jeudi, 19 octobre 2006
Les mauvais romans
n'ont de succès qu'auprès de ceux dont la vie est un mauvais roman. C'est dire s'il y a foule."
Marcelin Pleynet
14:04 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : littérture, roman, mauvais roman, succès, citation
Un «J'accuse» américain
08:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Politique, J'accuse, Etats-Unis, Bush
Positano et les rochers des sirènes
Positano et les rochers des sirènes. C’est ici qu’elles vivaient. De n’avoir pu attirer par leurs chants Ulysse et ses compagnons, elles se sont jetées à la mer de désespoir. Leucosia aux bras blancs a échoué sur la plage de Paestum, Ligeia la mélodieuse en Calabre, Parthenope, celle qui est restée vierge, ici. Naples y trouve son origine.
Raymond Alcovère, Extrait de "Fugue baroque", Roman, n & b éditions
00:25 Publié dans Fugue baroque | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, positano, fugue baroque, sirènes, naples
mercredi, 18 octobre 2006
Le rap rural
18:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, rap, rap rural, Kamini
Toute ma vie je me suis arraché le cœur à écrire : Jack Kerouac

Beat au départ signifie vagabond, puis renvoie au rythme de l’écriture, proche de celle du jazz, et même à béatitude (Kerouac sera très influencé par sa rencontre avec Gary Snider qui l’initiera au bouddhisme et à la spiritualité, expérience qu’il racontera dans Les clochards célestes). Ainsi vont naître les beatniks. Une déferlante que Kerouac incarnera malgré lui et qui le dépassera. Mais c’est une autre histoire. Reste le livre. Et sa force, sa puissance, la sincérité qui s’en dégage. Ecrit en trois semaines, sur un unique rouleau de papier. On y croise des centaines de personnages, de lieux, poussés par une écriture rythmée, endiablée, frénétique. Une écriture comme un souffle, une pulsation, un battement, un “ beat ”. Je veux être considéré comme un poète de jazz soufflant un long blues au cours d’une jam-session un dimanche après-midi, écrira-t-il. Comme le souligne Yves Le Pellec, Kerouac est nettement plus préoccupé de rythme, de relief, d’intensité que de pensée. (…) Son texte laisse toujours une large place au hasard et à l’arbitraire. En effet, son écriture est physique. Il mouillait sa chemise, au sens propre du terme. Comme un musicien se sert de son corps, il utilisait les mots comme des notes.
Avant tout, Sur la route, c’est le portrait d’un personnage invraisemblable et pourtant bien réel, Neal Cassidy (Dean ” dans le roman), qui fut l’ami et l’inspirateur de Kerouac “ : Un gars de la race solaire, tel était Dean. Ma tante avait beau me mettre en garde contre les histoires que j’aurais avec lui, j’allais entendre l’appel d’une vie neuve, voir un horizon neuf, me fier à tout ça en pleine jeunesse ; et si je devais avoir quelques ennuis, si même Dean devait ne plus vouloir de moi comme copain et me laisser tomber, comme il le ferait plus tard, crevant de faim sur un trottoir ou sur un lit d’hôpital, qu’est-ce que cela pouvait me foutre ? … Quelque part sur le chemin je savais qu’il y aurait des filles, des visions, tout, quoi ; quelque part sur le chemin on me tendrait la perle rare.
En pleine période du maccarthysme, d’Einsenhower, une autre Amérique se dessine : Un soir de lilas, je marchais, souffrant de tous mes muscles, parmi les lumières de la Vingt-septième Rue et de la Welton, dans le quartier noir de Denver, souhaitant être un nègre, avec le sentiment que ce qu’il y avait de mieux dans le monde blanc ne m’offrait pas assez d’extase, ni assez de vie, de joie, de frénésie, de ténèbres, de musique, pas assez de nuit. Je m’arrêtais devant une petite baraque où un homme vendait des poivrons tout chauds dans des cornets de papier ; j’en achetai et tout en mangeant, je flânai dans les rues obscures et mystérieuses. J’avais envie d’être un mexicain de Denver, ou même un pauvre Jap accablé de boulot, n’importe quoi sauf ce que j’étais si lugubrement, un “ homme blanc ” désabusé.
