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mardi, 12 juin 2007

Deuxiemes Rencontres du Livre-Film

Jean-Pierre Huguet et Bernard Collet vous invitent à venir

 "Faire le cinéma de la littérature"

aux DEUXIEMES RENCONTRES DU LIVRE-FILM

  42220 SAINT JULIEN MOLIN MOLETTE 

LE PRE BATTOIR . USINE SAINTE MARTHE

les samedi 16 et dimanche 17 juin 2007

 Séances de projection dès 10h. Repas pris en commun (participation 10€/repas) Possibilité d’hébergement  (nous contacter)

Merci, pour des questions d’intendance de bien vouloir confirmer votre participation à : colletbernard@aol.com

  Pour plus d’informations (plan d’accès etc..) consultez le site des Rencontres : www.lecinemadelalitterature.com

 

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mardi, 15 mai 2007

Cinéphilie

medium_21.2.jpgIl était tellement cinéphile qu'il avait acheté une Audi, juste pour pouvoir dire "Mélodie en sous-sol" !

Photo : Jean-Louis Bec

cinéma

"Aujourd'hui, certains budgets promotionnels atteignent 80 % du budget total."

Lire ici à propos de la sainte colère d'un cinéphile

mercredi, 04 avril 2007

Ne touchez pas la hache

medium_netouchez.gifFilm sombre, tragique et crépusculaire. De Jacques Rivette, d'après "La Duchesse de Langeais" de Balzac, dont c'était le titre initial avant l'intégration dans La Comédie humaine. Etonnante Jeanne Balibar qui incarne la duchesse, laquelle, hantée par un désir de mort - elle est irrésistiblement attirée par un jeune général d'Empire, ténébreux à souhait -, ira jusqu'au bout de son désir. C'est aussi La Restauration, un monde en sursis qui tente encore de vivre, alors qu'il est déjà mort aussi. Le parallèle entre la situation politique et la relation entre les deux personnages tisse le récit. La langue enfin, celle de Balzac, est merveilleusement rendue et dite, par des comédiens au meilleur de leur talent (Bulle Ogier et Michel Piccoli sont de la partie, en seconds rôles savoureux).

«  Là, pour la dernière fois, elle regarda Paris fumeux, bruyant, couvert de la rouge atmosphère produite par ses lumières  ».

mardi, 03 avril 2007

FAIRE LE CINEMA DE LA LITTERATURE


medium_RenoirDayintheCountry.2.jpgJean-Pierre Huguet (éditeur) et Bernard Collet (écrivain) vous invitent aux Deuxièmes Rencontres du Livre-Film qui auront lieu les 15, 16 et 17 juin 2007 à Saint Julien-Molin-Molette.

Plus d'infos ici

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jeudi, 28 décembre 2006

Le Grand appartement

medium_grand_appartement_3.jpgUn film joyeux, débridé, qui bouscule pas mal de conventions, ne se prend pas au sérieux, c'est pas si fréquent ! C'est le cas de ce Grand appartement de Pascal Thomas. C'est l'histoire d'un loyer 48 que ses occupants veulent défendre contre la rapacité des propriétaires et des spéculateurs. Sous la légèreté, la fantaisie, la poésie, cette idée pas si absurde défendue par ses occupants : Paris serait-elle ce qu'elle est, si rentable aujourd'hui pour les capitalistes, si elle n'avait hébergé malgré leur pauvreté tous ses poètes et artistes ? A côté de deux grands comédiens, Pierre Arditi et Mathieu Amalric, Laetitia Casta s'en sort plutôt bien ; le film vaut aussi par cette multitude de seconds rôles qui firent jadis le grand cinéma français et ici joliment mis sur le devant de la scène, et qui dressent de Paris un portrait vivant et sympathique.

mardi, 31 octobre 2006

The Queen

medium_20061027ho_thequeen_450.jpgStephen Frears a réalisé là un film à la fois intense et sobre. Crépusculaire. On y suit jour après jour la famille royale anglaise la semaine qui a suivi la mort de Lady Di. Le soutien que va lui apporter Tony Blair, qui vient d'être élu, alors que dépassée par l'engouement et l'émotion mondiale qu'a provoqué ce deuil, elle reste d'abord campée dans son refus de le reconnaître, de comprendre ce qu'il représente et les évolutions qu'il signifie. Au point de se mettre en danger et de menacer tout l'équilibre des pouvoirs dans le pays. D'où ce mano a mano avec le jeune premier ministre qui joue là son baptême du feu. Helen Mirren porte bien la dimension tragique du personnage de la reine, notamment dans cette très belle scène, où, seule dans la nature, sa voiture en panne, elle se retrouve face à un cerf magnifique, celui que les chasseurs poursuivent, qu'elle incite à s'enfuir...

vendredi, 20 octobre 2006

John Huston aimait souligner

medium_082704.jpgla coïncidence entre l'invention du cinéma et celle de la psychanalyse"

Philippe Sollers, extrait d'une chronique pour Le Nouvel Observateur (n° 2184 du 14 au 20 septembre 2006) sur le livre de Michel Schneider : Marilyn dernières séances.Éditions Grasset.

samedi, 07 octobre 2006

Little Miss Sunshine

medium_sunshine.jpgUn film tonique et hilarant...

