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vendredi, 30 juin 2006

On y va doucement

L’introduction de la femme à l’Académie, c’est comme l’ours dans les Pyrénées. On y va doucement. Musulmane de surcroît. Comme le dit PJR. A-t-on pensé lui mettre un collier GPS, comme Balou la Slovène, au cas où elle voudrait nous fausser compagnie ?

La minute de méchanceté nécessaire, avec le blog de Didier Jacob

13:55 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : académie, méchanceté

L'un des plus beaux quotidiens écrits et visuels du monde

Je quitte Libération, parce que c'est la dernière chose que je peux faire pour que vivent cette entreprise et cette équipe qui, au fil des années, auront créé et édité l'un des plus beaux quotidiens écrits et visuels du monde, certains jours le plus beau de tous.

L'adieu de Serge July, à lire ici

09:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, médias

jeudi, 29 juin 2006

Le mystère des cathédrales

Au fur et à mesure, Jean-Jacques Nuel met en ligne les textes parus dans la revue "Casse" sur un blog qu'il a créé ; Vous pouvez y lire (entre autres) une des mes premières nouvelles : Le mystère des cathédrales, ici.

10:35 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouvelle, fiction

Sacré journal !

Un appel pour Libération !

Du général au particulier

"Cézanne dira, là-dessus, quelque chose de lumineux : les mauvais peintres voient l'arbre, le visage, le chien, mais pas cet arbre, ce visage, ce chien. Ils ne voient rien. Les lois passent parfois plus rapidement que les phénomènes. Cet arbre n'est pas "un arbre". C'est celui-là. En ce moment."

Philippe Sollers, Le cavalier du Louvre.

 

mercredi, 28 juin 2006

Maniérisme

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17:27 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sport, maniérisme

Vous pouvez vivre en sécurité avec l’ours noir

medium_01a_004d_2.jpgHabituellement, l’ours noir craint la présence des humains. Lorsqu’il les détecte par des bruits et des odeurs, il s’enfonce dans la forêt. Les attaques envers les humains sont rares et un faible pourcentage d’entre elles résulte en des blessures graves. 
 

Vous pouvez vivre en sécurité avec l’ours noir, en autant que vous adoptiez des comportements responsables. L’ours ne doit pas croire que la nourriture provenant de l’activité humaine est de la nourriture facile à obtenir. Si cela devient le cas, l’ours perd sa peur des humains et devient un animal à craindre.

16:03 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : humour, ours noir

Impossible d'entrevoir le terme du voyage

Nous enfilions la grande route du sentiment, et la reprenions de si haut, qu'il était impossible d'entrevoir le terme du voyage.

Vivant Denon, Point de lendemain, 1812

mardi, 27 juin 2006

Bravo au Monde, le meilleur titre instantané

Les bleus, les pires aînés de l'Espagne

23:55 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (8)

Naître dans le vin français

Naître dans le vin français est toute une histoire ; une expérience de fond qui fortifie, dégrise. La raison, et une certaine vérité d'en deçà des choses, rôdent par là. Peu de délire, l'oeil ouvert, l'oreille rapide, le pied vite levé, la main exacte. Enfant, on n'a même pas à lire Rabelais, il se vit et se parle autour de vous, on l'entend, on le constate. "De vin devin on devient."

Philippe Sollers, Le cavalier du Louvre, Vivant Denon

15:28 Publié dans alcool | Lien permanent | Commentaires (0)

Ainsi va la presse dans notre beau pays...

Comment sera-ce, le café du jeudi matin sans l'édito de Genestar ? Personne ne peut seulement l'imaginer, tant son apport conceptuel était essentiel à notre intelligence du monde...

