jeudi, 31 août 2006
Retrouvées
La Madone et Le Cri de Munch, volées à Oslo il y a deux ans
Voir aussi le portfolio des grands tableaux volés
19:17 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Munch
Dérives sur le Nil
06:56 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mahfouz, nil, egypte
mardi, 29 août 2006
Instants du monde
Louazna remarque que son père se fâche lorsqu'il est photographié ou filmé sur les plateaux du nord de l'Afrique en compagnie des bêtes dont il surveille le pâturage. Sa colère se fonde sur la conviction que la pellicule incarcère un instant arraché à tous les instants du monde et, partant, qu'un maillon irremplaçable fera défaut dans le kaléidoscope universel. Les bergers touaregs, poursuit Louazna, considèrent qu'un instant détourné, pour mince qu'il soit, peut provoquer un désordre cosmique susceptible de contrarier un homme en passe d'améliorer sa condition après bien des efforts, d'un autre sur le point d'acquitter une dette envers lui-même, d'un autre encore tout près d'obtenir les faveurs de la bien-aimée, la miséricorde des pierres, l'eau claire d'une oasis... Cela rejoint sans doute cette observation que Cézanne couche sur le papier d'une lettre adressée à son père. "L'instant du monde que je souhaite peindre ne peut être figé."
Extrait du même auteur mystère (erratum, il a publié trois livres, celui-ci est le deuxième)...
09:29 Publié dans énigme | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : jeu, instant du monde
lundi, 28 août 2006
Ici le lieu commande à l'espace
Cette phrase est du même auteur-mystère (point encore trouvé) de la dernière énigme :
Il est juste d'affirmer que le lieu appartient à l'espace. Du pied des dunes pourtant, lorsqu'il emprunte le chemin carrossable qui conduit aux édifices de Maguelone, le visiteur est saisi du sentiment contraire : ici le lieu commande à l'espace dont il reste solidaire cependant.
19:50 Publié dans énigme | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Maguelone, jeu
dimanche, 27 août 2006
Des nouvelles de Borges
23:51 Publié dans Histoire littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Borges
Pour les Houellebecqologues
signalé par le premier d'entre eux, J J Nuel, le nouveau blog de MH, où il explique ses démêlés avec Hachette, entre autres...
23:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Houellebecq
Scoop !
22:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)
L'étoile a pleuré rose ?
17:55 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5)
La lente patience du lieu ?
"Est-il vraiment heureux, ou bien simplement vrai, que la mobilité s'apparente à une sorte de tumulte alors que tout suggérait à l'homme de côtoyer la lente patience du lieu ?"
De qui est-ce ?
14:50 Publié dans énigme | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jeu
Les grands pays classiques
L'Occitanie c'est bien aussi. Allez voir un peu de ce côté-là :
« Les grands pays classiques, notre Provence, la Grèce et l’Italie tels que je les imagine sont ceux où la clarté se spiritualise, où un paysage est un sourire flottant d’intelligence aiguë ».
Cézanne
13:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Occitanie, Provence
vendredi, 25 août 2006
Aux terrasses de marbre
Oui je suis à Venise quand je suis heureux, le soir tombe sur la lagune, la lumière est grise et humide, les violons du Florian s'allument, le lion de Saint-Marc veille, l'ombre de Vivaldi glisse, Proust, Manet et Nietzsche sont attablés, la conversation est vive, Proust défend la splendeur orientale "Baudelaire, comme c'est supérieur à tout ce qui a jamais été écrit", Nietzsche rêve "cet instant se répétera à l'infini", Manet peint le Grand Canal comme personne, un autre illuminé, en ce moment à Aden, mais il est là aussi, un peu plus tôt a écrit : "tels qu'un dieu aux énormes yeux bleus et aux formes de neige, la mer et le ciel attirent aux terrasses de marbre la foule des jeunes et fortes roses".
19:00 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : Venise, Proust, Manet, Nietzsche, Baudelaire
Venise
Woopeeh, j'ai cinquante ans aujourd'hui, en pleine forme ! et je suis à Venise !