Une Amérique dont les lieux mythiques sont le Mississipi : Une argile délavée dans la nuit pluvieuse, le bruit mat d’écroulements le long des berges inclinées du Missouri, un être qui se dissout, la chevauchée du Mascaret remontant le lit du fleuve éternel, de brunes écumes, un être naviguant sans fin par les vallons les forêts et les digues et San Francisco bien sûr : Soudain, parvenus au sommet d’une crête, on vit se déployer devant nous la fabuleuse ville blanche de San Francisco, sur ces onze collines mystiques et le Pacifique bleu, et au-delà son mur de brouillard comme au-dessus de champs de pommes de terre qui s’avançait, et la fumée et l’or répandu sur cette fin d’après-midi.
Cette Amérique-là ne peut trouver son point d’orgue qu’au Mexique, la terre promise : Derrière nous s’étalait toute l’Amérique et tout ce que Dean et moi avions auparavant appris de la vie, et de la vie sur la route. Nous avions enfin trouvé la terre magique au bout de la route et jamais nous n’avions imaginé le pouvoir de cette magie. Un peu plus loin : Chacun ici est en paix, chacun te regarde avec des yeux bruns si francs et ils ne disent mot, ils regardent juste, et dans ce regard toutes les qualités humaines sont tamisées et assourdies et toujours présentes. Même si la frustration, le désespoir ne sont jamais absents, un sentiment de jubilation, de frénésie traverse tout le livre. Tout semble toujours possible, et cette route qui défile et ne s’arrête jamais (à l’image de ce rouleau de papier lui aussi ininterrompu), c’est le grand courant de la vie qui la traverse de part en part.
Le plus étonnant dans tout ça, c’est que tout est vrai, rien n’est inventé. Kerouac a bourlingué (comme Cendrars), observé et il a une mémoire extraordinaire. Yves Le Pellec le résume bien, Kerouac est un prodigieux badaud, il est obsédé de la totalité, il voudrait tout faire entrer dans ses phrases tentaculaires, entêtées : Il a expliqué lui-même sa technique : Ne pars pas d’une idée préconçue de ce qu’il y a à dire sur l’image mais du joyau au cœur de l’intérêt pour le sujet de l’image au moment d’écrire et écris vers l’extérieur en nageant dans la mer du langage jusqu’au relâchement et à l’épuisement périphérique. Kerouac est avant tout un écrivain. Avant son succès foudroyant il venait d’écrire 12 livres en 7 ans (1950-1957), sans répit, sans aide, sans confort, sans argent et sans reconnaissance. Aussi il vivra mal le succès, le vedettariat qui va l’assaillir d’un coup. Il sombrera dans l’alcool, la paranoïa. Toute ma vie, écrira-t-il en 1957 dans un bref résumé autobiographique à la demande d’un éditeur, je me suis arraché le cœur à écrire.
Sur la route, Les clochards célestes ainsi que la plupart des romans de Jack Kerouac sont disponibles en Folio Gallimard.
On pourra consulter aussi : Jack Kerouac. Le verbe vagabond. Yves Le Pellec. Belin, collections voix américaines. L’ange déchu, vie de Jack Kerouac illustrée, Steve Turner, aux éditions Mille et une nuits
(Article paru dans la revue "Sol'Air" n° 23, janvier 2003
09:35 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, Kerouac, beat generation
mardi, 17 octobre 2006
Aucune contradiction
Venise est la civilisation de la non-séparation. Qui est prêt à admettre qu’il n’y a aucune contradiction entre sacré et profane, nature et culture, débauche et extase... ? Qui a intérêt au contraire, à maintenir la séparation ?
Philippe Sollers, L'évangile de Nietzsche, 2006
Titien, Flora
00:20 Publié dans Venise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Art, peinture, Titien, Venise, Sollers, Flora
lundi, 16 octobre 2006
Le premier portrait
12:54 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, sculpture, portrait, préhistoire
Berthe Morisot, regards pluriels
"Berthe Morisot avait une personnalité volontaire, mais elle était aussi énigmatique. Sa peinture dégage un certain mystère. Quels que soient les milieux sociaux figurés, ses portraits ne sont jamais mondains. Au contraire, ils font toujours appel à l'intime. Ses personnages ont des regards que l'on n'arrive pas à saisir, ils sont tournés vers le dedans : telle est la quête de la peintre", indique Maïthé Vallès-Bled, conservatrice du musée de Lodève.
