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mercredi, 14 février 2007

Marseille, cette nuit...

medium_2007_MARSEILLE_3_.JPGmedium_2007_MARSEILLE_12_.JPGmedium_2007_MARSEILLE_10_.JPGQuartier de la Plaine, février 2007 ; Photos : Gildas Pasquet

mardi, 13 février 2007

Allons, il faut y aller plus fort !

A lire ici, Philippe Sollers à propos des Passions de Francis Bacon

10:54 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, Bacon, Sollers

lundi, 12 février 2007

Carnets indiens, avec Nina Houzel (27)

medium_DSCN4903.JPGLe désert lave tout dans le vent

J.M.G. Le Clézio

Photo : Nina Houzel (Rajasthan, désert du Thar)

Carnets indiens, avec Nina Houzel (26)

medium_DSCN4880.JPGLe monde abonde en alphabets hors d'usage, dont le code est perdu.

Roger Caillois

Photo : Nina Houzel (Rajasthan, désert du Thar)

dimanche, 11 février 2007

De toutes les couleurs

medium_FRAISE_ET_GATEAUX.JPG« Le génie de Carmen de Bizet consiste avant tout à avoir su exprimer mieux que jamais (mis à part peut-être Mozart, dans Cosi fan tutte), le divorce entre ce que dit un livret et ce qu’en « pense » la musique dont on croit qu’elle l’accompagne mais qui en réalité le nargue. Joie musicale contre les tristesses de la vie ; et c’est, en fin de compte, la musique qui gagne. Et avec elle l’amour de la vie, qui revient de loin, et après en avoir vu, si je puis dire, de toutes les couleurs. » : Clément Rosset.

Photo : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com

samedi, 10 février 2007

Joie et humilité

medium_Montpellier_Juillet_2004_81_.JPG"Aussi est-ce bien la définition même de la joie que ce balbutiement, qui implique la reconnaissance de l'impuissance à penser ce qu'on éprouve et le renoncement à toute forme de maîtrise intellectuelle de l'existence. En ce sens, une des vertus constitutives de la joie paraît être l'humilité. Humilité qui ne signifie pas le renoncement à quelque éclat que ce soit, mais seulement l'acceptation de l'artifice : l'aveu que le plus brillant éclat ne peut appartenir qu'à l'ordre du temps et des faits, c'est-à-dire, dans le meilleur des cas, à un présent un peu prolongé. Cette humilité manqua, on le sait, à Pascal (d'où l'issue religieuse); mais ne manqua pas à certains philosophes très proches de Pascal, Lucrèce et Nietzsche par exemple. Car il faut ici distinguer entre la formule morale et religieuse ("Soyez d'abord humbles, et, vous verrez, le bonheur suit"), et la formule jubilatoire ("Soyez d'abord heureux, et vous serez nécessairement humbles"). La deuxième formule est plus sûre que la première : car la joie garantit l'humilité (Nietzsche), tandis que l'humilité ne garantit pas la joie (Pascal)."
Clément Rosset, L'anti-nature
Photo : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com 

vendredi, 09 février 2007

Incertitudes ?

medium_Montpellier_Millenaire_2004.JPG"On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter."
Emmanuel Kant !
Photo : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com

12:50 Publié dans Philo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philosophie, incertitude, Kant

Un inédit de Jean-Jacques Marimbert (3)

medium_EMPREINTES_DE_SOUS_FRANCE._3_.JPGTel un automate déglingué, je me suis mis à ranger mes petites affaires dans la petite armoire près de la petite salle d’eau, épinglant ici et là des regards anxieux, sur les murs coquille d’œuf, la feuille de soins accrochée au pied de mon lit, mon nom au feutre noir, le carrelage impeccable de la douche, la bonde en plein milieu, le pistolet coincé derrière la cuvette des WC, le lavabo rond, le distributeur de serviettes en papier barré d’un “réservé au personnel”.

De temps en temps, un appel, une plainte, un cri en provenance d’une chambre voisine, suivis du clic-clac nerveux des Scholl de l’infirmière, me tordaient les boyaux. J’ai fini par me laisser tomber sur le bord du lit, exténué de n’avoir qu’à patienter, projeté dans une sorte de vide où mon ego ne gesticulait même plus. Je me suis surpris à sourire en pensant que, au sens littéral, j’étais le nombril du monde, d’un monde mou et sans contour.

Soudain, Manuel Portalès s’est tourné dans ce que je croyais être son sommeil. La lumière tamisée par le volet entrouvert découpait un profil d’oiseau rejeté en arrière sur l’oreiller. Un visage tout en os.

