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dimanche, 28 mai 2006

Claude Corbier, derniers travaux photographiques

medium_carton_6_3.2.jpgAu restaurant "LE 6", quartier des Beaux-Arts à Montpellier, 55 rue de la Cavalerie, du 18 mai au 12 juin. Vernissage le 18 mai à partir de 19 h 30.

Contacts 

LE 6 : 04 99 58 18 91.

Claude Corbier : 06 08 57 86 38

20:26 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 13 mai 2006

Vive la liberté !

Le régime est toujours de boue, comme l'écrivait "Le canard enchaîné" il n'y a pas longtemps !

Voir l'édito du Monde du jour

18:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13)

vendredi, 12 mai 2006

Le corbeau

Et le corbeau, immuable, est toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon qui rêve; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s'élever, - jamais plus!
Edgar Poe (traduit par Charles Baudelaire)

Les tribulations dans Paris d'un argentin

medium_image.jpgFeuilleton en 12 épisodes de Ricardo Mosner à partir du dimanche 14 mai
aux "Papous dans la tête" le dimanche à 12h45 sur France Culture 93.5

jeudi, 11 mai 2006

Chanson d'après-midi

medium_stuck62.jpgQuoique tes sourcils méchants

Te donnent un air étrange
Qui n'est pas celui d'un ange,
Sorcière aux yeux alléchants,

Je t'adore, ô ma frivole,
Ma terrible passion!
Avec la dévotion
Du prêtre pour son idole.

Le désert et la forêt ,
Embaument tes tresses rudes,
Ta tête a les attitudes
De l'énigme et du secret.

Sur ta chair le parfum rôde
Comme autour d'un encensoir;
Tu charmes comme le soir,
Nymphe ténébreuse et chaude.

Ah ! les philtres les plus forts
Ne valent pas ta paresse,
Et tu connais la caresse
Qui fait revivre les morts !

Tes hanches sont amoureuses
De ton dos et de tes seins,
Et tu ravis les coussins
Par tes poses langoureuses.

Quelquefois, pour apaiser
Ta rage mystérieuse,
Tu prodigues, sérieuse,
La morsure et le baiser ;

Tu me déchires, ma brune,
Avec un rire moqueur,
Et puis tu mets sur mon cœur
Ton œil doux comme la lune .

Sous tes souliers de satin,
Sous tes charmants pieds de soie,
Moi, je mets ma grande joie,
Mon génie et mon destin,

Mon âme par toi guérie,
Par toi, lumière et couleur !
Explosion de chaleur
Dans ma noire Sibérie.

Baudelaire, Chanson d'après-midi

Portrait of Frau Feez, Franz Von Stuck, 1900

17:31 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Les règles capitales

Les blogueurs de "Langue Sauce piquante" ne m'en voudront pas, mais je recopie ce texte chez eux pour son intérêt pratique :

"L’emploi des capitales (ou cap) pour les titres d’œuvre, dans les textes courants, pose souvent problème, d’autant que les affiches de cinéma ou les jaquettes des livres ne permettent pas de s’y retrouver, les titres y étant imprimés tout en majuscules, pour attirer l’œil.
Il existe à ce sujet un consensus dans la presse et l’édition, qui s’attachent grosso modo à respecter les mêmes règles. Précisons aussi que capitale et majuscule sont des synonymes, le premier étant un terme d’imprimerie, le second, plus ancien, venant des copistes et scribes.
Commençons par le cas sans doute le plus fréquent : un article défini suivi d’un substantif ouvrent le bal : Le Concile d'amour ou Les Animaux malades de la peste. Une cap à l'article et au substantif, c’est simple.
Attention, si le titre forme une phrase complète (sujet et verbe), seul le premier mot prendra la capitale : La dialectique peut-elle casser des briques ? Dans ce cas, pas de cap au premier substantif.
Variante : si le titre est formé de deux substantifs mis sur le même plan, les deux prendront la cap : Le Rouge et le Noir (même chose s’il n’y a pas d’article : Guerre et Paix).
Si un adjectif vient s’intercaler entre l’article et le substantif, les trois prendront la cap : Le Vieil Homme et la mer ou La Dolce Vita.
Si un article indéfini commence le titre, il prendra seul la cap : Un chapeau de paille dItalie ou Des souris et des hommes.
Quand un substantif sans article, un adverbe, une préposition, un verbe, un pronom commencent le titre, ils prennent seuls la cap : Mon pote le gitan, Ascenseur pour l’échafaud, Y a-t-il un pilote dans lavion ? ou Quand passent les six cognes, ou encore Jembrasse pas."

mercredi, 10 mai 2006

Allez, on s'la refait !

