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mardi, 26 mai 2009

Autobiographie

rembrandt.jpg"L’autobiographie d’un romancier sera la somme de ses romans "
Roger Vailland

Rembrandt, Autoportrait

mercredi, 20 mai 2009

«On n'habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c'est cela, et rien d'autre»

cioranfoto.jpgA lire ici, un intéressant article de Philippe Sollers sur Cioran, paru dans le nouvel Obs

Rocambole

rocambole.jpgIci, un extrait du célèbre feuilleton de Ponson du Terrail, qui fit les beaux jours de la télévision des années 70.

Et puis cette anecdote, déjà citée ici, mais que j'adore :

Un jour, se considérant mal payé, Ponson du Terrail exigea une augmentation d'un des directeurs de journaux pour qui il écrivait. - Le directeur, trouva la demande de son feuilletonniste exagérée et  décida sur le champ de se passer de ses services. Il fit appel à divers nègres dont la mission serait de poursuivre les récits de l'autre. - Or, dans l'épisode interrompu par la démission de Ponson, le héros, Rocambole, avait eu le malheur d'être enfermé dans un coffre-fort. Comment le sortir de là ? - Le directeur, ses nègres, toute l'équipe du journal ne purent trouver une solution à ce problème. - Ponson du Terrail fut rappelé, on lui donna l'augmentation qu'il exigeait, et le lendemain, la suite du récit débutait : «Ayant réussi à s'échapper du coffre-fort, Rocambole...»

jeudi, 07 mai 2009

Le roman familial

A lire ici, édifiant

mercredi, 06 mai 2009

Le bon plaisir de Philippe Sollers

TQ64Joyce_freund1-2.jpgArchives sonores : on peut écouter ici l'émission Le bon plaisir de Philippe Sollers, sur France Culture, en 1987

Il y est notamment question de pensée ( extrait 3. La forme de la pensée contemporaine)

et de cette photo de James Joyce par Gisèle Freund

" Je ne suis pas bien vu par les douaniers du système littéraire, les gens du milieu ; mais je suis lu par les simples gens ou les érudits ".

samedi, 18 avril 2009

Le manuscrit complet de Madame Bovary

def_0_002.jpgEst en ligne ici sur ce site...

lundi, 23 février 2009

Vous êtes trop dru, trop positif, trop vrai...

marcel_proust_club.jpgA propos des 100 ans de la NRF, Philippe Sollers, dans son Journal du Mois, cite cette lettre de Jacques Rivière à Marcel Proust : "N'oubliez pas la force dont votre oeuvre est pleine. Vous aurez beau faire, vous êtes trop dru, trop positif, trop vrai pour ces gens-là. Dans l'ensemble, ils ne peuvent pas vous comprendre, leur sommeil est trop profond."

 
La séance inaugurale du Club des Découvreurs réunit Sigmund Freud, Marcel Duchamp, Albert Einstein et James Joyce.

Au mur, les portraits d'autres "inventeurs": Jean-Pierre Brisset, les frères Lumière, Tristan Tzara*, Heisenberg et Louis Armstrong.


On profitera de l'occasion pour rappeler le mot
deTristan Tzara: "Saint-John Perse, mais il a mis longtemps" (intraduisible)

Collage de Gérard Bertrand, Voir ici le site

samedi, 21 février 2009

L'autre est amont

images.jpgOn apprend entre autres dans "Les Voyageurs du temps" de Philippe Sollers (que je vous recommande) qu'au 5, rue de Lille, à Paris, où Jacques Lacan officia (voir la plaque), Isidore Ducasse, comte de Lautréamont venait chercher chez un notaire la pension que lui envoyait son père de Montevideo et qui lui permit d'éditer à compte d'auteur ses Poésies. Lautréamont est mort à 24 ans en plein siège allemand de Paris, au 7 rue du Faubourg Montmartre ; j'ajoute qu'à cette adresse on trouve aujourd'hui (et depuis 1896) le superbe restaurant Chartier, où certainement Sollers ne va jamais, mais moi oui !RepasChartier.jpg

lundi, 10 novembre 2008

La malle aux manuscrits de Pessoa

sables d'olonnes (6).JPGDans ses ouvrages et articles sur Pessoa, Teresa Rita Lopes, grande exégète de l'écrivain, raconte les difficultés extrêmes qui se posent aux chercheurs, car l'oeuvre est enfoui pêle-mêle dans cette malle-sarcophage. 27 543 documents ont été retrouvés dont 18 816 sont des manuscrits. 3 948 d'entre eux sont dactylographiés. Certains sont classés dans des enveloppes, au nombre de 343, mais il s'agit d'une minorité, car on dénombre 2662 feuillets volants. De plus, il écrivait parfois des fragments d'œuvres différentes sur la même feuille, ce qui complique singulièrement la tâche des chercheurs.
Quand, en 1968, la malle fut mise à la disposition d'équipes officielles de recherche, elle avait déjà été fouillée par bien des mains, qui ont contribué ainsi au désordre et à la disparition de certains manuscrits. Le fonds a été racheté par la fondation Gulbenkian en 1979, et déposé à la Bibliothèque Nationale du Portugal en 1982.

