Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 04 février 2018

Premier manuscrit d'Ulysse de Joyce

DTdQpp9XcAAPRq6.jpg

lundi, 23 avril 2007

Dans la paix du matin...

L'ombre des forêts flottait dans la paix du matin entre la tour et la mer que regardait Stephen. Au creux de la baie et au large blanchissait la mer miroitante, éperonnée par des pieds fugaces et légers. Sein blanc de la mer nébuleuse. Les accents enlacés deux à deux. Une main cueillant les cordes de la harpe et mêlant leurs accords jumeaux. Vagues couplées du verbe, vif-argent qui vacille sur la sombre marée.

James Joyce, Ulysse


mercredi, 16 août 2006

On ne sent pas du tout la contradiction entre être et paraître

« Qu’est-ce que les grecs admiraient dans Ulysse ? Avant tout la faculté de mentir et de répondre par des représailles rusées et terribles ; puis d’être à la hauteur des circonstances ; paraître, si cela est nécessaire, plus noble que le plus noble ; savoir être tout ce que l’on veut ; la ténacité héroïque ; mettre tous les moyens à son service ; avoir de l’esprit – l’Esprit d’Ulysse fait l’admiration des dieux, ils sourient en y songeant - : tout cela constitue l’idéal grec. Ce qu’il y a de curieux, dans tout cela, c’est que l’on ne sent pas du tout la contradiction entre être et paraître et que, par conséquent, on n’y attache aucune valeur morale. Y eut-il jamais des comédiens aussi accomplis ? » : Nietzsche, Aurore.