mardi, 23 août 2016
Langage
« Nous sommes vraiment les animaux lourds et laboureurs de notre langage qui nous possède d'une façon beaucoup plus fine, beaucoup plus virevoltante, beaucoup plus explosive que nous nous permettons de le penser ».
Philippe Sollers
05:43 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : langage, philippe sollers
jeudi, 11 août 2016
Édouard Manet

17:26 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edouard manet
dimanche, 07 août 2016
Sur le bateau vers Naples, par Pozzuoli, Gaète, Cumes
Sur le bateau vers Naples, par Pozzuoli, Gaète, Cumes, traversée de l’antiquité... La route tournoie et s’enroule comme un serpent, avant de se lover dans le chaudron. Voitures, bruits, odeurs, fournaise, pantomimes, vitesse. Jamais je n’ai senti une telle envie de vivre dans les regards, les gestes des gens, cette passion, l’insouciance. La saison du San Carlo n’est pas commencée. La Galleria Umberto I, voûte tournante, en forme de croix, monde à l’intérieur du monde. Pâtisserie Scaturchio, face à San Domenico, délires sucrés, florilège de saveurs, meringues neigeuses, icebergs de sucre, mûres pulpeuses et boursouflées, fraises fondantes acidulées, pistaches croquantes, abricots blonds veloutés, melons confits, fines lamelles d’amandes, fleurs d’oranger aux saveurs aériennes, marrons glacés...
Spaccanapoli. Merveilles du baroque, les escaliers de San Felice, le bien nommé. À l’image de la ville, vastes, ronds comme des coquilles, tournoyants, espace perdu mais peu importe, beauté, rondeurs, plaisir... Les églises ressemblent à des bonbonnières, des biscuits, écrins parfumés, bariolés, lardés de marbre, de stucs, blancs, écrus, roses, verts, pendeloques, niches, tableaux, gris-gris, tout est fait pour que l’esprit chavire, se perde. Ici les plus belles choses sont cachées, les napolitains préfèrent les garder pour eux. Souvent rien ne signale l’entrée d’une cour superbe, d’un escalier virevoltant, d’une église étincelante. Sans doute un des secrets du bonheur, vivre caché...
Raymond Alcovère, extrait de Fugue baroque, éditions n&b, 1998
Photo : Josef Koudelka, Naples, 1979
21:18 Publié dans Fugue baroque | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : josef koudelka, fugue baroque
vendredi, 05 août 2016
Écrire, c’est disparaître
Écrire, c’est disparaître. Personne — à moins de remonter jusqu’au prophète Élie ou jusqu’à Empédocle — n’a disparu comme Isidore Ducasse. Mort inconnu à vingt-quatre ans, sa brève existence est un impérieux défi à la finitude ; il n’en surnage, seules traces avec l’embarras universel, que deux livres aussi étranges qu’apparemment incompatibles : les Chants de Maldoror et Poésies. [...]
François Meyronnis
20:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 04 août 2016
M...
"La vie est un mouvement inégal, irrégulier et multiforme."
Montaigne
20:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ne réveillons pas les habitants du ciel
Temple du Sommet, la nuit :
Lever la main et caresser les étoiles.
Mais chut ! baissons la voix :
Ne réveillons pas les habitants du ciel.
Li Po
Photo de Andrei Apostol
20:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 03 août 2016
De grands arbres Cézanne
Puis, après Marseille, j'ai essayé de faire du stop à travers la Provence, près d'Aix, où Cézanne a peint, ai fini par marcher pendant 30 kilomètres, mais ça valait le coup... me suis assis sur la pente des collines et j'ai fait des esquisses au crayon du pays de Cézanne, toits rouges rouille poussiéreux, collines bleues, pierres blanches, champs verts, n'a pas changé pendant toutes ces années... des fermes mauves et beiges dans de paisibles vallées fertiles de fermiers, rustiques, avec tuiles des toits d'un rose poudré délavé, une douceur verdâtre et grise, les voix de filles, des meules de foin grises, un jardin crayeux fertilisé de crottin de cheval, un cerisier blanc en fleurs (avril), un coq chantant doucement au milieu du jour, de grands arbres Cézanne dans le fond... etc.
Jack Kerouac, lettre à Ed White, 28 avril 1957
20:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 28 juillet 2016
...

