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mercredi, 24 janvier 2007

Carnets indiens, avec Nina Houzel (14)

medium_BIRDS_1_081.jpg"Emigrer, c'est sans nul doute perdre sa langue et son foyer, être défini par les autres, devenir invisible ou, pire, une cible; c'est exprimer de profondes transformations et déchirements spirituels. Mais le migrant n'est pas simplement transformé par son acte : il transforme également son monde. Il est peut-être vrai que le migrant devient un mutant, mais c'est d'une telle hybridation qu'émergera la nouveauté."

Salman Rushdie

Photo : Nina Houzel

(Ca y est Nina a créé son blog : ici)

mardi, 23 janvier 2007

Carnets indiens, avec Nina Houzel (13)

medium_P8250328.jpgMon corps est plus dans mon âme que mon âme n'est dans mon corps

Maître Eckhart

Photo : Nina Houzel

dimanche, 21 janvier 2007

l’Embarquement pour Cythère : un tableau comme une portée musicale

medium_watteau1.jpgCrépuscule grimant les arbres et les faces,
Avec son manteau bleu, sous son masque incertain;
Poussière de baisers autour des bouches lasses...
Le vague devient tendre, et le tout près, lointain.
La mascarade, autre lointain mélancolique,
Fait le geste d'aimer plus faux, triste et charmant.
Caprice de poète - ou prudence d'amant,
L'amour ayant besoin d'être orné savamment
Voici barques, goûters, silences et musique

MARCEL PROUST, "Antoine Watteau", dans "Portraits de peintres" ("Portraits de peintres et de musiciens", Les Plaisirs et les Jours)

« L’ingénuité métaphysicienne de Novalis, la tendresse fiévreuse de Chopin, le sourire parfois tragique de Laforgue, la beauté idéaliste de Mozart, la passion pastorale de Schubert, tout cela est situé dans le pays que Watteau a extrait de la nature, et au fond duquel, avec une émotion indicible, on entend le Murmure de l’Invitation au voyage. » (Camille Mauclair)

Jetée d’étoiles dans le ciel bleu nuit

 medium_BRUXELLES_62_.3.JPGJetée d’étoiles dans le ciel bleu nuit. Il fait presque toujours doux à Montpellier. Soudain il comprend à quel point il aime cette ville. Pas de façon exclusive, mais à cause de son ouverture, de sa légèreté, cette façon de ne pas être vraiment à soi. Rien de pesant, de trop enraciné ici.

 

Raymond Alcovère : "Le sourire de Cézanne", à paraître, mai 2007, n&b éditions.

Photo : Gildas Pasquet

 

 

samedi, 20 janvier 2007

Les tableaux supportent tout

Les tableaux supportent tout. Ils attendent ton retour.

Philippe Sollers, Carnet de nuit, Folio

Comme les autres tu croiras à ce corps recomposé

Comme les autres tu croiras

à ce corps recomposé :

nouvelle perspective,

avenue de l'Europe ouverte

sur le chant infini des astres...

Et ta langue toujours

qui ne saura profaner ses propres tombes...

Bayreuth, Sarajevo, vitrines

illuminées d'amandiers en fleur,

et dans les égouts intraitables

des vérités noires pleines de récidives...

Mais tu croiras - et quelle que soit

l'heure des horloges -

en ces géographies extensibles,

ces princes couronnés de walkman,

ces palais hérissés de migraines...

Nouveaux corps et nouveaux territoires,

cela t'éblouira :

en piste et floqué d'incurables formules,

ce qui de toi effleure l'aile des albatros

tu ne le connaîtras jamais

 

Jean-Luc Aribaud, Prophéties, Le Castor Astral, 2006

 

Carnets indiens, avec Nina Houzel (12)

medium_D.jpgJe ne veux pas que ma maison soit murée de toutes parts, ni mes fenêtres bouchées, mais qu'y circule librement la brise que m'apportent les cultures de tous les pays

Gandhi 

Photo : Nina Houzel

 

vendredi, 19 janvier 2007

Carnets indiens, avec Nina Houzel (11)

medium_PC110653.jpgC'est si calmant de se représenter les choses! Ce qui est affreux c'est ce qu'on ne peut pas imaginer

Marcel Proust

Photo : Nina Houzel

Carnets indiens, avec Nina Houzel (10)

medium_Pondichery_087.jpg"Je crois qu'il faut poser le pied assez légèrement sur terre"

Jacques Chardonne

Photo : Nina Houzel

jeudi, 18 janvier 2007

Etudes littéraires : une mort annoncée ?

