vendredi, 27 janvier 2017
Le matin, le soleil raccourcit les distances
" Le matin, le soleil raccourcit les distances, les yeux portent loin et tout près, l’oeil est comme dans l’oeil de sa perle close. On tient le le globe. Et de même que, dans la nuit, le cercle se referme et se met à plat, chaque matin-perle roule dans sa nacre, dans sa cornée, comme un dé. Là-bas, je vais le toucher là-bas, l’horizon, avec la main, avec une main mentale, mais en même temps la fleur, devant moi, cette rose, s’enlève avec un fracas silencieux. Il y a un soir, il y a un matin. Une racine d’obscurité, une autre de clarté. Ilya . Les étoiles filantes sont comme des lys d’or. On est dans l’anticyclone sec, ami des poumons, des contours. La lutte pour l’espace et le temps ne s’arrête pas une seconde.22:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hansol choi
Pourquoi publier, par l’abominable temps qui court ?
"Pourquoi publier, par l’abominable temps qui court ? Est-ce pour gagner de l’argent ? Quelle dérision ! Comme si l’argent était la récompense du travail, et pouvait l’être ! Cela sera quand on aura détruit la spéculation : d’ici là, non. Et puis comment mesurer le travail, comment estimer l’effort ? Reste donc la valeur commerciale de l’œuvre. Il faudrait pour cela supprimer tout intermédiaire entre le producteur et l’acheteur, et quand même cette question en soi est insoluble. Car j’écris (je parle d’un auteur qui se respecte) non pour le lecteur d’aujourd’hui, mais pour tous les lecteurs qui pourront se présenter, tant que la langue vivra. Ma marchandise ne peut donc être consommée maintenant, car elle n’est pas faite exclusivement pour mes contemporains. Mon service reste donc indéfini et, par conséquent, impayable."
Gustave Flaubert, Lettre à George Sand, mercredi 4 décembre 1872
13:08 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gustave flaubert
Encore ?
"Quand je serai poussière, y aura-t-il encore du vent ?"
Eric Dejaeger
03:22 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eric dejaeger
Comment ?
"Exception : Dites qu'elle confirme la règle. Ne vous risquez pas à expliquer comment."
Flaubert
Dictionnaire des idées reçues
03:10 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)
Saut
"L'art, la littérature, contrairement à ce qu'on vous a appris, n'ont jamais été des choses "humaines", et ni le marxisme ni la psychanalyse ne peuvent les ramener à une trame anthropologique - historique, physique, biologique ou pulsionnelle - commune. Ni les "masses", ni l'"inconscient" ne peuvent les contenir. C'est bien le moins que le diable se mette quelque part, à découvert, au service de Dieu. Dans la religion de la science, c'est plutôt le contraire : mais Dieu n'étant pas mort, et la mort étant devenu votre dieu, le moment est venu de se demander pourquoi l'athéisme est, finalement, si peu érotique."
Ph Sollers, Grand beau temps
Photo de Richard Avedon
03:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philippe sollers
dimanche, 22 janvier 2017
Nouvel évangile
Ne nous soumets pas à l'ostentation !
(extrait de Roman de romans, Raymond Alcovère)
04:36 Publié dans Roman de romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman de romans
samedi, 21 janvier 2017
Depuis le temps que je le cherchais celui-là !

20:13 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 19 janvier 2017
Guerre
"Enfant, certains ciels ont affiné mon optique : tous les caractères nuancèrent ma physionomie. Les Phénomènes s'émurent. - A présent l'inflexion éternelle des moments et l'infini des mathématiques me chassent par ce monde où je subis tous les succès civils, respecté de l'enfance étrange et des affections énormes. - Je songe à une guerre, de droit ou de force, de logique bien imprévue.
C'est aussi simple qu'une phrase musicale."
Rimbaud, Guerre, Illuminations
Photo de Gerda Taro
19:16 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rimbaud, gerda taro
Pablo Picasso, Dora Maar

