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jeudi, 01 mars 2007

Les sensations

medium_cezanne-autoportrait-1880-81.jpgLes sensations formant le fond de mon être, je crois être impénétrable

Cézanne

Autoportrait, 1880-1881

19:25 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, Cézanne

Madame Cézanne

medium_cezanne_mme-cezanne-unbound.jpgJe ne fais qu'un avec mon tableau

Paul Cézanne

18:40 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, Cézanne

mercredi, 28 février 2007

L'hommage de Othon Friesz à Cézanne

medium_Friesz_Demoiselles_montmartre.jpgCes Baigneuses ont été peintes en 1907, un an après la mort de Cézanne. En ce moment et jusqu'au 20 mai, une rétrospective Othon Friesz à Roubaix

08:10 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : art, peinture, Othon Friesz

samedi, 17 février 2007

Pierre François, peintre sétois

medium_franois-08.2.jpgJ'apprends sur le blog de Bona, la disparition du peintre Pierre François. Ici, des dessins qu'il m'avait envoyés pour le numéro sur le vin de la revue L'instant du monde. De tous les peintres avec qui j'avais travaillé pour la revue, un des plus chaleureux et sympathiques...

vendredi, 16 février 2007

Simon Hantaï, peintre

medium_hantaiblancs.jpgVu chez Bona, ici

A voir aussi, là

mardi, 13 février 2007

Allons, il faut y aller plus fort !

A lire ici, Philippe Sollers à propos des Passions de Francis Bacon

10:54 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, Bacon, Sollers

jeudi, 01 février 2007

Une symphonie colorée

medium_Numeriser0053.3.jpgmedium_Numeriser0023.3.jpgmedium_baiser_des_arbres_a_la_terre.2.jpgPeintures de Lambert Savigneux

mercredi, 31 janvier 2007

L'allée des pins

medium_les_arbres_et_la_terre.jpgElle part se promener. Soleil éclatant, vent froid qui balaie la ville, épure l’atmosphère, disperse le figé. Arbres tordus, déchirés. Elle revoit L’allée des pins, la route de son enfance, près de Fos-sur-mer : deux colonnades de pins parasols, statufiés, algues séchées, effilochées, prêts d’être arrachés par le vent, mais enracinés dans le sol.

Raymond Alcovère, Le sourire de Cézanne, à paraître, mai 2007, éditions n&b

Peinture de Lambert Savigneux

dimanche, 28 janvier 2007

La méditation

medium_surgissement_de_l_homme_en_son_paysage.jpgLa méditation consiste à être conscient de chaque pensée, de chaque sentiment; à ne jamais les juger en bien ou en mal, mais à les observer et à se mouvoir avec eux. En cet état d'observation, on commence à comprendre tout le mouvement du penser et du sentir. De cette lucidité naît le silence.

Jiddu Krishnamurti

Lambert Savigneux : Surgissement de l'homme en son paysage

L'oeil, la main et les Menines de Vélasquez

On croyait avoir épuisé les interprétations de ce tableau magique, pourtant il recèle encore des mystères, voir et lire ici

17:33 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, Vélasquez

samedi, 27 janvier 2007

Gaudenzio Ferrari à Varallo

Vu sur le superbe site : La route des Fresques.
En cliquant ici, vous accédez à une gigantesque image haute définition que vous pourrez examiner jusque dans les moindres détails en zoomant. Ce serait, d'après la presse, la plus grande image mise en ligne (8,6 Go)! (le chargement, avec l'ADSL, ne dure que quelques dizaines de secondes) :

Gaudenzio FERRARI a réalisé en 1513 à Varallo Sesia (Provence de Vercelli) un ensemble de fresques. Dans l'église Santa Maria delle Grazie le cycle de la Vie du Christ est constitué d'une vaste scène de la Crucifixion encadrée de vingt sujets de plus petit format.

jeudi, 25 janvier 2007

Une ordalie de couleurs

medium_le_patre.jpgQuand tout va mal, la peinture est un espace hors du reste de sa vie, presque une assurance de bonheur. Elle aime ces grandes étendues, en apparence paisibles. S’y étalent des tempêtes, des ouragans, des crimes, des larmes, un ruissellement de joie, l’univers raconté dans une ordalie de couleurs.