A lire ici

13:06 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 26 juin 2006

Carnets nomades, de Bona Mangangu

medium_229600833Xr.jpgIl y a une grande liberté dans ce livre. Bona Mangangu, peintre et écrivain, revient à Kinshasa, la ville de son enfance. Et on plonge avec lui, emporté dans ce creuset, de vie, de misère, de sensualité et de violence. Il ne nous épargne rien, n'esquive rien, décrit, explique, montre, et du coup on entre dans ce monde par les sens et le sens aussi. Et le livre est comme cette ville, multiforme, bondissant, "gorgeous" comme diraient les anglais : Car il y a un fond religieux puissant ici. Le vin du désir coule dans ses veines. L'encre de la nuit ardoise s'épaissit et la ville s'y vautre fiévreusement. Ou encore : Le ciel de cette ville est bas. Il est sur les pistes d'ocre blonde et de latérite, sur les trottoirs, dans les nombreux bars et buvettes, sur les déhanchements des filles de petite vertu, dans les fumées des viandes boucanées sur les étals posés à même le sol, qui cuisent à la braise dans les rues commerçantes au milieu des mouches et des miasmes fétides, dont les relents empestent les maisons des quartiers vétustes et attirent les quelques rares chats et chients errants qui rôdent autour, avant d'être transformés en viande des jours sans nourriture. Ce ciel est omniprésent, à hauteur d'homme. Cette ville pour Bona, c'est son enfance, c'est lui, et il revisite tout en même temps, ses échecs, ses peurs, ses espoirs. On ressort un peu vidé de ce livre, vidé mais apaisé, avec l'impression pour quelqu'un comme moi qui en a une vision assez lointaine de mieux avoir compris l'Afrique, de mieux l'aimer, de mieux la comprendre. Sans jamais donner de leçon, en racontant, en égrénant les souvenirs, on pénètre dans cet univers baroque et déconcertant de Kinshasa, qui est un peu le nôtre finalement. La vie ici, malgré les souffrances insoutenables, est une oeuvre d'art.

Editions l'Harmattan, collection encres noires.

Bona  Mangangu a aussi un blog, et un site pour découvrir ses peintures.

20:24 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, Afrique

Connaissez-vous Les granges ?

Nichée au milieu des champs dans une ancienne ferme du Gers, la galerie les Granges existe depuis août 2002, créée à l'instigation d'un collectionneur mettant au défi de transformer une partie de l'année l'atelier en un espace d'art contemporain.
La vocation de la galerie a été immédiatement de fonder un lieu d'expérimentation réelle et de présentation d'oeuvres rares, dans un esprit de fête urgente, comme avant un départ pour un voyage imprévu.
Ni juges ni prophètes et parce qu'il n'est pas question de créer ou de démontrer un art qui serait l'art - définitif -, la communauté d'artistes qui s'est peu à peu regroupée à partir des expositions est avant tout inspirée par la nécessité de créer.

Voir le site ici ou le site du peintre Bertrand Joliet

09:05 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (5)