A lire ici et à signer une pétition sur le site de la Maison des Ecrivains

Le temps...

Le temps scintille et le songe est savoir

Paul Valéry

L'art...

medium_AVEYRON_2004_9_.JPGL'art met le moi à distance

Paul Celan

Photo : Gildas Pasquet

mercredi, 17 janvier 2007

Aveyron

medium_AVEYRON_2004_10_.jpgPhoto : Gildas Pasquet

14:18 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, photo, Aveyron, Gildas Pasquet

Carnets indiens, avec Nina Houzel (9)

medium_P5272769.jpgCe qui de toi effleure l'aile des albatros

tu ne le connaîtras jamais

Jean-Luc Aribaud

Photo : Nina Houzel

 

Un jour, après quarante cocktails...

Un jour, après quarante cocktails

rouges comme l'enfer,

une voix d'hier coulera dans tes veines :

"Que sont mes amis devenus,

les druides du poème,

les Magellan de la langue ?

Où vivent désormais ceux des peupliers sombres,

ceux des heures illuminées

à chercher la jonquille de la sainteté ?

Y a-t-il toujours à la verticale des bouches

cette nervure du silence,

ce rien pour nous appeler à naître ?"

Mais tu monteras le son, toujours plus,

et des slows en chemise noire

brouilleront tes ondes de pucelle.

 

Jean-Luc Aribaud, extrait de "Prophéties", Le Castor Astral, 2006

mardi, 16 janvier 2007

Le vent est le seul maître du ciel, de la terre et de la mer. Il attise les grandes passions et éteint les petites

medium_IMG_4998_2.jpgFrédérique Azaïs

Carnets indiens, avec Nina Houzel (8)

medium_PC110650.jpgPeindre un tableau, c'est comme jouer au jeu de go. On s'efforce de déposer sur l'échiquier des "points disponibles". Plus il y en a, plus on est sûr de gagner.

Huang Ping-Hung (Chine, Dynastie Ts'ing)

Photo : Nina Houzel

lundi, 15 janvier 2007

J'irai jusqu'au bout du langage...

medium_IMG_4997_2.jpgFrédérique Azaïs

Carnet de nuit

medium_yngpaint.jpgL'écriture des Carnets, comme disait Marcel, convient bien à Philippe Sollers, dont le "Carnet de nuit", paru chez Plon en 1989, reparaît aujourd'hui en Folio. Petit florilège :

Si vous aimez quelqu'un, aimez-le passionnément, et à tout instant, c'est le temps en personne qui vous aime

Proust : "Il arrive souvent qu'à partir d'un certain âge, l'oeil d'un grand chercheur trouve partout les éléments nécessaires à établir les rapports qui seuls l'intéressent. Comme ces ouvriers ou ces joueurs qui ne font pas d'embarras et se contentent de ce qui leur tombe sous la main, ils pourraient dire de n'importe quoi : cela fera l'affaire."

"Vous m'agacez souvent." Entendre : "Vous m'excitez souvent au moment où je ne m'y attends pas."

"Révolution". Pourquoi la société devrait-elle être réelle ? Drôle d'idée.

Ton personnage de roman existe quand tu aimerais avoir son point de vue sur le roman en question. Le livre est réussi quand tu as envie d'y rajouter ce qui s'y trouve.

L'article de Bataille, Hemingway à la lumière de Hegel (1953) : "Je veux parler de cette exactitude dans l'expression sensible de la vérité, que nul autre que lui ne me semble avoir atteint. C'est peu de dire que, sous sa plume, la vérité devient saisissante. (...) Est souverain celui n'est qui n'est pas lui-même une chose... Il n'y a pas dans son oeuvre de tricherie, ni de concession à la lâcheté qui porte à dominer les autres comme les choses."

Picasso : "Le jeune peintre", en couverture du Folio

 

dimanche, 14 janvier 2007

Aurore, or du temps

medium_IMG_5001_2.jpgFrédérique Azaïs