Raymond Alcovère, Le sourire de Cézanne, à paraître, mai 2007, éditions n&b

Peinture de Lambert Savigneux

dimanche, 21 janvier 2007

l’Embarquement pour Cythère : un tableau comme une portée musicale

medium_watteau1.jpgCrépuscule grimant les arbres et les faces,
Avec son manteau bleu, sous son masque incertain;
Poussière de baisers autour des bouches lasses...
Le vague devient tendre, et le tout près, lointain.
La mascarade, autre lointain mélancolique,
Fait le geste d'aimer plus faux, triste et charmant.
Caprice de poète - ou prudence d'amant,
L'amour ayant besoin d'être orné savamment
Voici barques, goûters, silences et musique

MARCEL PROUST, "Antoine Watteau", dans "Portraits de peintres" ("Portraits de peintres et de musiciens", Les Plaisirs et les Jours)

« L’ingénuité métaphysicienne de Novalis, la tendresse fiévreuse de Chopin, le sourire parfois tragique de Laforgue, la beauté idéaliste de Mozart, la passion pastorale de Schubert, tout cela est situé dans le pays que Watteau a extrait de la nature, et au fond duquel, avec une émotion indicible, on entend le Murmure de l’Invitation au voyage. » (Camille Mauclair)

samedi, 20 janvier 2007

Les tableaux supportent tout

Les tableaux supportent tout. Ils attendent ton retour.

Philippe Sollers, Carnet de nuit, Folio

mardi, 16 janvier 2007

Le vent est le seul maître du ciel, de la terre et de la mer. Il attise les grandes passions et éteint les petites

medium_IMG_4998_2.jpgFrédérique Azaïs

lundi, 15 janvier 2007

J'irai jusqu'au bout du langage...

medium_IMG_4997_2.jpgFrédérique Azaïs

dimanche, 14 janvier 2007

Aurore, or du temps

medium_IMG_5001_2.jpgFrédérique Azaïs

Dessine-moi un bonbon !

medium_IMG_4985_2_2.2.jpgtoutes les techniques acceptées y compris "l'éphémère"
peinture/sculpture/collages/photo/aquarelle/mosaïque etc....
conditions sur demande
http://presencedesarts.hautetfort.com
creas@mac.com  ou presencedesarts@hotmail.fr

samedi, 13 janvier 2007

Densité du vide

medium_zao7.jpgLe ciel a courbé sa tête. Les fleurs desséchées du soleil tournoient en ombelles autour des cimes. Le brouillard se lève et repose du monde.  

Des torsades de ciel blanchissent les rizières - attelages et paysans courbés sous la chaleur de juillet.  Des murs de latérite jettent des ornières dans la plaine ombrée de nuit. Il pleut des flèches de soleil acerbes comme des sagaies et drues comme un nuage de sauterelles.

Un vent de terre souffle une haleine chaude et mon cheval, rude et âpre comme le sel se cabre face à la montagne.

Enfin le vent du soir coule une giclée de citron frais sur les collines et ce fleuve immense aux reflets roses qui file grand large vers la mer – ample mouvement de ses méandres, inachevé, cours à l’apparence immobile mais forces profondes, latentes, terribles. Une obscurité de glaïeuls.

Maintenant, point nodal de l’existence, rien ne compte ici que les âmes et leurs écoulements réciproques et cette onde qui coule et nous relie. Fi du temps et de l’espace multipliés. Nous sommes de cette essence limpide et, de cap en cap jusqu’à la fraîcheur placide des futaies, cet échange d’ombre et de lumière, l’obscur et l’éclat enfin mêlés.

Un aigle pur et sage tournoie sur le faîte du monde. Sa proie s’inscrit dans son être comme une prolongation de lui-même.

