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jeudi, 31 août 2006

Retrouvées

La Madone et Le Cri de Munch, volées à Oslo il y a deux ans

Voir aussi le portfolio des grands tableaux volés

19:17 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Munch

Dérives sur le Nil

    Il observa l'ombre au-delà du pont, y vit une énorme baleine qui s'approchait silencieusement de la péniche. Ce n'était certes pas ce qu'il avait vu de plus étonnant dans le Nil à la tombée de la nuit. Mais cette fois-ci, l'animal ouvrait une gueule immense, comme s'il voulait engloutir la péniche...
    La conversation se poursuivait sans qu'ils attachent de l'importance à sa vision. Il décida donc d'attendre la suite des événements sans s'en faire. Mais, soudain, la baleine s'arrêta et cligna de l'oeil en disant: "Je suis la baleine qui a sauvé Jonas." Puis elle recula et disparut. Anis se mit à rire, et Layla Zaydan lui en demanda la raison. Il répondit, évasif:
    " D'étranges apparitions...
    - Et pourquoi ne les verrions-nous pas nous aussi? "
    Il rétorqua, sans cesser de s'activer:
    " C'est parce que, comme disait le grand cheikh, le distrait n'arrive jamais à rien.
    - Pas de cheikh pour nous, espèce d'imposteur!
    - Il n'y a pas un mètre carré de terre au monde qui soit à l'abri des séismes!
    - Qui ne manque pas non plus de musique et de danse!
    - Si tu veux vraiment rire de bon coeur, contemple la terre d'en haut.
    - Heureux ceux qui sont en haut!
    - Mais avec la nouvelle loi des finances, les esprits vont s'apaiser.
    - La loi s'applique-t-elle aussi aux animaux?
    - J'ai bien peur qu'elle ne s'applique d'abord aux animaux...
                                                        Naguib Mahfouz     Dérives sur le Nil, chapitre 3.

06:56 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mahfouz, nil, egypte

mardi, 29 août 2006

Instants du monde

Louazna remarque que son père se fâche lorsqu'il est photographié ou filmé sur les plateaux du nord de l'Afrique en compagnie des bêtes dont il surveille le pâturage. Sa colère se fonde sur la conviction que la pellicule incarcère un instant arraché à tous les instants du monde et, partant, qu'un maillon irremplaçable fera défaut dans le kaléidoscope universel. Les bergers touaregs, poursuit Louazna, considèrent qu'un instant détourné, pour mince qu'il soit, peut provoquer un désordre cosmique susceptible de contrarier un homme en passe d'améliorer sa condition après bien des efforts, d'un autre sur le point d'acquitter une dette envers lui-même, d'un autre encore tout près d'obtenir les faveurs de la bien-aimée, la miséricorde des pierres, l'eau claire d'une oasis... Cela rejoint sans doute cette observation que Cézanne couche sur le papier d'une lettre adressée à son père. "L'instant du monde que je souhaite peindre ne peut être figé."

Extrait du même auteur mystère (erratum, il a publié trois livres, celui-ci est le deuxième)...

09:29 Publié dans énigme | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : jeu, instant du monde

lundi, 28 août 2006

Ici le lieu commande à l'espace

medium_z000043a.jpgCette phrase est du même auteur-mystère (point encore trouvé) de la dernière énigme :

Il est juste d'affirmer que le lieu appartient à l'espace. Du pied des dunes pourtant, lorsqu'il emprunte le chemin carrossable qui conduit aux édifices de Maguelone, le visiteur est saisi du sentiment contraire : ici le lieu commande à l'espace dont il reste solidaire cependant.

19:50 Publié dans énigme | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Maguelone, jeu

dimanche, 27 août 2006

Des nouvelles de Borges

Ici !

Pour les Houellebecqologues

signalé par le premier d'entre eux, J J Nuel, le nouveau blog de MH, où il explique ses démêlés avec Hachette, entre autres...

23:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Houellebecq

Scoop !

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-806587,...

22:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

L'étoile a pleuré rose ?

17:55 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (5)

La lente patience du lieu ?

"Est-il vraiment heureux, ou bien simplement vrai, que la mobilité s'apparente à une sorte de tumulte alors que tout suggérait à l'homme de côtoyer la lente patience du lieu ?"

De qui est-ce ?

14:50 Publié dans énigme | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : jeu

Les grands pays classiques

L'Occitanie c'est bien aussi. Allez voir un peu de ce côté-là :

« Les grands pays classiques, notre Provence, la Grèce et l’Italie tels que je les imagine sont ceux où la clarté se spiritualise, où un paysage est un sourire flottant d’intelligence aiguë ».

Cézanne

13:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Occitanie, Provence

vendredi, 25 août 2006

Aux terrasses de marbre

medium_venise.jpgOui je suis à Venise quand je suis heureux, le soir tombe sur la lagune, la lumière est grise et humide, les violons du Florian s'allument, le lion de Saint-Marc veille, l'ombre de Vivaldi glisse, Proust, Manet et Nietzsche sont attablés, la conversation est vive, Proust défend la splendeur orientale "Baudelaire, comme c'est supérieur à tout ce qui a jamais été écrit", Nietzsche rêve "cet instant se répétera à l'infini", Manet peint le Grand Canal comme personne, un autre illuminé, en ce moment à Aden, mais il est là aussi, un peu plus tôt a écrit : "tels qu'un dieu aux énormes yeux bleus et aux formes de neige, la mer et le ciel attirent aux terrasses de marbre la foule des jeunes et fortes roses".