Chirac rend visite au Président George debeuliou Bush. - Dis-moi, George, comment fais-tu pour avoir une équipe aussi performante, alors que moi je suis entouré d'une bande de crétins ? - C'est simple, Jack, je teste mes ministres en permanence. S'ils répondent juste, ils restent. Sinon, je les vire. C'est la sélection naturelle, je suis sûr de ne garder que les meilleurs. Attends, tu vas voir. Et Bush appelle Condoleezza Rice. - Condy, je vais te poser une question. Tu connais la règle, si tu te trompes, tu es virée, OK ? Alors voila : C'est l'enfant de ta mère, mais ce n'est ni ton frère, ni ta soeur, qui est-ce ? Condoleezza réfléchit quelques secondes, puis dit :
- Facile : c'est moi ! - Parfait, dit Bush, je te garde.
Chirac est très impressionné. A peine rentré à Paris, il convoque Villepin - Galou, je vais te poser une question. Si tu réponds juste, tu restes à Matignon. Sinon, tu es viré. Voilà : C'est l'enfant de ta mère, mais ce n'est ni ton frère, ni ta soeur, qui est-ce ?
Villepin, qui connaît ses limites, demande un délai de réflexion. Chirac lui donne 24 heures. L'autre fonce à Matignon, convoque son cabinet, et bientôt une furieuse bande d'énarques planche sur la question. Les hypothèses fusent. A la fin, un type plus malin que les autres dit :
- Il faut demander à Juppé ! Il a toujours raison, et il sait ce que le Président a derrière la tête. Excellente idée ! Villepin appelle aussitôt Juppé :
- Allô Alain ? Voilà, c'est l'enfant de ta mère, mais ce n'est ni ton frère, ni ta soeur, qui est-ce ?
Juppé ricane légèrement, et avec le ton supérieur qu'on lui connaît répond :
- Facile, c'est moi. Le lendemain, Villepin se précipite à l'Elysée :
- Monsieur le Président, Monsieur le Président, je sais qui c'est !
- Bien, bien Galou ! Alors, l'enfant de ta mère qui n'est ni ton frère ni ta soeur, qui est-ce ?
- C'est Juppé, Monsieur le Président.
Chirac ouvre des yeux ronds. - Fais tes bagages, Galou... La bonne réponse, c'est Condoleezza Rice .

16:26 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)

Ce n'est plus un gouvernement

A lire ici et

10:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

L'image du jour

medium_dscn5459.jpgPhoto : Maïthé Mercier Pilon

09:52 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 09 mai 2006

Où vont nos nuits perdues

Elles se nichent dans l’ombre. Le goût de l’ombre. Dans l’inconnu, la nuit, dans l’obscur des êtres, dans la « part maudite » que recèlent aussi bien l’amour que la mort, dans l’ordure, les guenilles, la langue incompréhensible, dans la question qui est au cœur de la question, la chine de l’esprit, le noir noir, un mystère attire, aspire, fascine - d’autant plus qu’on le sait irréfragable.
C’est pourtant là qu’on veut aller creuser, bien sûr.
Sans doute pour creuser en soi-même et retraverser ces expériences vécues, entendues, inventées, retrouvées, ce battement de mille vies dont « je » suis la figure provisoire.

Alain Duault, Figures au jardin,
Le Nouveau Recueil n°70, mars-mai 2004, pp. 75-76.

16:29 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

Plumeau

L'homme n'est que poussière, c'est dire l'importance du plumeau

Alexandre Vialatte

15:47 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (6)

lundi, 08 mai 2006

Une bonne idée !