"Je ne crois pas qu'il y n'ait jamais un homme traitant une femme d'égale à égal et c'est tout ce que j'aurais jamais demandé car je sais que je les vaux", écrit Berthe Morisot dans son carnet de notes en 1890.
Berthe Morisot, par Edouard Manet
"Il est grandement temps d'agir, de considérer la minute présente comme la plus importante des minutes et de faire ma perpétuelle volupté de mon tourment ordinaire, c'est-à-dire de travailler" (Berthe Morisot).
Bergère nue couchée - 1891
Sanguine - 37 X 54 cm
Collection particulière
00:20 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, Berthe Morisot
samedi, 14 octobre 2006
La mer de Marmara
Le navire s’élance sur la mer de Marmara, perlée de lumières. La nuit tombe, enfin le silence. Un vent puissant, roboratif, soulève l’écume. Il est heureux dans cette solitude étoilée. Devant ses yeux elle danse toujours.
Les reflets de la lune courent sur le glacis des vagues. Il imagine les criques brûlées de soleil, l’odeur des pins, des cyprès, des crépuscules amarante et puis l’histoire, puissante, majestueuse, inscrite dans les paysages. Mais ces sensations le laissent de marbre aujourd’hui. Il retourne près d’elle.
Extrait du roman : Le sourire de Cézanne, à paraître, mai 2007, éditions n & b
02:15 Publié dans Inédits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, Marmara, le sourire de Cézanne, photo
vendredi, 13 octobre 2006
Ce qui est plus intéressant que le péché
« Le péché est une invention. Ce qui est plus intéressant que le péché, c’est ce qui effraie tout le monde : c’est l’innocence. »
Entretien 5 :
Extrait de L’Evangile de Nietzsche, Philippe Sollers, le Cherche midi (vient de sortir)
20:06 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : littérature, Sollers, Nietzsche
jeudi, 12 octobre 2006
Pourquoi ces portes n’ouvrent sur rien
Elle commence d’aimer Montpellier, la ville étrangère, le jour où ils sont allés jusqu’à la mer proche. Immense plage sablonneuse, courbes des dunes, tons de gris incendiés le soir, douceur des lignes et humidité de l’atmosphère. Gaétan est parti se baigner, seul dans l’eau grise et la brume du couchant. Léonore, les pieds dans le sable, joue avec les galets. Il revient, se sèche vigoureusement, dans un ciel pâle, aux contours pistache. Elle le regarde : “ Gaétan, je vais rentrer à Aix ”. Le ciel se couvre, en grosses masses spongieuses, absurdes, menaçantes. Gaétan ne comprend pas, pourquoi ils sont là tous les deux, si bien ensemble et puis un abîme s’ouvre, pourquoi ces portes n’ouvrent sur rien ?
Extrait du roman "Le sourire de Cézanne", à paraître mai 2007, N & B éditions
Photo : Michèle Fuxa
15:09 Publié dans écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, littérature, Le sourire de Cézanne, Michèle Fuxa
La vérité sur Moby Dick
Le corps à corps entre le capitaine et le cachalot est un affrontement de mâles. « Et dans l’ensemble du texte, les métaphores masculines l’emportent. L’homosexualité est un thème récurrent chez Melville, par des voies détournées bien entendu » observe le traducteur. Il est vrai que dès le titre… En argot, « Dick » désigne le membre viril. « Trique » est son meilleur équivalent. L’écrivain ne l’a pas choisi au hasard. D’autant qu’en anglais, le lexique marin est généralement féminin.
08:10 Publié dans Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Melville, Moby Dick, littérature
mercredi, 11 octobre 2006
Les rapports infinis de l’univers
De nos jours, on veut faire voir la relativité des choses visibles et exprimer l’idée que l’objet visible n’est qu’un exemple isolé dans les rapports infinis de l’univers, et qu’il existe un nombre bien plus grand encore d’autres vérités.