Venise

medium_A_Sunset_in_Venice.jpgWoopeeh, j'ai cinquante ans aujourd'hui, en pleine forme ! et je suis à Venise !

lundi, 21 août 2006

Musée de l'Hermitage

A lire ici, une petite histoire du Musée de l'Hermitage, pour comprendra sa richesse, où l'on verra passer Diderot, Voltaire et bien d'autres...

Hier la nuit

Hier la nuit au devant tu fuis tu déchaînes les obscurités

elles claquent

les galets auxquels la caresse des sables a renoncé déforment les lisses lèvres de la promenade

lune saigne une ligne de lumière

le ciel n'écrit pas droit

nos bateaux du port separés ébranlent la tranquillité du phare

les arbres se tendent leurs feuilles infinies    le froid nous prend par la main    cîmes des arbres serrées            personne dans les allées   la raison trourbillonne et brouille les deuils des étoiles     feuillages élevés déferlent en vagues acharnées

l’amour confond un instant les secrets      les nuages en tribus glissent sur le sol ferme        qu’y a-t-il      quelle terre à l’envers de la peau tu tords je dépèce terre de nous deux prisonnière en tressaillant nous renverse et pousse transformée de sa mort féroce    

tous nos morceaux d'histoire éparpillés font pointes de son dans le gosier des oiseaux de l’île     le vent fouette le temps

 

Extrait du blog Ritta parmi les bombes

22:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ritta, Liban, guerre

jeudi, 17 août 2006

Temps vénitien

medium_lamp-13.jpgCe soir sur Montpellier, un peu de temps s'est posé...

00:16 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 16 août 2006

On ne sent pas du tout la contradiction entre être et paraître

« Qu’est-ce que les grecs admiraient dans Ulysse ? Avant tout la faculté de mentir et de répondre par des représailles rusées et terribles ; puis d’être à la hauteur des circonstances ; paraître, si cela est nécessaire, plus noble que le plus noble ; savoir être tout ce que l’on veut ; la ténacité héroïque ; mettre tous les moyens à son service ; avoir de l’esprit – l’Esprit d’Ulysse fait l’admiration des dieux, ils sourient en y songeant - : tout cela constitue l’idéal grec. Ce qu’il y a de curieux, dans tout cela, c’est que l’on ne sent pas du tout la contradiction entre être et paraître et que, par conséquent, on n’y attache aucune valeur morale. Y eut-il jamais des comédiens aussi accomplis ? » : Nietzsche, Aurore.

mardi, 15 août 2006

Giuseppe Castiglione

medium_b0642ku01.jpgNé à Milan en 1688, Giuseppe Castiglione étudia la peinture, entra comme novice à la Compagnie de Jésus en 1707, avant d’être envoyé au Portugal en 1710, pour se préparer à rejoindre la Mission de Chine. Il rejoignit la Mission en 1715, et se vit confier la tâche d’initier les peintres du Palais à la peinture occidentale, fonction qu’il conserva jusqu’à sa mort en 1766, au service des trois grands empereurs de la première moitié de la dynastie sino-mandchoue des Qing, Kangxi (1661-1722), Yongzheng (1723-1735) et Qianlong (1736-1797). Il créa un style de peinture original, synthèse de la peinture occidentale à l’huile et de la peinture chinoise à l’encre, et laissa une œuvre considérable par sa diversité et sa qualité, après être devenu l’un des artistes préférés de l’Empereur Qianlong.

Expo à voir actuellement au Musée Guimet à Paris

Ce que femme veut

"Ce que femme veut, Dieu y a-t-il nécessairement pensé ?

Elle ne m’a pas demandé un siamois avec pedigree. Elle voulait juste un tigre nain, beige, orange et noir, aux yeux vairons, le gauche azur, le droit absinthe.

Elle ne m’a pas demandé la Lune. Elle voulait juste le dix-septième anneau de Saturne girant dans le sens opposé des aiguilles d’une montre autour de Miranda. « L’un des satellites d’Uranus » a-t-elle précisé en voyant mon ébahissement.

Je ne me suis pas découragé.

Elle ne m’a pas demandé un château en Espagne. Elle voulait juste un petit nid de lumière ivoire, sans toit ni mur, sans porte ni fenêtre, à l’abri des regards indiscrets et des courants d’air.

Elle ne m’a pas demandé de rivière de diamants. Elle voulait juste un éclat de tourmaline naturellement prisonnier d’une translucide gangue de sardoine. « À porter en sautoir » a-t-elle ajouté.

Je n’avais rien à lui donner excepté mon humble personne. Que je lui offris en cadeau.

Qu’elle refusa, la garce !"

Éric Dejaeger

14:35 Publié dans Inédits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dejaeger, inédits

Le frisson lumineux du Sud

medium_cezanne-golfe-marseille.jpg"Les pieds ailés, l’esprit, la flamme, la grâce, la grande logique, la danse des étoiles, la pétulance intellectuelle, le frisson lumineux du Sud, - la mer lisse – la perfection "

Nietzsche

Cézanne, La Mer vue du golfe de l'Estaque

Une brise exquise

"Par beau temps, il souffle ici une brise exquise, légère, capricieuse, qui donne des ailes aux pensées les plus pesantes"

Nietzsche, à Turin, en 1888.

08:57 Publié dans temps | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Nietzsche, Turin