Dès qu'on ouvre l'une des pochettes dans lesquelles se trouvent maintenant les manuscrits, on est frappé du peu de cas que Pessoa en a fait. Certes, il était pauvre, ce qui l'obligeait à récupérer tout le papier possible ; c'est pourquoi ses manuscrits sont une véritable stratification car constamment réutilisés.
Il n'a pas pris la peine de numéroter les feuillets, et très peu sont datés. L'écriture y est quasiment illisble, ce qui entraîne les exégètes à publier nouvelles versions, au fur et à mesure de leur relecture de la graphie pessoenne. Enfin les supports utilisés révèlent un véritable mépris quant à la sauvegarde de l'œuvre : papier de qualité médiocre, feuilles fournies par les cafés, en particulier le Brasileiro, calendriers, articles et quotidiens, brouillons divers et même… ses propres manuscrits. Ainsi un passage du Livre jouxte-t-il sur la même page, quand il n'est pas copié par-dessus, un poème d'Alvaro de Campos, un horoscope, une liste de comptes… Soares, le semi-hétéronyme auteur du Livre de l'Intranquillité, affiche son indifférence pour l'outil et le support graphiques :

"Je remplis peu à peu, à traits lents et mous d'un crayon émoussé (que je n'ai pas la sentimentalité de tailler), le papier blanc qui sert à envelopper les sandwiches et que l'on m'a fourni dans ce café, parce que je n'avais pas besoin d'en avoir de meilleur et que n'importe lequel faisait l'affaire, pourvu qu'il soit blanc."

Photo de Gildas Pasquet

mercredi, 08 octobre 2008

Conversations avec Paul Valéry

VUESDUCIEL S3 (34).JPGOn trouve dans le Journal de Gide ces notes fort intéressantes sur ses rencontres avec Paul Valéry : « Après-midi avec P.V. Longue conversation qui me laisse fourbu. » « Paul m’invite à dîner. Rentré très tard, épuisé » « Plaisir intense de revoir V., entre deux trains. Mais je repars brisé, la tête en feu. »

Photo de Gildas Pasquet

mercredi, 13 juin 2007

Sur Jacques Sternberg

Lire ici, articles, extraits, contributions

mardi, 12 juin 2007

L’ascèse selon Gracq

c95e26a26fa380eae3ccb114f731f569.jpgGracq est le dernier de nos classiques. Un écrivain de l’ancien temps, d’avant le règne des médias et la défaite du style. Dès 1950, en pleine gloire montante, Gracq s’insurge dans un célèbre pamphlet contre les périls qui menacent la littérature : le nivellement par le bas, le servage progressif des esprits, l’apparition d’un public désorienté, qui ne lit pas, et pour qui le nom de l’auteur n’a d’autre valeur qu’une marque commerciale. Anticipant la logique de la peopolisation, Gracq prophétise l’avènement de l’auteur-vedette, réduit à n’être qu’une figure de l’actualité, porté par un bruit de fond médiatique qui édulcore sa pensée tout en amplifiant son image.

La suite à lire ici

jeudi, 21 décembre 2006

Rocambole

medium_rocambole.jpgUn jour, se considérant mal payé, Ponson du Terrail exigea une augmentation d'un des directeurs de journaux pour qui il écrivait. - Le directeur, trouva la demande de son feuilletonniste exagérée et  décida sur le champ de se passer de ses services. Il fit appel à divers nègres dont la mission serait de poursuivre les récits de l'autre. - Or, dans l'épisode interrompu par la démission de Ponson, le héros, Rocambole, avait eu le malheur d'être enfermé dans un coffre-fort. Comment le sortir de là ? - Le directeur, ses nègres, toute l'équipe du journal ne purent trouver une solution à ce problème. - Ponson du Terrail fut rappelé, on lui donna l'augmentation qu'il exigeait, et le lendemain, la suite du récit débutait : «Ayant réussi à s'échapper du coffre-fort, Rocambole...»