L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne, grand lecteur de Nietzsche, a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy. Pour couronner le tout, le grand-père, hédoniste à la langue bien pendue, vient de se faire virer de la maison de retraite pour avoir sniffé de l'héroïne.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé qu’il faut pousser pour le faire démarrer : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage hallucinant...

16:20 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Cinéma

samedi, 09 septembre 2006

La musique de film selon Truffaut

La musique, je l'utilise de façon traditionnelle. De nos jours, elle disparait des films: c'est une bonne chose, et je trouve que les gens qui se passent de musique sont très forts. Il y a Bunuel, Bresson, Rohmer, Bergman, quatre qui, pratiquement, n'ont pas de musique dans leurs films ou très peu; moi, je n'y arrive pas parce que j'ai des histoires qui se passent sur un temps très long. Je crois que c'est possible lorsqu'on a une histoire très fermée, très courte. J'ai toujours besoin de musique pour aller d'une époque à l'autre. Dans La Nuit americaine, je l'ai utilisée uniquement sur les scènes de travail parce que j'ai senti que le vrai sujet c'était le travail et que, dans les moments où le travail n'était plus montré comme réaliste, mais comme du récit, du fréquentatif, il fallait exalter le travail à ces moments-là. C'était le sujet : l'idée que tous ces gens qu'on voit sont plus forts quand ils travaillent. Et à Delerue j'ai demandé de faire une musique un peu Vivaldienne parce qu'il fallait que ca soit une musique qui s'élève et qui soit en même temps légère, et aussi une musique d'exaltation.Mais d'autres fois c'est une autre utilisation : dans "Une belle fille comme moi", je lui avais demandé une musique exactement comme dans un film d'Hitchcock, une musique de renforcement, une musique qui donnait des urgences, qui disait: "Attention, il faut aller très vite là. Attention qu'est-ce qui va se passer là ». C'était une musique très utilitaire, et il avait eu beaucoup de mal à la faire parce que ce n'était pas sa nature, mais elle était très réussie, elle était très bonne.

vendredi, 08 septembre 2006

La nuit américaine

medium_2390.jpgEn 1973, c'est l'année de La nuit américaine, de François Truffaut, son chef-d'oeuvre, où il réussit le tour de force de montrer le tournage d'un film et  de raconter une histoire, des histoires en même temps, de réaliser aussi un vrai film...

dimanche, 09 avril 2006

African Queen

medium_gallery_248980_8_143324.jpgMagique ce film de John Huston, avec Katherine Hepburn et Humphrey Bogart, leurs mimiques hallucinantes, et ce voyage invraisemblable sur un vieux rafiot au milieu de l'Afrique, l'eau et le feu réunis, cocktail explosif !

22:35 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 25 février 2006

Isabelle Huppert

medium_jb_isabelle_huppert02.jpgLa voilà encore une fois au centre névralgique d'un film passionnant : "L'ivresse du pouvoir" de Claude Chabrol. Le scénario s'inspire de l'affaire Elf et met en scène toute une galerie de personnages, tout à la fois troubles, cocasses, grotesques et pitoyables (Berléand, Balmer, notamment, sont eux aussi excellents), aux pouvoirs considérables. La juge d'instruction qu'interprète ici Isabelle Huppert (et qui ressemble fort à Eva Joly) donne un formidable coup de pied dans la fourmilière, avec opiniâtreté, pragmatisme, force et détachement ; on sait que la difficulté de son combat dépasse ses forces, qu'elle ne pourra pas le mener jusqu'au bout ; la lutte est si âpre que sa vie privée en sera bouleversée. Sans cesse le film pose la question des limites ; et s'il ne s'y perd pas c'est en grande partie grâce au talent de cette actrice, dont la finesse et l'intelligence repoussent une nouvelle fois celles du travail de comédien.

19:45 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (6)

mercredi, 28 septembre 2005

Aux abois

Film d'une rare élégance, qui s'amuse au fur et à mesure à déjouer les codes qu'il met en place, et qui gagne ainsi en intensité dramatique. On pense à "L'étranger" de Camus mais aussi à "La vie sera un sourire du ciel clément" de Jean-Jacques Marimbert. Le personnage principal, dit Philippe Collin le réalisateur (à qui l'on doit "Les derniers jours d'Emmanuel Kant") est "un soliste plutôt qu'un solitaire". Temps suspendu, multiples identités, variations bunuelliennes, plans large suivis de plans serrès, tout est fait pour dérouter le spectateur, le troubler... D'après un roman de Tristan Bernard.

07:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5)

dimanche, 25 septembre 2005

Ils ne se sont pas appelés Marx pour rien

Leur décontraction, ce pouvoir souverain qu’ils ont sur les choses, extrêmement jouissif, qui semble nous dire : une autre partition est possible, et elle est beaucoup plus drôle. Finalement ils ne se sont pas appelés Marx pour rien

00:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (5)