Paul Klee
05:42 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, art, Paul Klee
mardi, 10 octobre 2006
Construire une fiction
Chaque fois que l'homme s'est donne des moyens nouveaux pour décrire le réel tel qu'il est (photo, cinéma, images numériques...) il a immédiatement utilise ce même outil pour construire une fiction
17:03 Publié dans Papillote | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : art, fiction
Les choses esquelles il y a de la perfection
On peut passer des dizaines de fois devant un tableau de Poussin et ne rien voir. A son ami Chantelou : Les choses esquelles il y a de la perfection ne se doivent pas voir à la hâte, mais avec temps, jugement et intelligence. Il faut user des mêmes moyens à les bien juger comme à les bien faire. L’émotion tisse son œuvre. L’espace est baigné d’une douce lumière, transfiguré, présence de la volupté, mais aussi de la volonté farouche des hommes, touches graciles de vert dans le jade du ciel. Une perfection qu’on devinait confusément est là, manifeste, sur la toile. Lumière romaine, tour à tour triomphante et souple, sensualité des corps, justes, voluptueux, jamais idéalisés, tout précise l’harmonie, la justesse, l’éternel retour...
Extrait du roman : Le sourire de Cézanne, à paraître mai 2007, N & B éditions.
09:12 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, art, Poussin, Le sourire de Cézanne
lundi, 09 octobre 2006
Je suis le peintre de l'espace
"Je suis le peintre de l'espace. Je ne suis pas un peintre abstrait, mais au contraire figuratif, et réaliste. Soyons honnête, pour peindre l'espace, je me dois de rendre sur place, dans cet espace même."
Yves Klein
(Centre Georges Pompidou, jusqu'au 5 février)
09:40 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : art, peinture, Yves Klein
dimanche, 08 octobre 2006
Autour du Monastère de Labrang à Xiahe
Photo : Anne Otman
00:10 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, Chine
samedi, 07 octobre 2006
Little Miss Sunshine
Un film tonique et hilarant...
L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.Les enfants ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne, grand lecteur de Nietzsche, a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy. Pour couronner le tout, le grand-père, hédoniste à la langue bien pendue, vient de se faire virer de la maison de retraite pour avoir sniffé de l'héroïne.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé qu’il faut pousser pour le faire démarrer : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage hallucinant...
16:20 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Cinéma
vendredi, 06 octobre 2006
Vous sentirez la rumeur autour de la tête
C'est un des plus beaux textes écrits sur la peinture,
Cézanne racontant ses sensations devant un tableau de Véronèse : « Celui-là, il était heureux. Et tous ceux qui le comprennent, il les rend heureux. C’est un phénomène unique. Il peignait comme nous regardons, sans plus d’efforts. En dansant. Des torrents de nuances lui coulaient du cerveau. Il parlait en couleurs. Il me semble que je l’ai toujours connu. Je le vois marcher, aller, venir, aimer, dans Venise, devant ses toiles, avec ses amis ... Tout lui rentrait dans l’âme avec le soleil, sans rien qui le sépare de la lumière. Sans dessin, sans abstractions, tout en couleurs ... On a perdu cette vigueur fluide que donnent les dessous ... Regardez cette robe, cette femme contre cette nappe, où commence l’ombre sur son sourire, où la lumière caresse-t-elle, imbibe-t-elle cette ombre, on ne sait pas. Tous les tons se pénètrent, tous les volumes tournent en s’emboîtant. Il y a continuité ... Le magnifique, c’est de baigner toute une composition infinie de la même clarté atténuée et chaude et de donner à l’œil l’impression vivante que toutes ces poitrines respirent véritablement, mais là, comme vous et moi, l’air doré qui les inonde. Au fond, j’en suis sûr, ce sont les dessous, l’âme secrète des dessous qui, tenant tout lié, donnent cette force et cette légèreté à l’ensemble ... L’audacieux de tous les ramages, les étoffes qui se répondent, les arabesques qui s’enlacent, les gestes qui se continuent. .. Vous pouvez détailler : tout le reste du tableau vous suivra toujours, sera toujours là, présent, vous sentirez la rumeur autour de la tête, autour du morceau que vous étudierez. Vous ne pouvez rien arracher à l’ensemble. »
Extrait du "Dictionnnaire amoureux de Venise" de Philippe Sollers ; On pourra consulter aussi le magnifique petit livre de Joachim Gasquet aux éditions Encre marine : "Cézanne"
A lire en intégralité la note de Viktor Kirtov sur Pile-Face ici
Ici : Lucretia
1580
Oil on canvas, 109 x 90,5 cm
Kunsthistorisches Museum, Vienna
02:05 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, Véronèse, Cézanne
L'infini à la portée des caniches ?
Parution du Dictionnaire Céline de Philippe Alméras
01:27 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, Céline, dictionnaire, JLK


