Avec vos factures de téléphone, d'électricité, vous recevez des publicités. Ne les jetez pas ! Joignez-les à votre paiement, laissez-leur le soin de s'en débarrasser ! Vous recevez des courriers pour des prêts, des cartes de crédit, souvent accompagnés d'enveloppes pré-affranchies : "T". Débarrassez-vous de tous ces courriers inutiles en les mettant dans les enveloppes "T" ! Envoyez ainsi la pub du dépanneur local à votre opérateur de téléphonie, le coupon-rabais de pizzas à votre banque, etc. Pensez à vérifier que vos coordonnées ne figurent pas sur les documents envoyés en retour, et amusez-vous bien !

22:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

dimanche, 07 mai 2006

A travers le corps

medium_duomofirenze.jpg

Ce matin le soleil s’est levé pâle à l’Orient. Une journée comme les autres. Avec cette atmosphère du début du printemps, où tout semble ouvert, où les rêves s’envolent comme la brume dans le vent, etiolée par la chaleur. Depuis longtemps je savais qu’un événement incommensurable allait se produire puis, un été chassant l’autre, une fausse langueur s’était installée. A présent je suis étrangement calme. Tout est bien réel. Mais il faut commencer au début…
J’ai vécu longtemps à l’écart du monde. Heureuse atmosphère de l’école, bavardages incessants, rires, rêves, désirs partagés. Un monde à part. Au début j’ai souffert de quitter la chaleur du foyer, puis peu à peu j’ai aimé cet enseignement magique, tous ces récits merveilleux et la musique... La musique est comme la rêverie, la pensée, un supplément d’âme, un univers où se déploie, libre, toute la beauté du monde, où elle passe à travers le corps…
Ici, le temps n’est jamais froid, les étés brûlants mais les murs épais apportent une bienfaisante fraîcheur, ondulations du vélarium sous le vent tiède. Cette terre regorge de fruits délicieux. Ma mère jouait de la harpe avant que je m’endorme, ses mains étaient des mouettes, un battement d’ailes. J’apercevais la mer et la côte en échancrures, les oliviers sur la terre rouge, les grenadiers dessiner des arcs en ciel et les sycomores des taches sombres sur les montagnes à l’horizon. Univers insinuant de couleurs, symphonie des papillons dans l’aube d’été.
J’ai vécu dans cette école à l’abri des turpitudes du monde, étrange et sculpturale paix. J’ai lu les vieux textes, écouté les légendes. Si ce monde est cruel, l’idée m’a à peine effleurée : pas de temps à perdre, j’avais mieux à faire...
Sur cette mer, tout près, à nulle autre pareille, les nuits de lune, il m’arrivait de glisser sur une barque et rêver, aux étoiles. Flotter sur l’onde comme un nénuphar. Je me sentais vide, mon corps et mon âme étaient un seul désir. Tous les rêves me remplissaient, m’envahissaient. J’étais le monde. Un jour il s’ouvrirait.
Avais-je quelque chose en plus ? Souvent il me semblait comprendre, accepter ce que d’autres refusent, trouver une harmonie là où tout n’est que désordre, lâcheté, fatuité, jalousie… Un sourire ondoyant se formait sur mon visage et le tumulte s’apaisait…
Etions-nous des fées, des sorcières ? Personne ne prononçait ces mots. Années  heureuses, d’apprentissage aussi. Divination, arrêt du temps, introspection, voyages dans les étoiles. Le grand tout.
Un jour j’ai quitté l’école. Mes pouvoirs réels devaient rester pour le moment cachés. J’allais être mariée, c’est la coutume, pas question d’y déroger. Je craignais le pire, et au contraire cette aventure m’a confirmé ma bonne étoile. J’ai rencontré mon futur mari, sa simplicité m’a touchée, son humilité. Je n’ai pas eu peur. Je lui ai parlé de mon désir. Il ne s’y est pas opposé.
Je savais que tout ne serait pas si facile, je traverserais aussi la douleur, la souffrance, c’était écrit. Et un matin, l’ange est arrivé, dans un déploiement de lumière. Je jouais de la musique et le reste de ma vie est devenu musique. Musique et clarté. Je tenais entre les mains le monde entier. Il avait suffit d’une parole…

18:46 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 06 mai 2006

Ou plutôt ce double unique de ville

medium_el_puente_de_rialto_-_canaletto_1725.jpg"A Venise, les chants du Tasse n’ont plus d’échos et le gondolier rame silencieux ; ses palais tombent en ruine sur le rivage, et il est rare que la musique s’y fasse entendre. A Venise ces temps ne sont plus ; mais la beauté y est toujours ; les empires s’écroulent, les arts s’éteignent, mais la nature ne meurt pas : elle n’a pas oublié que Venise autrefois lui fut chère, qu’elle était le banquet de l’univers, le bal masqué de l’Italie. » Lorsque lord Byron écrit ce « chant » plein de tristesse au début du XIXe siècle, la chute de Venise est encore toute fraîche. La Sérénissime est tombée sous les coups de boutoir d’un général français, Bonaparte, en 1797, avant de passer sous le joug autrichien - elle ne retrouvera sa liberté qu’en 1866.