Une fois ingurgitée la prémédication, je me suis mis au lit avec le sentiment de m’allonger pour toujours. La veilleuse de porte a transformé ma nuit en un long tunnel onirique bleuté. Au réveil, la bouche en manque de café, de pain beurré, de miel, je me suis mollement précipité sous la douche histoire de me donner une contenance. C’est tout juste si j’osais déglutir. En réalité, je n’avais rien ni à avaler ni à cracher. J’étais au plus près de mon squelette, accroché au branchage osseux comme chemise au fil, séchant dans le vent du désert. Je ne sais pourquoi l’image des bergers du sahel m’est apparue alors que j’attrapais ma serviette, leur maigre silhouette flottant à contre-jour dans un pagne vaguement noué, dominant le troupeau épars sur une terre ocre et galeuse, leur fière silhouette bravant le soleil et la chaleur, la soif, la lumière. Pour ma part, je n’étais pas fier, pas fier du tout.

Le brancardier m’ayant aidé à me hisser sur son outil de travail, je me souviens d’avoir traversé le service à l’horizontale, passé des sas interdits au commun des mortels et d’être parvenu au bloc si bien nommé. Là j’aurais aimé être escargot, hérisson, huître ou palourde, qui ont l’intelligence de rentrer en eux-mêmes à l’approche du danger, mais je n’ai su faire que l’autruche. Un masque portant lunettes d’écaille et calotté de vert m’a murmuré que tout allait bien se passer, les yeux rivés sur la veine de mon bras qu’il tâtait avec un soupçon d’érotisme. Je n’ai pas eu le temps de lui répondre que l’idée du “tout”, à elle seule, me donnait le vertige. Dans le hall immense et vide de mon crâne résonnait déjà la voix du chirurgien racontant le dernier épisode de Six feet under avec un cheveu sur la langue.

Jean-Jacques Marimbert

Photo : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com 

jeudi, 08 février 2007

Un inédit de Jean-Jacques Marimbert (2)

À mon arrivée, il n’a pas dit un mot. Cela me convenait parfaitement. Entre la froide lumière du chevet, et la brochette de prises pour l’oxygène, l’aspiration, la sonnette, les branchements électriques, je n’étais pas à prendre avec des pincettes.

De l’infirmerie et de l’office provenait une rhapsodie de bruits métalliques. J’arrivais pile au moment où les malades en avaient fini avec la corvée alimentaire et la distribution des médicaments. Je me répétais en vain que j’étais là pour une bricole — sans y croire, l’ombilic m’ayant toujours posé un problème, passons. La seule présence de cet arsenal chromé au-dessus de mon lit faisait grouiller dans la marmelade de mon esprit une flopée de tuyaux et de câbles, de sondes et de canules serpentant vers les cinq orifices de mon pauvre corps, ou plutôt non, vers moi, tout simplement, un moi reclus dans le sixième, borgne celui-là, normalement.

Je n’arrivais pas à jouer les stoïciens et me distinguer de ce qui n’aurait dû être qu’un accident matériel étranger à ma vie intérieure. Je recevais en pleine tête le parfum mourant du potage de légumes mâtiné de relents d’alcool et de désinfectants divers, subtil mélange qui m’agressait depuis l’ascenceur, dans le couloir et jusqu’à la chambre, me retournait le cœur, lequel, au demeurant, gigotait lamentablement dans mon estomac presque vide et qui allait le rester un bout de temps. De toute façon, pas une goutte d’eau après minuit, rien, m’avait asséné l’endormeur à la consultation pré-opératoire.

J’ai pénétré dans la chambre les jambes 100% coton et j’ai vu, derrière un paravent à moitié replié, un deuxième lit près de la fenêtre, où quelqu’un, enfoui dans les draps, dormait ou faisait semblant ou était raide mort depuis des lustres. J’ai fait un effort surhumain pour ne pas jurer, par respect, ou plus égoïstement pour avoir la paix. J’avais demandé une chambre à un lit.

En réalité, je l’ai su plus tard, non seulement Manuel Portalès ne dormait pas, mais il savait très bien ce que je faisais, ce que j’éprouvais, par ma respiration, mon piétinement devant le lit fraîchement refait, le déclic des fermoirs de la valise qu’à plusieurs reprises je n’ai pu déclencher. De mon côté, n’ayant aucune envie de partager quoi que ce soit, en paroles ou en mimiques de compassion, je l’ai ignoré. Enfin, presque, en creux. Comment ignorer une présence qui amputait d’emblée la mienne ?