De profondes vallées, dans une eau verte et noire, se détachent de la brume. Un pic insolite dresse sa palme sur le flot des hêtres.  La forêt, noyée de pourpriers, ondule comme une flamme attisée  par un souffle de forge qui inonde tout sur son passage.

Je suis né dans la lumière et ne connais pas de plus grand reposoir, la fraîcheur sourde de la terre, son humidité primordiale.

Des palais se découpent dans les nuages, plus amples et translucides à mesure que le regard s’aiguise et se love dans l’infini du bleu. Une brise légère et indécise virevolte entre les arbres. La lune, lointaine encore, court sur les cimes et telle une queue de comète avale les derniers brouillards.

Le ciel est pris de folie. Le feu s’est emparé de la pierre rougie par la fournaise et dégorge des combes entraînant le vent et le haut de la montagne dans un crépitement de couleurs.

La chute infinie des torrents gigogne précipite une écume blanche et aérienne  dans de profonds ravins creusés de saphirs et d’herbes folles. Les sensations formant le fond de mon être, je crois être impénétrable.

La terre de Chine est élévation. Rien de plat. Tout porte ici au sublime. Le ciel a des langueurs océanes pour ce placenta ocre, ardent et cru, zébré de solitude et d’esprit divin.

Les flammes du couchant claquent leurs ombres mouvantes aux brumes du soir. Une longue déclinaison de nuages frise l’horizon. La lumière sépulcrale de la nuit n’effacera pas tout à fait la magie du lieu : ici sont les antres de la terre.

Comme des étoiles jetées en pâture qui cherchent leur devenir – ô le geste auguste du semeur ! -  j’erre aux confins de cette orbe dont le centre est partout et la circonférence nulle part.

Ici je suis ivre de soleil, d’absence et de joie. La lumière est en moi, au cœur même, des nuages se lèvent et le feu des météores rejoint le sel de la terre.

Et cet âpre vent ne saurait corriger l’éclat du jour, si fin, si brillant, et puissant qu’il peut tout illuminer et détruire en une grappe de secondes.

Mauve obstacle à mon ennui, repentir du choix qui m’a amené jusqu’ici, des nuées accrochées à la montagne me dissimulent encore le grand débord du monde mais la plénitude – un nouvel ordre - est en moi ; je ne saurais être différent de ce que je suis.

Ici et maintenant, l’espace vide du monde et l’infinie densité du cosmos se confondent. Tout a été dit et il reste des mots encore.

Tout a été dit et le clair-obscur se recompose. Le feu est à la terre ce que la nuit est au ciel, cet instant ayant été. Pour toujours.

Comment se retourner sauf à se noyer dans le bleu de la nuit ? Les instants forment une farandole, des pépites versicolores, des passagers clandestins sur un horizon imaginaire, mais qu’importe ?

Alors que des minarets s’élèvent dans les couloirs du temps, l’Europe n’est qu’un prolongement de l’Asie, laquelle a tout créé et redeviendra le centre, le trou noir où tout fut posé, anéanti puis couvert d’une fine lumière blanche, d’un liseré doré où s’est émancipée l’espèce.

Le ciel bleu et pourpre naît strié de langues de feu et d’une caresse de soleil. Heureusement, l’univers n’a ni commencement ni fin. Le monde est une cavalcade où des chevaux endiablés escaladent et dévalent des pentes abruptes et baroques, peuplées d’animaux fabuleux, dans un grand remuement de vagues.

Temps. Amour. Quiétude. Les poètes  fondent ce qui demeure. Éternellement en vie pour un jour d’exercice sur la terre.

Raymond Alcovère

Zao Wou Ki

jeudi, 11 janvier 2007

Rallumez les Lumières !

medium_m503604_87ee2468_p.2.jpg« chaque texte a toujours été prévu pour jouer avec d’autres, dans un ensemble ouvert ultérieur [...] » a écrit Philippe Sollers dans son avertissement à Eloge de l'infini.

Le Nouvel Obs a récemment consacré un dossier au Siècle des Lumières. A lire ici

Diderot par Fragonard