demande, au fond, que deux choses, son pain et son art… Panem et circen… » : Nietzsche.

00:35 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nietzsche, art

dimanche, 08 juin 2008

Sensations

Cezanne's_MSV,_1897.jpgPar les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue,
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irais loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, 1870.


"Les sensations formant le fond de mon affaire, je me crois impénétrable"

Cézanne

vendredi, 06 juin 2008

Frédérique Azaïs-Ferri, dernières créations

IMG_8547.jpgIMG_8535.jpg

Mon âme éternelle

Observe ton voeu

Malgré la nuit seule

Et le jour en feu

Rimbaud

mercredi, 04 juin 2008

Les Greguerias, for ever

1105741359.jpgLa forme brève invite paradoxalement à la lenteur. On y revient, on la savoure. Le texte court, par le peu de place qu’il occupe, n’envahit pas les pages ni l’emploi du temps. L’aphorisme, le trait, la maxime, légers, primesautiers en apparence, mais parfois incisifs comme un coup de poignard peuvent nous laisser sans défense en quelque sorte. Le court n’a pas bonne presse en Occident – rien de tel au Japon avec l’art du haïku – pourtant que serait-on sans La Rochefoucauld, Vauvenargues, Joubert ou Chamfort ?
Pas ou très peu de moralisme chez Ramon Gomez de la Serna. Les « greguerias » , écrites entre 1910 et 1962, sont plutôt du côté du clin d’œil, de la poésie, du merveilleux, elles ouvrent le regard, le transforment parfois…

 Lorsqu’une femme se repoudre après un entretien, on dirait qu’elle efface tout ce qui a été dit

 Pelez une banane, elle vous tirera la langue

 Le problème avec l’hélicoptère c’est qu’il a toujours l’air d’un jouet

 Les aboiements des chiens sont de véritables morsures

 La lune baigne les sous-bois d’une lumière de cabaret

 La bouteille de champagne a ceci d’aristocratique qu’elle refuse qu’on la rebouche

 Les ailes des automobiles sont comme les moignons des ailes d’avion qu’elles auraient pu être

 Le drapeau grimpe au mât comme s’il était l’acrobate le plus agile au monde

 Lorsqu’une femme marche pieds nus sur les dalles le bruit de ses pas provoque une fièvre sensuelle et cruelle

 Ne disons pas de mal du vent, il n’est jamais très loin

 « Tuer le temps » est une rodomontade de bravache

 L’histoire est un prétexte pour continuer à tromper l’humanité

 Le crépuscule est l’apéritif de la nuit

 Le poisson est toujours de profil

 Le q est un p qui revient de la promenade

 Le pire avec les médecins c’est qu’ils vous regardent comme si vous étiez quelqu’un d’autre

 Les larmes désinfectent la douleur

Ramon Gomez de la Serna. Greguerias. Traduit de l'espagnol par Jean-François Carcelen et Georges tyras. Préface de Valéry Larbaud. Editions Cent Pages, 1992.

mardi, 03 juin 2008

Chambres avec vues

 1791571788.jpgNîmes, salon Picasso, Hôtel le Cheval blanc, vendredi  6 et samedi 7 juin, 10 h 30 à 20 h, dimanche 8 juin de 10 h 30 à 19 h

06 71 08 08 16 ou 06 08 57 86 38

Là-haut

"Un jour, à Paris, Casanova est à l’Opéra, dans une loge voisine de celle de Mme de Pompadour. La bonne société s’amuse de son français approximatif, par exemple qu’il dise ne pas avoir froid chez lui parce que ses fenêtres sont bien " calfoutrées ". Il intrigue, on lui demande d’où il vient : " de Venise ". Madame de Pompadour : " De Venise ? Vous venez vraiment de là-bas ? " Casanova : " Venise n’est pas là-bas, Madame, mais là-haut. " Cette réflexion insolente frappe les spectateurs. Le soir même, Paris est à lui."

Philippe Sollers, lire ici

Carnets Indiens, avec Nina Houzel, suite

      302633333.jpg 1083307232.2.jpg           
                   
                   
         187488159.jpg          
          Photos de Nina Houzel    
    « Ici, la mousson vient de commencer,   
  les flamboyants sont encore en fleurs   
  et la saison des mangues bat son plein… »            

lundi, 02 juin 2008

Sur l'ouverture des fenêtres

1341166610.jpg« Dans la précision des assemblages, la rareté des éléments, le poli de la surface, l’harmonie de l’ensemble, n’y a-t-il pas une vertu intrinsèque, une espèce de force divine, quelque chose d’éternel comme un principe ? »

Flaubert

Lire ici quelques éclairages sur son oeuvre

Salvador Dali, "Marché d'esclaves avec apparition du buste invisible de Voltaire"

dimanche, 01 juin 2008

François-Xavier Fabre. Peintre et collectionneur

688082736.jpgFrançois-Xavier Fabre (1766-1837)
Portrait de Vittorio Alfieri, 1797
Huile sur toile - 105 x 83 cm
Asti, Fondazione Centro Studi Alfieriani
Photo : D. Rykner

Une des révélations majeures de l’exposition est l’extraordinaire portrait d’Alfieri conservé à Asti (ill. 8). Contrairement à l’habitude du peintre de choisir des tons pastel et de leur ménager des transitions subtiles, il choisit ici un rouge vif qui tranche sur le noir du costume. La franchise de ces coloris et l’expression pensive du poète font de ce portrait une œuvre dont il est difficile de se défaire. Un véritable choc visuel que les reproductions restituent difficilement. et qui à lui seul devrait assurer au peintre une place dans le panthéon des grands portraitistes.

Lire ici

 

L'exposition, après Montpellier, est actuellement à Turin