Jean-Jacques Marimbert

Début du texte à lire ici

mercredi, 07 février 2007

Après la «slow food», le «slow reading»

L'Américaine Francine Prose et l'Anglais John Sutherland, universitaire et accessoirement président du Booker Prize, prônent la lecture lente dans Reading Like a Writer et How to Read a Novel: a User's Guide. Alors que les rythmes de production éditoriale nous inciteraient plutôt à dévorer les livres, ils nous invitent à savourer la lecture comme l'on peut savourer un bon vin. Ces deux livres connaîtraient un succès retentissant outre-Atlantique, à tel point que l'historien Carlo Ginzburg (Université de Californie) présente son séminaire comme un modèle de «slow reading». Un blog italien («letturalenta») vient d'emboîter le pas.

Source : Lire

Les beaux yeux de Marjane

medium_200702_PARIS_11_.JPGPhoto : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com: + inconnu...

mardi, 06 février 2007

Les Instruments humains

(Pris sur le blog de C.C.

Lierres ? étoiles imparfaites ? cœurs obliques ?
Où conduisaient-ils, quels messages
ébauchaient-ils, légers ?
Pas si banals ces signes,
Et ne fût-ce qu’un trottinement de poules
— si chantait clair l’invite
d’une bave céleste dans le faible jour.
Mais il pleuvait déjà sur la neige,
dure redevenait la chère énigme.
Pour une trace confortable et sûre
je déviais, je trahissais une fois encore.

 

(Vittorio Sereni ; Les Instruments humains, Verdier, 1991)

Carnets indiens, avec Nina Houzel (25)

medium_COORG_5_023.jpgUn pays frémissant de bruits d'ailes
et de galopades furtives,
prodigue de tentations vivantes..."

Maurice Genevoix

Photo : Nina Houzel

samedi, 03 février 2007

Une p'tite pause...

medium_BOUZIGUES_AND_CO_019.jpgA très bientôt...

Photo : Ray

A voir ici, à propos des OGM

07:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : photo, Raymond Alcovère

vendredi, 02 février 2007

"On va aller en Europe !"...

Nous remarquions d’un coup d’œil que l’Espagne lorgnait le Maroc vers la ville de Tanger ; la France arborait son nez pointu vers l’Océan Atlantique, elle suffoquait à cause de cette Angleterre presque assise sur sa tête ; l’Italie était une étroite chaussure « talon-aiguille » de nos filles de joie du quartier Rex ; la Norvège, la Suède et la Finlande dessinaient une scolopendre recroquevillée que chatouillait le Danemark ; l’Allemagne et la Pologne épiaient la mer baltique tandis que la Grèce, confinée entre la mer Égée et la mer ionienne, ne perdait pas de vue la méditerranée. Et sur cette carte toujours, la Russie se taillait la part du lion. Plusieurs noms de villes européennes allaient revenir pendant le cours d’histoire de Madame Paraiso, noms qui allaient être gravés dans nos mémoires : Berlin, Helsinki, Dantzig, Varsovie, Nuremberg, Sarajevo, Vienne etc.

A lire en entier ici, sur le blog d'Alain Mabankou

Carnets indiens, avec Nina Houzel (24)

medium_P8250359.jpgIl y a de l'électricité partout, cela est sûr. Des courants qui traversent les quantités de fils, de résistances, et des étincelles, beaucoup d'étincelles. Quand un homme regarde une femme, cela fait une étincelle. Quand une auto croise une autre auto, au hasard sur la grand-route, il y a une étincelle qui éclate. Quand une graine germe, il y a un drôle de craquement électrique, et quand un caillou reçoit le premier rayon du soleil, à 6 heures 05, c'est aussi important qu'une flamme, qu'un mot, qu'une pensée. L'électricité vibre tout le temps dans le sol, et c'est pour cela que les gens sautillent et dansent. Cela fait une musique continuelle, comme le chant des criquets ou le vrombissement des abeilles, et ceux qui connaissent cette musique savent qu'ils ne seront jamais seuls.

Le Clézio. L'inconnu sur la terre

Photo : Nina Houzel

jeudi, 01 février 2007

Une symphonie colorée

medium_Numeriser0053.3.jpgmedium_Numeriser0023.3.jpgmedium_baiser_des_arbres_a_la_terre.2.jpgPeintures de Lambert Savigneux