 

La République déchue est devenu ville pétrifiée. Le poète anglais ne peut que constater sa mort clinique, mais il pressent que la nature ne l’a pas complètement abandonnée, que sa beauté ne peut disparaître, que sa force d’attraction reste intacte. Dans son « Dictionnaire amoureux de Venise », Philippe Sollers évoque ce paradoxe d’une cité « vestige » revenant peu à peu à la vie : « (...) à mesure que Venise revenait, le doute commençait : et si cette ville, ou plutôt ce double unique de ville, n’était pas au passé mais au futur ? Si notre présent s’y éclairait comme le passé d’une façon aussi inattendue qu’inquiétante... »

Canaletto, Le pont Rialto, 1725

Texte pris sur l'excellent site de Viktor Kirtov

12:42 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)

Clin d'oeil

Freud est né le 6 mai 1856. Je repense souvent à cette anecdote citée par Philippe Sollers dans un de ses livres. Le jeune Freud assiste à la Salpêtrière aux cours de Charcot ; celui-ci lui glisse à l'oreille : "chez les hystériques, c'est toujours la chose sexuelle qui est en jeu". Réflexion de Freud : Oui mais alors, pourquoi n'avoir rien dit !

vendredi, 05 mai 2006

Savoir-vivre

Hôte des phénomènes inexprimés

Champ des trouvailles qui prolifèrent
Théâtre des féeries et des enchantements
Maître des chœurs et des danses
Si jamais tu sors, garde le silence.
Adopte l'attitude flegmatique
De celui que les moissons indiffèrent.
Telle est la politesse des poètes.

Edith Buisson

Site à voir ici

14:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Mauvais temps (aussi) pour le livre

Depuis que Le Matricule existe (1992), nous n’avons jamais assisté à un désastre aussi considérable : librairies en cessation de paiement, éditeurs obligés de geler leur production, budget des bibliothèques mis à mal, durée de vie des livres plus courte que celle des yaourts : c’est plus qu’une sinistrose qui s’est emparée du monde du livre.

A lire ici sur le site du Matricule

14:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6)

Plus que quelques jours avant Pâques

 Pâques de August Strindberg

-  C'est vrai, les journées rallongent et les ombres diminuent
-   Nous allons vers la lumière. Elis, crois-moi


Dans une mise en scène de Béla Czuppon et une nouvelle traduction de Terje Sinding
Avec Cyril Amiot, Gérard Bayle, Hélène de Bissy, Marc Pastor, Alice Régnault, Anne-Eve Seignalet
Au théâtre Jacques Coeur de Lattes, avenue Léonard de Vinci, Port Ariane
Du 11 au 13 mai, jeudi à 19 H, vendredi et samedi à 20 H 30
Réservations : 04 99 52 95 00
Tarifs : 14, 9 et 6 €

jeudi, 04 mai 2006

Il y a des milliers de mots qui attendent encore de se rencontrer !

 « Un jour, sur un marché, un vendeur de quatre saisons m'a donné la plus éclairante des définitions de la poésie : lorsqu'un mot en rencontre un autre pour la première fois. Or il y a des milliers de mots qui attendent encore de se rencontrer ! »

Jacques Lacarrière

Interview à lire ici

12:25 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3)

La face des étoiles

Nous te saluons
Gentil Rousseau tu nous entends
Delaunay sa femme Monsieur Queval et moi
Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel
Nous t'apporterons des pinceaux des couleurs et des toiles
Afin que tes loisirs sacrés dans la lumière réelle
Tu les consacres à peindre comme tu tiras mon portrait
La face des étoiles

Guillaume Apollinaire

(Epitaphe au Douanier Rousseau)

Voir ce site

09:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)