mercredi, 01 novembre 2006

Emploi du temps

medium_balzac_rodin_paris_b.jpg« je me couche à six heures du soir ou à sept heures comme les poules ; on me réveille à une heure du matin et je travaille jusqu’à huit heures ; à huit heures, je dors encore une heure et demie ; puis je prends quelque chose de peu substantiel, une tasse de café pur et je m’attelle à mon fiacre jusqu’à quatre heures ; je reçois, je prends un bain, ou je sors, et après dîner, je me couche » 

Balzac

Balzac par Rodin

 

 

 

vendredi, 27 octobre 2006

Textes peu sérieux, de Max Laire

medium_n45_lichtenstein_l.jpgLes rêves choisissent leur compagnie une gomme à la main

J’ai tellement de rêves que parfois j’ai la sensation de vivre en dormant

Ne donnez des conseils éclairés que le soir

Max Laire,

Roy Lichtenstein, Spray 

Lisez d'autres perles de cet auteur, ici sur le blog de la revue Casse, qui l'a publié

jeudi, 12 octobre 2006

La vérité sur Moby Dick

Le corps à corps entre le capitaine et le cachalot est un affrontement de mâles. « Et dans l’ensemble du texte, les métaphores masculines l’emportent. L’homosexualité est un thème récurrent chez Melville, par des voies détournées bien entendu » observe le traducteur. Il est vrai que dès le titre… En argot, « Dick » désigne le membre viril. « Trique » est son meilleur équivalent. L’écrivain ne l’a pas choisi au hasard. D’autant qu’en anglais, le lexique marin est généralement féminin.

Article à lire ici

dimanche, 01 octobre 2006

Une bonne phrase de prose doit être comme un bon vers

« Quelle chienne de chose que la prose ! Ça n'est jamais fini ; il y a toujours à refaire. Je crois pourtant qu'on peut lui donner la consistance du vers. Une bonne phrase de prose doit être comme un bon vers, inchangeable, aussi rythmée, aussi sonore. Voilà du moins mon ambition (il y a une chose dont je suis sûr, c'est que personne n'a jamais eu en tête un type de prose plus parfait que moi ; mais quant à l'exécution, que de faiblesses, que de faiblesses, mon Dieu !).

Flaubert, A Louise Colet. 22 juillet 1852.

C'est une délicieuse chose que d'écrire !

« J'ai un casque de fer sur le crâne. Depuis 2 heures de l'après-midi (sauf 25 minutes à peu près pour dîner), j'écris de la Bovary. Je suis à leur Baisade, en plein, au milieu. On sue et on a la gorge serrée. Voilà une des rares journées de ma vie que j'ai passée dans l'Illusion, complètement, et depuis un bout jusqu'à l'autre. Tantôt, à six heures, au moment où j'écrivais le mot attaque de nerfs, j'étais si emporté, je gueulais si fort, et sentais si profondément ce que ma petite femme éprouvait, que j'ai eu peur moi-même d'en avoir une. (...) N'importe, bien ou mal, c'est une délicieuse chose que d'écrire ! que de ne plus être soi, mais de circuler dans toute la création dont on parle. Aujourd'hui, par exemple, homme et femme tout ensemble, amant et maîtresse à la fois, je me suis promené à cheval dans une forêt, par un après-midi d'automne, sous des feuilles jaunes, et j'étais les chevaux, les feuilles, le vent, les paroles qu'ils se disaient et le soleil rouge qui faisait s'entre-fermer leurs paupières noyées d'amour. »

Gustave Flaubert

A Louise Colet. 23 décembre 1853.

jeudi, 21 septembre 2006

Ce qu'est la littérature antique

medium_Email0361.2.jpgQuand on vous explique du grec de Théocrite ou les Bucoliques de Virgile sous les oliviers dans un pays comme Barbentane qui est d'une pureté de lignes extraordinaire, pour peu que vous ayez de la sensibilité étant jeune, vous conservez cela toute votre vie. Et vous avez une prédilection pour ce pays qui vous a révélé réellement ce qu'est la littérature antique. Car ce n'est pas avec un bouquin dans une classe noire et enfumée comme elles l'étaient de ce temps-là - il n'y en a plus maintenant je pense - que vous pouvez apprendre l'amour des choses, qui sont des choses de soleil, des choses extrêmement vivantes. Là, sous les oliviers de Barbentane, je vous assure que Théocrite se promenait autour de nous et nous parlait lui-même.

Henri Bosco (site à découvrir ici)

Peinture de Frédérique Azaïs

dimanche, 27 août 2006

Des nouvelles de Borges

Ici !