19:13 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pablo picasso, dora maar
lundi, 16 janvier 2017
Trouble
« J’attends de la pensée qu’elle se trouble. Ce qui ne le met pas à l’épreuve n’existe pas. Une pensée qui ne s’expose à rien d’autre qu’à sa petite production d’idées ne vaut pas mieux qu’un container à poubelles. »
Yannick Haenel
Cy Twombly, Sunset, Gaeta, 2009
18:50 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yannick haenel, cy twombly
dimanche, 15 janvier 2017
La littérature est une parole sans origine
« La littérature est une parole sans origine ; peut-être est-elle-même la parole même de l’absence d’origine. Chaque écrivain conjure l’absence d’origine de la littérature en la faisant exister à travers lui – comme si elle naissait. Ainsi se refonde-t-elle à travers chaque écrivain qui se laisse traverser par sa voix. »
Yannick Haenel
Photo de César Blay
17:15 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yannick haenel, césar blay
vendredi, 13 janvier 2017
Fils du soleil
"J'avais en effet, en toute sincérité d'esprit, pris l'engagement de le rendre à son état primitif de fils du soleil, - et nous errions, nourris du vin des cavernes et du biscuit de la route, moi pressé de trouver le lieu et la formule."
Rimbaud
21:59 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rimbaud
Fugace
« Les impressions les plus délicates sont les plus fugitives ; si elles ne sont rendues sur l'instant, elles s'évaporent ou se matérialisent, deviennent banales, absolument comme les expressions de physionomie en passant du tableau du grand maître à la gravure ou à la mosaïque. Or ces sensations rapides et évanouissantes, éclairs de poésie et d'idéal, parfums subtils, traces des anges qui passent dans notre vie, sont justement ce qu'elle a de plus précieux. »
Henri-Frédéric Amiel, Journal intime.
Extrait de Roman de romans
19:53 Publié dans Roman de romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : henri-frédéric amiel
mercredi, 11 janvier 2017
Montagne
À l’origine, les montagnes avaient de grandes ailes. Elles volaient dans le ciel et s’arrêtaient sur la terre, suivant leur plaisir. Alors la terre tremblait et vacillait. Indra coupa les ailes des montagnes. Il fixa les montagnes sur la terre pour la rendre stable. Les ailes devinrent des nuages. Depuis lors, les nuages s’amassent autour des cimes.
Extrait de Roman de romans, Raymond Alcovère
https://www.amazon.fr/dp/1539671143/ref=sr_1_1…
21:57 Publié dans Roman de romans | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 10 janvier 2017
La paresse

20:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : felix valloton
mercredi, 04 janvier 2017
Voir ici un court-métrage réalisé à partir de ma nouvelle : La Lettre
Par des étudiants en 2ème année en DUT MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet) de Nancy
18:53 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la lettre
lundi, 02 janvier 2017
Portes étroites
Je crois que les solutions passent toujours par des portes étroites
Meilleurs vœux 2017
Photo de Michael Kenna

20:36 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : michael kenna
jeudi, 29 décembre 2016
Un article sur "L'aube a un goût de cerise" par Michel Diaz et un entretien avec Progreso Marin
12:08 Publié dans L'Aube a un goût de cerise, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : progreso marin, michel diaz
mardi, 27 décembre 2016
Parole
« Comme c’est le caractère des grands esprits de faire entendre en peu de paroles beaucoup de choses, les petits esprits au contraire ont le don de beaucoup parler, et de ne rien dire. » : La Rochefoucauld. Nietzsche, dans Le Crépuscule des idoles, écrit : « Ce pour quoi nous trouvons des paroles, c’est que nous l’avons dépassé. » Valère Novarina, lui, a eu cette illumination : « La parole appelle, ne nomme pas. Le français le dit : nous ne nommons pas les choses, nous les appelons. »
Extrait de "Roman de romans", Raymond Alcovère, vient de paraître
Photo de Adrian Davis
22:55 Publié dans Roman de romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman de romans
Après un travail, je me sauve
"Après un travail, je me sauve. J’ai peur du mou de l’habitude. Je me veux libre de techniques, d’expériences, maladroit."
Jean Cocteau
Photo Antanas Sutkus, 1959
01:48 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0)



















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