20:58 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 27 juillet 2016
Zen
Le Zen est un nuage qui flotte dans le ciel
Photo : Elise Mesner
19:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elise mesner, zen
lundi, 25 juillet 2016
Frère de lait de toutes les vagues de l'eau
« Quoique je sois né sur la terre, j'ai été nourri par les mamelles des mers, et malgré le sein maternel des vallées et des collines, je suis le frère de lait de toutes les vagues de l'eau ».
Herman Melville
21:24 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : herman melville
dimanche, 24 juillet 2016
Une horloge où toutes les heures sont égales
« La désorientation est constante, ponctuelle, courbée, systématique, mais n’engendre aucun désordre, au contraire. L’espace est simplement doublé et organisé en reflet, comme un échiquier. Les canaux, les piquets, les ruelles, les quais, les bateaux, les places, les ponts, les puits, le dallage même, orchestrent cette mise en scène géométrique. Le temps, lui, ne peut être, à chaque instant, que vertical, étagé, feuilleté, poudroyant, ouvert. Venise est un entrelacement de chemins qui ne mènent nulle part et qui se suffisent à eux-mêmes ; une horloge où toutes les heures sont égales » : Philippe Sollers, Eloge de l’infini
Photo de Michael Kena
02:56 Publié dans Grands textes, Venise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : venise, philippe sollers
vendredi, 22 juillet 2016
Carte drolatique d’Europe 1870 de Paul Hadol

07:02 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 21 juillet 2016
Piero le fou
"Rien de plus apaisant que les fresques de Piero della Francesca. Comme Cézanne, il a poursuivi un chemin solitaire, sans chercher la gloire ni la protection d’hommes influents, préférant l’œuvre aux intrigues du monde. Reste la plénitude, un sentiment d’éternité. Personne n’a imprimé à ses personnages autant de grâce, de sérénité sur les visages, jamais on n’a pu lire une telle absence d’anxiété jusque dans les scènes de violence, de guerre.
Visages proches de ceux de Cézanne d’ailleurs, hiératiques, paisibles. L’acte de voir ne se détermine pas à partir de l’œil mais à partir de l’éclaircie de l’être, cette phrase de Heidegger, Léonore la met en exergue de son livre."
Raymond Alcovère, extrait de "Le Sourire de Cézanne", roman, 2007, n & b éditions
PIERO DELLA FRANCESCA ; LE DECES D'ADAM ; DETAIL
00:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 13 juillet 2016
Image
"Le spectacle est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image."
Guy Debord, 1967
Photo de Miguel Silva
19:36 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guy debord, miguel silva
dimanche, 10 juillet 2016
L'ennemi
"L'alcool est un ennemi, or celui qui recule devant l'ennemi est un lâche ".
Francis Blanche
02:38 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : francis blanche
mercredi, 06 juillet 2016
Et les signes sont
"... Et les signes sont, depuis le lointain des âges, le langage des dieux." Hölderlin
19:12 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hölderlin
samedi, 02 juillet 2016
La raison n’a plus de pouvoir ici
Rûmî : « Une fois parvenu à ce point, arrête-toi et ne te préoccupe de rien. La raison n’a plus de pouvoir ici. Quand elle arrive à l’océan, elle s’arrête, et même le fait de s’arrêter n’existe plus pour elle. »
Photo : Luke Shaldolt
23:58 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rûmî
dimanche, 26 juin 2016
Un peu d'Eire, ça fait Dublin !

10:11 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (1)
Tout
« Pour moi tout est important. Je ne fais pas de différence entre occupations importantes et sans importance. Ce qui en sort est souvent un hasard. Parfois je pars d’une allumette, et ça donne une sculpture monumentale. »
Picasso
Siberian eagle owl by Pavel Labonskiy
04:16 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pablo picasso
vendredi, 24 juin 2016
Titre
“Nous autres, poètes, quand nous avons de la peine, au lieu de la chasser, nous lui cherchons un titre.”
[Frédéric Dard]
00:03 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : frédéric dard


