dimanche, 25 juin 2006

La force du faible

Il faut de l’humilité pour tenir un journal, autant au moins que pour écrire un roman. Ce sont des domaines où, comme en amour, en art ou en piété, il est préférable de ne pas chercher à exposer ni imposer sa supériorité – ou du moins l’intime conviction qu’on a, ou plus sûrement qu’on voudrait bien avoir, de sa grandeur.
Or nous, écrivains français contemporains, avons tendance à nous comporter comme Goebbels qui, pour séduire Leni Riefenstahl qui préférait les beaux garçons, en parfait goujat lui offrait, au lieu de quelque bouquet, un médaillon orné de son propre portrait de propagandiste en chef.
Il y a erreur sur le péché de nombrilisme que bien des curés reprochent à la littérature française d’aujourd’hui. L’autofiction, l’autoportrait, l’auto-analyse ne sont pas des fautes. Bien des très grands ont pratiqué ces genres avant nous, et avant même qu’on leur ait donné un nom. Quelqu’il soit, le genre en art n’est jamais une faute. La seule faute pour un artiste est de ne pas atteindre à l’art. Et la seule faute pour une culture est de ne produire aucun artiste supérieur.
Si la littérature française est pourtant bel et bien affligée de nombrilisme, c’est moins à cause de la tendance que nous avons à nous lamenter au vu et revu de ce petit bout de chair coupée qui témoigne de la perte irrémédiable de notre paradis intime, qu’en vertu de l’effet puéril autant que compensatoire que nous recherchons dans la démonstration de l’extraordinaire singularité de notre personne.
Pour le dire plus vite, l’effet « m’as-tu-vu » auquel tout enfant de deux ou trois ans a recours lorsque, dans un monde où il se sait trop petit, il lui parait vital d’attirer l’attention et de rappeler son importance, par toute sorte de singeries ou caprices, aux adultes distraits.
Pour le dire plus précisément, notre faute est de ne savoir écrire sans adopter une posture. De ne savoir chercher notre force qu’en faisant usage de la force, alors que c’est dans la faiblesse reconnue que se trouve toute force transcendante. Kafka a la force du faible, Shakespeare ou Dostoïevski ou Faulkner aussi, qui se retirent d’eux-mêmes pour faire don de toute leur humanité à leurs personnages, Montaigne aussi qui s’autopsie comme on s’offre en précis et tendre holocauste, ou encore Céline ou Sade qui se livrent à la haine et à l’abîme en bourreaux expiatoires de l’infinie mauvaiseté humaine… Ceux-là comme tous les grands poètes sont des humbles, dussent-ils afficher l’orgueil démesuré d’un Nietzsche, qui ne nous parlerait pas s’il n’était en réalité la marque d’une extrême compassion, celle, en définitive, d’un « Crucifié », ainsi qu’en l’ultime moment il (se) signa.
Ayant fait le chemin jusqu’au tombeau de soi-même, ce n’est pas seulement du chemin et du tombeau que l’on pourra témoigner, c’est aussi de la résurrection. La vie d’un artiste est faite de mille morts et de mille résurrections, mais il ne saurait atteindre la vie éternelle s’il ne savait se laisser piétiner, y compris et d’abord par lui-même. (Où il ne faut évidemment voir aucun masochisme, mais au contraire la joie et l’orgueil « transhumains » de l’Ubermensch nietzschéen, ou du trasumanar du voyageur dantesque).
Alina Reyes (Journal, 31 janvier 2005)

Ce texte est lisible dans l'atelier d'Alina, sur son site

vendredi, 23 juin 2006

Viva !

medium_Nicolas-de-Sta-l-Football-Players-1952-15536.jpgNicolas de Staël, footballeurs, 1952

(en observant bien, on reconnaît Pierre Autin-Grenier, le redoutable pronostiqueur, en bas à gauche)

19:52 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3)

Togo pour être vrai

«Si tu manges le fruit d'un grand arbre, n'oublie jamais de remercier le vent !» :  phrase tirée de la tradition orale bambara au Mali citée par Claude Le Roy qui a souvent entraîné des équipes africaines, à lire ici

14:18 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (5)

La dispersion

Il arrivait au capitaine Andrew Joao Von Caltanissetta d'être fort soucieux, et pour tout dire, bien embêté. En effet, à chaque nouvel abordage, l'homme y laissait une part de lui-même. Jour après jour, il semait de bouts de son corps aux quatre coins du globe.

Nouvelle de Gilles Bailly à lire en entier ici sur son blog

11:25 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (2)

Les déboulonneurs

Le dernier vendredi de chaque mois, les Déboulonneurs barbouillent panneaux et affiches dont ils ne supportent plus l'omniprésence dans leur environnement.

A lire ici

11:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 22 juin 2006

Le monde en ligne

Son imprimerie étant en grève, Le Monde exeptionnellement est en totalité en ligne gratuitement aujourd'hui, ici

09:15 Publié dans Info | Lien permanent | Commentaires (3)

mercredi, 21 juin 2006

La coupe est pleine ?

Plusieurs solutions sont envisagées pour éviter une nouvelle humiliation à l'équipe de France (à lire sur Désinformations.com) :

  • La légion étrangère prête à sauter sur Lomé,
  • Une évolution intéressante des règles du jeu : en rapportant le nombre de joueurs au PIB national, la France pourrait aligner 220 joueurs contre 11 togolais...

Face à un tel enjeu et c'est bien, l'imagination revient au pouvoir !

Comme il est dit sur Langue sauce piquante, courage pour les autres, plus que trois semaines en ballon !

13:42 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)