16:50 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (11)
lundi, 21 août 2006
Musée de l'Hermitage
23:20 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : peinture, Musée de l'Hermitage
Hier la nuit
Hier la nuit au devant tu fuis tu déchaînes les obscurités
elles claquent
les galets auxquels la caresse des sables a renoncé déforment les lisses lèvres de la promenade
lune saigne une ligne de lumière
le ciel n'écrit pas droit
nos bateaux du port separés ébranlent la tranquillité du phare
les arbres se tendent leurs feuilles infinies le froid nous prend par la main cîmes des arbres serrées personne dans les allées la raison trourbillonne et brouille les deuils des étoiles feuillages élevés déferlent en vagues acharnées
l’amour confond un instant les secrets les nuages en tribus glissent sur le sol ferme qu’y a-t-il quelle terre à l’envers de la peau tu tords je dépèce terre de nous deux prisonnière en tressaillant nous renverse et pousse transformée de sa mort féroce
tous nos morceaux d'histoire éparpillés font pointes de son dans le gosier des oiseaux de l’île le vent fouette le temps
22:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ritta, Liban, guerre
jeudi, 17 août 2006
Temps vénitien
Ce soir sur Montpellier, un peu de temps s'est posé...
00:16 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 16 août 2006
On ne sent pas du tout la contradiction entre être et paraître
« Qu’est-ce que les grecs admiraient dans Ulysse ? Avant tout la faculté de mentir et de répondre par des représailles rusées et terribles ; puis d’être à la hauteur des circonstances ; paraître, si cela est nécessaire, plus noble que le plus noble ; savoir être tout ce que l’on veut ; la ténacité héroïque ; mettre tous les moyens à son service ; avoir de l’esprit – l’Esprit d’Ulysse fait l’admiration des dieux, ils sourient en y songeant - : tout cela constitue l’idéal grec. Ce qu’il y a de curieux, dans tout cela, c’est que l’on ne sent pas du tout la contradiction entre être et paraître et que, par conséquent, on n’y attache aucune valeur morale. Y eut-il jamais des comédiens aussi accomplis ? » : Nietzsche, Aurore.
15:34 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Grèce, Nietzsche, Ulysse
mardi, 15 août 2006
Giuseppe Castiglione
Né à Milan en 1688, Giuseppe Castiglione étudia la peinture, entra comme novice à la Compagnie de Jésus en 1707, avant d’être envoyé au Portugal en 1710, pour se préparer à rejoindre la Mission de Chine. Il rejoignit la Mission en 1715, et se vit confier la tâche d’initier les peintres du Palais à la peinture occidentale, fonction qu’il conserva jusqu’à sa mort en 1766, au service des trois grands empereurs de la première moitié de la dynastie sino-mandchoue des Qing, Kangxi (1661-1722), Yongzheng (1723-1735) et Qianlong (1736-1797). Il créa un style de peinture original, synthèse de la peinture occidentale à l’huile et de la peinture chinoise à l’encre, et laissa une œuvre considérable par sa diversité et sa qualité, après être devenu l’un des artistes préférés de l’Empereur Qianlong.
17:54 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Castiglione, peinture, Chine
Ce que femme veut
Elle ne m’a pas demandé un siamois avec pedigree. Elle voulait juste un tigre nain, beige, orange et noir, aux yeux vairons, le gauche azur, le droit absinthe.
Elle ne m’a pas demandé la Lune. Elle voulait juste le dix-septième anneau de Saturne girant dans le sens opposé des aiguilles d’une montre autour de Miranda. « L’un des satellites d’Uranus » a-t-elle précisé en voyant mon ébahissement.
Je ne me suis pas découragé.
Elle ne m’a pas demandé un château en Espagne. Elle voulait juste un petit nid de lumière ivoire, sans toit ni mur, sans porte ni fenêtre, à l’abri des regards indiscrets et des courants d’air.
Elle ne m’a pas demandé de rivière de diamants. Elle voulait juste un éclat de tourmaline naturellement prisonnier d’une translucide gangue de sardoine. « À porter en sautoir » a-t-elle ajouté.
Je n’avais rien à lui donner excepté mon humble personne. Que je lui offris en cadeau.
Qu’elle refusa, la garce !"
Éric Dejaeger
14:35 Publié dans Inédits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dejaeger, inédits
Le frisson lumineux du Sud
"Les pieds ailés, l’esprit, la flamme, la grâce, la grande logique, la danse des étoiles, la pétulance intellectuelle, le frisson lumineux du Sud, - la mer lisse – la perfection "
Nietzsche
Cézanne, La Mer vue du golfe de l'Estaque
12:18 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : nietzsche, mer, sud, cezanne
Une brise exquise
"Par beau temps, il souffle ici une brise exquise, légère, capricieuse, qui donne des ailes aux pensées les plus pesantes"
Nietzsche, à Turin, en 1888.
08:57 Publié dans temps | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Nietzsche, Turin


















